{"id":1312,"date":"2008-03-27T17:54:37","date_gmt":"2008-03-27T16:54:37","guid":{"rendered":""},"modified":"2008-03-27T17:54:37","modified_gmt":"2008-03-27T15:54:37","slug":"1312","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/1312\/","title":{"rendered":"D\u00e9veloppement : Yves Wamba s\u2019attaque aux chefs d\u2019Etats africains"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>L\u2019auteur souligne, entre autres probl\u00e8mes qui minent le continent, la trop grande d\u00e9pendance de ces dirigeants vis-\u00e0-vis de l\u2019ext\u00e9rieur.<br \/>\nLazare Kolyang &#8211; <strong><font color=\"#000000\"><br \/><\/font><\/strong><\/p>\n<hr size=\"1\" color=\"#bbbbbb\" \/> <em><br \/><em><strong>    <\/strong><\/em><\/em><\/p>\n<hr size=\"1\" color=\"#eeffee\" \/> A quelques exceptions pr&egrave;s, les &eacute;crits de Yves Wamba, auteur du livre &quot; Sortir du mal d&eacute;veloppement &quot; paru aux &eacute;ditions Tambour en janvier 2008 peuvent s&rsquo;appliquer &agrave; n&rsquo;importe quel chef d&rsquo;Etat africain. Des arguments, et m&ecirc;me des faits que les peuples africains vivent au quotidien. Illustration : &quot; le fait que les dirigeants africains investissent rarement dans leur pays, qu&rsquo;ils y passent difficilement les vacances, que leurs enfants fr&eacute;quentent &agrave; peine les &eacute;coles du pays, montrent &agrave; quel point ils se sentent &eacute;trangers &agrave; ce pays dont ils ont la responsabilit&eacute; &quot;, indique l&rsquo;auteur de cet essai de 86 pages. Un ouvrage divis&eacute; en deux parties : une premi&egrave;re r&eacute;serv&eacute;e au d&eacute;cryptage du ph&eacute;nom&egrave;ne de la mal gouvernance dans les pays africains, et une seconde partie qui propose les voies de sortie de cette situation. Dans cette panoplie de facteurs qui font qu&rsquo;apr&egrave;s quarante ans d&rsquo;ind&eacute;pendance marqu&eacute;s notamment par des politiques d&rsquo;aide au d&eacute;veloppement des puissances &eacute;trang&egrave;res &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de l&rsquo;Afrique, Yves Wamba pense que la part des dirigeants africains est tr&egrave;s marqu&eacute;e. <\/p>\n<p>L&rsquo;auteur fait remarquer que &quot; le pouvoir moderne se pr&eacute;sente en Afrique comme une arme de jouissance dans la mesure o&ugrave; le chef s&rsquo;arroge le droit sur tout pour en faire tout ce qu&rsquo;il veut. C&rsquo;est ce qui explique que malgr&eacute; les probl&egrave;mes qui devraient faire mincir d&rsquo;insomnie les dirigeants africains, ceux-ci rayonnent de vie sans donner l&rsquo;impression de savoir dans quelle mis&egrave;re croupit le peuple &quot;. Loin de renforcer l&rsquo;effectivit&eacute; du pouvoir du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique sur l&rsquo;ensemble du territoire et des couches sociales, son attitude &agrave; s&rsquo;imposer comme le seul coq de la basse cour ne fait que le fragiliser et l&rsquo;affaiblir dans la mesure o&ugrave; le m&eacute;contentement qu&rsquo;elle engendre le place dans une situation d&rsquo;ins&eacute;curit&eacute; permanente. Cons&eacute;quence, &quot; ne pouvant compter sur ces hommes du terroir qui voient en lui un danger, le pr&eacute;sident s&rsquo;abandonne aux forces &eacute;trang&egrave;res pour sa s&eacute;curit&eacute; et la survie de son r&eacute;gime &quot;. <br \/>Face donc &agrave; un chef qui ne supporte pas qu&rsquo;on lui fasse de l&rsquo;ombre, personne n&rsquo;ose prendre des initiatives novatrices et positives en faveur du pays et des populations. &quot; Tous les maillons du syst&egrave;me se sont mus en griots qui caressent le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique dans le sens du poil. Parce que le pouvoir use, une fois us&eacute;, on ne peut qu&rsquo;en abuser, surtout quand on est convaincu, comme c&rsquo;est le cas dans la plupart des pays africains, de jouir d&rsquo;une puissance infinie sur le pays et sur le peuple &quot;, &eacute;crit-il. <\/p>\n<p>Le Changement de r&eacute;gime esp&eacute;rer de la d&eacute;mocratie butte encore sur cette toile d&rsquo;araign&eacute;e politique o&ugrave; des r&eacute;seaux qui convergent sur le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique garantissent la survie du r&eacute;gime, pas par amour pour le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, qui appara&icirc;t de plus en plus comme un otage des pr&eacute;dateurs, ni par amour pour ce pays o&ugrave; l&lsquo;immobilisme politique ne cesse de pr&eacute;cipiter le peuple dans les affres de la mis&egrave;re, mais simplement pour prot&eacute;ger leurs int&eacute;r&ecirc;ts personnels. En s&rsquo;int&eacute;ressant ainsi abondamment au comportement des chefs d&rsquo;Etats africains, l&rsquo;auteur trouve un argument s&eacute;rieux pour contredire une pens&eacute;e bien r&eacute;pandue. &quot; Quelqu&rsquo;un a dit un jour que chaque peuple a la classe politique qu&lsquo;il m&eacute;rite. Ce qui n&rsquo;est pas vrai en Afrique dans la mesure o&ugrave; la classe politique, qui s&rsquo;est compl&egrave;tement d&eacute;tach&eacute;e du peuple, use de tous les moyens de pression pour s&rsquo;imposer aupr&egrave;s de ce peuple et pour l&rsquo;assujettir aux volont&eacute;s des forces &eacute;trang&egrave;res qui garantissent son pouvoir et la survie du r&eacute;gime &quot;, soutient Yves Wamba qui est aussi l&rsquo;auteur de &quot; L&rsquo;itin&eacute;raire d&rsquo;un roi &quot;, &quot; Les enfants de l&rsquo;ind&eacute;pendance &quot;, &quot; Les chefferies Bamil&eacute;k&eacute; : Kamga II : Roi de Bandjoun de 1925 &agrave; 1975 &quot;, tous parus aux &eacute;ditions Tambour entre 1995 et 2000.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019auteur souligne, entre autres probl\u00e8mes qui minent le continent, la trop grande d\u00e9pendance de ces dirigeants vis-\u00e0-vis de l\u2019ext\u00e9rieur. Lazare Kolyang &#8211; A quelques exceptions pr&egrave;s, les &eacute;crits de Yves Wamba, auteur du livre &quot; Sortir du mal d&eacute;veloppement &quot; paru aux &eacute;ditions Tambour en janvier 2008 peuvent s&rsquo;appliquer &agrave; n&rsquo;importe quel chef d&rsquo;Etat africain. 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