Non classé

La présidence de Kadhafi s’annonce mouvementée


Elu pour un an à la tête de l’Union africaine, le guide libyen a mis en avant son projet des Etats-Unis d’Afrique. Ce qui a entraîné un tollé lors des débats du 12ème sommet de l’Union africaine.

Placé sous le thème “ Développement des infrastructures en Afrique ”, le 12ème sommet de l’Union africaine a débuté à Addis-Abéba dimanche dernier 1er Février 2009. Il a été précédé samedi par une conférence ministérielle consacrée aux préparatifs. Au cours de cette conférence, le président de la commission de l’Union africaine le Gabonais Jean Ping a précisé le contexte mondial de crise dans lequel se tient ce sommet, et qui a des répercussions néfastes sur le progrès de l’Afrique. La crise “ oriente davantage l’agenda de la Communauté internationale vers le sauvetage et le renflouement des institutions bancaires et financières, que sur le financement du développement ”, s’est-il alarmé.
Au même moment, “ les économies et les populations africaines s’apprêtent à subir de plein fouet les conséquences de ces crises dont elles ne sont nullement responsables ”, avait-il ajouté en soulignant “ la vulnérabilité d’un continent toujours fragilisé par des crises latentes et des conflits ouverts ”. Mais des légers progrès sont quand même à noter, notamment, les “ efforts de consolidation de paix et de reconstruction post-conflits au Burundi, aux Comores, au Liberia, en Sierra Leone, en République Centrafricaine (Rca) ainsi qu’au sud Soudan et le bon déroulement des élections en Guinée-Bissau, en Zambie et tout dernièrement au Ghana ”, s’est félicité M. Ping. Cette même journée de samedi a été consacrée au sommet extraordinaire des Grands Lacs sur la République Démocratique du Congo (Rdc).
Bien qu’un tel sommet soit d’une importance capitale pour le devenir du continent africain, on a noté beaucoup d’absents. Des habitués de cette grand-messe de l’Union africaine, comme l’Algérien Abdelaziz Bouteflika, l’Ivoirien Laurent Gbagbo, le Congolais Denis Sassou Nguesso, n’ont pas été au rendez-vous. Le Gabonais Omar Bongo a annulé son déplacement à la dernière minute. Mais le Sénégalais Abdoulaye Wade, le Tchadien Idriss Déby ou le Béninois Boni Yayi ont répondu présent.

Débat houleux
La session spéciale de dimanche, dont l’objet principal a porté sur le gouvernement de l’Union, et la formation des Etats-Unis d’Afrique s’est déroulée à huis clos. Au cours de ce huis clos, le débat sur ces questions cruciales a provoqué un tollé au point où la clôture du sommet a été prolongée d’une journée. Ce projet cher à Kadhafi a entretenu une vive polémique entre partisans de l’intégration politique du continent et leurs adversaires. Les adversaires du guide libyen, au premier rang desquels on trouve les pays d’Afrique australe et d’Afrique de l’est, seraient majoritaires. Cela dit, deux camps se dégagent à savoir le courant gradualiste, qui préconise l’institutionnalisation progressive, par le renforcement et la consolidation des unions économiques régionales, ce qui est la position de l’Angola ; et ce que l’on appelle le groupe immédiatiste, qui prône la création immédiate des Etats-Unis d’Afrique.
Cependant, selon certaines informations circulant dans la presse africaine sur la question, il existerait trois options possibles pour la création du gouvernement africain. La première préconise l’institutionnalisation d’un gouvernement avec neuf ministères, desquels on distinguera la Santé, l’Environnement et les Infrastructures, la Paix et Sécurité, ainsi que le Commerce. La seconde préconise quant à elle son élargissement à 16 membres. La troisième option consisterait dans la nomination de 53 ministres, provenant du même nombre des Etats membres de l’Ua.
Des affrontements verbaux parfois violents ont caractérisé le débat, notamment entre le colonel Kadhafi et le président ougandais. Yoweri Museveni aurait interpellé le colonel Kadhafi en ces termes : “ Les Africains sont polis mais ils doivent être respectés. ” Un compromis a tout de même été trouvé au bout de quatre heures de négociation. La décision finale reportée à plus tard. L’acte constitutif de l’Union africaine devrait être amendé, la fameuse autorité continentale, prélude aux Etats-Unis d’Afrique, devrait être créée avec 14 secrétaires. En fin de compte, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine ont décidé de reporter la clôture du 12e sommet de l’Ua, à cause du désaccord persistant sur le “gouvernement de l’Union”. Les dirigeants ont simplement convenu de changer la dénomination de la commission, organe exécutif de l’Ua, en l’appelant “autorité africaine”. 

Par Etienne SEGNOU (stagiaire) Avec l’Afp et Rfi

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

La présidence de Kadhafi s’annonce mouvementée


Elu pour un an à la tête de l’Union africaine, le guide libyen a mis en avant son projet des Etats-Unis d’Afrique. Ce qui a entraîné un tollé lors des débats du 12ème sommet de l’Union africaine.

Placé sous le thème “ Développement des infrastructures en Afrique ”, le 12ème sommet de l’Union africaine a débuté à Addis-Abéba dimanche dernier 1er Février 2009. Il a été précédé samedi par une conférence ministérielle consacrée aux préparatifs. Au cours de cette conférence, le président de la commission de l’Union africaine le Gabonais Jean Ping a précisé le contexte mondial de crise dans lequel se tient ce sommet, et qui a des répercussions néfastes sur le progrès de l’Afrique. La crise “ oriente davantage l’agenda de la Communauté internationale vers le sauvetage et le renflouement des institutions bancaires et financières, que sur le financement du développement ”, s’est-il alarmé.
Au même moment, “ les économies et les populations africaines s’apprêtent à subir de plein fouet les conséquences de ces crises dont elles ne sont nullement responsables ”, avait-il ajouté en soulignant “ la vulnérabilité d’un continent toujours fragilisé par des crises latentes et des conflits ouverts ”. Mais des légers progrès sont quand même à noter, notamment, les “ efforts de consolidation de paix et de reconstruction post-conflits au Burundi, aux Comores, au Liberia, en Sierra Leone, en République Centrafricaine (Rca) ainsi qu’au sud Soudan et le bon déroulement des élections en Guinée-Bissau, en Zambie et tout dernièrement au Ghana ”, s’est félicité M. Ping. Cette même journée de samedi a été consacrée au sommet extraordinaire des Grands Lacs sur la République Démocratique du Congo (Rdc).
Bien qu’un tel sommet soit d’une importance capitale pour le devenir du continent africain, on a noté beaucoup d’absents. Des habitués de cette grand-messe de l’Union africaine, comme l’Algérien Abdelaziz Bouteflika, l’Ivoirien Laurent Gbagbo, le Congolais Denis Sassou Nguesso, n’ont pas été au rendez-vous. Le Gabonais Omar Bongo a annulé son déplacement à la dernière minute. Mais le Sénégalais Abdoulaye Wade, le Tchadien Idriss Déby ou le Béninois Boni Yayi ont répondu présent.

Débat houleux
La session spéciale de dimanche, dont l’objet principal a porté sur le gouvernement de l’Union, et la formation des Etats-Unis d’Afrique s’est déroulée à huis clos. Au cours de ce huis clos, le débat sur ces questions cruciales a provoqué un tollé au point où la clôture du sommet a été prolongée d’une journée. Ce projet cher à Kadhafi a entretenu une vive polémique entre partisans de l’intégration politique du continent et leurs adversaires. Les adversaires du guide libyen, au premier rang desquels on trouve les pays d’Afrique australe et d’Afrique de l’est, seraient majoritaires. Cela dit, deux camps se dégagent à savoir le courant gradualiste, qui préconise l’institutionnalisation progressive, par le renforcement et la consolidation des unions économiques régionales, ce qui est la position de l’Angola ; et ce que l’on appelle le groupe immédiatiste, qui prône la création immédiate des Etats-Unis d’Afrique.
Cependant, selon certaines informations circulant dans la presse africaine sur la question, il existerait trois options possibles pour la création du gouvernement africain. La première préconise l’institutionnalisation d’un gouvernement avec neuf ministères, desquels on distinguera la Santé, l’Environnement et les Infrastructures, la Paix et Sécurité, ainsi que le Commerce. La seconde préconise quant à elle son élargissement à 16 membres. La troisième option consisterait dans la nomination de 53 ministres, provenant du même nombre des Etats membres de l’Ua.
Des affrontements verbaux parfois violents ont caractérisé le débat, notamment entre le colonel Kadhafi et le président ougandais. Yoweri Museveni aurait interpellé le colonel Kadhafi en ces termes : “ Les Africains sont polis mais ils doivent être respectés. ” Un compromis a tout de même été trouvé au bout de quatre heures de négociation. La décision finale reportée à plus tard. L’acte constitutif de l’Union africaine devrait être amendé, la fameuse autorité continentale, prélude aux Etats-Unis d’Afrique, devrait être créée avec 14 secrétaires. En fin de compte, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine ont décidé de reporter la clôture du 12e sommet de l’Ua, à cause du désaccord persistant sur le “gouvernement de l’Union”. Les dirigeants ont simplement convenu de changer la dénomination de la commission, organe exécutif de l’Ua, en l’appelant “autorité africaine”. 

Par Etienne SEGNOU (stagiaire) Avec l’Afp et Rfi

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

La présidence de Kadhafi s’annonce mouvementée


Elu pour un an à la tête de l’Union africaine, le guide libyen a mis en avant son projet des Etats-Unis d’Afrique. Ce qui a entraîné un tollé lors des débats du 12ème sommet de l’Union africaine.

Placé sous le thème “ Développement des infrastructures en Afrique ”, le 12ème sommet de l’Union africaine a débuté à Addis-Abéba dimanche dernier 1er Février 2009. Il a été précédé samedi par une conférence ministérielle consacrée aux préparatifs. Au cours de cette conférence, le président de la commission de l’Union africaine le Gabonais Jean Ping a précisé le contexte mondial de crise dans lequel se tient ce sommet, et qui a des répercussions néfastes sur le progrès de l’Afrique. La crise “ oriente davantage l’agenda de la Communauté internationale vers le sauvetage et le renflouement des institutions bancaires et financières, que sur le financement du développement ”, s’est-il alarmé.
Au même moment, “ les économies et les populations africaines s’apprêtent à subir de plein fouet les conséquences de ces crises dont elles ne sont nullement responsables ”, avait-il ajouté en soulignant “ la vulnérabilité d’un continent toujours fragilisé par des crises latentes et des conflits ouverts ”. Mais des légers progrès sont quand même à noter, notamment, les “ efforts de consolidation de paix et de reconstruction post-conflits au Burundi, aux Comores, au Liberia, en Sierra Leone, en République Centrafricaine (Rca) ainsi qu’au sud Soudan et le bon déroulement des élections en Guinée-Bissau, en Zambie et tout dernièrement au Ghana ”, s’est félicité M. Ping. Cette même journée de samedi a été consacrée au sommet extraordinaire des Grands Lacs sur la République Démocratique du Congo (Rdc).
Bien qu’un tel sommet soit d’une importance capitale pour le devenir du continent africain, on a noté beaucoup d’absents. Des habitués de cette grand-messe de l’Union africaine, comme l’Algérien Abdelaziz Bouteflika, l’Ivoirien Laurent Gbagbo, le Congolais Denis Sassou Nguesso, n’ont pas été au rendez-vous. Le Gabonais Omar Bongo a annulé son déplacement à la dernière minute. Mais le Sénégalais Abdoulaye Wade, le Tchadien Idriss Déby ou le Béninois Boni Yayi ont répondu présent.

Débat houleux
La session spéciale de dimanche, dont l’objet principal a porté sur le gouvernement de l’Union, et la formation des Etats-Unis d’Afrique s’est déroulée à huis clos. Au cours de ce huis clos, le débat sur ces questions cruciales a provoqué un tollé au point où la clôture du sommet a été prolongée d’une journée. Ce projet cher à Kadhafi a entretenu une vive polémique entre partisans de l’intégration politique du continent et leurs adversaires. Les adversaires du guide libyen, au premier rang desquels on trouve les pays d’Afrique australe et d’Afrique de l’est, seraient majoritaires. Cela dit, deux camps se dégagent à savoir le courant gradualiste, qui préconise l’institutionnalisation progressive, par le renforcement et la consolidation des unions économiques régionales, ce qui est la position de l’Angola ; et ce que l’on appelle le groupe immédiatiste, qui prône la création immédiate des Etats-Unis d’Afrique.
Cependant, selon certaines informations circulant dans la presse africaine sur la question, il existerait trois options possibles pour la création du gouvernement africain. La première préconise l’institutionnalisation d’un gouvernement avec neuf ministères, desquels on distinguera la Santé, l’Environnement et les Infrastructures, la Paix et Sécurité, ainsi que le Commerce. La seconde préconise quant à elle son élargissement à 16 membres. La troisième option consisterait dans la nomination de 53 ministres, provenant du même nombre des Etats membres de l’Ua.
Des affrontements verbaux parfois violents ont caractérisé le débat, notamment entre le colonel Kadhafi et le président ougandais. Yoweri Museveni aurait interpellé le colonel Kadhafi en ces termes : “ Les Africains sont polis mais ils doivent être respectés. ” Un compromis a tout de même été trouvé au bout de quatre heures de négociation. La décision finale reportée à plus tard. L’acte constitutif de l’Union africaine devrait être amendé, la fameuse autorité continentale, prélude aux Etats-Unis d’Afrique, devrait être créée avec 14 secrétaires. En fin de compte, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine ont décidé de reporter la clôture du 12e sommet de l’Ua, à cause du désaccord persistant sur le “gouvernement de l’Union”. Les dirigeants ont simplement convenu de changer la dénomination de la commission, organe exécutif de l’Ua, en l’appelant “autorité africaine”. 

Par Etienne SEGNOU (stagiaire) Avec l’Afp et Rfi

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

La présidence de Kadhafi s’annonce mouvementée


Elu pour un an à la tête de l’Union africaine, le guide libyen a mis en avant son projet des Etats-Unis d’Afrique. Ce qui a entraîné un tollé lors des débats du 12ème sommet de l’Union africaine.

Placé sous le thème “ Développement des infrastructures en Afrique ”, le 12ème sommet de l’Union africaine a débuté à Addis-Abéba dimanche dernier 1er Février 2009. Il a été précédé samedi par une conférence ministérielle consacrée aux préparatifs. Au cours de cette conférence, le président de la commission de l’Union africaine le Gabonais Jean Ping a précisé le contexte mondial de crise dans lequel se tient ce sommet, et qui a des répercussions néfastes sur le progrès de l’Afrique. La crise “ oriente davantage l’agenda de la Communauté internationale vers le sauvetage et le renflouement des institutions bancaires et financières, que sur le financement du développement ”, s’est-il alarmé.
Au même moment, “ les économies et les populations africaines s’apprêtent à subir de plein fouet les conséquences de ces crises dont elles ne sont nullement responsables ”, avait-il ajouté en soulignant “ la vulnérabilité d’un continent toujours fragilisé par des crises latentes et des conflits ouverts ”. Mais des légers progrès sont quand même à noter, notamment, les “ efforts de consolidation de paix et de reconstruction post-conflits au Burundi, aux Comores, au Liberia, en Sierra Leone, en République Centrafricaine (Rca) ainsi qu’au sud Soudan et le bon déroulement des élections en Guinée-Bissau, en Zambie et tout dernièrement au Ghana ”, s’est félicité M. Ping. Cette même journée de samedi a été consacrée au sommet extraordinaire des Grands Lacs sur la République Démocratique du Congo (Rdc).
Bien qu’un tel sommet soit d’une importance capitale pour le devenir du continent africain, on a noté beaucoup d’absents. Des habitués de cette grand-messe de l’Union africaine, comme l’Algérien Abdelaziz Bouteflika, l’Ivoirien Laurent Gbagbo, le Congolais Denis Sassou Nguesso, n’ont pas été au rendez-vous. Le Gabonais Omar Bongo a annulé son déplacement à la dernière minute. Mais le Sénégalais Abdoulaye Wade, le Tchadien Idriss Déby ou le Béninois Boni Yayi ont répondu présent.

Débat houleux
La session spéciale de dimanche, dont l’objet principal a porté sur le gouvernement de l’Union, et la formation des Etats-Unis d’Afrique s’est déroulée à huis clos. Au cours de ce huis clos, le débat sur ces questions cruciales a provoqué un tollé au point où la clôture du sommet a été prolongée d’une journée. Ce projet cher à Kadhafi a entretenu une vive polémique entre partisans de l’intégration politique du continent et leurs adversaires. Les adversaires du guide libyen, au premier rang desquels on trouve les pays d’Afrique australe et d’Afrique de l’est, seraient majoritaires. Cela dit, deux camps se dégagent à savoir le courant gradualiste, qui préconise l’institutionnalisation progressive, par le renforcement et la consolidation des unions économiques régionales, ce qui est la position de l’Angola ; et ce que l’on appelle le groupe immédiatiste, qui prône la création immédiate des Etats-Unis d’Afrique.
Cependant, selon certaines informations circulant dans la presse africaine sur la question, il existerait trois options possibles pour la création du gouvernement africain. La première préconise l’institutionnalisation d’un gouvernement avec neuf ministères, desquels on distinguera la Santé, l’Environnement et les Infrastructures, la Paix et Sécurité, ainsi que le Commerce. La seconde préconise quant à elle son élargissement à 16 membres. La troisième option consisterait dans la nomination de 53 ministres, provenant du même nombre des Etats membres de l’Ua.
Des affrontements verbaux parfois violents ont caractérisé le débat, notamment entre le colonel Kadhafi et le président ougandais. Yoweri Museveni aurait interpellé le colonel Kadhafi en ces termes : “ Les Africains sont polis mais ils doivent être respectés. ” Un compromis a tout de même été trouvé au bout de quatre heures de négociation. La décision finale reportée à plus tard. L’acte constitutif de l’Union africaine devrait être amendé, la fameuse autorité continentale, prélude aux Etats-Unis d’Afrique, devrait être créée avec 14 secrétaires. En fin de compte, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine ont décidé de reporter la clôture du 12e sommet de l’Ua, à cause du désaccord persistant sur le “gouvernement de l’Union”. Les dirigeants ont simplement convenu de changer la dénomination de la commission, organe exécutif de l’Ua, en l’appelant “autorité africaine”. 

Par Etienne SEGNOU (stagiaire) Avec l’Afp et Rfi

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Cd et k7 : Le timbre ne fait plus foi

La fin de la Cmc et l’inertie actuelle à la Socam entrainent l’absence d’estampillage des oeuvres.
Justin Blaise Akono –




Le 13 mai dernier, le ministère de la Culture retire l’agrément de la catégorie B de l’art musical à la Cameroon music corporation (Cmc) que dirige alors Sam Mbende. Dès lors, toutes les activités relatives à la collecte et la gestion des droits d’auteurs et droits voisins de l’art musical s’arrêtent. Deux mois après la création de la société civile de l’art musical (Socam), doublée de l’élection de son conseil d’administration, les activités tardent à décoller. " Nous demandons plutôt un fonds pour pouvoir commencer nos activités. Demande qui a été adressée au ministère de tutelle pour une subvention. Pour parler d’argent, nous n’en avons pas encore ", s’est presque lamentée la présidente du conseil d’administration (Pca) de la Socam la semaine dernière.

Un cri du cœur qui a fait dire à certains que la nouvelle société pouvait miser sur les recettes d’estampillage, pour pouvoir démarrer ses activités. L’estampillage, comme le définit Roméo Dika, ancien secrétaire général de l’ex société civile nationale du droit d’auteurs, est un système de sécurisation qui consiste à poser une estampille sur un support musical (pour le cas de la musique) pour faire la différence entre un produit licite et un produit illicite, mieux, piraté. Comme pour décrier le système de cachet adopté par la Cmc, "il faut un élément matériel tel que le code-barre ou le timbre. Il faut être magicien pour parler d’estampillage sans estampille ", pense Roméo Dika. Il estime même que " c’est un choix facile qui ne sécurise pas le nombre exact des supports qui circulent ".

Fortune
Pour certaines personnes ayant pourtant travaillé dans les différentes sociétés de collecte et de gestion des droits d’auteur de l’art musical, le timbre, ou le cachet selon la société, a un prix. Des montants sont avancés tels que 200 Fcfa. Or, Roméo Dika, qui se présente comme un spécialiste du droit d’auteur précise que l’estampille, en tant que tel n’a pas une valeur. " Les droits de reproduction mécanique étaient payés au niveau de la Socinada en fonction des supports. Ce qui correspondait parfois, pour les cassettes à 85 Fcfa hors taxe, parfois à 125 Fcfa. Les Cd étaient autour de 250 Fcfa ou 320 Fcfa. Lorsque vous aviez payé pour reproduire le support original, on vous donnait donc l’estampille correspondant au support déclaré à la Socinada", souligne-t-il. Il parle alors des recettes de l’ordre de 250 à 300 millions Fcfa pour les droits de reproduction mécanique au moment où il partait de la Socinada. Ange Ebogo Emérent, ancien vice-président du conseil d’administration de la Cmc confirme les propos de Roméo Dika : " Les droits de reproduction mécanique rapportaient beaucoup d’argent, même si la piraterie a porté un grand coup à ce secteur de la collecte ". Par conséquent, " divisé par ce le temps que la Socam a déjà passé là, cet argent pourrait lui permettre de lancer ses activités, sans avoir besoin de la subvention du Mincult", estime un observateur averti.

Dans le secteur musical, les activités ne se sont pas pour autant arrêtées. Les albums sont produits sur supports cassettes ou disques compacts. Les dernières nouveautés telles que l’album de Mpandé Star ou Philippe Miloko n’ont pas d’estampille. Plusieurs autres artistes annoncent à travers les médias la sorties de leurs albums, depuis la " fermeture " de la Cmc. A la Socam, l’on tâtonne encore sur le début effectif des activités. Le conseil d’administration prévu demain vendredi n’aura plus lieu. Quant à la gestion des estampilles, comment fera alors la Socam pour corriger ces manquements, qui pourraient représenter une fortune ? " Nous avons commandé un appareil pour faire des cachets secs ", révèle Odile Ngaska, la Pca de la Socam. Elle ajoute qu’elle compte tenir une réunion avec les producteurs de musique aujourd’hui ou demain pour leur parler de la collecte des droits de reproduction mécanique. Même si Roméo Dika semble très pessimiste quant à la relance du processus. "Quand on crée une nouvelle société, on recommence tout le processus à zéro. En ce moment, seuls les pirates sont très enchantés. C’est de l’argent perdu, pour des questions d’ego. Je suis déçu ", note-t-il. Car, selon lui, les recettes ne sont pas spontanées. " Il faut aller les chercher. C’est peut-être dans deux ans que les choses pourront commencer à évoluer ", pense Roméo Dika.

Sécurisation
Et pourtant, les artistes du secteur de la musique auraient pu continuer à estampiller leurs œuvres musicales, en dépit de la durée de vie des sociétés de gestion des droits d’auteurs devenue une incertitude. C’est dans ce cadre que l’entreprise Advanced Ingeneering a signé un contrat avec le ministère de la Culture et la commission permanente de médiation et de contrôle des sociétés civiles de gestion du droit d’auteur le 21 septembre 2002, dans l’optique de produire des estampilles " hautement sécurisées ". " Cela consiste à placer des code-barres imprimés sur des étiquettes holographiques, presqu’invisibles et infalsifiables. Ceci permettra de lutter contre la piraterie et maximiser les rentrées ", explique Dieudonné Ambassa de l’entreprise Advanced Ingeneering. Projet que l’entreprise a baptisé Système Comax (contrôle maximum).

Elle a imprimé 20.000 estampilles et commandé 1.000.000 de la France, pour les quatre sociétés des droits d’auteur. Le contrat prévoit que l’entreprise devrait recevoir 100millions Fcfa pour le début de ses activités. Malheureusement, le projet tarde à décoller. " Trois sociétés, notamment la Scaap, la Socadap et la Sociladra ont pris les 20.000 estampilles, sans les avoir payées. Mais, la Cmc ne voulait pas de ce projet, qui gène beaucoup de gens, de par sa transparence ", martèle Dieudonné Ambassa, qui indexe certains responsables des société des droits d’auteurs et certains producteurs, qui tentent de se spolier sur le dos des artistes. Cette fois, ni les artistes, ni les dirigeants ne pourront pas entrer en possession des droits de reproduction mécanique des œuvres musicales mises sur le marché depuis la fin des activités de la Cmc.

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

close

Log In

Forgot password?

Forgot password?

Enter your account data and we will send you a link to reset your password.

Your password reset link appears to be invalid or expired.

Log in

Privacy Policy

Add to Collection

No Collections

Here you'll find all collections you've created before.