{"id":121,"date":"2006-08-18T15:33:02","date_gmt":"2006-08-18T13:33:02","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-08-18T15:33:02","modified_gmt":"2006-08-18T13:33:02","slug":"121","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/121\/","title":{"rendered":"Musique : Les enfants de Dieu chantent"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>9 ans de sc\u00e8ne, 32 chansons \u00e9crites, mais encore aucun album pour le groupe Mensi.<br \/>\nAssongmo Necdem (Stagiaire)  &#8211; Au commencement est un morceau, compos\u00e9 en 1997 sur les tables bancs, par deux \u00e9l&egrave;ves de premi&egrave;re au lyc\u00e9e g\u00e9n\u00e9ral Leclerc de Yaound\u00e9 : Deny Munka, pour le rythme, et Hugues Tchoumeni, aux paroles. Puis, de cette chanson intitul\u00e9e &quot; Roi d&rsquo;amour &quot; na&icirc;tra peu apr&egrave;s le groupe Mensi. Il compte aujourd&rsquo;hui trois membres: Deny Munka, 27 ans, le leader, Devy Yemd\u00e9, 23 ans, et Guy Marcy Manken, 24 ans. Hugues Tchoumeni, plus port\u00e9 vers la po\u00e9sie, est rest\u00e9 un simple consultant.<br \/>Mensi, c&rsquo;est surtout l&rsquo;histoire de trois amis d&rsquo;enfance. &quot; C&rsquo;est d&rsquo;abord la fraternit\u00e9 et non la musique qui nous unit &quot;, d\u00e9clare Guy Marcy. Tous sont d&rsquo;accord qu&rsquo;ils ont des destins parall&egrave;les. Guy a perdu ses deux parents &agrave; 15 ans, Devy n&rsquo;a plus son p&egrave;re. Les deux ont quitt\u00e9 les bancs respectivement apr&egrave;s le br\u00e9vet d&rsquo;\u00e9tudes du premier cycle (Bepc) et le probatoire. Deny a encore ses parents; mais a laiss\u00e9 l&rsquo;\u00e9cole apr&egrave;s le baccalaur\u00e9at afin de poursuivre le &quot; r&ecirc;ve commun &quot;: faire une musique d&rsquo;\u00e9quipe, noble, stimulante et innovante, le Mensi, qui veut aussi dire &quot; enfant de Dieu &quot;, en langue Bamil\u00e9k\u00e9. <\/p>\n<p>Le nom du groupe traduit &agrave; la fois le parcours et les aspirations de ces jeunes artistes, auteurs d&rsquo;un r\u00e9pertoire de 32 chansons, mais qui n&rsquo;ont pas encore produit d&rsquo;album. &quot; Nous butons sur le probl&egrave;me d&rsquo;un producteur et promoteur honn&ecirc;te. Tous ceux que nous avons rencontr\u00e9s veulent nous berner. R\u00e9cemment, l&rsquo;un d&rsquo;eux nous a propos\u00e9 de g\u00e9rer notre carri&egrave;re pendant 10 ans, en prenant pour lui seul 60% des revenus. Nous savons que dans les d\u00e9buts, on est toujours dup\u00e9s, mais c&rsquo;est la mani&egrave;re qui \u00e9coeure. &quot;, explique Guy Marcy. En attendant, le groupe travaille dur et, selon ses membres, l&rsquo;essentiel n&rsquo;est pas de gagner de l&rsquo;argent tout de suite. &quot; Je me souviens qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas longtemps nous demandions souvent 100 Fcfa pour acheter un plat de riz et le partager; nous avons toujours tenu bon. &quot; Ce qui, selon Deny, explique le slogan du groupe, repris dans toutes les chansons: &quot; M&ecirc;me si les jours sont noirs, br&ucirc;le toujours l&rsquo;espoir. &quot;<\/p>\n<p>Longtemps aid\u00e9s par le &quot; Black Roots &quot;, un autre groupe camerounais, Deny et ses compagnons, form\u00e9s &agrave; la base dans les chorales, sont seuls aujourd&rsquo;hui. Les r\u00e9p\u00e9titions se font trois fois par semaine pendant deux heures, dans sa chambre, gr&acirc;ce &agrave; son ordinateur et un lecteur de cassette et compact disc. Le cas \u00e9ch\u00e9ant les enregistrements sont pay\u00e9s dans un studio. &quot; Nous avons jur\u00e9 de ne jamais v\u00e9hiculer des propos grossiers, d\u00e9viants ou obsc&egrave;nes &quot;, explique Guy Marcy, pour qui leur inspiration vient de Dieu et de l&rsquo;entourage: le quartier, la rue, les voisins, etc. Il n&rsquo;est pas question, poursuit-il, de se laisser influencer par les tendances actuelles dites &quot; commerciales. &quot;, car ses idoles que sont Lokua Kanza, Etienne Mbappe, Richard Bona ou Donny Elwood, vivent bien de leur art. &quot; Certes, nous faisons plus de l&rsquo;Afrorap, mais notre musique qui se veut universelle est un m\u00e9lange de rythmes camerounais et occidentaux. Il est question de moderniser les rythmes traditionnels de chez nous. Les textes sont \u00e9crits en langues b\u00e9ti, bamil\u00e9k\u00e9 et fran&ccedil;aise. &quot; <\/p>\n<p>Deny a \u00e9t\u00e9 laur\u00e9at en 2005 du concours national de la chanson Mutzig avec un morceau du groupe s\u00e9lectionn\u00e9 pour faire partie d&rsquo;un album collectif qui a \u00e9t\u00e9 produit. Guy Marcy, quant &agrave; lui, a \u00e9t\u00e9 laur\u00e9at du programme intitul\u00e9 Star de demain, produit par la Cameroon Radio and Television (Crtv). Mais pour le moment, ce n&rsquo;est pas la gloire. Le groupe se limite &agrave; prester sur invitation lors des spectacles, foires et festivals o&ugrave; le cachet commence g\u00e9n\u00e9ralement &agrave; partir de 50.000 Fcfa. De telles occasions arrivent cinq ou six fois par an. En dehors, chacun exerce une autre activit\u00e9 lucrative, &agrave; l&rsquo;instar de Devy qui vend les livres de seconde main au march\u00e9 Mokolo. Le groupe reste tr&egrave;s optimiste quant &agrave; l&rsquo;avenir de deux de leurs chansons, qui, de l&rsquo;avis g\u00e9n\u00e9ral, &quot; vont faire un carton &quot;. Ce sont : &quot; C&rsquo;est la vie &quot;, qui parle de la naissance et la mort destin de tout homme; et &quot; Roi d&rsquo;amour &quot;, qui retrace le destin de Jesus-Christ. Elles sont programm\u00e9es pour &ecirc;tre les titres phares de deux albums dont le premier devrait sortir en fin d&rsquo;ann\u00e9e, si les n\u00e9gociations avec un producteur am\u00e9ricain aboutissent normalement. <\/p>\n<p><u><font size=\"2\"><font color=\"#990000\">Quotidienmutations<\/font><font color=\"#0000ff\"> <\/font><\/font><\/u><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>9 ans de sc\u00e8ne, 32 chansons \u00e9crites, mais encore aucun album pour le groupe Mensi. 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