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De l’électricité dans l’air d’Aes-Sonel



Des travailleurs que l’entreprise ne reconnaît point se sont mis en grève jeudi tandis qu’un syndicat dénonce des abus.
Jean Baptiste Ketchateng


Paul Biya va-t-il sommer les dirigeants de la compagnie d’électricité Aes-Sonel de répondre favorablement aux demandes des travailleurs de cette entreprise ? C’est du moins ce que souhaite le secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Cameroun (Cstc), Jean Marie Zambo Amougou, qui a écrit mercredi 20 août dernier au président de la République une lettre relative à la " dégradation du climat social à Aes-Sonel ".
D’après M. Zambo, " Le non respect des dispositions du programme de concession favorable aux travailleurs notamment la formalisation des 5% de leur part du capital et les attitudes asociales du management exaspèrent de nombreux employés. " Bien plus, " huit mois de revendications – négociations " se seraient révélés infructueux. Dès lors, le SG de la Cstc appelle le gouvernement à reprendre en main le dossier des pourparlers interrompus " compte tenu des intérêts de toutes les parties sur les sujets revendiqués".

Pourtant, Jean-Pierre Moudourou ne semble pas comprendre de quoi parle le responsable syndical. L’air quelque peu énervé par la situation, le directeur des ressources humaines s’est lâché sur les ondes de la Crtv, lors du journal parlé national de 13h vendredi dernier. D’après M. Moudourou, les négociations entre l’employeur Aes-Sonel et les employés se sont bien déroulées et bien achevées. D’où venaient donc les grévistes postés ce jour-là en matinée alentour de la " Sonel-Centrale " à Yaoundé et de la direction de l’entreprise à Koumassi-Douala, à l’appel du Syndicat national de l’énergie électrique (Snee) ?

Le représentant de la direction d’Aes-Sonel aux négociations avec les travailleurs ne les reconnaît pas. Les centaines de travailleurs mécontents qui manifestaient n’étaient donc pas des agents de la compagnie, a déclaré en substance M. Moudourou à la radio nationale avant de les accuser de vouloir déstabiliser Aes-Sonel en obtenant par la force ce que d’autres travailleurs, reconnus par le patronat, ont gagné en négociant. Tout juste reconnaît-il aux grévistes l’appartenance à des entreprises qui sous-traitent l’enregistrement des consommations électriques chez les abonnés et leur distribuent les factures subséquentes.

Mais les travailleurs méconnus s’en indignent. "Nous avons abandonné nos études pour vous et aujourd’hui ? ", indiquait une pancarte brandie à Yaoundé par un gréviste. Pour Jean Marie Zambo Amougou, en l’espèce, Aes-Sonel devrait simplement appliquer la loi. Ce qui revient, conclut un gréviste qui refuse d’être identifié " à appliquer la reconnaissance de fait et de droit de l’appartenance des releveurs à la compagnie depuis avril 2005, comme cela a été constaté devant l’inspecteur du travail ". Importante prétention qui ferait augmenter d’un millier de personnes, selon des sources syndicales, le nombre d’employés de Aes-Sonel.

Expulsés
Est-ce la perspective de devoir partager les bénéfices de la compagnie avec des nouveaux salariés qui épouvante Aes-Sonel ? Pour le directeur des ressources humaines Jean-Pierre Moudourou, il n’en est rien, puisque le travail de collecte des consommations et de distribution des factures est réparti sur 15 jours dans le mois. Il ne saurait donc être question de recruter les releveurs évalués à 400 selon d’autres sources à Aes-Sonel. N’empêche, la compagnie qui a réalisé des bénéfices réguliers et qui a connu avec sa devancière la Sonel des releveurs appartenant au personnel, est-elle totalement incapable de " titulariser " les releveurs ? Entre 2004 et 2007, une source digne de foi indique, en réponse, qu’Aes-Sonel a subi une chute drastique des revenus : 20 à 4 milliards en raison de l’amélioration du cadre et de l’outil de travail et des charges subséquentes.
Au Syndicat national de l’énergie électrique (Snee), l’on rétorque que Aes-Sonel est de mauvaise foi. Dans une alerte annonçant une grève adressée au Premier ministre le 09 août, Julien Fouman le président de ce syndicat et d’autres syndicalistes recensent en effet un chapelet de récriminations qui vont de l’apartheid salarial, aux freins à la négociation, tout en y ajoutant la rétention abusive des primes, ainsi que le refus de faire rentrer le personnel dans le capital… Dès lors, pourquoi les travailleurs ordinaires d’Aes-Sonel ne se sont-ils pas mis en grève avant les releveurs, comme l’annonçait le préavis, pourrait rétorquer la direction ?

Jean-Pierre Moudourou relevait en effet que le calme régnait dans les établissements de la compagnie à travers le pays. Bien plus, à grand renfort de communication publicitaire, Aes-Sonel a mis en valeur les récents fruits du " dialogue social " au sein de l’entreprise. Les travailleurs ont ainsi obtenu l’amélioration de la gestion de l’assurance maladie et un milliard d’augmentation globale de la masse salariale. Au 31 mars 2009, Aes-Sonel promet même de faire une offre d’achats de parts dans le capital. De quoi couper l’herbe sous le pied des syndicalistes ?
Au Snee et à la Cstc, il s’agit là d’une entourloupe. Les négociations qui ont permis d’enregistrer quelques "avancées sociales " chez Aes-Sonel, dans la cadre d’un comité ad hoc pour la paix sociale institué par le ministre du Travail, auraient été viciées. " Conviés durant le week-end de l’assomption, […] certains représentants du Snee étaient déjà hors de portée et n’ont donc pas été au courant de cette convocation ayant transité par l’employeur.

"Ainsi, deux représentants suppléants du Snee auraient été " expulsés " à la demande de M. Moudourou qui menacerait de licenciement les délégués syndicaux réfractaires à la conciliation dans ces circonstances. Mieux, seuls quatre des six représentants du Snee à cette commission d’ailleurs jugée illégale parce que frappée de forclusion, ont accepté de poursuivre les travaux. D’où une demande de révision des accords entre le patronat et les travailleurs. Mais pour Aes-Sonel il est impossible de violer le règlement des discussions en se faisant représenter par des personnes extérieures à cette instance, " comme l’a fait M. Fouman ", et vouloir s’opposer ensuite à ses conclusions. Le Snee qui revendique la majorité des délégués syndicaux dans l’entreprise pourra-t-il faire faire " plier " l’employeur ?

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Des travailleurs que l’entreprise ne reconnaît point se sont mis en grève jeudi tandis qu’un syndicat dénonce des abus.
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Paul Biya va-t-il sommer les dirigeants de la compagnie d’électricité Aes-Sonel de répondre favorablement aux demandes des travailleurs de cette entreprise ? C’est du moins ce que souhaite le secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Cameroun (Cstc), Jean Marie Zambo Amougou, qui a écrit mercredi 20 août dernier au président de la République une lettre relative à la " dégradation du climat social à Aes-Sonel ".
D’après M. Zambo, " Le non respect des dispositions du programme de concession favorable aux travailleurs notamment la formalisation des 5% de leur part du capital et les attitudes asociales du management exaspèrent de nombreux employés. " Bien plus, " huit mois de revendications – négociations " se seraient révélés infructueux. Dès lors, le SG de la Cstc appelle le gouvernement à reprendre en main le dossier des pourparlers interrompus " compte tenu des intérêts de toutes les parties sur les sujets revendiqués".

Pourtant, Jean-Pierre Moudourou ne semble pas comprendre de quoi parle le responsable syndical. L’air quelque peu énervé par la situation, le directeur des ressources humaines s’est lâché sur les ondes de la Crtv, lors du journal parlé national de 13h vendredi dernier. D’après M. Moudourou, les négociations entre l’employeur Aes-Sonel et les employés se sont bien déroulées et bien achevées. D’où venaient donc les grévistes postés ce jour-là en matinée alentour de la " Sonel-Centrale " à Yaoundé et de la direction de l’entreprise à Koumassi-Douala, à l’appel du Syndicat national de l’énergie électrique (Snee) ?

Le représentant de la direction d’Aes-Sonel aux négociations avec les travailleurs ne les reconnaît pas. Les centaines de travailleurs mécontents qui manifestaient n’étaient donc pas des agents de la compagnie, a déclaré en substance M. Moudourou à la radio nationale avant de les accuser de vouloir déstabiliser Aes-Sonel en obtenant par la force ce que d’autres travailleurs, reconnus par le patronat, ont gagné en négociant. Tout juste reconnaît-il aux grévistes l’appartenance à des entreprises qui sous-traitent l’enregistrement des consommations électriques chez les abonnés et leur distribuent les factures subséquentes.

Mais les travailleurs méconnus s’en indignent. "Nous avons abandonné nos études pour vous et aujourd’hui ? ", indiquait une pancarte brandie à Yaoundé par un gréviste. Pour Jean Marie Zambo Amougou, en l’espèce, Aes-Sonel devrait simplement appliquer la loi. Ce qui revient, conclut un gréviste qui refuse d’être identifié " à appliquer la reconnaissance de fait et de droit de l’appartenance des releveurs à la compagnie depuis avril 2005, comme cela a été constaté devant l’inspecteur du travail ". Importante prétention qui ferait augmenter d’un millier de personnes, selon des sources syndicales, le nombre d’employés de Aes-Sonel.

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Est-ce la perspective de devoir partager les bénéfices de la compagnie avec des nouveaux salariés qui épouvante Aes-Sonel ? Pour le directeur des ressources humaines Jean-Pierre Moudourou, il n’en est rien, puisque le travail de collecte des consommations et de distribution des factures est réparti sur 15 jours dans le mois. Il ne saurait donc être question de recruter les releveurs évalués à 400 selon d’autres sources à Aes-Sonel. N’empêche, la compagnie qui a réalisé des bénéfices réguliers et qui a connu avec sa devancière la Sonel des releveurs appartenant au personnel, est-elle totalement incapable de " titulariser " les releveurs ? Entre 2004 et 2007, une source digne de foi indique, en réponse, qu’Aes-Sonel a subi une chute drastique des revenus : 20 à 4 milliards en raison de l’amélioration du cadre et de l’outil de travail et des charges subséquentes.
Au Syndicat national de l’énergie électrique (Snee), l’on rétorque que Aes-Sonel est de mauvaise foi. Dans une alerte annonçant une grève adressée au Premier ministre le 09 août, Julien Fouman le président de ce syndicat et d’autres syndicalistes recensent en effet un chapelet de récriminations qui vont de l’apartheid salarial, aux freins à la négociation, tout en y ajoutant la rétention abusive des primes, ainsi que le refus de faire rentrer le personnel dans le capital… Dès lors, pourquoi les travailleurs ordinaires d’Aes-Sonel ne se sont-ils pas mis en grève avant les releveurs, comme l’annonçait le préavis, pourrait rétorquer la direction ?

Jean-Pierre Moudourou relevait en effet que le calme régnait dans les établissements de la compagnie à travers le pays. Bien plus, à grand renfort de communication publicitaire, Aes-Sonel a mis en valeur les récents fruits du " dialogue social " au sein de l’entreprise. Les travailleurs ont ainsi obtenu l’amélioration de la gestion de l’assurance maladie et un milliard d’augmentation globale de la masse salariale. Au 31 mars 2009, Aes-Sonel promet même de faire une offre d’achats de parts dans le capital. De quoi couper l’herbe sous le pied des syndicalistes ?
Au Snee et à la Cstc, il s’agit là d’une entourloupe. Les négociations qui ont permis d’enregistrer quelques "avancées sociales " chez Aes-Sonel, dans la cadre d’un comité ad hoc pour la paix sociale institué par le ministre du Travail, auraient été viciées. " Conviés durant le week-end de l’assomption, […] certains représentants du Snee étaient déjà hors de portée et n’ont donc pas été au courant de cette convocation ayant transité par l’employeur.

"Ainsi, deux représentants suppléants du Snee auraient été " expulsés " à la demande de M. Moudourou qui menacerait de licenciement les délégués syndicaux réfractaires à la conciliation dans ces circonstances. Mieux, seuls quatre des six représentants du Snee à cette commission d’ailleurs jugée illégale parce que frappée de forclusion, ont accepté de poursuivre les travaux. D’où une demande de révision des accords entre le patronat et les travailleurs. Mais pour Aes-Sonel il est impossible de violer le règlement des discussions en se faisant représenter par des personnes extérieures à cette instance, " comme l’a fait M. Fouman ", et vouloir s’opposer ensuite à ses conclusions. Le Snee qui revendique la majorité des délégués syndicaux dans l’entreprise pourra-t-il faire faire " plier " l’employeur ?

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Des travailleurs que l’entreprise ne reconnaît point se sont mis en grève jeudi tandis qu’un syndicat dénonce des abus.
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Paul Biya va-t-il sommer les dirigeants de la compagnie d’électricité Aes-Sonel de répondre favorablement aux demandes des travailleurs de cette entreprise ? C’est du moins ce que souhaite le secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Cameroun (Cstc), Jean Marie Zambo Amougou, qui a écrit mercredi 20 août dernier au président de la République une lettre relative à la " dégradation du climat social à Aes-Sonel ".
D’après M. Zambo, " Le non respect des dispositions du programme de concession favorable aux travailleurs notamment la formalisation des 5% de leur part du capital et les attitudes asociales du management exaspèrent de nombreux employés. " Bien plus, " huit mois de revendications – négociations " se seraient révélés infructueux. Dès lors, le SG de la Cstc appelle le gouvernement à reprendre en main le dossier des pourparlers interrompus " compte tenu des intérêts de toutes les parties sur les sujets revendiqués".

Pourtant, Jean-Pierre Moudourou ne semble pas comprendre de quoi parle le responsable syndical. L’air quelque peu énervé par la situation, le directeur des ressources humaines s’est lâché sur les ondes de la Crtv, lors du journal parlé national de 13h vendredi dernier. D’après M. Moudourou, les négociations entre l’employeur Aes-Sonel et les employés se sont bien déroulées et bien achevées. D’où venaient donc les grévistes postés ce jour-là en matinée alentour de la " Sonel-Centrale " à Yaoundé et de la direction de l’entreprise à Koumassi-Douala, à l’appel du Syndicat national de l’énergie électrique (Snee) ?

Le représentant de la direction d’Aes-Sonel aux négociations avec les travailleurs ne les reconnaît pas. Les centaines de travailleurs mécontents qui manifestaient n’étaient donc pas des agents de la compagnie, a déclaré en substance M. Moudourou à la radio nationale avant de les accuser de vouloir déstabiliser Aes-Sonel en obtenant par la force ce que d’autres travailleurs, reconnus par le patronat, ont gagné en négociant. Tout juste reconnaît-il aux grévistes l’appartenance à des entreprises qui sous-traitent l’enregistrement des consommations électriques chez les abonnés et leur distribuent les factures subséquentes.

Mais les travailleurs méconnus s’en indignent. "Nous avons abandonné nos études pour vous et aujourd’hui ? ", indiquait une pancarte brandie à Yaoundé par un gréviste. Pour Jean Marie Zambo Amougou, en l’espèce, Aes-Sonel devrait simplement appliquer la loi. Ce qui revient, conclut un gréviste qui refuse d’être identifié " à appliquer la reconnaissance de fait et de droit de l’appartenance des releveurs à la compagnie depuis avril 2005, comme cela a été constaté devant l’inspecteur du travail ". Importante prétention qui ferait augmenter d’un millier de personnes, selon des sources syndicales, le nombre d’employés de Aes-Sonel.

Expulsés
Est-ce la perspective de devoir partager les bénéfices de la compagnie avec des nouveaux salariés qui épouvante Aes-Sonel ? Pour le directeur des ressources humaines Jean-Pierre Moudourou, il n’en est rien, puisque le travail de collecte des consommations et de distribution des factures est réparti sur 15 jours dans le mois. Il ne saurait donc être question de recruter les releveurs évalués à 400 selon d’autres sources à Aes-Sonel. N’empêche, la compagnie qui a réalisé des bénéfices réguliers et qui a connu avec sa devancière la Sonel des releveurs appartenant au personnel, est-elle totalement incapable de " titulariser " les releveurs ? Entre 2004 et 2007, une source digne de foi indique, en réponse, qu’Aes-Sonel a subi une chute drastique des revenus : 20 à 4 milliards en raison de l’amélioration du cadre et de l’outil de travail et des charges subséquentes.
Au Syndicat national de l’énergie électrique (Snee), l’on rétorque que Aes-Sonel est de mauvaise foi. Dans une alerte annonçant une grève adressée au Premier ministre le 09 août, Julien Fouman le président de ce syndicat et d’autres syndicalistes recensent en effet un chapelet de récriminations qui vont de l’apartheid salarial, aux freins à la négociation, tout en y ajoutant la rétention abusive des primes, ainsi que le refus de faire rentrer le personnel dans le capital… Dès lors, pourquoi les travailleurs ordinaires d’Aes-Sonel ne se sont-ils pas mis en grève avant les releveurs, comme l’annonçait le préavis, pourrait rétorquer la direction ?

Jean-Pierre Moudourou relevait en effet que le calme régnait dans les établissements de la compagnie à travers le pays. Bien plus, à grand renfort de communication publicitaire, Aes-Sonel a mis en valeur les récents fruits du " dialogue social " au sein de l’entreprise. Les travailleurs ont ainsi obtenu l’amélioration de la gestion de l’assurance maladie et un milliard d’augmentation globale de la masse salariale. Au 31 mars 2009, Aes-Sonel promet même de faire une offre d’achats de parts dans le capital. De quoi couper l’herbe sous le pied des syndicalistes ?
Au Snee et à la Cstc, il s’agit là d’une entourloupe. Les négociations qui ont permis d’enregistrer quelques "avancées sociales " chez Aes-Sonel, dans la cadre d’un comité ad hoc pour la paix sociale institué par le ministre du Travail, auraient été viciées. " Conviés durant le week-end de l’assomption, […] certains représentants du Snee étaient déjà hors de portée et n’ont donc pas été au courant de cette convocation ayant transité par l’employeur.

"Ainsi, deux représentants suppléants du Snee auraient été " expulsés " à la demande de M. Moudourou qui menacerait de licenciement les délégués syndicaux réfractaires à la conciliation dans ces circonstances. Mieux, seuls quatre des six représentants du Snee à cette commission d’ailleurs jugée illégale parce que frappée de forclusion, ont accepté de poursuivre les travaux. D’où une demande de révision des accords entre le patronat et les travailleurs. Mais pour Aes-Sonel il est impossible de violer le règlement des discussions en se faisant représenter par des personnes extérieures à cette instance, " comme l’a fait M. Fouman ", et vouloir s’opposer ensuite à ses conclusions. Le Snee qui revendique la majorité des délégués syndicaux dans l’entreprise pourra-t-il faire faire " plier " l’employeur ?

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De nouveaux responsables à Canal 2 International

Plusieurs postes ont été touchés par la décision du président du groupe auquel appartiennent cette télé et la radio Sweet Fm.
Lazare Kolyang – Nominations :




Joly Koum est depuis jeudi dernier, 27 mars, le nouveau directeur de l’information de Canal 2 International. C’est le poste élevé qui a été touché lors de cette vague de mouvements intervenue en fin de semaine dernière au sein de cette chaîne de télévision. Un poste qui était en pratique occupé depuis lors par Annanie Rabier Binzi qui est en principe directeur de la Coopération internationale. Poste qu’il maintient, puisque n’ayant pas été touché par les textes. Mais il sera désormais secondé par Jules Domche, comme adjoint, en même temps qu’il demeure le délégué de Canal 2 International pour le Centre.
Avec la promotion de Joly Koum et Jules Domche, c’est la consécration des jeunes au sein de l’entreprise. Cette confiance se poursuit à travers la désignation de Jean Jacques Ze et Albert Patrick Eya’a, respectivement comme rédacteurs en chef au desk de Douala et Yaoundé. Cathy Nken, complète cette vague de promotion : elle est depuis lors responsable des programmes. Serge Bondje, jusque là coordonnateur de la rédaction à Douala, devient grand reporter.

Les différents responsables des démembrements de la chaîne à travers le pays, que la note désigne par " responsables locaux du suivi de la rédaction ", ont simplement été confirmés à leurs postes. C’est le cas de Agnès Tailé qui couvre la zone du Grand Nord, constituée des provinces de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême Nord. Et Walter Bertrand qui a été consolidé à Bafoussam. Même si les journalistes apparaissent comme la face la plus visible de ces nominations, la partie technique reçoit aussi un coup de neuf. Ainsi, Fabien II Amougou Amougou est le nouveau chef service de la diffusion, Hippolyte Kamdem à la production, Colins Wontchouang au Plateau et Logistique et le réalisateur Michel Kuate au service montage. Une curiosité, toutefois, apparaît dans ces nominations, donc on ne sait pas si elles obéissent à un organigramme précis. Un service des cameramen voit le jour et est dirigé par André Serge Nloga. Ce dernier sera assisté par Honoré Mbeutcha.

Des décisions qui arrivent après la petite période de mécontentement que le groupe a traversé il y a quelque temps. Au sortir d’une grève, quelques employés avaient été licenciés. Et certains journalistes avaient été commis pour diriger les différents services. C’est ainsi que Serge Bondje, devenu aujourd’hui grand reporter, avait été désigné coordonnateur de la rédaction à Douala, pendant que Joly Koum était appelé à assurer les fonctions de rédacteur en chef.
Même si l’on peut constater que les mouvements de personnels surviennent dans ce groupe à un rythme effréné, l’on espère tout de même que la direction du groupe pourrait atteindre son objectif, c’est-à-dire " la nécessité d’une impulsion unique pour l’ensemble des rédactions ", et celle d’une " nécessité d’une plus grande lisibilité dans la gestion de certains services ". Les nominations au sein du groupe ont aussi atteint la radio Sweet Fm. Déjà rédacteur en chef au desk de douala au niveau de la télévision, Jean Jacques Ze est le nouveau coordonnateur de cette radio, alors que Alex Lembé en devient le rédacteur en chef. Une radio à qui il faudrait redonner de la teneur, notamment à l’information où il n’existe pratiquement plus d’éditions de journaux parlés, sinon des éditions de journaux télévisés diffusés sur la radio.

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