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Présidentielle 2011 : Les caïmans ne tombent pas les masques

A trois mois du scrutin, Paul Biya, Bello Bouba, Ndam Njoya et Fru Ndi n’ont toujours pas été investis par leurs formations politiques.

Les Camerounais qui suivent l’actualité politique en France ou au Sénégal, où des élections présidentielles sont prévues en 2012, se posent nécessairement des questions. En effet, dans les pays suscités, on a déjà une idée à peu près précise sur les candidats qui seront investis à ces échéances par les principales formations politiques. Dès lors, l’ambiance est, ici et là, à la pré-campagne électorale. Les débats convergeant vers les programmes politiques des différents soupirants aux fauteuils présidentiels.
Ce qui passe pour des évidences ailleurs constitue des inconnus sous nos cieux. La preuve, en dehors des «candidatures de seconde zone» ou quasi-farfelues qui s’empilent, aucun ténor n’a encore été, à l’heure qu’il est, investi par son appareil politique pour la présidentielle prévue au mois d’octobre prochain, autrement dit dans trois mois. Parti au pouvoir, le Rdpc tient ferme la barre du flou. La convocation d’un congrès ordinaire est annoncée «avant l’élection présidentielle», sans date précise.

C’est pourtant cette instance qui élira le président national du Rdpc, «candidat naturel et statutaire du parti», à cette élection, pour emprunter au secrétaire à la communication, Jacques Fame Ndongo. Balloté entre l’ «appel du peuple», qui lui demande d’être à nouveau candidat à la présidentielle, et les «pressions» de la «Communauté internationale» qui l’inviterait à «organiser la transition au sommet de l’Etat», le champion du Rdpc prend visiblement du temps pour trancher. Sur la lancée de l’indécision, Paul Biya inspire Ni John Fru Ndi. Jusqu’à ce jour, la date du congrès au cours duquel le candidat du Social democratic Front (Sdf) doit être élu relève de l’ordre du mystère. «Il n y a toujours pas de date. Les membres du Nec [Comité exécutif national, ndlr] se réunissent dans deux semaines. La date du congrès pourrait être connue au sortir de ces assises», explique Beatrice Annembom Monju, responsable de la communication du Sdf. Toujours est-il que Ni John Fru Ndi, dans une interview accordée à Mutations en juin dernier indiquait, à propos du congrès attendu, que «notre priorité maintenant, c’est la mise en place des institutions crédibles. Elecam est un organe du Rdpc. Vous voyez ce qui se passe au niveau des inscriptions, qui constituent une activité aussi importante dans le processus électoral. Tenir un congrès maintenant est une distraction».

Divisions
L’on sait du reste que du fait des rencontres désormais fréquentes entre Paul Biya et Ni John Fru Ndi, le leader de l’opposition est en perte de légitimité, y compris à l’intérieur de son parti. Certains cadres du Sdf, souffle-t-on, travailleraient d’ailleurs en ce moment à investir, le moment venu, un candidat autre que Ni John Fru Ndi sous la bannière du Sdf, à la prochaine élection présidentielle.
L’on n’est pas plus avancé à l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (Undp), à près de 90 jours de l’élection présidentielle. «Le comité central se réunira avant l’élection présidentielle. La date n’est pas encore connue», révèle Kuma Peter Kombain, l’un des responsables de la communication de l’Undp. Quid de la candidature de Bello Bouba Maïgari à l’élection présidentielle ? «Le comité central est la plus haute instance du parti. C’est à cette occasion qu’on saura si le président national est candidat ou non. Je ne peux donc pas trancher cette question pour l’instant, mais je peux vous dire que les choses ne se passeront pas comme à la présidentielle de 2004 », précise Kuma Peter.

On se rappelle tout de même qu’en janvier dernier, à la faveur de la cérémonie de présentation des voeux du nouvel an, Bello Bouba Maïgari, dont le parti est membre de la majorité présidentielle, avait esquivé la question sur sa candidature à la prochaine présidentielle, se contentant d’appeler à la gratuité de la carte nationale d’identité afin d’atteindre un meilleur taux d’inscription sur les listes électorales.
A l’Union démocratique du Cameroun (Udc), la convention tenue les 21 et 22 avril derniers a autorisé le président Adamou Ndam Njoya, réélu, à ouvrir des discussions avec d’autres forces politiques, le Rdpc y compris. C’est sans doute ce qui explique le déploiement de M. Ndam Njoya pour faire émerger une candidature unique de l’opposition. Une hypothèse dont il a déjà mesuré les chances de réussite en 2004…L’Upc pour sa part est toujours engluée dans ses divisions. Augustin Frédéric Kodock, qui a été évacué récemment en Afrique du Sud pour des raisons de maladie, a été investi comme candidat du parti le 30 avril dernier à Mom, dans le Nyong et Kellé. Henri Hogbé Nlend sera, pour sa part, très probablement désigné candidat de la même formation politique au cours du comité directeur qui se réunit en session extraordinaire le 30 juillet prochain à Yaoundé. Au final, Elecam ne devrait retenir qu’un candidat de l’Upc.

Georges Alain Boyomo

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A trois mois du scrutin, Paul Biya, Bello Bouba, Ndam Njoya et Fru Ndi n’ont toujours pas été investis par leurs formations politiques.

Les Camerounais qui suivent l’actualité politique en France ou au Sénégal, où des élections présidentielles sont prévues en 2012, se posent nécessairement des questions. En effet, dans les pays suscités, on a déjà une idée à peu près précise sur les candidats qui seront investis à ces échéances par les principales formations politiques. Dès lors, l’ambiance est, ici et là, à la pré-campagne électorale. Les débats convergeant vers les programmes politiques des différents soupirants aux fauteuils présidentiels.
Ce qui passe pour des évidences ailleurs constitue des inconnus sous nos cieux. La preuve, en dehors des «candidatures de seconde zone» ou quasi-farfelues qui s’empilent, aucun ténor n’a encore été, à l’heure qu’il est, investi par son appareil politique pour la présidentielle prévue au mois d’octobre prochain, autrement dit dans trois mois. Parti au pouvoir, le Rdpc tient ferme la barre du flou. La convocation d’un congrès ordinaire est annoncée «avant l’élection présidentielle», sans date précise.

C’est pourtant cette instance qui élira le président national du Rdpc, «candidat naturel et statutaire du parti», à cette élection, pour emprunter au secrétaire à la communication, Jacques Fame Ndongo. Balloté entre l’ «appel du peuple», qui lui demande d’être à nouveau candidat à la présidentielle, et les «pressions» de la «Communauté internationale» qui l’inviterait à «organiser la transition au sommet de l’Etat», le champion du Rdpc prend visiblement du temps pour trancher. Sur la lancée de l’indécision, Paul Biya inspire Ni John Fru Ndi. Jusqu’à ce jour, la date du congrès au cours duquel le candidat du Social democratic Front (Sdf) doit être élu relève de l’ordre du mystère. «Il n y a toujours pas de date. Les membres du Nec [Comité exécutif national, ndlr] se réunissent dans deux semaines. La date du congrès pourrait être connue au sortir de ces assises», explique Beatrice Annembom Monju, responsable de la communication du Sdf. Toujours est-il que Ni John Fru Ndi, dans une interview accordée à Mutations en juin dernier indiquait, à propos du congrès attendu, que «notre priorité maintenant, c’est la mise en place des institutions crédibles. Elecam est un organe du Rdpc. Vous voyez ce qui se passe au niveau des inscriptions, qui constituent une activité aussi importante dans le processus électoral. Tenir un congrès maintenant est une distraction».

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L’on sait du reste que du fait des rencontres désormais fréquentes entre Paul Biya et Ni John Fru Ndi, le leader de l’opposition est en perte de légitimité, y compris à l’intérieur de son parti. Certains cadres du Sdf, souffle-t-on, travailleraient d’ailleurs en ce moment à investir, le moment venu, un candidat autre que Ni John Fru Ndi sous la bannière du Sdf, à la prochaine élection présidentielle.
L’on n’est pas plus avancé à l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (Undp), à près de 90 jours de l’élection présidentielle. «Le comité central se réunira avant l’élection présidentielle. La date n’est pas encore connue», révèle Kuma Peter Kombain, l’un des responsables de la communication de l’Undp. Quid de la candidature de Bello Bouba Maïgari à l’élection présidentielle ? «Le comité central est la plus haute instance du parti. C’est à cette occasion qu’on saura si le président national est candidat ou non. Je ne peux donc pas trancher cette question pour l’instant, mais je peux vous dire que les choses ne se passeront pas comme à la présidentielle de 2004 », précise Kuma Peter.

On se rappelle tout de même qu’en janvier dernier, à la faveur de la cérémonie de présentation des voeux du nouvel an, Bello Bouba Maïgari, dont le parti est membre de la majorité présidentielle, avait esquivé la question sur sa candidature à la prochaine présidentielle, se contentant d’appeler à la gratuité de la carte nationale d’identité afin d’atteindre un meilleur taux d’inscription sur les listes électorales.
A l’Union démocratique du Cameroun (Udc), la convention tenue les 21 et 22 avril derniers a autorisé le président Adamou Ndam Njoya, réélu, à ouvrir des discussions avec d’autres forces politiques, le Rdpc y compris. C’est sans doute ce qui explique le déploiement de M. Ndam Njoya pour faire émerger une candidature unique de l’opposition. Une hypothèse dont il a déjà mesuré les chances de réussite en 2004…L’Upc pour sa part est toujours engluée dans ses divisions. Augustin Frédéric Kodock, qui a été évacué récemment en Afrique du Sud pour des raisons de maladie, a été investi comme candidat du parti le 30 avril dernier à Mom, dans le Nyong et Kellé. Henri Hogbé Nlend sera, pour sa part, très probablement désigné candidat de la même formation politique au cours du comité directeur qui se réunit en session extraordinaire le 30 juillet prochain à Yaoundé. Au final, Elecam ne devrait retenir qu’un candidat de l’Upc.

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A trois mois du scrutin, Paul Biya, Bello Bouba, Ndam Njoya et Fru Ndi n’ont toujours pas été investis par leurs formations politiques.

Les Camerounais qui suivent l’actualité politique en France ou au Sénégal, où des élections présidentielles sont prévues en 2012, se posent nécessairement des questions. En effet, dans les pays suscités, on a déjà une idée à peu près précise sur les candidats qui seront investis à ces échéances par les principales formations politiques. Dès lors, l’ambiance est, ici et là, à la pré-campagne électorale. Les débats convergeant vers les programmes politiques des différents soupirants aux fauteuils présidentiels.
Ce qui passe pour des évidences ailleurs constitue des inconnus sous nos cieux. La preuve, en dehors des «candidatures de seconde zone» ou quasi-farfelues qui s’empilent, aucun ténor n’a encore été, à l’heure qu’il est, investi par son appareil politique pour la présidentielle prévue au mois d’octobre prochain, autrement dit dans trois mois. Parti au pouvoir, le Rdpc tient ferme la barre du flou. La convocation d’un congrès ordinaire est annoncée «avant l’élection présidentielle», sans date précise.

C’est pourtant cette instance qui élira le président national du Rdpc, «candidat naturel et statutaire du parti», à cette élection, pour emprunter au secrétaire à la communication, Jacques Fame Ndongo. Balloté entre l’ «appel du peuple», qui lui demande d’être à nouveau candidat à la présidentielle, et les «pressions» de la «Communauté internationale» qui l’inviterait à «organiser la transition au sommet de l’Etat», le champion du Rdpc prend visiblement du temps pour trancher. Sur la lancée de l’indécision, Paul Biya inspire Ni John Fru Ndi. Jusqu’à ce jour, la date du congrès au cours duquel le candidat du Social democratic Front (Sdf) doit être élu relève de l’ordre du mystère. «Il n y a toujours pas de date. Les membres du Nec [Comité exécutif national, ndlr] se réunissent dans deux semaines. La date du congrès pourrait être connue au sortir de ces assises», explique Beatrice Annembom Monju, responsable de la communication du Sdf. Toujours est-il que Ni John Fru Ndi, dans une interview accordée à Mutations en juin dernier indiquait, à propos du congrès attendu, que «notre priorité maintenant, c’est la mise en place des institutions crédibles. Elecam est un organe du Rdpc. Vous voyez ce qui se passe au niveau des inscriptions, qui constituent une activité aussi importante dans le processus électoral. Tenir un congrès maintenant est une distraction».

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L’on sait du reste que du fait des rencontres désormais fréquentes entre Paul Biya et Ni John Fru Ndi, le leader de l’opposition est en perte de légitimité, y compris à l’intérieur de son parti. Certains cadres du Sdf, souffle-t-on, travailleraient d’ailleurs en ce moment à investir, le moment venu, un candidat autre que Ni John Fru Ndi sous la bannière du Sdf, à la prochaine élection présidentielle.
L’on n’est pas plus avancé à l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (Undp), à près de 90 jours de l’élection présidentielle. «Le comité central se réunira avant l’élection présidentielle. La date n’est pas encore connue», révèle Kuma Peter Kombain, l’un des responsables de la communication de l’Undp. Quid de la candidature de Bello Bouba Maïgari à l’élection présidentielle ? «Le comité central est la plus haute instance du parti. C’est à cette occasion qu’on saura si le président national est candidat ou non. Je ne peux donc pas trancher cette question pour l’instant, mais je peux vous dire que les choses ne se passeront pas comme à la présidentielle de 2004 », précise Kuma Peter.

On se rappelle tout de même qu’en janvier dernier, à la faveur de la cérémonie de présentation des voeux du nouvel an, Bello Bouba Maïgari, dont le parti est membre de la majorité présidentielle, avait esquivé la question sur sa candidature à la prochaine présidentielle, se contentant d’appeler à la gratuité de la carte nationale d’identité afin d’atteindre un meilleur taux d’inscription sur les listes électorales.
A l’Union démocratique du Cameroun (Udc), la convention tenue les 21 et 22 avril derniers a autorisé le président Adamou Ndam Njoya, réélu, à ouvrir des discussions avec d’autres forces politiques, le Rdpc y compris. C’est sans doute ce qui explique le déploiement de M. Ndam Njoya pour faire émerger une candidature unique de l’opposition. Une hypothèse dont il a déjà mesuré les chances de réussite en 2004…L’Upc pour sa part est toujours engluée dans ses divisions. Augustin Frédéric Kodock, qui a été évacué récemment en Afrique du Sud pour des raisons de maladie, a été investi comme candidat du parti le 30 avril dernier à Mom, dans le Nyong et Kellé. Henri Hogbé Nlend sera, pour sa part, très probablement désigné candidat de la même formation politique au cours du comité directeur qui se réunit en session extraordinaire le 30 juillet prochain à Yaoundé. Au final, Elecam ne devrait retenir qu’un candidat de l’Upc.

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A trois mois du scrutin, Paul Biya, Bello Bouba, Ndam Njoya et Fru Ndi n’ont toujours pas été investis par leurs formations politiques.

Les Camerounais qui suivent l’actualité politique en France ou au Sénégal, où des élections présidentielles sont prévues en 2012, se posent nécessairement des questions. En effet, dans les pays suscités, on a déjà une idée à peu près précise sur les candidats qui seront investis à ces échéances par les principales formations politiques. Dès lors, l’ambiance est, ici et là, à la pré-campagne électorale. Les débats convergeant vers les programmes politiques des différents soupirants aux fauteuils présidentiels.
Ce qui passe pour des évidences ailleurs constitue des inconnus sous nos cieux. La preuve, en dehors des «candidatures de seconde zone» ou quasi-farfelues qui s’empilent, aucun ténor n’a encore été, à l’heure qu’il est, investi par son appareil politique pour la présidentielle prévue au mois d’octobre prochain, autrement dit dans trois mois. Parti au pouvoir, le Rdpc tient ferme la barre du flou. La convocation d’un congrès ordinaire est annoncée «avant l’élection présidentielle», sans date précise.

C’est pourtant cette instance qui élira le président national du Rdpc, «candidat naturel et statutaire du parti», à cette élection, pour emprunter au secrétaire à la communication, Jacques Fame Ndongo. Balloté entre l’ «appel du peuple», qui lui demande d’être à nouveau candidat à la présidentielle, et les «pressions» de la «Communauté internationale» qui l’inviterait à «organiser la transition au sommet de l’Etat», le champion du Rdpc prend visiblement du temps pour trancher. Sur la lancée de l’indécision, Paul Biya inspire Ni John Fru Ndi. Jusqu’à ce jour, la date du congrès au cours duquel le candidat du Social democratic Front (Sdf) doit être élu relève de l’ordre du mystère. «Il n y a toujours pas de date. Les membres du Nec [Comité exécutif national, ndlr] se réunissent dans deux semaines. La date du congrès pourrait être connue au sortir de ces assises», explique Beatrice Annembom Monju, responsable de la communication du Sdf. Toujours est-il que Ni John Fru Ndi, dans une interview accordée à Mutations en juin dernier indiquait, à propos du congrès attendu, que «notre priorité maintenant, c’est la mise en place des institutions crédibles. Elecam est un organe du Rdpc. Vous voyez ce qui se passe au niveau des inscriptions, qui constituent une activité aussi importante dans le processus électoral. Tenir un congrès maintenant est une distraction».

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L’on sait du reste que du fait des rencontres désormais fréquentes entre Paul Biya et Ni John Fru Ndi, le leader de l’opposition est en perte de légitimité, y compris à l’intérieur de son parti. Certains cadres du Sdf, souffle-t-on, travailleraient d’ailleurs en ce moment à investir, le moment venu, un candidat autre que Ni John Fru Ndi sous la bannière du Sdf, à la prochaine élection présidentielle.
L’on n’est pas plus avancé à l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (Undp), à près de 90 jours de l’élection présidentielle. «Le comité central se réunira avant l’élection présidentielle. La date n’est pas encore connue», révèle Kuma Peter Kombain, l’un des responsables de la communication de l’Undp. Quid de la candidature de Bello Bouba Maïgari à l’élection présidentielle ? «Le comité central est la plus haute instance du parti. C’est à cette occasion qu’on saura si le président national est candidat ou non. Je ne peux donc pas trancher cette question pour l’instant, mais je peux vous dire que les choses ne se passeront pas comme à la présidentielle de 2004 », précise Kuma Peter.

On se rappelle tout de même qu’en janvier dernier, à la faveur de la cérémonie de présentation des voeux du nouvel an, Bello Bouba Maïgari, dont le parti est membre de la majorité présidentielle, avait esquivé la question sur sa candidature à la prochaine présidentielle, se contentant d’appeler à la gratuité de la carte nationale d’identité afin d’atteindre un meilleur taux d’inscription sur les listes électorales.
A l’Union démocratique du Cameroun (Udc), la convention tenue les 21 et 22 avril derniers a autorisé le président Adamou Ndam Njoya, réélu, à ouvrir des discussions avec d’autres forces politiques, le Rdpc y compris. C’est sans doute ce qui explique le déploiement de M. Ndam Njoya pour faire émerger une candidature unique de l’opposition. Une hypothèse dont il a déjà mesuré les chances de réussite en 2004…L’Upc pour sa part est toujours engluée dans ses divisions. Augustin Frédéric Kodock, qui a été évacué récemment en Afrique du Sud pour des raisons de maladie, a été investi comme candidat du parti le 30 avril dernier à Mom, dans le Nyong et Kellé. Henri Hogbé Nlend sera, pour sa part, très probablement désigné candidat de la même formation politique au cours du comité directeur qui se réunit en session extraordinaire le 30 juillet prochain à Yaoundé. Au final, Elecam ne devrait retenir qu’un candidat de l’Upc.

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