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“ Couvre-feu ” à Kribi

Les rues sont désormais contrôlées par la gendarmerie et l’armée. La police écartée des patrouilles mixtes. Certaines personnalités accusées de sabotage.

Vendredi 24 octobre 2008 à Kribi. Aux environs de 24h, des militaires et des gendarmes investissent le célèbre carrefour Kingué. Ils ferment tous les bars et interpellent tout individu suspect. Les bidasses agissent ainsi sur ordre du préfet de l’Océan. Une manière, pour lui, de combattre et de prévenir les nombreux coups de vol perpétrés dans la cité balnéaire ces derniers temps. Jamais le carrefour Kingué n’avait connu ce calme cimetiéreux. Jamais les populations riveraines de ce lieu de fête n’avaient apprécié à juste titre l’expression “ dormir d’un sommeil de juste ”. Pas un chat ne circulait. Même les belles de nuit se sont résignées à aller se coucher, bredouilles. Les plus téméraires guettaient aux portes des auberges les quelques rares mâles qui pourraient passer.
Cette mesure n’est pas appréciée par les commerçants. Au lendemain, les gérants de bars disent avoir un important manque à gagner. Les braiseuses de poisson ne savent que faire du reste de poissons. Les “benskineurs” ne peuvent pas donner la recette au patron. Contrairement aux commerçants, les populations saluent l’initiative du préfet. “ Nous sommes fiers de ces patrouilles et ces fermetures de débits de boissons. C’est dans ces lieux que les malfrats préparent leurs coups et prennent tout genre d’excitants pour se donner le courage. Cela devait être fait depuis. Mais il n’est pas tard aujourd’hui ”, confie un riverain du carrefour Kingué. Botia Remy qui semble confirmer que c’est en ces lieux que se préparent les coups tordus, déclare : “ Il était important que cette mesure soit prise, surtout la fermeture des bars au sein desquels tout est permis : drogue, sexe, viol, pédophilie et homosexualité ”. Dans la journée de samedi, une patrouille mixte composée de gendarmes et de policiers a commencé à sillonner la ville. Elle ordonnait l’arrêt de la musique dans certains bars. Mais d’autres en étaient exempts parce qu’ils appartiennent à “ des grands ” de la ville.

Sabotage ?
Si les nombreux coups de vol justifient cette opération de la gendarmerie et de l’armée, il faut dire que la goutte d’eau qui a fait déborder le vase c’est bien le braquage manqué de la Banque internationale pour le crédit et l’épargne du Cameroun (Bicec). Dans la ville, cette affaire continue de faire couler beaucoup d’encre et de salive. Certains policiers et personnalités de la ville sont accusés de sabotage. Impossible d’accéder aux présumés braqueurs arrêtés par les policiers. Ces derniers refusent même qu’ils soient interrogés par les autres éléments des forces de l’ordre. Une certaine opinion distille l’idée selon laquelle la police aurait mal fait son travail, à défaut d’avoir entretenu une certaine complicité. Faux, rétorque-t-on à la police. Mais l’on constate l’absence des éléments de cette police dans les patrouilles mixtes. Des rafles sont faites par des gendarmes et les militaires de la base marine de Kribi qui aurait eu des renforts des éléments de la base de Limbé. Des tâches qui incombent pourtant à la police qui dispose d’assez d’éléments pour les accomplir. Certaines personnalités de l’Océan et d’ailleurs sont également mises à l’index dans cette affaire. “ Elles seraient impliquées dans cette opération qui consiste à saboter l’image de la ville de Kribi auprès des bailleurs de fonds afin de retarder le début des projets ici au profit d’autres villes. Et rien de plus qu’une petite ville en insécurité pour réussir ce coup. C’est une guerre d’intérêts qui fait croître l’insécurité à Kribi ”, croit savoir une source digne de foi. Mais les populations ne demandent qu’à vivre en paix, loin des intrigues politico-économiques. 

Par Sévère KAMEN

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“ Couvre-feu ” à Kribi

Les rues sont désormais contrôlées par la gendarmerie et l’armée. La police écartée des patrouilles mixtes. Certaines personnalités accusées de sabotage.

Vendredi 24 octobre 2008 à Kribi. Aux environs de 24h, des militaires et des gendarmes investissent le célèbre carrefour Kingué. Ils ferment tous les bars et interpellent tout individu suspect. Les bidasses agissent ainsi sur ordre du préfet de l’Océan. Une manière, pour lui, de combattre et de prévenir les nombreux coups de vol perpétrés dans la cité balnéaire ces derniers temps. Jamais le carrefour Kingué n’avait connu ce calme cimetiéreux. Jamais les populations riveraines de ce lieu de fête n’avaient apprécié à juste titre l’expression “ dormir d’un sommeil de juste ”. Pas un chat ne circulait. Même les belles de nuit se sont résignées à aller se coucher, bredouilles. Les plus téméraires guettaient aux portes des auberges les quelques rares mâles qui pourraient passer.
Cette mesure n’est pas appréciée par les commerçants. Au lendemain, les gérants de bars disent avoir un important manque à gagner. Les braiseuses de poisson ne savent que faire du reste de poissons. Les “benskineurs” ne peuvent pas donner la recette au patron. Contrairement aux commerçants, les populations saluent l’initiative du préfet. “ Nous sommes fiers de ces patrouilles et ces fermetures de débits de boissons. C’est dans ces lieux que les malfrats préparent leurs coups et prennent tout genre d’excitants pour se donner le courage. Cela devait être fait depuis. Mais il n’est pas tard aujourd’hui ”, confie un riverain du carrefour Kingué. Botia Remy qui semble confirmer que c’est en ces lieux que se préparent les coups tordus, déclare : “ Il était important que cette mesure soit prise, surtout la fermeture des bars au sein desquels tout est permis : drogue, sexe, viol, pédophilie et homosexualité ”. Dans la journée de samedi, une patrouille mixte composée de gendarmes et de policiers a commencé à sillonner la ville. Elle ordonnait l’arrêt de la musique dans certains bars. Mais d’autres en étaient exempts parce qu’ils appartiennent à “ des grands ” de la ville.

Sabotage ?
Si les nombreux coups de vol justifient cette opération de la gendarmerie et de l’armée, il faut dire que la goutte d’eau qui a fait déborder le vase c’est bien le braquage manqué de la Banque internationale pour le crédit et l’épargne du Cameroun (Bicec). Dans la ville, cette affaire continue de faire couler beaucoup d’encre et de salive. Certains policiers et personnalités de la ville sont accusés de sabotage. Impossible d’accéder aux présumés braqueurs arrêtés par les policiers. Ces derniers refusent même qu’ils soient interrogés par les autres éléments des forces de l’ordre. Une certaine opinion distille l’idée selon laquelle la police aurait mal fait son travail, à défaut d’avoir entretenu une certaine complicité. Faux, rétorque-t-on à la police. Mais l’on constate l’absence des éléments de cette police dans les patrouilles mixtes. Des rafles sont faites par des gendarmes et les militaires de la base marine de Kribi qui aurait eu des renforts des éléments de la base de Limbé. Des tâches qui incombent pourtant à la police qui dispose d’assez d’éléments pour les accomplir. Certaines personnalités de l’Océan et d’ailleurs sont également mises à l’index dans cette affaire. “ Elles seraient impliquées dans cette opération qui consiste à saboter l’image de la ville de Kribi auprès des bailleurs de fonds afin de retarder le début des projets ici au profit d’autres villes. Et rien de plus qu’une petite ville en insécurité pour réussir ce coup. C’est une guerre d’intérêts qui fait croître l’insécurité à Kribi ”, croit savoir une source digne de foi. Mais les populations ne demandent qu’à vivre en paix, loin des intrigues politico-économiques. 

Par Sévère KAMEN

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Les rues sont désormais contrôlées par la gendarmerie et l’armée. La police écartée des patrouilles mixtes. Certaines personnalités accusées de sabotage.

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Cette mesure n’est pas appréciée par les commerçants. Au lendemain, les gérants de bars disent avoir un important manque à gagner. Les braiseuses de poisson ne savent que faire du reste de poissons. Les “benskineurs” ne peuvent pas donner la recette au patron. Contrairement aux commerçants, les populations saluent l’initiative du préfet. “ Nous sommes fiers de ces patrouilles et ces fermetures de débits de boissons. C’est dans ces lieux que les malfrats préparent leurs coups et prennent tout genre d’excitants pour se donner le courage. Cela devait être fait depuis. Mais il n’est pas tard aujourd’hui ”, confie un riverain du carrefour Kingué. Botia Remy qui semble confirmer que c’est en ces lieux que se préparent les coups tordus, déclare : “ Il était important que cette mesure soit prise, surtout la fermeture des bars au sein desquels tout est permis : drogue, sexe, viol, pédophilie et homosexualité ”. Dans la journée de samedi, une patrouille mixte composée de gendarmes et de policiers a commencé à sillonner la ville. Elle ordonnait l’arrêt de la musique dans certains bars. Mais d’autres en étaient exempts parce qu’ils appartiennent à “ des grands ” de la ville.

Sabotage ?
Si les nombreux coups de vol justifient cette opération de la gendarmerie et de l’armée, il faut dire que la goutte d’eau qui a fait déborder le vase c’est bien le braquage manqué de la Banque internationale pour le crédit et l’épargne du Cameroun (Bicec). Dans la ville, cette affaire continue de faire couler beaucoup d’encre et de salive. Certains policiers et personnalités de la ville sont accusés de sabotage. Impossible d’accéder aux présumés braqueurs arrêtés par les policiers. Ces derniers refusent même qu’ils soient interrogés par les autres éléments des forces de l’ordre. Une certaine opinion distille l’idée selon laquelle la police aurait mal fait son travail, à défaut d’avoir entretenu une certaine complicité. Faux, rétorque-t-on à la police. Mais l’on constate l’absence des éléments de cette police dans les patrouilles mixtes. Des rafles sont faites par des gendarmes et les militaires de la base marine de Kribi qui aurait eu des renforts des éléments de la base de Limbé. Des tâches qui incombent pourtant à la police qui dispose d’assez d’éléments pour les accomplir. Certaines personnalités de l’Océan et d’ailleurs sont également mises à l’index dans cette affaire. “ Elles seraient impliquées dans cette opération qui consiste à saboter l’image de la ville de Kribi auprès des bailleurs de fonds afin de retarder le début des projets ici au profit d’autres villes. Et rien de plus qu’une petite ville en insécurité pour réussir ce coup. C’est une guerre d’intérêts qui fait croître l’insécurité à Kribi ”, croit savoir une source digne de foi. Mais les populations ne demandent qu’à vivre en paix, loin des intrigues politico-économiques. 

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Ecrans Noirs 2008 : Jour J – -15

Ecrans Noirs 2008
La programmation –




SECTION COMPETITION OFFICIELLE

Barakat de Djamila Saraoui (Tunisie)
Ezra de Newton Aduaka (Nigéria)
Faro reine des eaux de Salif TraoréBurkina Faso (Mali)
Fleur d’oubli de Selma Bakar(Tunisie)
Il va pleuvoir sur Conakry de C. Fantamady Camara (Guinée)
Juju factory de Balufu Bakaida (RDC)
Le sourire du serpent de Mama Keita (Guinée)
Les blessures inguérissables de Hélène Ebah (Cameroun)
Paris à tout prix de Joséphine Ndagnou (Cameroun)
Un matin bonne heure de Gahité Fofana(Guinée)
White Waters de Izu Ojukwu(Nigéria)

SECTION COURTS METRAGES EN COMPETITION

Cap sur le Vatican de Rigobert Tamwa Eshu (Cameroun)
Amal de Ali Benkirane (Maroc)
Contre vents et marées de Luc Mvondo (Cameroun)
Hors Série de Mariana Sylla (Sénégal)
Humanitaire de Adama Rouamba (Burkina Faso)
Il y a des jours de Joel Nzeuga (Cameroun)
Cendres de Yasmine Chouick (Algérie)
La brèche de Abdoul Aziz Cissé ( Sénégal)
99 jours pour le voleur de Eddy Yogo (Cameroun)
Casting pour un mariage de Farès Naanaa (Tunisie)
Le croyant de Bessala Evida (Cameroun)
The Sky in her eyes de Ouida Smit (Afrique du Sud)
Le pont de Ghislain Amougou (Cameroun)
Le mentor de Bienvenu Oloua (Cameroun)
Patchwork de Oumy Ndour (Sénégal)

COURTS METRAGES HORS COMPETITION

3 petites maisons de Jean Frédéric de Hasque (Belgique)
365 jours à Clichy Montfermeil de Ladj Ly (France)
Adolfo de Sofi Delaage (France)
Ambition fatale de Hubert Noutchehe (Cameroun)
Barreau de Luambo Onalukusu (France)
Brisée de Michelle Laure Pela (Cameroun)
Don Man de Francis Kengne (Cameroun)
Dossier médical Rodrigue Kouokam (Cameroun)
Drôle de Mama de Alphonse Ongolo (Cameroun)
Femme idéale de Hubert Noutchehe (Cameroun)
Fou d’amour de Axel Valère Patoudem(Cameroun)
Le bon plan de Virak Thun (France)
Mamadou, il est où ? de Khady N’Diaye (Sénégal -France)
Marie ou rêve d’en France de François Cayatte (France)
Mariée à tout prix de Pierre Abah (Cameroun)
Petite lumière de Alain Gomis (Sénégal)
Préjugé de Deuf et Sabou (France)
Qui se ressemble s’assemble de Hubert Kounde (Bénin)
Rencontre en ligne de Adama Rouamba (Burkina Faso)
Riches de Ingrid Sinclair (Zimbabwe)
Rumeurs de Ingrid Lanzenberg (France)
Safi, la petite mère de Raso Ganemtore (Burkina Faso)
Source d’histoire de Adama Rouamba (Burkina Faso)
The Great Dream de John Mbapou (Cameroun)
Thiam BB de Adams Sie (Sénégal)
Tiga au bout du fil de Rasmane Tiendrebeogo Burkina Faso
Train train Medina de Mohamadou Ndoye (Sénégal)
Trop bien pour être vêtu du AJAAC (Cameroun)
Rupture de Franck Nonga (Cameroun)

SECTION ECRAN DE L’ESPOIR ( 1er film )

Afidi de Serge Alain Noa (Cameroun)
Alternative Rap de Nganguem M. Kadem (Burkina Faso)
Aux frontières de la vie de Narcisse Mbarga (Cameroun )
Carrefour condom de Gervais Lepke Djimeli (Cameroun)
Cluster de Musing Derick (Cameroun)
Main basse sur Singale de Paul K. Ndoh (Cameroun)
Mark of the absolute I de Asaba N. Ferdinand (Ghana. Cam.)
Papy de Jo Munga (RDC)
Riskou ou "le partage de la vache" de Arice Siapi (Cameroun)
Sentence criminelle de Prince Dubois Onana (Cameroun)
Teuss Teuss de Laba Hubert Ndao (Sénégal)

FILMS AFRICAINS HORS COMPETITION

Africa Paradis de Sylvestre Amoussou (Bénin)
Demain un jour nouveau de Pierre Marie Dong (Gabon)
Drum de Zola Maseko (Afrique du Sud)
Engawari de Kela Sylvestre Tassi (Cameroun)
Faat Kiné de Sembene Ousmane (Sénégal)
Grains of honesty de Waa Nkeng Musi (Cameroun)
Guelwaar de Sembene Ousmane (Sénégal)
Hotel Vianello de Ayukachem Stephen Agbor (Cameroun)
La nuit de la vérité de Fanta Régina Nacro (Burkina )
Le don involontaire de Serge Alain Noa Cameroun
Moolade de Sembene Ousmane (Sénégal)
Ngog Lituba I Joe Douxon (Cameroun)
Nkuk Le Totem de Dominique Bihina (Cameroun)
Obali de Pierre Marie Dong (Gabon)
Dieu devant la barre de Daniel Ndo (Cameroun)
Rampage de Madu (Nigéria)
Rod de Claudia Yoka (Congo)
Sur le sentier du rituel de Pierre Marie Dong (Gabon)
Trois petits tours et puis s’en vont de M. Phoba Mbeka(Benin)

FILMS DU MONDE (HORS COMPETITION

Abyali de Matias Pablo Saccomanno (Argentine )
De l’autre côté du pays de Catherine Hébert (Canada)
Foniké Conakry Hip Hop de Jérémie Lenoir (France )
Get on Da Kar ! de Sophie Perrin (France)
J’ai serré la main du diable (Canada)
Le temps d’un film de Laurence Attali (France)
Marrakech Inshallah de Steffen Pierce (USA)
Plus fort que la peur de Ulrike Westermann (Allemagne)
Prendre femme de Ronit et Shlomi Elkabeth (Israël)
Rwanda quand les collines parlent de B. Bellefroid (Belgique)
Shoot back de Katharina Kiecol (Allemagne)
Si le vent soulève les sables de Marion Hansel (Belgique)
The excécutive et Mungiki, sons of Mau M. de Fleur Van Dissel (Hollande)
Trois mères de Dina Zvi – Riklis (Israël)
Une histoire de ballon de Stéphanie Gillard (France)
Yes I am de Sven Halfar (Allemagne)

CONCOURS DU MEILLEUR
SCENARIO
Scénarios en lecture pour sélection. La liste sera publiée le 22 mai 2008

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