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Edgar Alain Mebe Ngo’o : Les populations doivent rompre avec la loi du silence

 

Le ministre délégué à la présidence de la République chargée de la Défense (Mindef), Edgar Alain Mebe vient de procéder, à la faveur des récentes nominations des personnels de ce département par le président de la République, Paul Biya, des différentes installations des responsables promus. Après avoir fait le tour des unités placées sous la conduite du commandant de la première région militaire interarmées, le Mindef qui a parcouru les garnisons de la deuxième région militaire interarmées, vient de boucler ce tour du propriétaire par les installations aux commandes des chefs d’unités nouvellement promus ou mutés dans le Nord, l’Extrême Nord et l’Adamaoua. Dans cet entretien avec le quotidien Mutations, le Mindef évoque l’état des hommes, des équipements et infrastructures et surtout de la discipline.

Quel est l’état s’esprit la troupe?
Il faut dire que la visite que nous venons d’effectuer dans la région de l’Est qui fait partie de la première région militaire interarmées et la troisième région militaire interarmées qui regroupe les régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême Nord a consisté à procéder aux installations de nos collaborateurs récemment nommés par décrets et arrêtés du chef de l’Etat et chef des armées, Paul Biya. Il s’agissait également pour nous de prendre contact avec les unités opérationnelles de ces différentes régions du pays. Nous avons donc d’une pierre deux coups. Et avec cela, nous pouvons dire que nous avons fait le tour du propriétaire. A presque un an après notre nomination, nous pouvons constater que le moral de la troupe est globalement bon.
Nous sommes satisfait de la qualité des hommes, du travail qu’ils abattent globalement et des missions qui leur sont confiées. Il s’agit comme vous le savez bien des missions de défense et de sécurité. Nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls à dire notre appréciation par rapport à ces efforts des forces de défense. Partout où nous sommes passé, vous avez dû le constater comme nous que les différents maires ont salué l’action des forces de défense grâce à qui, l’insécurité notamment transfrontalière manifestée par l’activité des coupeurs de route, recule. Pour cela, nous avons témoigné nos encouragements et les félicitations du haut commandement à la troupe.

Comment appréciez-vous les infrastructures?
Comme dans le cas des hommes, au terme de cette tournée globale dans les unités, l’on peut dire que les infrastructures sont globalement bonnes. Mais en plus de leur amélioration, certaines méritent d’être rénovées. Nous voulons dire que nos militaires sont globalement bien installés. Mais comme dans la plupart de nos pays, les infrastructures nécessitent une mise à jour. C’est d’ailleurs pour cela que le président de la République chef des armées qui sait dans quelles conditions certains s’acquittent de leurs missions, félicite leur ardeur au travail, leur sens élevé du devoir, leur engagement pour la patrie et leur loyalisme aux institutions. Pour toutes ces raisons, les difficultés identifiées et dont nous sommes désormais édifiés, doivent êtres surmontées.

En quels termes se déclinent aujourd’hui les problèmes d’indiscipline dont vous avez fait mention durant votre parcours notamment lors de votre séjour dans la deuxième région militaire interarmées?
Nous faisons de cette question un pilier essentiel pour l’efficacité du travail et la réussite des missions confiées aux forces de défense. De ce point de vue, la restauration de la discipline est un impératif catégorique. Nous voudrions faire de cette restauration une priorité de l’action prescrite aux différents chefs militaires et notamment, ceux récemment nommés en ayant toujours à l’esprit, comme le stipule le règlement de discipline général que la discipline est la force principale des armées et que les forces assurent leurs missions de défense par la puissance de leurs personnels. Pour cette raison, nous avons précisé dès notre prise de fonction que la seule chose qui ne peut pas attendre, c’est le retour de la discipline.
Nous en appelons à la mobilisation générale au sein des armées et de la gendarmerie nationale. Cette mobilisation concerne en premier lieu les chefs militaires qui doivent éduquer et sanctionner dans le but de récupérer les éléments encore récupérables. Mais aussi de sortir de nos rangs les indisciplinés irréductibles qui font en sorte que le discrédit soit jeté sur l’ensemble de l’armée. Nous entendons poursuivre cette lutte sans relâche contre l’indiscipline d’où qu’elle vienne. Mais au de-là, il faut dire que le gros de la troupe s’acquitte convenablement de son travail, dans la discipline, le respect des règlements militaires et l’observation des lois de la République. Pour tout dire, l’armée camerounaise est disciplinée mais, ceux des éléments qui n’ont pas totalement souscris à cette exigence doivent s’améliorer. Aux différents responsables d’y veiller.

Dans cette exhortation quelle est la part des populations en faveur desquelles, les forces de défense exécutent leurs missions?
La contribution des populations est incontournable dans l’accomplissement des missions assignées aux forces de défense. C’est pour cela que nous n’avons eu de cesse de lancer des appels pressants à la coopération en direction des populations tout au long de notre parcours. Directes et indirectes, ces adresses permettent de sensibiliser les forces vivent, les élus notamment locaux et les principales concernées sur la nécessité de dénoncer les personnes suspectes, les acteurs supposés d’insécurité et toux ceux qui, de près ou de loin, peuvent être associés à l’insécurité et à la criminalité. Si tout ce monde n’est pas dénoncé, les forces armées ne peuvent être aussi efficaces qu’on le souhaite.
A côté de ceci, il est urgent de rompre la loi du silence surtout dans les zones hautement sensibles comme les localités frontalières des zones exposées aux activités des coupeurs de route. D’où l’attention attirée des chefs des unités que nous venons d’installer. Ils doivent savoir sa spécificité de l’environnement dans lequel ils sont appelés à exercer. Surtout lorsqu’il s’agit des pays amis et frères dont les ressortissants doivent être traités comme tel. A ce prix, nos hommes sont tenus aux résultats. Des évaluations qui passent par l’intensification du renseignement militaire préventif, du redéploiement des effectifs du secteur pour un impact plus fort dans les milieux criminogènes. Tant la sécurité est la raison d’être de l’armée. D’autant que le renfort des effectifs sollicités fait l’objet de mesures subséquentes en renforts en moyens et matériels roulants sont à venir.

Propos recueillis par Léger Ntiga

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Edgar Alain Mebe Ngo’o : Les populations doivent rompre avec la loi du silence

 

Le ministre délégué à la présidence de la République chargée de la Défense (Mindef), Edgar Alain Mebe vient de procéder, à la faveur des récentes nominations des personnels de ce département par le président de la République, Paul Biya, des différentes installations des responsables promus. Après avoir fait le tour des unités placées sous la conduite du commandant de la première région militaire interarmées, le Mindef qui a parcouru les garnisons de la deuxième région militaire interarmées, vient de boucler ce tour du propriétaire par les installations aux commandes des chefs d’unités nouvellement promus ou mutés dans le Nord, l’Extrême Nord et l’Adamaoua. Dans cet entretien avec le quotidien Mutations, le Mindef évoque l’état des hommes, des équipements et infrastructures et surtout de la discipline.

Quel est l’état s’esprit la troupe?
Il faut dire que la visite que nous venons d’effectuer dans la région de l’Est qui fait partie de la première région militaire interarmées et la troisième région militaire interarmées qui regroupe les régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême Nord a consisté à procéder aux installations de nos collaborateurs récemment nommés par décrets et arrêtés du chef de l’Etat et chef des armées, Paul Biya. Il s’agissait également pour nous de prendre contact avec les unités opérationnelles de ces différentes régions du pays. Nous avons donc d’une pierre deux coups. Et avec cela, nous pouvons dire que nous avons fait le tour du propriétaire. A presque un an après notre nomination, nous pouvons constater que le moral de la troupe est globalement bon.
Nous sommes satisfait de la qualité des hommes, du travail qu’ils abattent globalement et des missions qui leur sont confiées. Il s’agit comme vous le savez bien des missions de défense et de sécurité. Nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls à dire notre appréciation par rapport à ces efforts des forces de défense. Partout où nous sommes passé, vous avez dû le constater comme nous que les différents maires ont salué l’action des forces de défense grâce à qui, l’insécurité notamment transfrontalière manifestée par l’activité des coupeurs de route, recule. Pour cela, nous avons témoigné nos encouragements et les félicitations du haut commandement à la troupe.

Comment appréciez-vous les infrastructures?
Comme dans le cas des hommes, au terme de cette tournée globale dans les unités, l’on peut dire que les infrastructures sont globalement bonnes. Mais en plus de leur amélioration, certaines méritent d’être rénovées. Nous voulons dire que nos militaires sont globalement bien installés. Mais comme dans la plupart de nos pays, les infrastructures nécessitent une mise à jour. C’est d’ailleurs pour cela que le président de la République chef des armées qui sait dans quelles conditions certains s’acquittent de leurs missions, félicite leur ardeur au travail, leur sens élevé du devoir, leur engagement pour la patrie et leur loyalisme aux institutions. Pour toutes ces raisons, les difficultés identifiées et dont nous sommes désormais édifiés, doivent êtres surmontées.

En quels termes se déclinent aujourd’hui les problèmes d’indiscipline dont vous avez fait mention durant votre parcours notamment lors de votre séjour dans la deuxième région militaire interarmées?
Nous faisons de cette question un pilier essentiel pour l’efficacité du travail et la réussite des missions confiées aux forces de défense. De ce point de vue, la restauration de la discipline est un impératif catégorique. Nous voudrions faire de cette restauration une priorité de l’action prescrite aux différents chefs militaires et notamment, ceux récemment nommés en ayant toujours à l’esprit, comme le stipule le règlement de discipline général que la discipline est la force principale des armées et que les forces assurent leurs missions de défense par la puissance de leurs personnels. Pour cette raison, nous avons précisé dès notre prise de fonction que la seule chose qui ne peut pas attendre, c’est le retour de la discipline.
Nous en appelons à la mobilisation générale au sein des armées et de la gendarmerie nationale. Cette mobilisation concerne en premier lieu les chefs militaires qui doivent éduquer et sanctionner dans le but de récupérer les éléments encore récupérables. Mais aussi de sortir de nos rangs les indisciplinés irréductibles qui font en sorte que le discrédit soit jeté sur l’ensemble de l’armée. Nous entendons poursuivre cette lutte sans relâche contre l’indiscipline d’où qu’elle vienne. Mais au de-là, il faut dire que le gros de la troupe s’acquitte convenablement de son travail, dans la discipline, le respect des règlements militaires et l’observation des lois de la République. Pour tout dire, l’armée camerounaise est disciplinée mais, ceux des éléments qui n’ont pas totalement souscris à cette exigence doivent s’améliorer. Aux différents responsables d’y veiller.

Dans cette exhortation quelle est la part des populations en faveur desquelles, les forces de défense exécutent leurs missions?
La contribution des populations est incontournable dans l’accomplissement des missions assignées aux forces de défense. C’est pour cela que nous n’avons eu de cesse de lancer des appels pressants à la coopération en direction des populations tout au long de notre parcours. Directes et indirectes, ces adresses permettent de sensibiliser les forces vivent, les élus notamment locaux et les principales concernées sur la nécessité de dénoncer les personnes suspectes, les acteurs supposés d’insécurité et toux ceux qui, de près ou de loin, peuvent être associés à l’insécurité et à la criminalité. Si tout ce monde n’est pas dénoncé, les forces armées ne peuvent être aussi efficaces qu’on le souhaite.
A côté de ceci, il est urgent de rompre la loi du silence surtout dans les zones hautement sensibles comme les localités frontalières des zones exposées aux activités des coupeurs de route. D’où l’attention attirée des chefs des unités que nous venons d’installer. Ils doivent savoir sa spécificité de l’environnement dans lequel ils sont appelés à exercer. Surtout lorsqu’il s’agit des pays amis et frères dont les ressortissants doivent être traités comme tel. A ce prix, nos hommes sont tenus aux résultats. Des évaluations qui passent par l’intensification du renseignement militaire préventif, du redéploiement des effectifs du secteur pour un impact plus fort dans les milieux criminogènes. Tant la sécurité est la raison d’être de l’armée. D’autant que le renfort des effectifs sollicités fait l’objet de mesures subséquentes en renforts en moyens et matériels roulants sont à venir.

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Le ministre délégué à la présidence de la République chargée de la Défense (Mindef), Edgar Alain Mebe vient de procéder, à la faveur des récentes nominations des personnels de ce département par le président de la République, Paul Biya, des différentes installations des responsables promus. Après avoir fait le tour des unités placées sous la conduite du commandant de la première région militaire interarmées, le Mindef qui a parcouru les garnisons de la deuxième région militaire interarmées, vient de boucler ce tour du propriétaire par les installations aux commandes des chefs d’unités nouvellement promus ou mutés dans le Nord, l’Extrême Nord et l’Adamaoua. Dans cet entretien avec le quotidien Mutations, le Mindef évoque l’état des hommes, des équipements et infrastructures et surtout de la discipline.

Quel est l’état s’esprit la troupe?
Il faut dire que la visite que nous venons d’effectuer dans la région de l’Est qui fait partie de la première région militaire interarmées et la troisième région militaire interarmées qui regroupe les régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême Nord a consisté à procéder aux installations de nos collaborateurs récemment nommés par décrets et arrêtés du chef de l’Etat et chef des armées, Paul Biya. Il s’agissait également pour nous de prendre contact avec les unités opérationnelles de ces différentes régions du pays. Nous avons donc d’une pierre deux coups. Et avec cela, nous pouvons dire que nous avons fait le tour du propriétaire. A presque un an après notre nomination, nous pouvons constater que le moral de la troupe est globalement bon.
Nous sommes satisfait de la qualité des hommes, du travail qu’ils abattent globalement et des missions qui leur sont confiées. Il s’agit comme vous le savez bien des missions de défense et de sécurité. Nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls à dire notre appréciation par rapport à ces efforts des forces de défense. Partout où nous sommes passé, vous avez dû le constater comme nous que les différents maires ont salué l’action des forces de défense grâce à qui, l’insécurité notamment transfrontalière manifestée par l’activité des coupeurs de route, recule. Pour cela, nous avons témoigné nos encouragements et les félicitations du haut commandement à la troupe.

Comment appréciez-vous les infrastructures?
Comme dans le cas des hommes, au terme de cette tournée globale dans les unités, l’on peut dire que les infrastructures sont globalement bonnes. Mais en plus de leur amélioration, certaines méritent d’être rénovées. Nous voulons dire que nos militaires sont globalement bien installés. Mais comme dans la plupart de nos pays, les infrastructures nécessitent une mise à jour. C’est d’ailleurs pour cela que le président de la République chef des armées qui sait dans quelles conditions certains s’acquittent de leurs missions, félicite leur ardeur au travail, leur sens élevé du devoir, leur engagement pour la patrie et leur loyalisme aux institutions. Pour toutes ces raisons, les difficultés identifiées et dont nous sommes désormais édifiés, doivent êtres surmontées.

En quels termes se déclinent aujourd’hui les problèmes d’indiscipline dont vous avez fait mention durant votre parcours notamment lors de votre séjour dans la deuxième région militaire interarmées?
Nous faisons de cette question un pilier essentiel pour l’efficacité du travail et la réussite des missions confiées aux forces de défense. De ce point de vue, la restauration de la discipline est un impératif catégorique. Nous voudrions faire de cette restauration une priorité de l’action prescrite aux différents chefs militaires et notamment, ceux récemment nommés en ayant toujours à l’esprit, comme le stipule le règlement de discipline général que la discipline est la force principale des armées et que les forces assurent leurs missions de défense par la puissance de leurs personnels. Pour cette raison, nous avons précisé dès notre prise de fonction que la seule chose qui ne peut pas attendre, c’est le retour de la discipline.
Nous en appelons à la mobilisation générale au sein des armées et de la gendarmerie nationale. Cette mobilisation concerne en premier lieu les chefs militaires qui doivent éduquer et sanctionner dans le but de récupérer les éléments encore récupérables. Mais aussi de sortir de nos rangs les indisciplinés irréductibles qui font en sorte que le discrédit soit jeté sur l’ensemble de l’armée. Nous entendons poursuivre cette lutte sans relâche contre l’indiscipline d’où qu’elle vienne. Mais au de-là, il faut dire que le gros de la troupe s’acquitte convenablement de son travail, dans la discipline, le respect des règlements militaires et l’observation des lois de la République. Pour tout dire, l’armée camerounaise est disciplinée mais, ceux des éléments qui n’ont pas totalement souscris à cette exigence doivent s’améliorer. Aux différents responsables d’y veiller.

Dans cette exhortation quelle est la part des populations en faveur desquelles, les forces de défense exécutent leurs missions?
La contribution des populations est incontournable dans l’accomplissement des missions assignées aux forces de défense. C’est pour cela que nous n’avons eu de cesse de lancer des appels pressants à la coopération en direction des populations tout au long de notre parcours. Directes et indirectes, ces adresses permettent de sensibiliser les forces vivent, les élus notamment locaux et les principales concernées sur la nécessité de dénoncer les personnes suspectes, les acteurs supposés d’insécurité et toux ceux qui, de près ou de loin, peuvent être associés à l’insécurité et à la criminalité. Si tout ce monde n’est pas dénoncé, les forces armées ne peuvent être aussi efficaces qu’on le souhaite.
A côté de ceci, il est urgent de rompre la loi du silence surtout dans les zones hautement sensibles comme les localités frontalières des zones exposées aux activités des coupeurs de route. D’où l’attention attirée des chefs des unités que nous venons d’installer. Ils doivent savoir sa spécificité de l’environnement dans lequel ils sont appelés à exercer. Surtout lorsqu’il s’agit des pays amis et frères dont les ressortissants doivent être traités comme tel. A ce prix, nos hommes sont tenus aux résultats. Des évaluations qui passent par l’intensification du renseignement militaire préventif, du redéploiement des effectifs du secteur pour un impact plus fort dans les milieux criminogènes. Tant la sécurité est la raison d’être de l’armée. D’autant que le renfort des effectifs sollicités fait l’objet de mesures subséquentes en renforts en moyens et matériels roulants sont à venir.

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Le ministre délégué à la présidence de la République chargée de la Défense (Mindef), Edgar Alain Mebe vient de procéder, à la faveur des récentes nominations des personnels de ce département par le président de la République, Paul Biya, des différentes installations des responsables promus. Après avoir fait le tour des unités placées sous la conduite du commandant de la première région militaire interarmées, le Mindef qui a parcouru les garnisons de la deuxième région militaire interarmées, vient de boucler ce tour du propriétaire par les installations aux commandes des chefs d’unités nouvellement promus ou mutés dans le Nord, l’Extrême Nord et l’Adamaoua. Dans cet entretien avec le quotidien Mutations, le Mindef évoque l’état des hommes, des équipements et infrastructures et surtout de la discipline.

Quel est l’état s’esprit la troupe?
Il faut dire que la visite que nous venons d’effectuer dans la région de l’Est qui fait partie de la première région militaire interarmées et la troisième région militaire interarmées qui regroupe les régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême Nord a consisté à procéder aux installations de nos collaborateurs récemment nommés par décrets et arrêtés du chef de l’Etat et chef des armées, Paul Biya. Il s’agissait également pour nous de prendre contact avec les unités opérationnelles de ces différentes régions du pays. Nous avons donc d’une pierre deux coups. Et avec cela, nous pouvons dire que nous avons fait le tour du propriétaire. A presque un an après notre nomination, nous pouvons constater que le moral de la troupe est globalement bon.
Nous sommes satisfait de la qualité des hommes, du travail qu’ils abattent globalement et des missions qui leur sont confiées. Il s’agit comme vous le savez bien des missions de défense et de sécurité. Nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls à dire notre appréciation par rapport à ces efforts des forces de défense. Partout où nous sommes passé, vous avez dû le constater comme nous que les différents maires ont salué l’action des forces de défense grâce à qui, l’insécurité notamment transfrontalière manifestée par l’activité des coupeurs de route, recule. Pour cela, nous avons témoigné nos encouragements et les félicitations du haut commandement à la troupe.

Comment appréciez-vous les infrastructures?
Comme dans le cas des hommes, au terme de cette tournée globale dans les unités, l’on peut dire que les infrastructures sont globalement bonnes. Mais en plus de leur amélioration, certaines méritent d’être rénovées. Nous voulons dire que nos militaires sont globalement bien installés. Mais comme dans la plupart de nos pays, les infrastructures nécessitent une mise à jour. C’est d’ailleurs pour cela que le président de la République chef des armées qui sait dans quelles conditions certains s’acquittent de leurs missions, félicite leur ardeur au travail, leur sens élevé du devoir, leur engagement pour la patrie et leur loyalisme aux institutions. Pour toutes ces raisons, les difficultés identifiées et dont nous sommes désormais édifiés, doivent êtres surmontées.

En quels termes se déclinent aujourd’hui les problèmes d’indiscipline dont vous avez fait mention durant votre parcours notamment lors de votre séjour dans la deuxième région militaire interarmées?
Nous faisons de cette question un pilier essentiel pour l’efficacité du travail et la réussite des missions confiées aux forces de défense. De ce point de vue, la restauration de la discipline est un impératif catégorique. Nous voudrions faire de cette restauration une priorité de l’action prescrite aux différents chefs militaires et notamment, ceux récemment nommés en ayant toujours à l’esprit, comme le stipule le règlement de discipline général que la discipline est la force principale des armées et que les forces assurent leurs missions de défense par la puissance de leurs personnels. Pour cette raison, nous avons précisé dès notre prise de fonction que la seule chose qui ne peut pas attendre, c’est le retour de la discipline.
Nous en appelons à la mobilisation générale au sein des armées et de la gendarmerie nationale. Cette mobilisation concerne en premier lieu les chefs militaires qui doivent éduquer et sanctionner dans le but de récupérer les éléments encore récupérables. Mais aussi de sortir de nos rangs les indisciplinés irréductibles qui font en sorte que le discrédit soit jeté sur l’ensemble de l’armée. Nous entendons poursuivre cette lutte sans relâche contre l’indiscipline d’où qu’elle vienne. Mais au de-là, il faut dire que le gros de la troupe s’acquitte convenablement de son travail, dans la discipline, le respect des règlements militaires et l’observation des lois de la République. Pour tout dire, l’armée camerounaise est disciplinée mais, ceux des éléments qui n’ont pas totalement souscris à cette exigence doivent s’améliorer. Aux différents responsables d’y veiller.

Dans cette exhortation quelle est la part des populations en faveur desquelles, les forces de défense exécutent leurs missions?
La contribution des populations est incontournable dans l’accomplissement des missions assignées aux forces de défense. C’est pour cela que nous n’avons eu de cesse de lancer des appels pressants à la coopération en direction des populations tout au long de notre parcours. Directes et indirectes, ces adresses permettent de sensibiliser les forces vivent, les élus notamment locaux et les principales concernées sur la nécessité de dénoncer les personnes suspectes, les acteurs supposés d’insécurité et toux ceux qui, de près ou de loin, peuvent être associés à l’insécurité et à la criminalité. Si tout ce monde n’est pas dénoncé, les forces armées ne peuvent être aussi efficaces qu’on le souhaite.
A côté de ceci, il est urgent de rompre la loi du silence surtout dans les zones hautement sensibles comme les localités frontalières des zones exposées aux activités des coupeurs de route. D’où l’attention attirée des chefs des unités que nous venons d’installer. Ils doivent savoir sa spécificité de l’environnement dans lequel ils sont appelés à exercer. Surtout lorsqu’il s’agit des pays amis et frères dont les ressortissants doivent être traités comme tel. A ce prix, nos hommes sont tenus aux résultats. Des évaluations qui passent par l’intensification du renseignement militaire préventif, du redéploiement des effectifs du secteur pour un impact plus fort dans les milieux criminogènes. Tant la sécurité est la raison d’être de l’armée. D’autant que le renfort des effectifs sollicités fait l’objet de mesures subséquentes en renforts en moyens et matériels roulants sont à venir.

Propos recueillis par Léger Ntiga

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Elections américaines : Un Noir à la Maison Blanche

Sauf improbable coup de théâtre, Barrack Obama sera le prochain président des Etats-Unis d’Amérique après le vote qui a eu lieu hier sur l’ensemble de ce pays-continent. Un événement historique
Alain B. Batongué Sources Afp et Ap –




Au moment où, à 3 heures 30 ce matin, heure de Yaoundé, nous mettions ce journal sous presse, l’avance prise par Barrack Obama, candidat démocrate contre John McCain, son adversaire républicain (190 grands électeurs contre 80) ne pouvait plus être rattrapée, selon les spécialistes, compte tenu de la nature des Etats dont les résultats étaient encore attendus. Les estimations les plus complètes devraient maintenant être connues, au moment où vous lisez ces lignes : en attendant donc les résultats officiels, on peut donc affirmer que le sénateur de l’Illinois d’origine africaine sera le prochain président des Etats-Unis d’Amérique, le 44e de la série.

Un épilogue heureux pour ce marathon électoral qui aura mobilisé le monde entier pendant plus d’une année, depuis les premières primaires jusqu’à l’élection présidentielle proprement dite qui a eu lieu hier, en dehors de 20% des citoyens qui avaient voté, comme l’autorise la loi, par anticipation. Un résultat final qui n’est pas en réalité une grosse surprise, tant Barrack Obama a dominé les tendances des sondages de manière constante plusieurs mois avant la tenue de scrutin.

Sur la foi des dépêches d’agence, Associated Press et Agence France Presse notamment, dans tout le pays vaste comme un continent, " de longues files d’attente étaient signalées devant les bureaux de vote. A 18H00 GMT, tous les bureaux étaient ouverts aux Etats-Unis, y compris dans l’archipel de Hawaii, au coeur du Pacifique. Le taux de participation a atteint un niveau "sans précédent" dans les Etats clés susceptibles de basculer d’un camp à un autre, ont indiqué des responsables des Etats concernés. "
"La participation est phénoménale", a indiqué Jean Jensen, responsable des opérations électorales pour la Virginie, en soulignant que plus de 40% des électeurs enregistrés avaient voté à 10H00 (15H00 GMT), selon l’Afp. Le Missouri, selon les mêmes sources, a également connu une affluence inédite, et l’Ohio était bien parti pour une participation record de 80%, selon le bureau du secrétariat d’Etat. Certains experts estiment qu’entre 130 et 135 millions d’électeurs pourraient voter, contre 120 millions en 2004.

Avant mardi, près de 31 millions d’électeurs s’étaient déjà prononcés dans la trentaine d’Etats où le vote anticipé était autorisé. Aucun incident majeur n’avait été signalé en début d’après-midi. " Toutefois, indique encore l’Afp, le site citoyen 866ourvote.org a rapporté que des électeurs de l’Ohio avaient été rayés des listes électorales sans explication. Un autre site citoyen, rockthevote.com, annoncait que des étudiants de Virginie étaient enregistrés en trop grand nombre sur un même bureau de vote, ce qui compliquait les opérations. "

Basket- ball
Les ultimes sondages publiés mardi accordaient à M. une avance de 2 à 11 points au niveau national, lui attribuant au moins 50% d’intentions de vote. M. Obama accompagné de sa fille aînée Malia, a voté dans sa ville de Chicago (Illinois). "J’ai voté", a-t-il lancé, suscitant les applaudissements des autres électeurs. Rejoint par sa femme Michelle et leur cadette Sasha, M. Obama, très souriant, a déclaré: "Je me sens très bien", avant de s’envoler pour l’Indiana (nord) où il a rencontré des militants syndicaux. Il était de retour à Chicago en milieu de journée.

Les agences de presse ont également rapporté que " le sénateur de l’Illinois s’est rendu dans un gymnase du quartier ouest de Chicago en milieu d’après-midi. Son état-major de campagne n’a pas précisé avec qui il allait jouer. A 47 ans, le premier candidat noir à la Maison Blanche a pris l’habitude de jouer au basket-ball à chaque fois qu’il doit attendre le résultat d’une élection. C’est ce qu’il a fait durant le long processus des primaires à l’investiture démocrate qui l’a opposé à l’ex-Première Dame Hillary Clinton. Ce rituel avait commencé lors des caucus de l’Iowa en janvier que Barack Obama a remporté devant Hillary Clinton, donnant le coup d’envoi à sa course historique pour être l’hôte de la Maison Blanche. "

Son colistier Joe Biden a voté à son tour à Wilmington (Delaware, est). Le "ticket" démocrate devait se retrouver en soirée à Chicago, au Grant Park, qui se trouvait mardi en état de siège. Il était prévu, en cas de victoire démocrate, que " des centaines de milliers de personnes pourraient s’y rassembler. Toutes les issues de cet immense jardin public, situé en bordure du lac Michigan et longé par une impressionnante rangée de gratte-ciels, étaient gardées par des policiers ou des agents de sécurité. "
Côté républicain, John McCain a voté à Phoenix (Arizona, sud-ouest) accompagné de sa femme Cindy. Il n’est resté que cinq minutes dans le bureau de vote et est parti sans faire de déclarations. Après avoir visité pas moins de sept Etats lundi, le candidat républicain a décidé à la dernière minute de se rendre mardi dans le Colorado (ouest) et le Nouveau-Mexique (sud-ouest), deux Etats républicains susceptibles de changer de camp.

Sénat sous contrôle
Sarah Palin, qui pourrait devenir la première femme vice-présidente des Etats-Unis, a voté dans la petite ville de Wasilla (Alaska) à l’ouverture des bureaux de vote. "C’est un événement historique quelle que soit l’équipe qui gagnera", a dit la colistière de John McCain.
Comme le veut la tradition, deux villages du New Hampshire (nord-est) avaient commencé à voter à minuit: Dixville Notch a choisi Barack Obama par 15 voix contre 6 pour John McCain. A Hart’s Location, le candidat démocrate l’a emporté par 17 voix contre 10.

Les Américains étaient aussi appelés à renouveler un tiers du Sénat et la totalité de la Chambre des représentants. Selon les sondages, les démocrates devraient conforter leur majorité au Congrès. Le prochain président, qui entrera en fonction le 20 janvier, héritera d’une situation économique extrêmement difficile. Les Etats-Unis, au bord de la récession, traversent leur plus grave crise financière depuis celle de 1929. Le pays est engagé dans deux guerres, en Irak et en Afghanistan. M. Obama a promis de baisser les impôts pour 95% des salariés, d’engager une politique de grands travaux et de garantir une couverture santé pour tous. M. McCain veut pérenniser les baisses d’impôts – y compris pour les très hauts revenus – mises en chantier par George W. Bush.
Sur le plan international, M. Obama a promis de retirer les soldats américains d’Irak dans un délai de 16 mois et de concentrer les efforts à la lutte contre Al-Qaïda et les talibans. M. McCain a indiqué que les soldats américains ne partiront d’Irak qu’après la victoire qui est "en vue", selon lui.

Des avocats mis à contribution
Barrack Obama et John McCain ont déployé un nombre important d’avocats le jour de l’élection. Plus de 5000 avocats ont sillonné le pays pour l’équipe de Barack Obama, pendant que l’équipe de John McCain déployait autant, d’après les officiels.

Les avocats recherchaient les cas de fraude électorale et d’intimidation des électeurs, tels que la présence excessive des forces de police dans les localités où la concentration des minorités est importante.
Là où ils trouvaient des problèmes, les avocats s’en prenaient aux officiels responsables du bureau de vote. Et ces avocats ont également animé les lignes vertes dans les zones où la compétition étaient rude, et dans les QG, ils encourageaient les électeurs à signaler tout cas ou forme d’intimidation.
Avec une prévision élevée d’électeurs indécis, " le rôle des avocats était aussi de s’assurer de ce que les électeurs sont en rang et vont voter ", d’après Jenny Backus, le porte-parole en charge des questions juridiques de Barrack Obama.

L’aspect juridique était moins perceptible dans la campagne de John McCain. Et parce que "l’élection n’est pas seulement jusqu’à mardi. Attendons de voir ce qui va se passer ", a affirmé Ben Porrit de l’équipe de John McCain.
Les avocats se sont déployés dans le Colorado, l’Indiana, le New Mexico, l’Ohio, la Virginie et la Florida. La Floride par o est partie la controverse de l’élection de 2000 avec le recomptage des voix.
Les deux camps ont identifié des problèmes quelques mois auparavant. L’équipe de Barack Obama a affirmé à notre reporter avoir vérifié le nom de chaque électeur inscrit, pour prévenir les cas de hold-up électoral. Cela n’a jamais été fait avant, a affirmé Backus. Le Parti Républicain a fait autant pour ses électeurs inscrits. Il y avait évidemment des inscriptions frauduleuses.

C.N.

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