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Jean-Pierre Biyiti Bi Essam * : Peut-on empêcher les étoiles de resplendir ?

ImageD’aucuns pourraient se poser des questions, de prime abord saugrenues, comme de savoir si l’on peut empêcher la terre de tourner autour du soleil, les fleuves de se jeter à la mer, et les étoiles de resplendir au firmament.

Nous sommes en effet quelques uns à nous poser ces questions-là, après avoir parcouru la livraison du journal Le Messager du mercredi 13 mai 2009, n°2854, dont la première page nous donne à voir un instantané : la pose photographique de la Première dame du Cameroun, Madame Chantal Biya, avec une star – étoile en anglais – américaine comme son prénom ne l’indique pas : Paris Hilton.
L’article, annoncé à la Une, et signé en page intérieure (p.4) par un certain Célestin Ngoa Balla à New York, parle de «fréquentations, au sens péjoratif, indubitablement induit par le sur-titre de la Une : Frasques, et l’adjectif du titre en page 4, mauvaises.
Du mot fréquentation le petit Larousse illustré, 2007, p. 484 donne la signification suivante : «action de fréquenter un lieu, une personne» ; ce qui nous renvoie à fréquenter qui veut dire, toujours selon le petit Larousse, «aller souvent, habituellement, dans un lieu ; avoir des relations suivies avec quelqu’un».
On aurait presqu’envie, à la très prochaine distribution de l’aide publique à la presse privée, de faire don… de quelques dictionnaires français car, de se retrouver quelque part en Amérique, à Hollywood ou ailleurs peu importe, dans le cadre d’une cérémonie publique ponctuelle, n’est évidemment pas, si les mots ont encore un sens, fréquenter l’Amérique.
Encore qu’il n’y ait aucun mal à fréquenter les Etats-Unis d’Amérique, ou leurs Ambassades et autres chancelleries étrangères ici et là, assidûment fréquentées au demeurant par ceux qui ont choisi l’ignoble commerce de vendre à l’encan leur pays, contre un passeport, contre une carte de séjour, du froment…Un Ambassadeur US en poste à Yaoundé a eu en son temps à s’émouvoir de ce trafic honteux; ceci n’est pas pour insinuer que M. Ngoa Balla Célestin en aurait bénéficié.
De se retrouver incidemment, de façon impromptue, par hasard, nez à nez avec une personne, en l’occurrence belle et célèbre, donc, permanemment assaillie par les paparazzis, et qui sollicite une pose photographique avec vous ne saurait signifier fréquenter cette personne.
Peut-on prétendre que la Première Dame du Cameroun fréquente toutes ces Dames qui, systématiquement, lors des cérémonies de présentation des vœux au Palais de l’Unité, demandent à poser avec elle ? La Première Dame doit-elle refuser de poser avec ces Dames, pour quelque raison que ce soit ? Non, évidemment ; c’est leur droit de réclamer une pose avec la Première Dame, c’est le devoir de la Première Dame, que lui impose sa charge, d’accepter de bon cœur.
C’est pourquoi, pour dire le moins, on est plutôt surpris par le titre du journal Le Messager ; titre d’autant plus fantasque qu’il concerne une Dame fantastique, récemment reconnue aux yeux du monde dans ce qu’elle est, dans ce qu’elle fait, et dans ce qu’elle apporte par un organisme du système des Nations Unies, l’Unesco en l’occurrence, que l’on ne saurait soupçonner de complaisance. Pour le Cameroun, pour les Camerounais de bonne foi de toutes conditions et des toutes opinions, c’est un capital essentiel, mieux, une valeur refuge.
Le Ruy Blas des cavernes de New York, qui entend imputer à la Première Dame du Cameroun, les frasques, vraies ou supposées, les propos, vrais ou supposés, de ceux et celles qu’elle vient à croiser sur son chemin, a tout l’air de jalouser les étoiles qui resplendissent au firmament; M. Célestin Ngoa Balla  doit se rendre à cette évidence élémentaire que c’est le Destin des étoiles de resplendir au firmament. Paris Hilton, que M. Ngoa Balla ne peut voir qu’à la télé, ne peut être que ce qu’elle est ; ce n’est la faute, ni à Voltaire, ni à Rousseau, ni à Madame Gordon Brown, ni même à M. Célestin Ngoa Balla, encore moins, à la Première Dame du Cameroun.
Cependant que l’importance que le comité éditorial du Journal le Messager a cru devoir donner au point de vue burlesque du héros hugolien qui le représente à New York ne manque pas, elle aussi, de surprendre. Cette importance laisse clairement entrevoir – parce que les fantômes ne sauraient, comme on dit chez nous, jouer à cache cache – la main du Directeur de publication soi-même.
Et le Directeur de publication du Journal le Messager me permettra alors de prolonger ici un entretien privé commencé l’autre jour à Douala, au cours d’une audience, lors de la dernière visite de travail du Ministre de la Communication. La question à lui posée était la suivante : «Pourquoi avez-vous choisi de sacrifier le journalisme sur l’autel du parti pris politique ?» Question de conscience qu’il est grand temps, nous semble-t-il, de poser à la presse camerounaise dans son ensemble car, le public de la presse est comme pris en tenaille  dans une alternative récurrente dont les deux termes sont : ignorer royalement tout ce qui se fait de bien, premier terme ; et second terme : jeter l’opprobre, le discrédit, l’ordure et la salissure sur tout ce qui se fait de bien.
Est-ce donc le rôle de la presse que de tout peindre en noir ? Pourquoi l’éphémère et volatile correspondant new yorkais du Messager, sans doute adepte de l’underground press, ne nous a-t-il pas servi un reportage de choses vues pendant la cérémonie organisée par la Présidente de Synergies africaines ? En fait il n’a rien vu parce qu’il n’était pas là; il est ce correspondant de guerre qui vous fait le récit d’un combat de chars depuis sa chambre d’hôtel new yorkaise. Et c’est ici que l’escroquerie se mêle à la mauvaise foi pour finalement, empester  «une odeur d’échec » de la presse à parti pris. Le public camerounais de la presse mérite mieux que ça.
Pour l’heure, la Première Dame du Cameroun, Présidente de Synergies africaines, prend activement part à une réunion des Ambassadeurs de bonne volonté de l’Unesco.

*Ministre de la Communication

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Jean-Pierre Biyiti Bi Essam * : Peut-on empêcher les étoiles de resplendir ?

ImageD’aucuns pourraient se poser des questions, de prime abord saugrenues, comme de savoir si l’on peut empêcher la terre de tourner autour du soleil, les fleuves de se jeter à la mer, et les étoiles de resplendir au firmament.

Nous sommes en effet quelques uns à nous poser ces questions-là, après avoir parcouru la livraison du journal Le Messager du mercredi 13 mai 2009, n°2854, dont la première page nous donne à voir un instantané : la pose photographique de la Première dame du Cameroun, Madame Chantal Biya, avec une star – étoile en anglais – américaine comme son prénom ne l’indique pas : Paris Hilton.
L’article, annoncé à la Une, et signé en page intérieure (p.4) par un certain Célestin Ngoa Balla à New York, parle de «fréquentations, au sens péjoratif, indubitablement induit par le sur-titre de la Une : Frasques, et l’adjectif du titre en page 4, mauvaises.
Du mot fréquentation le petit Larousse illustré, 2007, p. 484 donne la signification suivante : «action de fréquenter un lieu, une personne» ; ce qui nous renvoie à fréquenter qui veut dire, toujours selon le petit Larousse, «aller souvent, habituellement, dans un lieu ; avoir des relations suivies avec quelqu’un».
On aurait presqu’envie, à la très prochaine distribution de l’aide publique à la presse privée, de faire don… de quelques dictionnaires français car, de se retrouver quelque part en Amérique, à Hollywood ou ailleurs peu importe, dans le cadre d’une cérémonie publique ponctuelle, n’est évidemment pas, si les mots ont encore un sens, fréquenter l’Amérique.
Encore qu’il n’y ait aucun mal à fréquenter les Etats-Unis d’Amérique, ou leurs Ambassades et autres chancelleries étrangères ici et là, assidûment fréquentées au demeurant par ceux qui ont choisi l’ignoble commerce de vendre à l’encan leur pays, contre un passeport, contre une carte de séjour, du froment…Un Ambassadeur US en poste à Yaoundé a eu en son temps à s’émouvoir de ce trafic honteux; ceci n’est pas pour insinuer que M. Ngoa Balla Célestin en aurait bénéficié.
De se retrouver incidemment, de façon impromptue, par hasard, nez à nez avec une personne, en l’occurrence belle et célèbre, donc, permanemment assaillie par les paparazzis, et qui sollicite une pose photographique avec vous ne saurait signifier fréquenter cette personne.
Peut-on prétendre que la Première Dame du Cameroun fréquente toutes ces Dames qui, systématiquement, lors des cérémonies de présentation des vœux au Palais de l’Unité, demandent à poser avec elle ? La Première Dame doit-elle refuser de poser avec ces Dames, pour quelque raison que ce soit ? Non, évidemment ; c’est leur droit de réclamer une pose avec la Première Dame, c’est le devoir de la Première Dame, que lui impose sa charge, d’accepter de bon cœur.
C’est pourquoi, pour dire le moins, on est plutôt surpris par le titre du journal Le Messager ; titre d’autant plus fantasque qu’il concerne une Dame fantastique, récemment reconnue aux yeux du monde dans ce qu’elle est, dans ce qu’elle fait, et dans ce qu’elle apporte par un organisme du système des Nations Unies, l’Unesco en l’occurrence, que l’on ne saurait soupçonner de complaisance. Pour le Cameroun, pour les Camerounais de bonne foi de toutes conditions et des toutes opinions, c’est un capital essentiel, mieux, une valeur refuge.
Le Ruy Blas des cavernes de New York, qui entend imputer à la Première Dame du Cameroun, les frasques, vraies ou supposées, les propos, vrais ou supposés, de ceux et celles qu’elle vient à croiser sur son chemin, a tout l’air de jalouser les étoiles qui resplendissent au firmament; M. Célestin Ngoa Balla  doit se rendre à cette évidence élémentaire que c’est le Destin des étoiles de resplendir au firmament. Paris Hilton, que M. Ngoa Balla ne peut voir qu’à la télé, ne peut être que ce qu’elle est ; ce n’est la faute, ni à Voltaire, ni à Rousseau, ni à Madame Gordon Brown, ni même à M. Célestin Ngoa Balla, encore moins, à la Première Dame du Cameroun.
Cependant que l’importance que le comité éditorial du Journal le Messager a cru devoir donner au point de vue burlesque du héros hugolien qui le représente à New York ne manque pas, elle aussi, de surprendre. Cette importance laisse clairement entrevoir – parce que les fantômes ne sauraient, comme on dit chez nous, jouer à cache cache – la main du Directeur de publication soi-même.
Et le Directeur de publication du Journal le Messager me permettra alors de prolonger ici un entretien privé commencé l’autre jour à Douala, au cours d’une audience, lors de la dernière visite de travail du Ministre de la Communication. La question à lui posée était la suivante : «Pourquoi avez-vous choisi de sacrifier le journalisme sur l’autel du parti pris politique ?» Question de conscience qu’il est grand temps, nous semble-t-il, de poser à la presse camerounaise dans son ensemble car, le public de la presse est comme pris en tenaille  dans une alternative récurrente dont les deux termes sont : ignorer royalement tout ce qui se fait de bien, premier terme ; et second terme : jeter l’opprobre, le discrédit, l’ordure et la salissure sur tout ce qui se fait de bien.
Est-ce donc le rôle de la presse que de tout peindre en noir ? Pourquoi l’éphémère et volatile correspondant new yorkais du Messager, sans doute adepte de l’underground press, ne nous a-t-il pas servi un reportage de choses vues pendant la cérémonie organisée par la Présidente de Synergies africaines ? En fait il n’a rien vu parce qu’il n’était pas là; il est ce correspondant de guerre qui vous fait le récit d’un combat de chars depuis sa chambre d’hôtel new yorkaise. Et c’est ici que l’escroquerie se mêle à la mauvaise foi pour finalement, empester  «une odeur d’échec » de la presse à parti pris. Le public camerounais de la presse mérite mieux que ça.
Pour l’heure, la Première Dame du Cameroun, Présidente de Synergies africaines, prend activement part à une réunion des Ambassadeurs de bonne volonté de l’Unesco.

*Ministre de la Communication

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Jean-Pierre Biyiti Bi Essam * : Peut-on empêcher les étoiles de resplendir ?

ImageD’aucuns pourraient se poser des questions, de prime abord saugrenues, comme de savoir si l’on peut empêcher la terre de tourner autour du soleil, les fleuves de se jeter à la mer, et les étoiles de resplendir au firmament.

Nous sommes en effet quelques uns à nous poser ces questions-là, après avoir parcouru la livraison du journal Le Messager du mercredi 13 mai 2009, n°2854, dont la première page nous donne à voir un instantané : la pose photographique de la Première dame du Cameroun, Madame Chantal Biya, avec une star – étoile en anglais – américaine comme son prénom ne l’indique pas : Paris Hilton.
L’article, annoncé à la Une, et signé en page intérieure (p.4) par un certain Célestin Ngoa Balla à New York, parle de «fréquentations, au sens péjoratif, indubitablement induit par le sur-titre de la Une : Frasques, et l’adjectif du titre en page 4, mauvaises.
Du mot fréquentation le petit Larousse illustré, 2007, p. 484 donne la signification suivante : «action de fréquenter un lieu, une personne» ; ce qui nous renvoie à fréquenter qui veut dire, toujours selon le petit Larousse, «aller souvent, habituellement, dans un lieu ; avoir des relations suivies avec quelqu’un».
On aurait presqu’envie, à la très prochaine distribution de l’aide publique à la presse privée, de faire don… de quelques dictionnaires français car, de se retrouver quelque part en Amérique, à Hollywood ou ailleurs peu importe, dans le cadre d’une cérémonie publique ponctuelle, n’est évidemment pas, si les mots ont encore un sens, fréquenter l’Amérique.
Encore qu’il n’y ait aucun mal à fréquenter les Etats-Unis d’Amérique, ou leurs Ambassades et autres chancelleries étrangères ici et là, assidûment fréquentées au demeurant par ceux qui ont choisi l’ignoble commerce de vendre à l’encan leur pays, contre un passeport, contre une carte de séjour, du froment…Un Ambassadeur US en poste à Yaoundé a eu en son temps à s’émouvoir de ce trafic honteux; ceci n’est pas pour insinuer que M. Ngoa Balla Célestin en aurait bénéficié.
De se retrouver incidemment, de façon impromptue, par hasard, nez à nez avec une personne, en l’occurrence belle et célèbre, donc, permanemment assaillie par les paparazzis, et qui sollicite une pose photographique avec vous ne saurait signifier fréquenter cette personne.
Peut-on prétendre que la Première Dame du Cameroun fréquente toutes ces Dames qui, systématiquement, lors des cérémonies de présentation des vœux au Palais de l’Unité, demandent à poser avec elle ? La Première Dame doit-elle refuser de poser avec ces Dames, pour quelque raison que ce soit ? Non, évidemment ; c’est leur droit de réclamer une pose avec la Première Dame, c’est le devoir de la Première Dame, que lui impose sa charge, d’accepter de bon cœur.
C’est pourquoi, pour dire le moins, on est plutôt surpris par le titre du journal Le Messager ; titre d’autant plus fantasque qu’il concerne une Dame fantastique, récemment reconnue aux yeux du monde dans ce qu’elle est, dans ce qu’elle fait, et dans ce qu’elle apporte par un organisme du système des Nations Unies, l’Unesco en l’occurrence, que l’on ne saurait soupçonner de complaisance. Pour le Cameroun, pour les Camerounais de bonne foi de toutes conditions et des toutes opinions, c’est un capital essentiel, mieux, une valeur refuge.
Le Ruy Blas des cavernes de New York, qui entend imputer à la Première Dame du Cameroun, les frasques, vraies ou supposées, les propos, vrais ou supposés, de ceux et celles qu’elle vient à croiser sur son chemin, a tout l’air de jalouser les étoiles qui resplendissent au firmament; M. Célestin Ngoa Balla  doit se rendre à cette évidence élémentaire que c’est le Destin des étoiles de resplendir au firmament. Paris Hilton, que M. Ngoa Balla ne peut voir qu’à la télé, ne peut être que ce qu’elle est ; ce n’est la faute, ni à Voltaire, ni à Rousseau, ni à Madame Gordon Brown, ni même à M. Célestin Ngoa Balla, encore moins, à la Première Dame du Cameroun.
Cependant que l’importance que le comité éditorial du Journal le Messager a cru devoir donner au point de vue burlesque du héros hugolien qui le représente à New York ne manque pas, elle aussi, de surprendre. Cette importance laisse clairement entrevoir – parce que les fantômes ne sauraient, comme on dit chez nous, jouer à cache cache – la main du Directeur de publication soi-même.
Et le Directeur de publication du Journal le Messager me permettra alors de prolonger ici un entretien privé commencé l’autre jour à Douala, au cours d’une audience, lors de la dernière visite de travail du Ministre de la Communication. La question à lui posée était la suivante : «Pourquoi avez-vous choisi de sacrifier le journalisme sur l’autel du parti pris politique ?» Question de conscience qu’il est grand temps, nous semble-t-il, de poser à la presse camerounaise dans son ensemble car, le public de la presse est comme pris en tenaille  dans une alternative récurrente dont les deux termes sont : ignorer royalement tout ce qui se fait de bien, premier terme ; et second terme : jeter l’opprobre, le discrédit, l’ordure et la salissure sur tout ce qui se fait de bien.
Est-ce donc le rôle de la presse que de tout peindre en noir ? Pourquoi l’éphémère et volatile correspondant new yorkais du Messager, sans doute adepte de l’underground press, ne nous a-t-il pas servi un reportage de choses vues pendant la cérémonie organisée par la Présidente de Synergies africaines ? En fait il n’a rien vu parce qu’il n’était pas là; il est ce correspondant de guerre qui vous fait le récit d’un combat de chars depuis sa chambre d’hôtel new yorkaise. Et c’est ici que l’escroquerie se mêle à la mauvaise foi pour finalement, empester  «une odeur d’échec » de la presse à parti pris. Le public camerounais de la presse mérite mieux que ça.
Pour l’heure, la Première Dame du Cameroun, Présidente de Synergies africaines, prend activement part à une réunion des Ambassadeurs de bonne volonté de l’Unesco.

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ImageD’aucuns pourraient se poser des questions, de prime abord saugrenues, comme de savoir si l’on peut empêcher la terre de tourner autour du soleil, les fleuves de se jeter à la mer, et les étoiles de resplendir au firmament.

Nous sommes en effet quelques uns à nous poser ces questions-là, après avoir parcouru la livraison du journal Le Messager du mercredi 13 mai 2009, n°2854, dont la première page nous donne à voir un instantané : la pose photographique de la Première dame du Cameroun, Madame Chantal Biya, avec une star – étoile en anglais – américaine comme son prénom ne l’indique pas : Paris Hilton.
L’article, annoncé à la Une, et signé en page intérieure (p.4) par un certain Célestin Ngoa Balla à New York, parle de «fréquentations, au sens péjoratif, indubitablement induit par le sur-titre de la Une : Frasques, et l’adjectif du titre en page 4, mauvaises.
Du mot fréquentation le petit Larousse illustré, 2007, p. 484 donne la signification suivante : «action de fréquenter un lieu, une personne» ; ce qui nous renvoie à fréquenter qui veut dire, toujours selon le petit Larousse, «aller souvent, habituellement, dans un lieu ; avoir des relations suivies avec quelqu’un».
On aurait presqu’envie, à la très prochaine distribution de l’aide publique à la presse privée, de faire don… de quelques dictionnaires français car, de se retrouver quelque part en Amérique, à Hollywood ou ailleurs peu importe, dans le cadre d’une cérémonie publique ponctuelle, n’est évidemment pas, si les mots ont encore un sens, fréquenter l’Amérique.
Encore qu’il n’y ait aucun mal à fréquenter les Etats-Unis d’Amérique, ou leurs Ambassades et autres chancelleries étrangères ici et là, assidûment fréquentées au demeurant par ceux qui ont choisi l’ignoble commerce de vendre à l’encan leur pays, contre un passeport, contre une carte de séjour, du froment…Un Ambassadeur US en poste à Yaoundé a eu en son temps à s’émouvoir de ce trafic honteux; ceci n’est pas pour insinuer que M. Ngoa Balla Célestin en aurait bénéficié.
De se retrouver incidemment, de façon impromptue, par hasard, nez à nez avec une personne, en l’occurrence belle et célèbre, donc, permanemment assaillie par les paparazzis, et qui sollicite une pose photographique avec vous ne saurait signifier fréquenter cette personne.
Peut-on prétendre que la Première Dame du Cameroun fréquente toutes ces Dames qui, systématiquement, lors des cérémonies de présentation des vœux au Palais de l’Unité, demandent à poser avec elle ? La Première Dame doit-elle refuser de poser avec ces Dames, pour quelque raison que ce soit ? Non, évidemment ; c’est leur droit de réclamer une pose avec la Première Dame, c’est le devoir de la Première Dame, que lui impose sa charge, d’accepter de bon cœur.
C’est pourquoi, pour dire le moins, on est plutôt surpris par le titre du journal Le Messager ; titre d’autant plus fantasque qu’il concerne une Dame fantastique, récemment reconnue aux yeux du monde dans ce qu’elle est, dans ce qu’elle fait, et dans ce qu’elle apporte par un organisme du système des Nations Unies, l’Unesco en l’occurrence, que l’on ne saurait soupçonner de complaisance. Pour le Cameroun, pour les Camerounais de bonne foi de toutes conditions et des toutes opinions, c’est un capital essentiel, mieux, une valeur refuge.
Le Ruy Blas des cavernes de New York, qui entend imputer à la Première Dame du Cameroun, les frasques, vraies ou supposées, les propos, vrais ou supposés, de ceux et celles qu’elle vient à croiser sur son chemin, a tout l’air de jalouser les étoiles qui resplendissent au firmament; M. Célestin Ngoa Balla  doit se rendre à cette évidence élémentaire que c’est le Destin des étoiles de resplendir au firmament. Paris Hilton, que M. Ngoa Balla ne peut voir qu’à la télé, ne peut être que ce qu’elle est ; ce n’est la faute, ni à Voltaire, ni à Rousseau, ni à Madame Gordon Brown, ni même à M. Célestin Ngoa Balla, encore moins, à la Première Dame du Cameroun.
Cependant que l’importance que le comité éditorial du Journal le Messager a cru devoir donner au point de vue burlesque du héros hugolien qui le représente à New York ne manque pas, elle aussi, de surprendre. Cette importance laisse clairement entrevoir – parce que les fantômes ne sauraient, comme on dit chez nous, jouer à cache cache – la main du Directeur de publication soi-même.
Et le Directeur de publication du Journal le Messager me permettra alors de prolonger ici un entretien privé commencé l’autre jour à Douala, au cours d’une audience, lors de la dernière visite de travail du Ministre de la Communication. La question à lui posée était la suivante : «Pourquoi avez-vous choisi de sacrifier le journalisme sur l’autel du parti pris politique ?» Question de conscience qu’il est grand temps, nous semble-t-il, de poser à la presse camerounaise dans son ensemble car, le public de la presse est comme pris en tenaille  dans une alternative récurrente dont les deux termes sont : ignorer royalement tout ce qui se fait de bien, premier terme ; et second terme : jeter l’opprobre, le discrédit, l’ordure et la salissure sur tout ce qui se fait de bien.
Est-ce donc le rôle de la presse que de tout peindre en noir ? Pourquoi l’éphémère et volatile correspondant new yorkais du Messager, sans doute adepte de l’underground press, ne nous a-t-il pas servi un reportage de choses vues pendant la cérémonie organisée par la Présidente de Synergies africaines ? En fait il n’a rien vu parce qu’il n’était pas là; il est ce correspondant de guerre qui vous fait le récit d’un combat de chars depuis sa chambre d’hôtel new yorkaise. Et c’est ici que l’escroquerie se mêle à la mauvaise foi pour finalement, empester  «une odeur d’échec » de la presse à parti pris. Le public camerounais de la presse mérite mieux que ça.
Pour l’heure, la Première Dame du Cameroun, Présidente de Synergies africaines, prend activement part à une réunion des Ambassadeurs de bonne volonté de l’Unesco.

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Le reggaeman nigérien Dias Chris se lance dans la World music et annonce son album « Kalinga », pour fin 2008

Le chanteur nigérien Diassibo Tchiambiano alias Dias Chris, sortira « bientôt » son sixième album intitulé « Kalinga » sous un mélange de rock blues et de reggae trempé dans la world music, a revelé jeudi l’artiste dans un entretien à APA. –

APA-Niamey (Niger)

« Kalinga » constitue « une reprise de plusieurs morceaux de l’album Salima (ndlr : sorti en 2002) en version rock blues (…) en gros ce que certains appellent pompeusement la world music » explique Diass Chris, par ailleurs figure emblématique du reggae nigérien.

Cet album, dont la sortie est annoncée pour « fin 2008 », aborde des thèmes liés à l’amour, le destin, le mystique et constitue un kaléidoscope des faits sociaux articulés sous un mélange cadencé de complainte traditionnelle gourmantché.

Produit au «Studio de la reinne » en France, souligne l’artiste, «Kalinga» est ainsi enregistré dans « l’un des plus grands studios parisien » avec des producteurs et musiciens français.

«Je fais généralement un concert par an. Apres la sortie de mon tout prochain album, je vais encore l’interpréter et organiser une tournée pour son lancement et sa mise sur le marché » promet Dias.

Connu au Niger pour son style reggae, Dias puise son inspiration dans sa culture gourmantché, ethnie minoritaire occupant le sud du Niger, sur la frontière avec le Burkina.

Quadragénaire et père de famille, l’artiste nourrit aujourd’hui le projet « très cher » d’organiser un festival artistique avec son ami Tiken Jah Fakoly, autre grande figure de la musique reggae africaine.

Selon Dias, d’autres grands noms de la musique mondiale seront associés à ce festival. Pêle-mêle, il cite le nom de Jimmy Cliff dont la participation sera « une dédicace » aux générations qui ont dansé sous le rythme de « ce vieux routard de la musique ».

Titulaire de cinq albums, le chanteur mène de front une carrière musicale vielle de 20 ans et une vie d’artiste peintre grâce à sa galerie d’art plastique dénommé « Taweydo » où il organise par intermittences des expositions de ses tableaux.

« J’ai été très touché par mon exposition dans ma galerie, car elle m’a permis de me confirmer en tant que peintre. Avant je n’osais pas dire que j’étais peintre, mais ceux qui payaient mes tableaux le savent désormais » confie-t-il.

Mais Diass ne compte pas s’arrêter là et juge prématuré de tirer une autosatisfaction, car « chaque pas exécuté par un artiste est différent de l’autre ».

Déplorant la faible promotion dont jouit la musique dans son pays, celui que l’on présente comme l’un des chanteurs le plus prolixe du Niger regrette de « gros problèmes de distribution des produits musicaux ».

Faisant déjà face au phénomène de la contrefaçon de leurs créations, les musiciens nigériens, indique-t-il, « sont à la débrouillardise, ils sont tenus eux-mêmes de faire le travail de routage pour la promotion de leurs oeuvres ».

Discographie

- Toubi, 1989, reggae enregistré à Ouagadougou et produit au studio CFPM de Niamey
- La loi de la jungle, 1993-1994, reggae enregistré à Ouagadougou et produit au studio CFPM de Niamey
- Sheitan, 2000, reggae enregistré à Paris au studio David Berland
- Salima, 2002, musique traditionnelle, enregistrée à Niamey au studio CFPM
- Dias, la musique de la terre, 2004, film documentaire
- Kalabada, 2005-2006, reggae enregistré à Bamako au Humble Ark, puis sorti à Niamey en 2007
- Et bientôt « Kalinga », Paris, Studio de la Renne

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