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Douala V : Le Rdpc boude sa majorité relative



45 sièges pour la liste de Mme Foning, 14 pour le Sdf et 2 conseillers municipaux reviennent à l’Upc.
Eric Roland Kongou et Wilfried Tankeu (stagiaire)


La tension était perceptible. Et le camp Rdpc s’accommode difficilement de son costume d’opposant. L’ex maire Rdpc de Douala IV ème, Gabriel Fandja, téléphone collé à l’oreille, fulmine : " nous n’allons pas signer ces procès verbaux ! On nous a enlevé 100 voix pour rien ", lance ce représentant du "parti des flammes " à la Commission communale de supervision de vote de Douala Vème. A côté de lui, Me Michel Penka, le second ambassadeur du Rdpc au dépouillement des procès verbaux des municipales partielles, dialogue avec véhémence avec un interlocuteur invisible. Lorsque l’horloge indiquait 13h30′ ce 27 octobre, les dix membres de la Commission communale de supervision de vote venaient de terminer le décompte des procès verbaux. Presque tout le monde était sorti essouffler, excepté le président de la Commission, Marc Atangana, le procureur près du tribunal de première instance de Ndokoti. Dans la cour de l’école publique de Ndogbong qui sert de quartier général au décompte du vote de Douala Vème, Elimbi Lobe, l’un des candidats Sdf à ces municipales, et visiblement soulagé, dépose délicatement les procès verbaux de son parti dans la malle de sa voiture.

Les premières informations qui filtrent de la Commission communale indiquent que le Rdpc l’emporte avec une majorité relative de 7992. (46,82%). Le Sdf suit avec 7671 (44,94%) et l’Upc ferme la queue avec 1221 (7,75%). La répartition des sièges donnent 45 conseillers pour le Rdpc, 14 pour le Sdf et 2 pour l’Upc. Voilà donc qui explique le courroux des deux représentants Rdpc à la Commission communales. "Ils voulaient coûte que coûte avoir la majorité absolue (plus de 50%) pour gagner l’ensemble des 61 sièges de la commune de l’arrondissement de Douala Vème. Or, le Rdpc avait présenté deux bulletins falsifiés", soutient Me Edward Nkembeng, l’un des représentants du Sdf au sein de la commission communale.
Selon des sources concordantes, voilà la pomme de discorde entre les différents membres de la Commission communale.

Les deux procès verbaux (Pv) querellés sur les documents du Rdpc ne coïncidaient pas avec ceux du Sdf et de l’Upc. Marc Atangana, le président de la Commission communale de supervision de vote a été obligé de faire appel à l’Observatoire national des élections (Onel). Vérification faite, les Pv de ces derniers coïncident avec ceux des partis de l’opposition. " Toute chose qui aurait obligé le procureur Atangana à demander aux deux représentants du Rdpc à sortir les vrais Pv ", informe une source qui refuse de décliner son identité. Mais tout le monde s’accorde à reconnaître que les travaux de la Commission Atangana ont été bloqués plusieurs fois par le Rdpc et le Sdf.

Après près de deux heures de tractations (les deux représentants Rdpc étant toujours en communication avec leur hiérarchie), le président de la Commission communale appelle tout le monde dans la salle pour proclamer officiellement les résultats. Il est 15h50′. La dizaine des candidats Sdf qui montaient la garde dans la cour de l’école publique peuvent rentrer avec le sourire aux lèvres. Normal lorsqu’on sait qu’au lendemain des élections des municipales du 22 juillet 2007, le Rdpc, avec une majorité absolue, avait raflé l’ensemble des 61 sièges de Douala Vème.
Sur les raisons de cette insistance du Rdpc, une source tente une explication : " le Rdpc ayant gagné seulement 45 sièges alors qu’ils espéraient avoir l’ensemble des sièges, un certain Mpessa Njoh Bakala Clotaire, 49ème sur la liste Rdpc, avec qui Mme Foning serait sur le projet 150.000 logements à Douala V ne fait pas partie des conseillers municipaux. Du coup, ça complique les choses ".

La tension perceptible hier couvait depuis le 26 octobre dernier à 20h. En effet, c’est à cette heure que l’ensemble des 341 présidents de bureau de vote et leurs urnes ont été convoyés à l’école publique de Ndogbong sous forte escorte policière. Des bidasses qui ont monté la garde jusqu’à hier 16h au moment où le président Marc Atangana proclamait les résultats. " Le plus dur pour Mme Foning, si elle est reconduite à la tête de la mairie, sera de gérer la commune avec les conseillers des partis de l’opposition ", lance Carlos Rodrigue Ngoualem, un conseiller Sdf.

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45 sièges pour la liste de Mme Foning, 14 pour le Sdf et 2 conseillers municipaux reviennent à l’Upc.
Eric Roland Kongou et Wilfried Tankeu (stagiaire)


La tension était perceptible. Et le camp Rdpc s’accommode difficilement de son costume d’opposant. L’ex maire Rdpc de Douala IV ème, Gabriel Fandja, téléphone collé à l’oreille, fulmine : " nous n’allons pas signer ces procès verbaux ! On nous a enlevé 100 voix pour rien ", lance ce représentant du "parti des flammes " à la Commission communale de supervision de vote de Douala Vème. A côté de lui, Me Michel Penka, le second ambassadeur du Rdpc au dépouillement des procès verbaux des municipales partielles, dialogue avec véhémence avec un interlocuteur invisible. Lorsque l’horloge indiquait 13h30′ ce 27 octobre, les dix membres de la Commission communale de supervision de vote venaient de terminer le décompte des procès verbaux. Presque tout le monde était sorti essouffler, excepté le président de la Commission, Marc Atangana, le procureur près du tribunal de première instance de Ndokoti. Dans la cour de l’école publique de Ndogbong qui sert de quartier général au décompte du vote de Douala Vème, Elimbi Lobe, l’un des candidats Sdf à ces municipales, et visiblement soulagé, dépose délicatement les procès verbaux de son parti dans la malle de sa voiture.

Les premières informations qui filtrent de la Commission communale indiquent que le Rdpc l’emporte avec une majorité relative de 7992. (46,82%). Le Sdf suit avec 7671 (44,94%) et l’Upc ferme la queue avec 1221 (7,75%). La répartition des sièges donnent 45 conseillers pour le Rdpc, 14 pour le Sdf et 2 pour l’Upc. Voilà donc qui explique le courroux des deux représentants Rdpc à la Commission communales. "Ils voulaient coûte que coûte avoir la majorité absolue (plus de 50%) pour gagner l’ensemble des 61 sièges de la commune de l’arrondissement de Douala Vème. Or, le Rdpc avait présenté deux bulletins falsifiés", soutient Me Edward Nkembeng, l’un des représentants du Sdf au sein de la commission communale.
Selon des sources concordantes, voilà la pomme de discorde entre les différents membres de la Commission communale.

Les deux procès verbaux (Pv) querellés sur les documents du Rdpc ne coïncidaient pas avec ceux du Sdf et de l’Upc. Marc Atangana, le président de la Commission communale de supervision de vote a été obligé de faire appel à l’Observatoire national des élections (Onel). Vérification faite, les Pv de ces derniers coïncident avec ceux des partis de l’opposition. " Toute chose qui aurait obligé le procureur Atangana à demander aux deux représentants du Rdpc à sortir les vrais Pv ", informe une source qui refuse de décliner son identité. Mais tout le monde s’accorde à reconnaître que les travaux de la Commission Atangana ont été bloqués plusieurs fois par le Rdpc et le Sdf.

Après près de deux heures de tractations (les deux représentants Rdpc étant toujours en communication avec leur hiérarchie), le président de la Commission communale appelle tout le monde dans la salle pour proclamer officiellement les résultats. Il est 15h50′. La dizaine des candidats Sdf qui montaient la garde dans la cour de l’école publique peuvent rentrer avec le sourire aux lèvres. Normal lorsqu’on sait qu’au lendemain des élections des municipales du 22 juillet 2007, le Rdpc, avec une majorité absolue, avait raflé l’ensemble des 61 sièges de Douala Vème.
Sur les raisons de cette insistance du Rdpc, une source tente une explication : " le Rdpc ayant gagné seulement 45 sièges alors qu’ils espéraient avoir l’ensemble des sièges, un certain Mpessa Njoh Bakala Clotaire, 49ème sur la liste Rdpc, avec qui Mme Foning serait sur le projet 150.000 logements à Douala V ne fait pas partie des conseillers municipaux. Du coup, ça complique les choses ".

La tension perceptible hier couvait depuis le 26 octobre dernier à 20h. En effet, c’est à cette heure que l’ensemble des 341 présidents de bureau de vote et leurs urnes ont été convoyés à l’école publique de Ndogbong sous forte escorte policière. Des bidasses qui ont monté la garde jusqu’à hier 16h au moment où le président Marc Atangana proclamait les résultats. " Le plus dur pour Mme Foning, si elle est reconduite à la tête de la mairie, sera de gérer la commune avec les conseillers des partis de l’opposition ", lance Carlos Rodrigue Ngoualem, un conseiller Sdf.

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45 sièges pour la liste de Mme Foning, 14 pour le Sdf et 2 conseillers municipaux reviennent à l’Upc.
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La tension était perceptible. Et le camp Rdpc s’accommode difficilement de son costume d’opposant. L’ex maire Rdpc de Douala IV ème, Gabriel Fandja, téléphone collé à l’oreille, fulmine : " nous n’allons pas signer ces procès verbaux ! On nous a enlevé 100 voix pour rien ", lance ce représentant du "parti des flammes " à la Commission communale de supervision de vote de Douala Vème. A côté de lui, Me Michel Penka, le second ambassadeur du Rdpc au dépouillement des procès verbaux des municipales partielles, dialogue avec véhémence avec un interlocuteur invisible. Lorsque l’horloge indiquait 13h30′ ce 27 octobre, les dix membres de la Commission communale de supervision de vote venaient de terminer le décompte des procès verbaux. Presque tout le monde était sorti essouffler, excepté le président de la Commission, Marc Atangana, le procureur près du tribunal de première instance de Ndokoti. Dans la cour de l’école publique de Ndogbong qui sert de quartier général au décompte du vote de Douala Vème, Elimbi Lobe, l’un des candidats Sdf à ces municipales, et visiblement soulagé, dépose délicatement les procès verbaux de son parti dans la malle de sa voiture.

Les premières informations qui filtrent de la Commission communale indiquent que le Rdpc l’emporte avec une majorité relative de 7992. (46,82%). Le Sdf suit avec 7671 (44,94%) et l’Upc ferme la queue avec 1221 (7,75%). La répartition des sièges donnent 45 conseillers pour le Rdpc, 14 pour le Sdf et 2 pour l’Upc. Voilà donc qui explique le courroux des deux représentants Rdpc à la Commission communales. "Ils voulaient coûte que coûte avoir la majorité absolue (plus de 50%) pour gagner l’ensemble des 61 sièges de la commune de l’arrondissement de Douala Vème. Or, le Rdpc avait présenté deux bulletins falsifiés", soutient Me Edward Nkembeng, l’un des représentants du Sdf au sein de la commission communale.
Selon des sources concordantes, voilà la pomme de discorde entre les différents membres de la Commission communale.

Les deux procès verbaux (Pv) querellés sur les documents du Rdpc ne coïncidaient pas avec ceux du Sdf et de l’Upc. Marc Atangana, le président de la Commission communale de supervision de vote a été obligé de faire appel à l’Observatoire national des élections (Onel). Vérification faite, les Pv de ces derniers coïncident avec ceux des partis de l’opposition. " Toute chose qui aurait obligé le procureur Atangana à demander aux deux représentants du Rdpc à sortir les vrais Pv ", informe une source qui refuse de décliner son identité. Mais tout le monde s’accorde à reconnaître que les travaux de la Commission Atangana ont été bloqués plusieurs fois par le Rdpc et le Sdf.

Après près de deux heures de tractations (les deux représentants Rdpc étant toujours en communication avec leur hiérarchie), le président de la Commission communale appelle tout le monde dans la salle pour proclamer officiellement les résultats. Il est 15h50′. La dizaine des candidats Sdf qui montaient la garde dans la cour de l’école publique peuvent rentrer avec le sourire aux lèvres. Normal lorsqu’on sait qu’au lendemain des élections des municipales du 22 juillet 2007, le Rdpc, avec une majorité absolue, avait raflé l’ensemble des 61 sièges de Douala Vème.
Sur les raisons de cette insistance du Rdpc, une source tente une explication : " le Rdpc ayant gagné seulement 45 sièges alors qu’ils espéraient avoir l’ensemble des sièges, un certain Mpessa Njoh Bakala Clotaire, 49ème sur la liste Rdpc, avec qui Mme Foning serait sur le projet 150.000 logements à Douala V ne fait pas partie des conseillers municipaux. Du coup, ça complique les choses ".

La tension perceptible hier couvait depuis le 26 octobre dernier à 20h. En effet, c’est à cette heure que l’ensemble des 341 présidents de bureau de vote et leurs urnes ont été convoyés à l’école publique de Ndogbong sous forte escorte policière. Des bidasses qui ont monté la garde jusqu’à hier 16h au moment où le président Marc Atangana proclamait les résultats. " Le plus dur pour Mme Foning, si elle est reconduite à la tête de la mairie, sera de gérer la commune avec les conseillers des partis de l’opposition ", lance Carlos Rodrigue Ngoualem, un conseiller Sdf.

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Ménélik : Un nouvel album sous les bras

Dans une lettre ouverte, le rappeur franco-camerounais demande au président français d’en finir avec la françafrique.
Patricia Ngo Ngouem (Stagiaire) (Source : www.francesoir.fr) –




"Ménélik est mort. Vive MNLK". C’est par ces mots qu’on pourrait résumer le retour de Albert Tjamag, alias Ménélik, sur le devant de la scène musicale après sept longues années d’absence. Période pendant laquelle il a eu le temps de créer une ligne de vêtements de golf et de faire un album. "Je me suis arrêté à un moment où je n’avais plus grand-chose à dire. Je n’avais plus d’inspiration", justifie le rappeur français d’origine camerounaise. Un retour qui sonne le glas d’un nouveau départ plutôt que d’une continuité dans sa carrière.
A 38 ans, c’est désormais revêtu du costume de Mnlk qu’il signe son retour avec son dernier album "MNLK Project", un opus de 16 titres différents de ceux que faisait Ménélik. "J’ai voulu adapter mon nom à mon nouveau style", argue-t-il. Si les anciens se souviennent du Ménélik qui faisait un rap léger et emprunt d’une certaine bonne humeur (Je me souviens, Bye Bye, Tout baigne …), les textes de Mnlk sont "puissants, modernes, différents, plus engagés socialement", affirme-t-il. Des textes qui ne laissent pas non plus de surprendre aussi par leur engagement politique, avec un clin d’œil particulier à Nicolas Sarkozy.

En effet, dans une lettre ouverte à Nicolas Sarkozy, Mnlk demande au président français d’en finir une fois pour toute avec la Françafrique en "coupant le cordon malsain" qui relie l’Afrique, "mon continent d’origine", à la France, "ma patrie d’adoption". "Candidat, vous promettiez déjà la rupture dans les relations France-Afrique. Depuis votre élection, c’est la continuité qui prévaut !", s’insurge le rappeur, s’adressant à celui qui se considère comme "l’homme du changement". Et du changement, le rappeur en veut pour l’Afrique.
Parce que "le développement de l’Afrique passe par ses forces vives, une jeunesse au potentiel énorme, une nouvelle génération de dirigeants et d’entrepreneurs dynamiques (…) qui est la plus à même de créer la richesse et les emplois dont ce continent a besoin". Par conséquent, "ces forces vives ne pourront pleinement s’exprimer tant que la France continuera de porter à bout de bras des régimes à bout de souffle, de soutenir des dirigeants qui font le malheur de leur peuple".

C’est donc avec "une attention particulière" que le chanteur dit avoir écouté le discours du président français prononcé le 28 février dernier au Cap en Afrique du Sud, dans lequel il réaffirme son intention de "revoir" les relations entre la France et l’Afrique. Si le rappeur trouve que cette allocution est "un pas dans la bonne direction", il appelle à plus d’actions que de mots, "les étagères de l’histoire [étant] pleines de discours truffés de bonnes intentions demeurées lettres mortes".
Parce que l’union fait la force, Mnlk demande aux artistes et aux sportifs engagés de l’aider dans sa lutte de voir son continent s’épanouir. Car, même si cela fait 30 ans qu’il vit en France, "cet éloignement ne me laisse pas insensible au devenir du continent qui m’a vu naître. La France doit tourner la page de "l’Afrique à Papa". En tant qu’artiste engagé, je suis décidé à mener ce combat ", conclut-il, déterminé.

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