{"id":107,"date":"2006-08-14T14:44:54","date_gmt":"2006-08-14T12:44:54","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-08-14T14:44:54","modified_gmt":"2006-08-14T12:44:54","slug":"107","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/107\/","title":{"rendered":"Isidore Modjo, r\u00e9alisateur du film \u201c Emaurodes \u201d"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Ce sera certainement le film de la rentr\u00e9e. Le 5 septembre prochain va sortir dans les quelques salles de cin\u00e9ma que compte encore le Cameroun, le film \u201c Emaurodes \u201d. R\u00e9alis\u00e9 par Isidore Modjo un artiste qu\u2019on connaissait jusque la comme musicien et propri\u00e9taire du studio d\u2019enregistrement audio visuel Karel, bas\u00e9 dans la banlieue de la capitale camerounaise. Ce passionn\u00e9 de culture qui r\u00eave toujours d\u2019aller plus loin dans toutes les formes des arts a bien voulu parler de son film avant l\u2019avant premi\u00e8re pr\u00e9vue au d\u00e9but du mois prochain au Cin\u00e9ma th\u00e9\u00e2tre Abbia, avant les \u00e9tapes de Douala, Bafoussam et Garoua.  &#8211; <\/p>\n<p class=\"surtitre\"><span class=\"Style3\"><strong><font size=\"2\"><font color=\"#666666\"><font size=\"3\"><br \/>&ldquo; Le cin\u00e9ma camerounais doit exister &rdquo;<\/font> <\/font><\/font><\/strong><\/span><\/p>\n<p class=\"texte\" align=\"justify\"><span class=\"Style3\"><strong><font size=\"2\"><font color=\"#666666\"><\/p>\n<p><\/font><\/font>C&rsquo;est qui exactement l&rsquo;histoire de votre film que vous avez bien voulu appeler &ldquo; Emaurodes &rdquo; ? <\/strong><br \/>Ce film est n\u00e9 d&rsquo;un souci majeur, &agrave; savoir celui de faire vivre le cin\u00e9ma camerounais. Il ne s&rsquo;agit pas de le faire vivre pour la forme. Mais mettre &agrave; la disposition des cin\u00e9philes camerounais une &oelig;uvre de qualit\u00e9. Et je pense que le cin\u00e9ma camerounais doit absolument exister. Il faut arr&ecirc;ter de subir et de consommer toujours ce qui vient ailleurs. Cela dit, je pense que le cin\u00e9ma est le t\u00e9moin d&rsquo;une \u00e9poque. Nous tous connaissons l&rsquo;histoire du Far West am\u00e9ricain par exemple gr&acirc;ce aux westerns et leur cin\u00e9ma. Je me suis donc dit que la p\u00e9riode que nous vivons maintenant doit avoir des traces. Le film traite du probl&egrave;me de la feymania qui a pignon sur rue chez nous et qui est une r\u00e9alit\u00e9 implacable et dont beaucoup de Camerounais sont victimes. Ce film vient donc traiter de ce sujet relatif aux escrocs en col blanc qui existent au Cameroun pour que les gens comprennent ce que c&rsquo;est, comment la feymania se d\u00e9roule et pour \u00e9viter d&rsquo;en &ecirc;tre victimes. <\/p>\n<p><strong>Il s&rsquo;agit l&agrave; de votre premier long-m\u00e9trage fiction. Comment s&rsquo;est d\u00e9roule le tournage ? <\/strong><br \/>Etant donn\u00e9 que nous avons un studio de production audiovisuelle bien connu, avec un mat\u00e9riel technique et les infrastructures, les choses \u00e9taient un peu plus ais\u00e9es. Maintenant cela ne veut pas dire que tout \u00e9tait facile pour faire un film. En tout cas sur le plan de la mati&egrave;re grise il y en a assez au Cameroun. Je suis habitu\u00e9 &agrave; tourner pour les entreprises. Sur le plan du casting, il n&rsquo;y a pas eu de probl&egrave;me non plus. Nous avons choisi les com\u00e9diens et com\u00e9diennes qui correspondent aux profils que nous nous sommes donn\u00e9s, &agrave; travers les diff\u00e9rents personnages. Maintenant sur le plan du financement ce sont nos fonds propres. L&rsquo;histoire qui est relat\u00e9e dans le film, je l&rsquo;ai personnellement v\u00e9cue. Il n&rsquo;avait donc pas de prix pour que je puisse le porter &agrave; l&rsquo;\u00e9cran. Nous avons fait un travail de professionnel, et je pense que dans la vie il faut toujours \u00e9viter de toujours avoir une attitude de mendicit\u00e9. Cela veut dire qu&rsquo;il faut montrer qu&rsquo;on peut se produire. Et c&rsquo;est apr&egrave;s que les autres apports peuvent venir. <\/p>\n<p><strong>Mais tout de m&ecirc;me, un film de qualit\u00e9 comme vous dites co&ucirc;te cher. <\/strong><br \/>Mais qu&rsquo;est ce qui co&ucirc;te cher dans un film ? A mon humble avis ce sont les cachets divers et la post-production. Je travaille sur ce film avec mon \u00e9quipe depuis un an. Imaginez les co&ucirc;ts de location d&rsquo;un studio, de montage professionnel pendant 6 mois. Ensuite il y a la communication, car il faut vendre le film. Je voudrais saluer ici l&rsquo;apport de la t\u00e9l\u00e9vision nationale qui est d&rsquo;ailleurs partenaire de ce film. Etant donn\u00e9 que nous voulons continuer &agrave; produire de mani&egrave;re permanente, je voudrais dire ici &agrave; ceux qui ont de bons sc\u00e9narios sur la vie de tous les jours des Camerounais de nous approcher. Notre objectif est de faire vivre le cin\u00e9ma de soci\u00e9t\u00e9 au Cameroun. Mais attention il faut se dire que c&rsquo;est facile. Les gens doivent savoir que de la bonne histoire au sc\u00e9nario il y a tout un travail. Du bon sc\u00e9nario au d\u00e9coupage technique, il y a un autre boulot. Ceci jusqu&rsquo;&agrave; la fin du film. Oui je suis d&rsquo;accord qu&rsquo;un bon film et de qualit\u00e9 co&ucirc;te cher. En tout cas cela nous fait plaisir de pouvoir faire vivre le cin\u00e9ma au-del&agrave; du co&ucirc;t. <\/span>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"author\">Par Propos recueillis par Jean Fran&ccedil;ois CHANNON <br \/>Le 11-08-2006<\/p>\n<p class=\"author\">Le messager<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce sera certainement le film de la rentr\u00e9e. Le 5 septembre prochain va sortir dans les quelques salles de cin\u00e9ma que compte encore le Cameroun, le film \u201c Emaurodes \u201d. R\u00e9alis\u00e9 par Isidore Modjo un artiste qu\u2019on connaissait jusque la comme musicien et propri\u00e9taire du studio d\u2019enregistrement audio visuel Karel, bas\u00e9 dans la banlieue de [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":140,"featured_media":1054,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[14,15,23,24,31,35],"adace-sponsor":[],"class_list":["post-107","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-archives","tag-cool","tag-creative","tag-modern","tag-new","tag-style","tag-top"],"acf":[],"wps_subtitle":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/107","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/140"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=107"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/107\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1054"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=107"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=107"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=107"},{"taxonomy":"adace-sponsor","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/adace-sponsor?post=107"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}