{"id":129,"date":"2006-08-22T18:34:48","date_gmt":"2006-08-22T16:34:48","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-08-22T18:34:48","modified_gmt":"2006-08-22T16:34:48","slug":"129","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/129\/","title":{"rendered":"Hommage : Un film sur la vie de Samuel Eboua"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Le documentaire de 35 minutes a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 par Philippe Ngamou.<br \/>\nJules Romuald Nkonlak  &#8211; Un jour, l&rsquo;histoire du Cameroun sera faite de ces petites histoires en images de personnes, grandes ou petites, qui ont laiss\u00e9 une trace dans l&rsquo;esprit de leurs contemporains. Une trace qui peut &ecirc;tre positive ou n\u00e9gative. Samuel Eboua est de ceux dont beaucoup de Camerounais se souviennent. Un grand homme pour Philippe Ngamou, qui lui a consacr\u00e9 un documentaire de 35 minutes dont la r\u00e9alisation vient d&rsquo;&ecirc;tre achev\u00e9e. Le film s&rsquo;intitule &quot; Samuel Eboua : l&rsquo;empreinte d&rsquo;un grand homme d&rsquo;Etat &quot;. Un titre qui dit combien son r\u00e9alisateur a gard\u00e9 d&rsquo;estime pour le personnage principal. Et il n&rsquo;est pas le seul.<\/p>\n<p>Le document est en fait un ensemble de t\u00e9moignages de personnes qui ont connu Samuel Eboua : des amis, des membres de la famille, des adversaires politiques, des journalistes&hellip; On peut ainsi entendre Garga Haman Adji, Pius Njaw\u00e9, Njoh Mouelle, Phillippe Gaillard, Emile Zinsou, Germaine Ahidjo s&rsquo;exprimer sur le Samuel Eboua qu&rsquo;ils ont connu. Sur l&rsquo;homme qui a fait partie, pendant de nombreuses ann\u00e9es, de l&rsquo;appareil \u00e9tatique sous le pr\u00e9sident Ahmadou Ahidjo et m&ecirc;me apr&egrave;s (ministre d&rsquo;Etat secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de la pr\u00e9sidence de la R\u00e9publique, ministre de l&rsquo;Agriculture).<\/p>\n<p>Certains loueront la rigueur qui a caract\u00e9ris\u00e9 le natif d&rsquo;Ekanang tout au long de sa carri&egrave;re. Mais les t\u00e9moignages porteront aussi le p&egrave;re, le grand p&egrave;re, et l&rsquo;homme politique des ann\u00e9es de braise (90) o&ugrave;, avec le retour du multipartisme, on a vu Samuel Eboua &agrave; la t&ecirc;te de l&rsquo;Union nationale pour la D\u00e9mocratie et le progr&egrave;s (Undp) et plus tard du Mouvement pour la d\u00e9mocratie et le progr&egrave;s (Mdp) qu&rsquo;il a cr\u00e9\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Ahmadou Ahidjo<\/strong><br \/>Le film a d\u00e9j&agrave; le m\u00e9rite de revenir sur un acteur de deux p\u00e9riodes importantes de l&rsquo;histoire du Cameroun. Il revient sur la d\u00e9mission d&rsquo;Ahmadou Ahidjo en 1982 et le fait qu&rsquo;il ait port\u00e9 son choix sur Paul Biya, plut&ocirc;t que sur Eboua. Sur la question, des avis divers sont donn\u00e9s. Germaine Ahidjo \u00e9voque notamment le &quot;c&ocirc;t\u00e9 sectaire&quot; de Samuel Eboua qui aurait jou\u00e9 en sa d\u00e9faveur.<br \/>D&rsquo;autres propos moins \u00e9logieux seront aussi tenus sur Samuel Eboua, dans une partie que le r\u00e9alisateur a r\u00e9serv\u00e9e &agrave; la critique de l&rsquo;homme et qui fait quand m&ecirc;me montre d&rsquo;un souci d&rsquo;\u00e9quilibre dans ce documentaire, malgr\u00e9 son titre. La qualit\u00e9 technique, la r\u00e9alisation, les accompagnements musicaux soient d&rsquo;une qualit\u00e9 appr\u00e9ciable. Les images sont belles, m&ecirc;me si l&rsquo;on peut regretter qu&rsquo;elles sont plut&ocirc;t rares sur les p\u00e9riodes pass\u00e9es. En effet, en dehors des t\u00e9moignages, on ne voit pas beaucoup d&rsquo;images en mouvement de Samuel Eboua. Tout juste une interview avant sa mort, quelques images &agrave; domicile, et des photos pour le reste. Une faiblesse due certainement au fait que les archives n&rsquo;ont pas toujours \u00e9t\u00e9 conserv\u00e9es.<\/p>\n<p>En 35 minutes, c&rsquo;est s&ucirc;r, il n&rsquo;\u00e9tait pas possible de refaire la vie et l&rsquo;&oelig;uvre de Samuel Eboua, mais l&rsquo;on peut regretter qu&rsquo;il ait manqu\u00e9 des avis de certaines personnes, &agrave; l&rsquo;instar d&rsquo;Abel Eyinga, qui a bien connu l&rsquo;homme et qui aurait pu, lui aussi, dire des choses, certainement bien plus \u00e9difiantes que certains des t\u00e9moignages qui y sont et qui semblent m&ecirc;me compl&egrave;tement d\u00e9plac\u00e9s.<\/p>\n<p>Samuel Eboua a \u00e9t\u00e9 conduit &agrave; sa derni&egrave;re demeure le 25 novembre 2000 dans son village Ekanang dans le d\u00e9partement du Moungo, province du Littoral. Dans sa communaut\u00e9, l&rsquo;on pr\u00e9sente certaines &oelig;uvres actuelles (routes, b&acirc;timents&hellip;), comme l&rsquo;&oelig;uvre de ce fils. D&rsquo;autres actes qu&rsquo;il a pos\u00e9s sont moins visibles, mais c&rsquo;est s&ucirc;r que Samuel Eboua ne dispara&icirc;tra pas des m\u00e9moires du jour au lendemain. Le film de Philippe Ngamou lui a assur\u00e9 une autre vie.<\/p>\n<p><u><font size=\"2\"><font color=\"#990000\">Quotidienmutations<\/font><font color=\"#0000ff\"> <\/font><\/font><\/u><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le documentaire de 35 minutes a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 par Philippe Ngamou. Jules Romuald Nkonlak &#8211; Un jour, l&rsquo;histoire du Cameroun sera faite de ces petites histoires en images de personnes, grandes ou petites, qui ont laiss\u00e9 une trace dans l&rsquo;esprit de leurs contemporains. Une trace qui peut &ecirc;tre positive ou n\u00e9gative. 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