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Au tribunal : Zacchaeus Forjindam devant la barre

Poursuivi pour détournement de deniers publics, le procès de l’ex-Dg du Chantier naval s’ouvre ce vendredi à Douala.

Il aura fallu un an, après l’incarcération de Zacchaeus Forjindam à la prison centrale de New-Bell à Douala, pour que l’ancien Directeur général du Chantier naval et industriel du Cameroun (Cnic) puisse enfin obtenir la possibilité de défendre sa cause devant les juges. Poursuivi pour détournement de deniers publics, il est en effet attendu au Tribunal de grande instance du Wouri ce vendredi, 08 mai 2009, où l’affaire vient d’être enrôlée pour la toute première fois. Zacchaeus Forjindam à qui le ministère public impute la distraction d’une somme estimée à 85 millions Fcfa environ, sera donc probablement la "vedette" de la chambre criminelle du Tgi ce matin. L’ex-Dg sera aux côtés six co-accusés, dont la bien connue Mme Njoh Moudio Rose, ex-Directrice Administrative et des Ressources humaines du Cnic. En plus du crime de détournement de deniers publics pour lequel il est principalement poursuivi, Zacchaeus Forjindam devra également répondre des faits de "complicité d’intérêt dans un acte", qui remontent eux aussi à l’époque où il officiait comme Dg du Cnic.

Ce qu’il conviendrait d’appeler désormais "l’affaire Chantier naval" a, on se souvient, été mise en branle à la suite d’une mission du Contrôle supérieur de l’Etat au sein de cette institution à Douala. Le 28 décembre 2007, Zacchaeus Forjindam avait en effet été entendu par les éléments de la division régionale de la police judiciaire à Douala. A cette date-là, des sources concordantes indiquaient déjà que le parquet du Tgi du Wouri avait compulsé un volumineux dossier à charge contre le suspect, à la suite d’un audit commandé par les actionnaires du Cnic. Lequel audit avait révélé, entre autres dérives, un important trou financier de "plusieurs dizaines de millions de francs Cfa" des caisses du Cnic.

85 millions Fcfa
C’est d’ailleurs à la suite de ces manquements managériaux que le conseil d’administration du Cnic avait procédé à la nomination de Antoine Bikoro au poste de directeur général adjoint du Cnic, un poste resté vacant de longues années durant. En provenance de la Société nationale des hydrocarbures où il assurait les fonctions de Directeur Administratif et Financier, le nouveau "numéro 2" du Cnic, spécialement chargé de la gestion financière, apparaissait dès lors comme le probable successeur de Zacchaeus Forjindam à la tête de l’institution ; notamment au cas où les démêlées judiciaires du Dg venaient à se compliquer. Ce qui sera d’ailleurs confirmé avec l’interpellation suivie de la détention provisoire le 08 mai 2008 de Zacchaeus Forjindam & Cie à New-Bell. La veille déjà, le Dg et ses co-accusés avaient été démis de leurs fonctions au terme d’un conseil d’administration extraordinaire…
Après 12 mois de réclusion préventive, Zacchaeus Forjindam affronte donc, dès ce jour, les juges du Tgi du Wouri. Un procès qui s’annonce aussi populaire que ceux ayant impliqués les autres cibles de l’opération dite Epervier à Douala et Yaoundé. Ce, d’autant plus que l’ancien Dg du Cnic bénéficie, depuis le déclenchement de ses déboires, des soutiens multiformes aussi bien des militants de base de son parti politique, le Rdpc, que des patriarches et des chefs traditionnels de la région du Nord-ouest dont il est ressortissant.

Eugène Dipanda

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Au tribunal : Zacchaeus Forjindam devant la barre

Poursuivi pour détournement de deniers publics, le procès de l’ex-Dg du Chantier naval s’ouvre ce vendredi à Douala.

Il aura fallu un an, après l’incarcération de Zacchaeus Forjindam à la prison centrale de New-Bell à Douala, pour que l’ancien Directeur général du Chantier naval et industriel du Cameroun (Cnic) puisse enfin obtenir la possibilité de défendre sa cause devant les juges. Poursuivi pour détournement de deniers publics, il est en effet attendu au Tribunal de grande instance du Wouri ce vendredi, 08 mai 2009, où l’affaire vient d’être enrôlée pour la toute première fois. Zacchaeus Forjindam à qui le ministère public impute la distraction d’une somme estimée à 85 millions Fcfa environ, sera donc probablement la "vedette" de la chambre criminelle du Tgi ce matin. L’ex-Dg sera aux côtés six co-accusés, dont la bien connue Mme Njoh Moudio Rose, ex-Directrice Administrative et des Ressources humaines du Cnic. En plus du crime de détournement de deniers publics pour lequel il est principalement poursuivi, Zacchaeus Forjindam devra également répondre des faits de "complicité d’intérêt dans un acte", qui remontent eux aussi à l’époque où il officiait comme Dg du Cnic.

Ce qu’il conviendrait d’appeler désormais "l’affaire Chantier naval" a, on se souvient, été mise en branle à la suite d’une mission du Contrôle supérieur de l’Etat au sein de cette institution à Douala. Le 28 décembre 2007, Zacchaeus Forjindam avait en effet été entendu par les éléments de la division régionale de la police judiciaire à Douala. A cette date-là, des sources concordantes indiquaient déjà que le parquet du Tgi du Wouri avait compulsé un volumineux dossier à charge contre le suspect, à la suite d’un audit commandé par les actionnaires du Cnic. Lequel audit avait révélé, entre autres dérives, un important trou financier de "plusieurs dizaines de millions de francs Cfa" des caisses du Cnic.

85 millions Fcfa
C’est d’ailleurs à la suite de ces manquements managériaux que le conseil d’administration du Cnic avait procédé à la nomination de Antoine Bikoro au poste de directeur général adjoint du Cnic, un poste resté vacant de longues années durant. En provenance de la Société nationale des hydrocarbures où il assurait les fonctions de Directeur Administratif et Financier, le nouveau "numéro 2" du Cnic, spécialement chargé de la gestion financière, apparaissait dès lors comme le probable successeur de Zacchaeus Forjindam à la tête de l’institution ; notamment au cas où les démêlées judiciaires du Dg venaient à se compliquer. Ce qui sera d’ailleurs confirmé avec l’interpellation suivie de la détention provisoire le 08 mai 2008 de Zacchaeus Forjindam & Cie à New-Bell. La veille déjà, le Dg et ses co-accusés avaient été démis de leurs fonctions au terme d’un conseil d’administration extraordinaire…
Après 12 mois de réclusion préventive, Zacchaeus Forjindam affronte donc, dès ce jour, les juges du Tgi du Wouri. Un procès qui s’annonce aussi populaire que ceux ayant impliqués les autres cibles de l’opération dite Epervier à Douala et Yaoundé. Ce, d’autant plus que l’ancien Dg du Cnic bénéficie, depuis le déclenchement de ses déboires, des soutiens multiformes aussi bien des militants de base de son parti politique, le Rdpc, que des patriarches et des chefs traditionnels de la région du Nord-ouest dont il est ressortissant.

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Poursuivi pour détournement de deniers publics, le procès de l’ex-Dg du Chantier naval s’ouvre ce vendredi à Douala.

Il aura fallu un an, après l’incarcération de Zacchaeus Forjindam à la prison centrale de New-Bell à Douala, pour que l’ancien Directeur général du Chantier naval et industriel du Cameroun (Cnic) puisse enfin obtenir la possibilité de défendre sa cause devant les juges. Poursuivi pour détournement de deniers publics, il est en effet attendu au Tribunal de grande instance du Wouri ce vendredi, 08 mai 2009, où l’affaire vient d’être enrôlée pour la toute première fois. Zacchaeus Forjindam à qui le ministère public impute la distraction d’une somme estimée à 85 millions Fcfa environ, sera donc probablement la "vedette" de la chambre criminelle du Tgi ce matin. L’ex-Dg sera aux côtés six co-accusés, dont la bien connue Mme Njoh Moudio Rose, ex-Directrice Administrative et des Ressources humaines du Cnic. En plus du crime de détournement de deniers publics pour lequel il est principalement poursuivi, Zacchaeus Forjindam devra également répondre des faits de "complicité d’intérêt dans un acte", qui remontent eux aussi à l’époque où il officiait comme Dg du Cnic.

Ce qu’il conviendrait d’appeler désormais "l’affaire Chantier naval" a, on se souvient, été mise en branle à la suite d’une mission du Contrôle supérieur de l’Etat au sein de cette institution à Douala. Le 28 décembre 2007, Zacchaeus Forjindam avait en effet été entendu par les éléments de la division régionale de la police judiciaire à Douala. A cette date-là, des sources concordantes indiquaient déjà que le parquet du Tgi du Wouri avait compulsé un volumineux dossier à charge contre le suspect, à la suite d’un audit commandé par les actionnaires du Cnic. Lequel audit avait révélé, entre autres dérives, un important trou financier de "plusieurs dizaines de millions de francs Cfa" des caisses du Cnic.

85 millions Fcfa
C’est d’ailleurs à la suite de ces manquements managériaux que le conseil d’administration du Cnic avait procédé à la nomination de Antoine Bikoro au poste de directeur général adjoint du Cnic, un poste resté vacant de longues années durant. En provenance de la Société nationale des hydrocarbures où il assurait les fonctions de Directeur Administratif et Financier, le nouveau "numéro 2" du Cnic, spécialement chargé de la gestion financière, apparaissait dès lors comme le probable successeur de Zacchaeus Forjindam à la tête de l’institution ; notamment au cas où les démêlées judiciaires du Dg venaient à se compliquer. Ce qui sera d’ailleurs confirmé avec l’interpellation suivie de la détention provisoire le 08 mai 2008 de Zacchaeus Forjindam & Cie à New-Bell. La veille déjà, le Dg et ses co-accusés avaient été démis de leurs fonctions au terme d’un conseil d’administration extraordinaire…
Après 12 mois de réclusion préventive, Zacchaeus Forjindam affronte donc, dès ce jour, les juges du Tgi du Wouri. Un procès qui s’annonce aussi populaire que ceux ayant impliqués les autres cibles de l’opération dite Epervier à Douala et Yaoundé. Ce, d’autant plus que l’ancien Dg du Cnic bénéficie, depuis le déclenchement de ses déboires, des soutiens multiformes aussi bien des militants de base de son parti politique, le Rdpc, que des patriarches et des chefs traditionnels de la région du Nord-ouest dont il est ressortissant.

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Ce qu’il conviendrait d’appeler désormais "l’affaire Chantier naval" a, on se souvient, été mise en branle à la suite d’une mission du Contrôle supérieur de l’Etat au sein de cette institution à Douala. Le 28 décembre 2007, Zacchaeus Forjindam avait en effet été entendu par les éléments de la division régionale de la police judiciaire à Douala. A cette date-là, des sources concordantes indiquaient déjà que le parquet du Tgi du Wouri avait compulsé un volumineux dossier à charge contre le suspect, à la suite d’un audit commandé par les actionnaires du Cnic. Lequel audit avait révélé, entre autres dérives, un important trou financier de "plusieurs dizaines de millions de francs Cfa" des caisses du Cnic.

85 millions Fcfa
C’est d’ailleurs à la suite de ces manquements managériaux que le conseil d’administration du Cnic avait procédé à la nomination de Antoine Bikoro au poste de directeur général adjoint du Cnic, un poste resté vacant de longues années durant. En provenance de la Société nationale des hydrocarbures où il assurait les fonctions de Directeur Administratif et Financier, le nouveau "numéro 2" du Cnic, spécialement chargé de la gestion financière, apparaissait dès lors comme le probable successeur de Zacchaeus Forjindam à la tête de l’institution ; notamment au cas où les démêlées judiciaires du Dg venaient à se compliquer. Ce qui sera d’ailleurs confirmé avec l’interpellation suivie de la détention provisoire le 08 mai 2008 de Zacchaeus Forjindam & Cie à New-Bell. La veille déjà, le Dg et ses co-accusés avaient été démis de leurs fonctions au terme d’un conseil d’administration extraordinaire…
Après 12 mois de réclusion préventive, Zacchaeus Forjindam affronte donc, dès ce jour, les juges du Tgi du Wouri. Un procès qui s’annonce aussi populaire que ceux ayant impliqués les autres cibles de l’opération dite Epervier à Douala et Yaoundé. Ce, d’autant plus que l’ancien Dg du Cnic bénéficie, depuis le déclenchement de ses déboires, des soutiens multiformes aussi bien des militants de base de son parti politique, le Rdpc, que des patriarches et des chefs traditionnels de la région du Nord-ouest dont il est ressortissant.

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André Ngangué : Le patriarche a définitivement rangé son micro

Homme de radio et haut fonctionnaire du ministère de l’Information, il est décédé dimanche dernier à Douala.
Lazare Kolyang –




On le savait malade, depuis quelque temps. Mais à son domicile sis au quartier Akwa Douala le patriarche Sawa faisait encore montre de sa grande capacité à surmonter le mal et continuait à recevoir. Etudiants, jeunes chercheurs et autorités traditionnelles n’avaient de cesse à venir auprès de cette source intarissable. Cet homme aussi solide qu’un roseau qui reflétait déjà parfaitement bien, il quelques années, à un portrait que l’on faisait de lui. "André Ngangué est un vieillard exquis et comblé. Un infatigable vieillard.

Il le sait et n’a de cesse de remercier le créateur de l’avoir fait ainsi ", soulignait un magazine In Mag dans son édition de décembre 2004. Malgré cette solidité physique, ses forces commençaient à lui faire défaut. " Voilà pourquoi nous lui avons demandé d’aller se reposer chez l’un de nos frères du côté de Buéa ", raconte un membre de la famille rencontré hier, lundi 08 septembre, au domicile du défunt. Un cadre qui ne désemplit plus depuis l’annonce de sa mort dans la l’après midi de dimanche dernier, 07 septembre. Tout le mois de mai dernier, il le passera donc à Buéa. Mais à son retour à Douala, la " fatigue " de celui qui était jusqu’à sa mort le porte parole des patriarches Sawa ne l’a visiblement pas quitté.

Il sera interné alors à l’hôpital général de Douala, pendant au moins deux semaines. C’est ici qu’il rendrait malheureusement rendra l’âme. Aussitôt, l’onde de choc n’a donc pas tardé à se répandre sur la capitale économique et même sur tout le pays. A la dimension de l’homme qui s’en est allé. Parce que nul n’a besoin de chercher pour comprendre que André Ngangué n’était pas n’importe qui. A 88 ans, l’homme était la dernière voix vivante de la toute jeune radiodiffusion du Cameroun, connue aujourd’hui sous l’appellation de station régionale.

A travers sa voix de stentor, il a tenu en haleine plusieurs générations de Camerounais. Avec son fils, l’ancien ministre de l’Information et de la Culture, Henri Bandolo, il avait fini par former le duo familial le plus célèbre de la radio au Cameroun. Cette passion du journalisme qu’il aura exercé pendant plus de quarante ans à la radio nationale va d’ailleurs se réveiller, il y a quelques années au sein de la radio privée Equinoxe. Les auditeurs de cette Fm basée à Douala et notamment les inconditionnels des courses hippiques ont été particulièrement marqués par les combinaisons qu’il proposait chaque matin, à une certaine période.

Mais André Ngangué n’était pas seulement une star de la radio. Il était aussi un grand commis de l’Etat. Après avoir été moniteur à la mission catholique de Douala, commis des Postes et Télécommunications, il devient pigiste à la radiodiffusion du Cameroun. Ses supérieurs français le trouvant très doué, lui obtiennent, en 1950, une bourse du ministère du Travail pour l’Ecole de journalisme de Paris. Il obtient son diplôme et devient ainsi le tout premier Camerounais à être consacré. C’est grâce à ce parcours académique qu’il gravit les échelons au niveau de la radio avant d’être nommé Délégué provincial de l’Information et de la Culture du Littoral et de l’Ouest, pendant six ans. Un cas unique de cumul de deux provinces dans l’administration camerounaise. Pendant ces années, André Ngangué a la chance et le privilège d’être de certains événements majeurs dans la marche du monde. En 1959, par exemple, il est le seul Africain accrédité au palais de l’Elysée pour couvrir la passation de service entre René Coty et Charles De Gaulle.

La même année, rapporte le défunt dans des confidences faites aux journalistes, il est reçu par le pape Jean XXIII. " Impressionné par ma verve et mon sens intellectuel, il m’a invité à déjeuner ", rapporte le magazine In Mag de décembre 2004. Cerise sur le gâteau, il s’enorgueillit d’avoir réalisé, la même année, l’interview du Secrétaire général de l’Onu Dagama. Autant de faits d’armes qui le placent au dessus de la mêlée des autres journalistes camerounais, tant de sa génération que ceux d’aujourd’hui. Un corps de métier contre lequel André Ngangué nourrissait quelques appréhensions. " Les journalistes d’aujourd’hui, sont trop attirés par le gain, au détriment de la déontologie, alors que leurs conditions de travail sont très favorables ", pensait t-il il y a quelques années. Et Eboa Lotin, célèbre chanteur avait quant à lui parfaitement compris l’homme : "André Ngangué a kwala lo’o Sengué…" (vous ne comprenez pas ce que André Ngangué vous dit, Ndlr), indiquait-il dans l’une de ses chansons.

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