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Itinéraire : Les putschistes à la remorque politique

Après l’amnistie, ils ont choisi de s’engager en politique.

Bouba Sambo regrette encore sans doute sa contribution substantielle à la gestation de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (Undp). L’actuel notable de la cour du Lamido de Garoua se rappelle de la période faste du multipartisme. Une période au cours de laquelle, il avait visiblement cru que les formations politiques pouvaient permettre au Cameroun de sortir de l’impasse, à travers confie t-il " un débat intelligible et désintéressé ". Même s’il a été rappelé à servir dans les rangs de la Sûreté nationale, il reste que ce commissaire de police interpellé et resté en prison sans jugement ; maintient un regard froid, relativement aux différentes turpitudes des partis politiques au Cameroun. Il confie que, " Nous voulions avoir un parti fort. Mais ce qui se passe aujourd’hui ne nous autorise pas à militer dans ces formations politiques où l’intérêt du dirigeant prime ".

Cette posture, Bouba Sambo ne la partage que très peu avec ses camarades "putschistes". Hamadou Malloum, administrateur civil principal et ancien gouverneur de l’Adamoua a aussi milité au sein de l’Undp, au point d’ériger un de ses terrains à Maroua en siège du parti. Mais au regard, avait-il indiqué à l’époque de quelques dérapages dans la gestion du parti, il avait décidé de se retirer pour embrasser le Rdpc (Rassemblement démocratique du peuple camerounais). Au point de nourrir des ambitions pour occuper des positions électorales déterminantes. Sa silhouette en ce moment quitte très peu les manifestations organisées par son parti.. Un engagement politique qu’il dit assumer en raison des valeurs défendues par ce parti.
Une posture que semble avoir adopté Boubakari Bello dont la présence dans les rangs du Rdpc est quasi-constante. Au niveau de la section Rdpc du Diamaré Centre, on reconnaît ses contributions substantielles à la marche du parti. Même s’il est de notoriété publique à l’Extrême Nord que cet ancien inspecteur de police devenu homme d’affaires, est en froid avec Sali Daïrou, le président de la section.du Rdpc Une attitude qu’il doit à son adhésion à un courant au niveau du Diamaré Centre. Courant incarné par le ministre Adji Abdoulaye Haman et Alioum Alhadji Hamadou.

Mais le plus tonitruant dans son engagement politique reste bien Dakolé Daïssala. Le président national du mouvement pour la défense de la République (Mdr) est devenu un acteur majeur de la scène politique camerounaise. Son rôle dans la survie du régime Biya en 1992 au moyen de ses six députés à l’Assemblée nationale lui vaut encore aujourd’hui les faveurs du président de la République. Ses combats restent constants pour cet ancien directeur de la Sotuc devenu ministre de la République du fait de son entregent politique. Sur son rapprochement avec un pouvoir qui l’a fait prisonnier, il indique que, " la gestion d’une affaire essentiellement politique, a été confiée à une équipe d’officiers dont certains bien connus ne jouissaient pas toujours d’une santé mentale à toute épreuve. Et puis, l’appât du lucre a fait le reste pour justifier des sorties massives d’argent au nom de prétendues exigences sécuritaires. "

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Après l’amnistie, ils ont choisi de s’engager en politique.

Bouba Sambo regrette encore sans doute sa contribution substantielle à la gestation de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (Undp). L’actuel notable de la cour du Lamido de Garoua se rappelle de la période faste du multipartisme. Une période au cours de laquelle, il avait visiblement cru que les formations politiques pouvaient permettre au Cameroun de sortir de l’impasse, à travers confie t-il " un débat intelligible et désintéressé ". Même s’il a été rappelé à servir dans les rangs de la Sûreté nationale, il reste que ce commissaire de police interpellé et resté en prison sans jugement ; maintient un regard froid, relativement aux différentes turpitudes des partis politiques au Cameroun. Il confie que, " Nous voulions avoir un parti fort. Mais ce qui se passe aujourd’hui ne nous autorise pas à militer dans ces formations politiques où l’intérêt du dirigeant prime ".

Cette posture, Bouba Sambo ne la partage que très peu avec ses camarades "putschistes". Hamadou Malloum, administrateur civil principal et ancien gouverneur de l’Adamoua a aussi milité au sein de l’Undp, au point d’ériger un de ses terrains à Maroua en siège du parti. Mais au regard, avait-il indiqué à l’époque de quelques dérapages dans la gestion du parti, il avait décidé de se retirer pour embrasser le Rdpc (Rassemblement démocratique du peuple camerounais). Au point de nourrir des ambitions pour occuper des positions électorales déterminantes. Sa silhouette en ce moment quitte très peu les manifestations organisées par son parti.. Un engagement politique qu’il dit assumer en raison des valeurs défendues par ce parti.
Une posture que semble avoir adopté Boubakari Bello dont la présence dans les rangs du Rdpc est quasi-constante. Au niveau de la section Rdpc du Diamaré Centre, on reconnaît ses contributions substantielles à la marche du parti. Même s’il est de notoriété publique à l’Extrême Nord que cet ancien inspecteur de police devenu homme d’affaires, est en froid avec Sali Daïrou, le président de la section.du Rdpc Une attitude qu’il doit à son adhésion à un courant au niveau du Diamaré Centre. Courant incarné par le ministre Adji Abdoulaye Haman et Alioum Alhadji Hamadou.

Mais le plus tonitruant dans son engagement politique reste bien Dakolé Daïssala. Le président national du mouvement pour la défense de la République (Mdr) est devenu un acteur majeur de la scène politique camerounaise. Son rôle dans la survie du régime Biya en 1992 au moyen de ses six députés à l’Assemblée nationale lui vaut encore aujourd’hui les faveurs du président de la République. Ses combats restent constants pour cet ancien directeur de la Sotuc devenu ministre de la République du fait de son entregent politique. Sur son rapprochement avec un pouvoir qui l’a fait prisonnier, il indique que, " la gestion d’une affaire essentiellement politique, a été confiée à une équipe d’officiers dont certains bien connus ne jouissaient pas toujours d’une santé mentale à toute épreuve. Et puis, l’appât du lucre a fait le reste pour justifier des sorties massives d’argent au nom de prétendues exigences sécuritaires. "

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Bouba Sambo regrette encore sans doute sa contribution substantielle à la gestation de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (Undp). L’actuel notable de la cour du Lamido de Garoua se rappelle de la période faste du multipartisme. Une période au cours de laquelle, il avait visiblement cru que les formations politiques pouvaient permettre au Cameroun de sortir de l’impasse, à travers confie t-il " un débat intelligible et désintéressé ". Même s’il a été rappelé à servir dans les rangs de la Sûreté nationale, il reste que ce commissaire de police interpellé et resté en prison sans jugement ; maintient un regard froid, relativement aux différentes turpitudes des partis politiques au Cameroun. Il confie que, " Nous voulions avoir un parti fort. Mais ce qui se passe aujourd’hui ne nous autorise pas à militer dans ces formations politiques où l’intérêt du dirigeant prime ".

Cette posture, Bouba Sambo ne la partage que très peu avec ses camarades "putschistes". Hamadou Malloum, administrateur civil principal et ancien gouverneur de l’Adamoua a aussi milité au sein de l’Undp, au point d’ériger un de ses terrains à Maroua en siège du parti. Mais au regard, avait-il indiqué à l’époque de quelques dérapages dans la gestion du parti, il avait décidé de se retirer pour embrasser le Rdpc (Rassemblement démocratique du peuple camerounais). Au point de nourrir des ambitions pour occuper des positions électorales déterminantes. Sa silhouette en ce moment quitte très peu les manifestations organisées par son parti.. Un engagement politique qu’il dit assumer en raison des valeurs défendues par ce parti.
Une posture que semble avoir adopté Boubakari Bello dont la présence dans les rangs du Rdpc est quasi-constante. Au niveau de la section Rdpc du Diamaré Centre, on reconnaît ses contributions substantielles à la marche du parti. Même s’il est de notoriété publique à l’Extrême Nord que cet ancien inspecteur de police devenu homme d’affaires, est en froid avec Sali Daïrou, le président de la section.du Rdpc Une attitude qu’il doit à son adhésion à un courant au niveau du Diamaré Centre. Courant incarné par le ministre Adji Abdoulaye Haman et Alioum Alhadji Hamadou.

Mais le plus tonitruant dans son engagement politique reste bien Dakolé Daïssala. Le président national du mouvement pour la défense de la République (Mdr) est devenu un acteur majeur de la scène politique camerounaise. Son rôle dans la survie du régime Biya en 1992 au moyen de ses six députés à l’Assemblée nationale lui vaut encore aujourd’hui les faveurs du président de la République. Ses combats restent constants pour cet ancien directeur de la Sotuc devenu ministre de la République du fait de son entregent politique. Sur son rapprochement avec un pouvoir qui l’a fait prisonnier, il indique que, " la gestion d’une affaire essentiellement politique, a été confiée à une équipe d’officiers dont certains bien connus ne jouissaient pas toujours d’une santé mentale à toute épreuve. Et puis, l’appât du lucre a fait le reste pour justifier des sorties massives d’argent au nom de prétendues exigences sécuritaires. "

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Après l’amnistie, ils ont choisi de s’engager en politique.

Bouba Sambo regrette encore sans doute sa contribution substantielle à la gestation de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (Undp). L’actuel notable de la cour du Lamido de Garoua se rappelle de la période faste du multipartisme. Une période au cours de laquelle, il avait visiblement cru que les formations politiques pouvaient permettre au Cameroun de sortir de l’impasse, à travers confie t-il " un débat intelligible et désintéressé ". Même s’il a été rappelé à servir dans les rangs de la Sûreté nationale, il reste que ce commissaire de police interpellé et resté en prison sans jugement ; maintient un regard froid, relativement aux différentes turpitudes des partis politiques au Cameroun. Il confie que, " Nous voulions avoir un parti fort. Mais ce qui se passe aujourd’hui ne nous autorise pas à militer dans ces formations politiques où l’intérêt du dirigeant prime ".

Cette posture, Bouba Sambo ne la partage que très peu avec ses camarades "putschistes". Hamadou Malloum, administrateur civil principal et ancien gouverneur de l’Adamoua a aussi milité au sein de l’Undp, au point d’ériger un de ses terrains à Maroua en siège du parti. Mais au regard, avait-il indiqué à l’époque de quelques dérapages dans la gestion du parti, il avait décidé de se retirer pour embrasser le Rdpc (Rassemblement démocratique du peuple camerounais). Au point de nourrir des ambitions pour occuper des positions électorales déterminantes. Sa silhouette en ce moment quitte très peu les manifestations organisées par son parti.. Un engagement politique qu’il dit assumer en raison des valeurs défendues par ce parti.
Une posture que semble avoir adopté Boubakari Bello dont la présence dans les rangs du Rdpc est quasi-constante. Au niveau de la section Rdpc du Diamaré Centre, on reconnaît ses contributions substantielles à la marche du parti. Même s’il est de notoriété publique à l’Extrême Nord que cet ancien inspecteur de police devenu homme d’affaires, est en froid avec Sali Daïrou, le président de la section.du Rdpc Une attitude qu’il doit à son adhésion à un courant au niveau du Diamaré Centre. Courant incarné par le ministre Adji Abdoulaye Haman et Alioum Alhadji Hamadou.

Mais le plus tonitruant dans son engagement politique reste bien Dakolé Daïssala. Le président national du mouvement pour la défense de la République (Mdr) est devenu un acteur majeur de la scène politique camerounaise. Son rôle dans la survie du régime Biya en 1992 au moyen de ses six députés à l’Assemblée nationale lui vaut encore aujourd’hui les faveurs du président de la République. Ses combats restent constants pour cet ancien directeur de la Sotuc devenu ministre de la République du fait de son entregent politique. Sur son rapprochement avec un pouvoir qui l’a fait prisonnier, il indique que, " la gestion d’une affaire essentiellement politique, a été confiée à une équipe d’officiers dont certains bien connus ne jouissaient pas toujours d’une santé mentale à toute épreuve. Et puis, l’appât du lucre a fait le reste pour justifier des sorties massives d’argent au nom de prétendues exigences sécuritaires. "

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Islam : Qui sont les imams du Cameroun ?

Portraits de quelques figures marquantes.

  • Cheick Ibrahim Moussa, Grand imam de Yaoundé

Depuis près de 50 ans, Cheick Ibrahim Moussa, 80 ans, est l’imam de la grande moquée centrale de Yaoundé.

Au cours de la première conférence des imams tenue à Yaoundé du 25 au 26 août dernier, il a exhorté les imams à préparer des sermons du vendredi qui collent à l’actualité de l’heure et à transmettre une bonne spiritualité et une bonne connaissance de l’islam à leurs fidèles. Car pour lui, les imams constituent une force et, s’ils sont pieux, ils peuvent transformer la société.
L’on se souvient que dans une interview accordée au Jour du 25 avril 2008, le grand imam de Yaoundé s’était opposé au rapatriement de la dépouille de l’ancien président de la République Ahmadou Ahidjo, l’islam interdisant formellement l’exhumation. "En fait, selon le Coran, le lieu de décès d’une personne est le lieu où Allah a pris de la terre pour créer cette personne. C’est pour cela que l’on enterre tous les musulmans dans la localité où ils meurent. Qu’importe le lieu et qu’importe la personne", avait-il alors affirmé. 

 

  • El Hadj Baba Malam Shaibu, Grand imam de Bamenda

Un grand turban sur la tête pour compléter une tenue d’apparat, c’est ainsi qu’aime à s’habiller El Hadj Baba Malam Shaibu. Imam de la mosquée centrale de Bamenda dans le Nord-Ouest, il estime le nombre de ses fidèles à 5 000. Agé de 90 ans, El Hadj Baba Malam Shaibu a passé les quarante dernières années de sa vie à la tête de cette communauté religieuse. D’aussi loin qu’il se souvienne, il n’a connu que cette vie-là, depuis des études de coran faites dans des écoles coraniques à Bamenda et à Kano au Nigeria. Pendant de longues années, il a été vice-imam aux côtés de son père, avant de lui succéder, perpétuant ainsi une longue tradition familiale.
Sa plus grande difficulté aujourd’hui est de prendre en charge sa grande famille de quatre épouses et 22 enfants. L’imam n’ayant pas de salaire, il ne vit que du "salaka", l’aumône  faite par les fidèles.  Malgré tout, El Hadj Baba Malam Shaibu, qui doit son titre de El hadj à un voyage effectué à la Mecque, n’est pas inquiet quant à son avenir. "Allah pourvoira", assure-t-il.

  • Malam Ousseini, Grand imam de Bertoua

Sur son visage, se lit la douleur profonde laissée par le décès prématuré des trois enfants qu’il a eus. Malgré ce coup dur, Malam Ousseini a continué sa mission avec courage. Fort de son expérience acquise pendant 18 ans à la tête de la mosquée centrale de Bertoua, l’imam dirige les prières de vendredi et intervient parfois pour gérer des conflits entre des fidèles musulmans.
En tant qu’imam, il sert parfois de porte-parole pour transmettre des messages de la communauté religieuse, car très écouté et respecté de ses fidèles. Au cours des émeutes de février dernier, par exemple, le grand imam de Ngaoundéré s’est illustré par des messages d’apaisement qu’il insérait dans ses sermons du vendredi. Malam Ousseini, 78 ans, a étudié le coran au Tchad et au Nigeria. 

  • Mahamoud Ali, Grand imam de Ngaoundéré 

D’apparence plus jeune que ses 45 ans, Mahamoud Ali compte parmi la crème des imams du Cameroun. En 2004, au décès de son père Modibo Amombé, il est nommé grand imam de la mosquée centrale de Ngaoundéré dans l’Adamaoua, par un collège de lamibé et de sultans, en concertation avec des oulémas.
Pour devenir imam, Mahamoud Ali a suivi des études islamiques très strictes. D’abord à l’école coranique à Ngaoundéré, puis à celle de Garoua. Plus tard, il obtient une bourse de l’université islamique de Médine en Arabie saoudite. Pendant 7 ans, il y étudie le coran. A son retour au Cameroun, il travaille comme vice-imam de la mosquée centrale de Ngaoundéré, aux côtés de son père. Pour lui, la connaissance du coran, des sourates, la maîtrise de la langue arabe et des langues locales pour les besoins de traduction, sont des compétences nécessaires pour diriger une communauté islamique.
Aujourd’hui, Mohamoud Ali a un seul regret : que le Cameroun n’ait pas d’institution islamique où les imams peuvent être formés, comme c’est le cas au Nigeria, au Mali, en Egypte ou ailleurs. Mohamoud Ali est le père de 19 enfants que lui ont donnés ses quatre épouses. 

  • Malik Farouk, Adjoint au grand imam de Douala

Depuis plusieurs mois déjà que le grand imam de Douala, Modibo Dairou qu’on dit âgé de plus de 70 ans, est souffrant, Malik Farouk, son adjoint de 36 ans dirige la grande mosquée centrale de Douala avec ses 5000 fidèles, 27 mosquées et plusieurs écoles coranique, dont l’école franco-arabe de New-Bell.
Jeune bachelier, Malik Farouk s’envole pour l’Egypte où il entend poursuivre ses études. A l’université Al Azhar au Caire, une des principales universités au monde pour la propagation de l’islam, il s’inscrit à la faculté de droit et de la charia et obtient, en 2003, une maîtrise en droit comparé. Il décide alors de rentrer au Cameroun avec en poche, plus que son diplôme, la connaissance du coran, de la tradition prophétique et du droit positif. Sa vocation de toujours étant l’imamat, en attendant de la réaliser, Malik Farouk travaille comme temporaire au ministère de l’agriculture à Yaoundé. Ce jusqu’en juin 2005, au décès de son père, Cheick Farouk, adjoint au grand imam de Douala. Malik Falouk est alors désigné pour lui succéder. Il devient ainsi imam comme son père  et le père de son père. "Je n’ai pas été nommé parce que j’étais le fils de mon père mais parce que j’avais des connaissances et des aptitudes requises. Et puis, j’avais déjà fais mes preuves en dirigeant certains prières ", tient-il à préciser.
Jeune et engagé dans sa mission, Malik Farouk a un défi majeur à relever : la réfection de la mosquée centrale de Douala, vieille de près de 100 ans. A cet effet, il  appelle à la bonne volonté des fidèles musulmans.

  • Mahamadou Aladji Oumar, Imam du royaume de Wandala 

Alors enseignant à l’institut secondaire islamique de Mora et vice-imam de la mosquée du royaume de Wandala à Mora, Mohamadou Aladji Oumar succède à son père à la tête de cette mosquée, en 2000.
Son père aura été pour beaucoup dans sa vocation. Licencié en droit coranique à l’université de Médine en Arabie Saoudite, celui-ci l’initie à la prière dès son jeune âge et lui apprend à aimer Allah et sa cause. Puis, quand seuls ses enseignements ne suffisent plus, en 1999, il envoie Mahamadou Aladji Oumar en Egypte pour y suivre une formation coranique d’un an. Pour lui, le mot islam qui signifie "soumission et paix" est révélateur. "La paix est universelle, raison pour laquelle sa culture ne devrait pas tenir compte du cadre spatio-temporel. De même, le prêche de la paix ne saurait s’adresser à un seul groupe", affirme-t-il. Agé de 45 ans, Mohamadou Aladji Oumar a deux épouses et 14 enfants. 

  • Mama Menkwen, Adjoint au grand imam de Foumban

Secrétaire général de la mosquée centrale du Noun à Foumban,  Mama Menkwen est, cumulativement depuis 1998, l’adjoint du grand imam de Foumban, Nji Njitarie Njoya Salifou. De ses études coraniques, il garde des souvenirs : " Il m’a fallu environ 8 ans pour maîtriser entièrement le coran".
Apte à conduire les hommes, Mama Menkwen est apprécié des  quelque 600 fidèles réguliers à la grande prière du vendredi et des jours de fête. Agé de 40 ans et père de sept enfants que lui a donné sa seule épouse, Mama Menkwen aspire à plus cependant : "Je voudrais avoir plus d’épouses, dès que mes conditions financières me le permettraient… ".

  • Pamboudem Mbouombouo, Adjoint à l’imam principal de Foumbot

Nommé imam par le sultan roi des Bamoun en 1992, Pamboudem Mbouombouo assiste Njayou Sani Mama, l’imam principal, pour diriger quelque 1500 fidèles à la mosquée centrale de Foumbot.
Sa formation, il l’a faite sur place, auprès de plusieurs religieux qui, eux, se sont formés en Arabie Saoudite. Créee en 1967, la mosquée centrale de Foumbot a vivement besoin d’une réfection. " Le local est vieux, les nappes à prier sont en nombre insuffisant et nous payons difficilement les factures ", se plaint l’imam, qui compte sur les contributions des fidèles pour lancer le chantier. Epoux de trois femmes, Pamboudem Mbouombouo est père de 16 enfants. 

  • Ali Sanda, Imam de Tsinga Elobi à Yaoundé

Né vers 1953, Ali Sanda est instituteur. Actuellement, il est en service à la délégation provinciale de l’enseignement de base pour le Centre. Ali Sanda est aussi l’imam de la mosquée de Tsinga Elobi, à Yaoundé. C’est sous la houlette de son père, qui était guide spirituel que Ali Sanda a apppris le coran.
A l’occasion des émeutes de février dernier, l’imam a rédigé, avec d’autres membres de l’Association Ya-kamata, qui signifie "le convenable" en Haoussa, une déclaration condamnant les " fauteurs de troubles". Car, pour lui, "la paix est le premier principe de l’Islam et chaque leader religieux devrait s’investir au quotidien pour la préserver".

  • Modibo Halidou Ibrahim, Imam de principal d’Essos à Yaoundé

Il a en face de lui 1500 à 2000 fidèles aux prières de vendredis et un peu plus les jours de fête. Et sa mosquée accueille toutes les composantes tribales. C’est la raison pour laquelle Modibo Halidou n’hésite pas bâtir ses sermons autour des questions d’actualité, afin d’attirer l’attention de ses fidèles sur la conduite à tenir pour préserver la paix.
L’Imam d’Essos croit en la force de la prière dite par un leader religieux de son rang. Il dit connaître les trucs et astuces pour être exaucé de Dieu. Pour lui, les lieux de culte sont des espaces idoines pour la diffusion des messages, parce que les fidèles respectent les chefs religieux. L’Imam a deux femmes et sept enfants.

  • El Hadj Moussa Ladan, Imam principal de Douala-Bassa

A 63 ans, El Hadj Moussa Landan a passé plus de la moitié de sa vie à la tête de la mosquée principale de Douala-Bassa, la 3ème mosquée de vendredi et l’une des plus fréquentées de la ville. Depuis 33 ans, il est le garant de la foi de cette communauté religieuse et il s’implique dans la vie courante de s es fidèles.
El Hadj Moussa Ladan a fait ses études coraniques à Douala, notamment à l’école franco-arabe de New-Bell, qui a formé bien des imams au Cameroun. Sa formation en imamat, il l’a poursuivie en Egypte "il y a longtemps". Epoux de quatre femmes, El Hadj Moussa Ladan est le père de 13 enfants. 

  • Oumarou Malon Bako, Imam  principal d’Ebolowa

Après avoir été pendant 13 ans vice-imam, Oumarou Malon Bako est imam principal à la mosquée d’Ebolowa dans le Sud, depuis 2003.  Dès son jeune âge, Oumarou Malon Bako a étudié le coran et la langue arabe à Yaoundé. De son père qui était un malam (savant dans l’islam), il a hérité la passion de l’islam. Sa connaissance du coran et de la loi islamique aidant, c’est tout naturellement qu’il lui a succédé comme vice-imam à la mosquée principale d’Ebolowa. Agé de 56 ans, Oumarou Malon Bako a eu dix enfants de ses deux épouses. 

  • Djibril Yarori, Imam principal d’Eséka

Après avoir été pendant 13 ans vice-imam, Oumarou Malon Bako est imam principal à la mosquée d’Ebolowa dans le Sud, depuis 2003.  Dès son jeune âge, Oumarou Malon Bako a étudié le coran et la langue arabe à Yaoundé. De son père qui était un malam (savant dans l’islam), il a hérité la passion de l’islam. Sa connaissance du coran et de la loi islamique aidant, c’est tout naturellement qu’il lui a succédé comme vice-imam à la mosquée principale d’Ebolowa. Agé de 56 ans, Oumarou Malon Bako a eu dix enfants de ses deux épouses. 

  • Kouotou Kujom, Adjoint à l’imam n°2 de Limbé

La seconde mosquée de la ville de Limbé dans la province du Sud-Ouest compte environ 300 fidèles musulmans. Avant d’être désigné adjoint à l’imam Ousman Njutamvou il y a tout juste deux mois, Kouotou Kujom faisait partie du collège des guides religieux de cette mosquée, après une formation dans une école coranique. Pour lui, la maîtrise du coran et le bon comportement de l’individu dans la société sont des critères essentiels pour être imam.
Agé de 36 ans et père de deux enfants, Kouotou Kujom est par ailleurs enseignant au lycée technique de Limbé. 

  • Les autres principaux imams du Cameroun

Cheick Mahamad Bahar, grand imam de la mosquée centrale de Maroua
Modibo Hamaoundé Mal Hamayadji, grand imam de la mosquée centrale de Garoua
Modibo Dairou, grand imam de la mosquée centrale de Douala
Nji Njitarie Njoya Salifou, grand imam de la mosquée centrale de Foumban

Réalisés par Stéphanie Dongmo et Adrienne Engono
LEJOUR

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