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Thierry Ngogang : NE LAISSEZ PLUS LES CHASSEURS RACONTER LEURS HISTOIRES DE CHASSE…

 

 

19 avril 2014, 01:23

 

Je reçois depuis hier de nombreux messages de personnes ayant apprécié l’entretien avec l’économiste ivoirien Nicolas AGBOHOU diffusé jeudi dernier à 22 heures sur STV. A quelques exceptions prêts, tous les téléspectateurs semblent avoir été séduits par son discours simple qui tient en quelques mots: Vous ne pouvez pas espérer devenir émergent avec une monnaie crée par un autre pays pour vous asservir durablement. 

 

J’entends déjà quelques personnes bien pensantes asséner que le discours tenu par Nicolas AGBOHOU ne saurait être réaliste. Parce que : « L’africain de la zone franc ne saurait être capable d’assumer une discipline budgétaire, une transparence de ses comptes. Il ne saurait créer une monnaie sans avoir la tentation d’installer la planche à billets dans son bureau pour la faire tourner à volonté ».

 

A ces peurs légitimes, le professeur répond que les africains de« la zone franc » devront  tout simplement suivre l’exemple de leurs homologues nigérians, kenyans, ou ghanéens dont les monnaies tiennent la route depuis l’indépendance de leurs pays respectifs. De toutes les façons, pour lui, l’Afrique s’est dotée au fil des années d’experts de très hauts niveaux capables d’assurer une bonne politique monétaire.

 

A tous ceux qui espèrent que le débat sur l’indépendance monétaire sera repris par les leaders africains de la zone franc, moi je leur réponds qu’il ne faut rien attendre d’eux.

 

CE N’EST TOUT SIMPLEMENT PAS LEUR COMBAT.

 

Nés avant les indépendances, donc citoyens français, bénéficiaires de bourses pour étudier en métropole, les velléités d’indépendance vis-à-vis de la« mère patrie » ne peuvent être imprimées dans leur ADN.

Il ne faut non plus espérer du gouvernement français qu’il se débarrasse d’une monnaie qui lui permet de se constituer un fond illimité de réserves en même temps qu’il tient sous sa coupe une bonne quinzaine de pays africains.

 

Par sa politique discriminatoire de visas adoptée au milieu des années 90, la France s’est elle même tirée une balle dans le pied en poussant vers d’autres pays, des jeunes africains avides de formations. C’est cette génération d’africains, couplée à celle formée en Afrique qui parviendra à mener le véritable combat pour l’indépendance monétaire.

 

Inutile de se décourager, cela finira bien par arriver. Les sceptiques peuvent juste prendre l’exemple des prédictions de Martin Luther King faisant le rêve d’une Amérique "multicolore" en 1963 ou Nelson Mandela sur la future nation « Arc en ciel » au procès de Rivonia l’année suivante.

 

Les tenants du système actuel préférant le statu quo, Le combat sera difficile. Le plus important pour notre génération est de réussir à dépasser les clivages inutiles tels ceux ethniques qui ne sont que de simples distractions permettant aux « autres » de nous diviser.

 

N’oubliez pas que la plus grande erreur des indiens d’Amérique aura sans doute été de laisser les blancs réaliser des films Westerns. Pire, certains d’entre eux seront même recrutés comme figurants, jouant les indiens de service. Résultat des courses : aucun de leurs faits d’armes n’est retracé, aucun de leur héros tels Geronimo n’est porté au panthéon. 

 

NE LAISSEZ DONC JAMAIS LES CHASSEURS RACONTER LEURS HISTOIRES DE CHASSE…SINON VOUS SEREZ TOUJOURS DES GIBIERS.

Thierry Ngogang

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Je reçois depuis hier de nombreux messages de personnes ayant apprécié l’entretien avec l’économiste ivoirien Nicolas AGBOHOU diffusé jeudi dernier à 22 heures sur STV. A quelques exceptions prêts, tous les téléspectateurs semblent avoir été séduits par son discours simple qui tient en quelques mots: Vous ne pouvez pas espérer devenir émergent avec une monnaie crée par un autre pays pour vous asservir durablement. 

 

J’entends déjà quelques personnes bien pensantes asséner que le discours tenu par Nicolas AGBOHOU ne saurait être réaliste. Parce que : « L’africain de la zone franc ne saurait être capable d’assumer une discipline budgétaire, une transparence de ses comptes. Il ne saurait créer une monnaie sans avoir la tentation d’installer la planche à billets dans son bureau pour la faire tourner à volonté ».

 

A ces peurs légitimes, le professeur répond que les africains de« la zone franc » devront  tout simplement suivre l’exemple de leurs homologues nigérians, kenyans, ou ghanéens dont les monnaies tiennent la route depuis l’indépendance de leurs pays respectifs. De toutes les façons, pour lui, l’Afrique s’est dotée au fil des années d’experts de très hauts niveaux capables d’assurer une bonne politique monétaire.

 

A tous ceux qui espèrent que le débat sur l’indépendance monétaire sera repris par les leaders africains de la zone franc, moi je leur réponds qu’il ne faut rien attendre d’eux.

 

CE N’EST TOUT SIMPLEMENT PAS LEUR COMBAT.

 

Nés avant les indépendances, donc citoyens français, bénéficiaires de bourses pour étudier en métropole, les velléités d’indépendance vis-à-vis de la« mère patrie » ne peuvent être imprimées dans leur ADN.

Il ne faut non plus espérer du gouvernement français qu’il se débarrasse d’une monnaie qui lui permet de se constituer un fond illimité de réserves en même temps qu’il tient sous sa coupe une bonne quinzaine de pays africains.

 

Par sa politique discriminatoire de visas adoptée au milieu des années 90, la France s’est elle même tirée une balle dans le pied en poussant vers d’autres pays, des jeunes africains avides de formations. C’est cette génération d’africains, couplée à celle formée en Afrique qui parviendra à mener le véritable combat pour l’indépendance monétaire.

 

Inutile de se décourager, cela finira bien par arriver. Les sceptiques peuvent juste prendre l’exemple des prédictions de Martin Luther King faisant le rêve d’une Amérique "multicolore" en 1963 ou Nelson Mandela sur la future nation « Arc en ciel » au procès de Rivonia l’année suivante.

 

Les tenants du système actuel préférant le statu quo, Le combat sera difficile. Le plus important pour notre génération est de réussir à dépasser les clivages inutiles tels ceux ethniques qui ne sont que de simples distractions permettant aux « autres » de nous diviser.

 

N’oubliez pas que la plus grande erreur des indiens d’Amérique aura sans doute été de laisser les blancs réaliser des films Westerns. Pire, certains d’entre eux seront même recrutés comme figurants, jouant les indiens de service. Résultat des courses : aucun de leurs faits d’armes n’est retracé, aucun de leur héros tels Geronimo n’est porté au panthéon. 

 

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J’entends déjà quelques personnes bien pensantes asséner que le discours tenu par Nicolas AGBOHOU ne saurait être réaliste. Parce que : « L’africain de la zone franc ne saurait être capable d’assumer une discipline budgétaire, une transparence de ses comptes. Il ne saurait créer une monnaie sans avoir la tentation d’installer la planche à billets dans son bureau pour la faire tourner à volonté ».

 

A ces peurs légitimes, le professeur répond que les africains de« la zone franc » devront  tout simplement suivre l’exemple de leurs homologues nigérians, kenyans, ou ghanéens dont les monnaies tiennent la route depuis l’indépendance de leurs pays respectifs. De toutes les façons, pour lui, l’Afrique s’est dotée au fil des années d’experts de très hauts niveaux capables d’assurer une bonne politique monétaire.

 

A tous ceux qui espèrent que le débat sur l’indépendance monétaire sera repris par les leaders africains de la zone franc, moi je leur réponds qu’il ne faut rien attendre d’eux.

 

CE N’EST TOUT SIMPLEMENT PAS LEUR COMBAT.

 

Nés avant les indépendances, donc citoyens français, bénéficiaires de bourses pour étudier en métropole, les velléités d’indépendance vis-à-vis de la« mère patrie » ne peuvent être imprimées dans leur ADN.

Il ne faut non plus espérer du gouvernement français qu’il se débarrasse d’une monnaie qui lui permet de se constituer un fond illimité de réserves en même temps qu’il tient sous sa coupe une bonne quinzaine de pays africains.

 

Par sa politique discriminatoire de visas adoptée au milieu des années 90, la France s’est elle même tirée une balle dans le pied en poussant vers d’autres pays, des jeunes africains avides de formations. C’est cette génération d’africains, couplée à celle formée en Afrique qui parviendra à mener le véritable combat pour l’indépendance monétaire.

 

Inutile de se décourager, cela finira bien par arriver. Les sceptiques peuvent juste prendre l’exemple des prédictions de Martin Luther King faisant le rêve d’une Amérique "multicolore" en 1963 ou Nelson Mandela sur la future nation « Arc en ciel » au procès de Rivonia l’année suivante.

 

Les tenants du système actuel préférant le statu quo, Le combat sera difficile. Le plus important pour notre génération est de réussir à dépasser les clivages inutiles tels ceux ethniques qui ne sont que de simples distractions permettant aux « autres » de nous diviser.

 

N’oubliez pas que la plus grande erreur des indiens d’Amérique aura sans doute été de laisser les blancs réaliser des films Westerns. Pire, certains d’entre eux seront même recrutés comme figurants, jouant les indiens de service. Résultat des courses : aucun de leurs faits d’armes n’est retracé, aucun de leur héros tels Geronimo n’est porté au panthéon. 

 

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J’entends déjà quelques personnes bien pensantes asséner que le discours tenu par Nicolas AGBOHOU ne saurait être réaliste. Parce que : « L’africain de la zone franc ne saurait être capable d’assumer une discipline budgétaire, une transparence de ses comptes. Il ne saurait créer une monnaie sans avoir la tentation d’installer la planche à billets dans son bureau pour la faire tourner à volonté ».

 

A ces peurs légitimes, le professeur répond que les africains de« la zone franc » devront  tout simplement suivre l’exemple de leurs homologues nigérians, kenyans, ou ghanéens dont les monnaies tiennent la route depuis l’indépendance de leurs pays respectifs. De toutes les façons, pour lui, l’Afrique s’est dotée au fil des années d’experts de très hauts niveaux capables d’assurer une bonne politique monétaire.

 

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Nés avant les indépendances, donc citoyens français, bénéficiaires de bourses pour étudier en métropole, les velléités d’indépendance vis-à-vis de la« mère patrie » ne peuvent être imprimées dans leur ADN.

Il ne faut non plus espérer du gouvernement français qu’il se débarrasse d’une monnaie qui lui permet de se constituer un fond illimité de réserves en même temps qu’il tient sous sa coupe une bonne quinzaine de pays africains.

 

Par sa politique discriminatoire de visas adoptée au milieu des années 90, la France s’est elle même tirée une balle dans le pied en poussant vers d’autres pays, des jeunes africains avides de formations. C’est cette génération d’africains, couplée à celle formée en Afrique qui parviendra à mener le véritable combat pour l’indépendance monétaire.

 

Inutile de se décourager, cela finira bien par arriver. Les sceptiques peuvent juste prendre l’exemple des prédictions de Martin Luther King faisant le rêve d’une Amérique "multicolore" en 1963 ou Nelson Mandela sur la future nation « Arc en ciel » au procès de Rivonia l’année suivante.

 

Les tenants du système actuel préférant le statu quo, Le combat sera difficile. Le plus important pour notre génération est de réussir à dépasser les clivages inutiles tels ceux ethniques qui ne sont que de simples distractions permettant aux « autres » de nous diviser.

 

N’oubliez pas que la plus grande erreur des indiens d’Amérique aura sans doute été de laisser les blancs réaliser des films Westerns. Pire, certains d’entre eux seront même recrutés comme figurants, jouant les indiens de service. Résultat des courses : aucun de leurs faits d’armes n’est retracé, aucun de leur héros tels Geronimo n’est porté au panthéon. 

 

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