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Antoine Bikoro Alo’o : De la rente pétrolière au c

Antoine Bikoro Alo’o : De la rente pétrolière au chantier industriel


Le Dg par intérim du Cnic a passé plus de vingt ans à la Société nationale des hydrocarbures.
C.B. et L.K.


Depuis la création du Chantier naval et industriel du Cameroun (Cnic) en 1988, le poste de directeur général adjoint n’avait presque jamais été occupé. Seul Zaccheus Fordjidam, dans les moments de balbutiement de l’entreprise y avait secondé l’expatrié désigné pour la porter sur les fonts baptismaux. Lequel ne resta en poste que quelques mois, laissant à son adjoint la possibilité de jouer les premiers rôles. C’est pourquoi la session du Conseil d’administration qui se tient alors en janvier 2008 et désigne Antoine Bikoro Alo’o à cette fonction de Dga marque l’histoire de l’entreprise. Il ne faisait pas de doute pour les observateurs avertis que l’arrivée d’un second avec des pouvoirs propres, "la gestion financière et comptable", aux côtés de celui qui avait régné sans partage jusque-là, marquait le début de la fin pour ce dernier. La fin d’une vision. La chute de Zaccheus Fordjidam le 08 mai va le confirmer.

Avant d’arriver au Cnic, M. Bikoro Alo’o n’a qu’une vague idée de la construction et de la réparation navale, qui constituent l’objet social de l’entreprise. En fait, c’est en tant que administrateur du Cnic, représentant la Société nationale des Hydrocarbures (Snh) au Conseil d’administration, qu’il a côtoyé les questions touchant au secteur d’activité qui est le sien aujourd’hui. Jusque-là, il avait consacré l’essentiel de sa vie professionnelle dans les finances. Et essentiellement à la Snh. Inspecteur des régies financières né il y a 53 ans aujourd’hui, Antoine Bikoro Alo’o a en effet été recruté à la Snh comme cadre en 1985. Il va tour à tour assumer les fonctions de chef de section, puis chef de service comptable, avant de devenir sous-directeur puis directeur financier jusqu’en 2007. Il occupait la fonction de directeur du budget et du contrôle lorsqu’il est nommé Dga du Chantier naval.

Maire de la commune rurale de Kye-Ossi et député suppléant de la vallée du Ntem, ancien administrateur de plusieurs sociétés, notamment Bicec, Cnic, Tradex, Chanas Assurances et International Business Corporation, Antoine Bikoro Alo’o arrive dans une entreprise qui a connu beaucoup de mutations depuis sa création survenue en février 1988. De 32 employés qu’il comptait à cette date, avec un chiffre d’affaires évalué à 500 millions Fcfa, le Cnic est devenu une grosse machine, qui attise tous les appétits. Avec 2.400 employés aujourd’hui, il est le premier employeur du secteur maritime national. Son chiffre d’affaires a atteint, en fin d’exercice 2007, 40 milliards Fcfa. Ses perspectives de croissance sont encore immenses au regard des retombées attendues de la mise en service du Yard pétrolier de Limbé. Mais rien n’est acquis d’avance : à la différence de certaines autres entreprises du secteur public qui gèrent des quasi-rentes, le Cnic est une entreprise industrielle et commerciale qui doit conquérir elle-même sa clientèle et asseoir sa réputation par la qualité de son travail. Un impératif qui s’accommode mal de toute chasse aux sorcières.

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Le Dg par intérim du Cnic a passé plus de vingt ans à la Société nationale des hydrocarbures.
C.B. et L.K.


Depuis la création du Chantier naval et industriel du Cameroun (Cnic) en 1988, le poste de directeur général adjoint n’avait presque jamais été occupé. Seul Zaccheus Fordjidam, dans les moments de balbutiement de l’entreprise y avait secondé l’expatrié désigné pour la porter sur les fonts baptismaux. Lequel ne resta en poste que quelques mois, laissant à son adjoint la possibilité de jouer les premiers rôles. C’est pourquoi la session du Conseil d’administration qui se tient alors en janvier 2008 et désigne Antoine Bikoro Alo’o à cette fonction de Dga marque l’histoire de l’entreprise. Il ne faisait pas de doute pour les observateurs avertis que l’arrivée d’un second avec des pouvoirs propres, "la gestion financière et comptable", aux côtés de celui qui avait régné sans partage jusque-là, marquait le début de la fin pour ce dernier. La fin d’une vision. La chute de Zaccheus Fordjidam le 08 mai va le confirmer.

Avant d’arriver au Cnic, M. Bikoro Alo’o n’a qu’une vague idée de la construction et de la réparation navale, qui constituent l’objet social de l’entreprise. En fait, c’est en tant que administrateur du Cnic, représentant la Société nationale des Hydrocarbures (Snh) au Conseil d’administration, qu’il a côtoyé les questions touchant au secteur d’activité qui est le sien aujourd’hui. Jusque-là, il avait consacré l’essentiel de sa vie professionnelle dans les finances. Et essentiellement à la Snh. Inspecteur des régies financières né il y a 53 ans aujourd’hui, Antoine Bikoro Alo’o a en effet été recruté à la Snh comme cadre en 1985. Il va tour à tour assumer les fonctions de chef de section, puis chef de service comptable, avant de devenir sous-directeur puis directeur financier jusqu’en 2007. Il occupait la fonction de directeur du budget et du contrôle lorsqu’il est nommé Dga du Chantier naval.

Maire de la commune rurale de Kye-Ossi et député suppléant de la vallée du Ntem, ancien administrateur de plusieurs sociétés, notamment Bicec, Cnic, Tradex, Chanas Assurances et International Business Corporation, Antoine Bikoro Alo’o arrive dans une entreprise qui a connu beaucoup de mutations depuis sa création survenue en février 1988. De 32 employés qu’il comptait à cette date, avec un chiffre d’affaires évalué à 500 millions Fcfa, le Cnic est devenu une grosse machine, qui attise tous les appétits. Avec 2.400 employés aujourd’hui, il est le premier employeur du secteur maritime national. Son chiffre d’affaires a atteint, en fin d’exercice 2007, 40 milliards Fcfa. Ses perspectives de croissance sont encore immenses au regard des retombées attendues de la mise en service du Yard pétrolier de Limbé. Mais rien n’est acquis d’avance : à la différence de certaines autres entreprises du secteur public qui gèrent des quasi-rentes, le Cnic est une entreprise industrielle et commerciale qui doit conquérir elle-même sa clientèle et asseoir sa réputation par la qualité de son travail. Un impératif qui s’accommode mal de toute chasse aux sorcières.

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Depuis la création du Chantier naval et industriel du Cameroun (Cnic) en 1988, le poste de directeur général adjoint n’avait presque jamais été occupé. Seul Zaccheus Fordjidam, dans les moments de balbutiement de l’entreprise y avait secondé l’expatrié désigné pour la porter sur les fonts baptismaux. Lequel ne resta en poste que quelques mois, laissant à son adjoint la possibilité de jouer les premiers rôles. C’est pourquoi la session du Conseil d’administration qui se tient alors en janvier 2008 et désigne Antoine Bikoro Alo’o à cette fonction de Dga marque l’histoire de l’entreprise. Il ne faisait pas de doute pour les observateurs avertis que l’arrivée d’un second avec des pouvoirs propres, "la gestion financière et comptable", aux côtés de celui qui avait régné sans partage jusque-là, marquait le début de la fin pour ce dernier. La fin d’une vision. La chute de Zaccheus Fordjidam le 08 mai va le confirmer.

Avant d’arriver au Cnic, M. Bikoro Alo’o n’a qu’une vague idée de la construction et de la réparation navale, qui constituent l’objet social de l’entreprise. En fait, c’est en tant que administrateur du Cnic, représentant la Société nationale des Hydrocarbures (Snh) au Conseil d’administration, qu’il a côtoyé les questions touchant au secteur d’activité qui est le sien aujourd’hui. Jusque-là, il avait consacré l’essentiel de sa vie professionnelle dans les finances. Et essentiellement à la Snh. Inspecteur des régies financières né il y a 53 ans aujourd’hui, Antoine Bikoro Alo’o a en effet été recruté à la Snh comme cadre en 1985. Il va tour à tour assumer les fonctions de chef de section, puis chef de service comptable, avant de devenir sous-directeur puis directeur financier jusqu’en 2007. Il occupait la fonction de directeur du budget et du contrôle lorsqu’il est nommé Dga du Chantier naval.

Maire de la commune rurale de Kye-Ossi et député suppléant de la vallée du Ntem, ancien administrateur de plusieurs sociétés, notamment Bicec, Cnic, Tradex, Chanas Assurances et International Business Corporation, Antoine Bikoro Alo’o arrive dans une entreprise qui a connu beaucoup de mutations depuis sa création survenue en février 1988. De 32 employés qu’il comptait à cette date, avec un chiffre d’affaires évalué à 500 millions Fcfa, le Cnic est devenu une grosse machine, qui attise tous les appétits. Avec 2.400 employés aujourd’hui, il est le premier employeur du secteur maritime national. Son chiffre d’affaires a atteint, en fin d’exercice 2007, 40 milliards Fcfa. Ses perspectives de croissance sont encore immenses au regard des retombées attendues de la mise en service du Yard pétrolier de Limbé. Mais rien n’est acquis d’avance : à la différence de certaines autres entreprises du secteur public qui gèrent des quasi-rentes, le Cnic est une entreprise industrielle et commerciale qui doit conquérir elle-même sa clientèle et asseoir sa réputation par la qualité de son travail. Un impératif qui s’accommode mal de toute chasse aux sorcières.

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Séverin Cécile ABEGA : Les Bimanes rend hommage au courage des gagne-petit

Dans une interview accordée à Patrimoine il y a quelques années, il situait le contexte d’écriture de cette œuvre et sa portée pour la jeunesse. –




Au moment où vous écriviez Les Bimanes pensiez – vous à la jeunesse ?
Non, je pensais aux travailleurs manuels. A l’époque, Jean-Pierre Ngonda, Dave K. Moktoï, Kumé Talé, Le trio X Y Z (Tadié, Bill Kom Lobo, Emile Abessolo), François Bingono Bingono, et moi, menions une réflexion sur le fait que les Camerounais se préoccupaient plus de tous les grands sujets à thématique politique comme l’Apartheid, la libération des colonies portugaises d’Afrique, le problème palestinien. On s’intéressait donc à autre chose pour ne pas parler de la réalité camerounaise. Sur le plan national, c’était la pensée unique et c’était dangereux de parler du Cameroun. Il y avait donc un malaise et j’ai décidé de dissiper ce malaise à mon niveau en décidant de parler du Cameroun et des problèmes qui se posent à nous notamment la désarticulation entre la classe des nantis et le petit peuple. Les Bimanes rend hommage au courage des gagnes- petit et à leur humilité.

Quel est votre message à la jeunesse ?
Premièrement, les humbles, le petit peuple fait partie de notre identité et c’est grâce à eux que les puissants sont là. Un peuple a aussi besoin de bras, en plus de la tête. Nous admirons les concepteurs des pyramides égyptiennes mais ces concepts seraient restés de simples croquis sur du papier s’il n’y avait eu le tailleur des pierres pour sortir de la roche un bloc équarri et s’il n’y avait eu personne pour monter ces blocs en forme de pyramide, on n’aurait jamais eu toutes ces merveilles ! Deuxièmement, la coupure qui a tendance à s’installer entre les travailleurs manuels et les autres classes peut être l’une des vraies causes de notre sous-développement dans la mesure où il existe une désarticulation, un vide dans toutes les économies du Tiers-Monde. Nous avons un secteur primaire et un secteur tertiaire mais il nous manque des fabriques. Donc aux efforts du paysan, il faut ajouter l’effort de l’ouvrier.

Angeline Solange BONONO in Patrimoine n° 42, octobre 2003.

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