{"id":166,"date":"2006-09-14T16:28:23","date_gmt":"2006-09-14T14:28:23","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-09-14T16:28:23","modified_gmt":"2006-09-14T14:28:23","slug":"166","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/166\/","title":{"rendered":"Centres culturels : Le secteur priv\u00e9 aux visages gris clair gris fonc\u00e9"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Les diff\u00e9rents espaces de culture disent manquer de la subvention de l&rsquo;Etat et d&rsquo;autres organismes. <br \/>\nJustin Blaise Akono &#8211; <\/p>\n<p>&nbsp;Le week-end arriv\u00e9, o&ugrave; peuvent se rendre les f\u00e9rus de culture de Yaound\u00e9 ou de Douala pour se distraire en regardant une repr\u00e9sentation th\u00e9&acirc;trale, par exemple ? Naturellement au centre culturel fran&ccedil;ais ou &agrave; l&rsquo;institut Goethe. Les lieux les plus connus comme accueillant la plupart des activit\u00e9s culturelles au Cameroun. Le centre culturel camerounais qu&rsquo;on devrait citer parmi ces espaces,.au regard son financement public. A c&ocirc;t\u00e9 d&rsquo;eux, des centres culturels aux d\u00e9nominations particuli&egrave;res sont n\u00e9s, sur fonds priv\u00e9s. Le centre de cr\u00e9ation contemporain La Fabrik Laa&rsquo;Kam, le centre culturel le Petit Tam-tam, le centre culturel Afri Kolor ou le centre d&rsquo;art contemporain Africr\u00e9a, tous &agrave; Yaound\u00e9, avec quelques espaces ouverets &agrave; Douala tels Afric&rsquo;Avenir, la Maison des jeunes et des cultures et la Galerie Mam. Des espaces aux m&ecirc;mes ambitions cr\u00e9\u00e9s par des professionnels. Cependant, leurs capacit\u00e9s et leurs trajectoires ne sont pas toujours les m&ecirc;mes. <\/p>\n<p>Le centre de cr\u00e9ation contemporain La Fabrik Laa&rsquo;Kam, situ\u00e9 &agrave; Essos, un quartier populaire de Yaound\u00e9, est cr\u00e9\u00e9 en 2004 par le peintre plasticien Boudjeka Kamto. C&rsquo;est une maison d&rsquo;habitation dont la cour a \u00e9t\u00e9 transform\u00e9e en lieu de spectacle. Ici, le centre, qui fonctionne sur fonds propres de son propri\u00e9taire, offre de la peinture, la musique, le th\u00e9&acirc;tre ainsi que l&rsquo;\u00e9dition des livres. &quot; Nous organisons des ateliers de formation et de perfectionnement dans les diff\u00e9rents domaines. Nous accueillons aussi des r\u00e9sidences de cr\u00e9ation comme celle des marionnettes &quot;, confie Fon Larry Lante, le directeur artistique du centre. Pour pouvoir supporter les diff\u00e9rentes charges inh\u00e9rentes &agrave; son fonctionnement, les responsables du centre Laa&rsquo;Kam ont ouvert un caf\u00e9. Les fr\u00e9quentations, jadis limit\u00e9es aux expatri\u00e9s, se sont progressivement vari\u00e9es avec la participation des populations du quartier.<\/p>\n<p><strong>Ombres <\/strong><br \/>Au quartier Nlongkak, le cabaret &quot; Terre battue &quot;, cr\u00e9\u00e9 au d\u00e9but des ann\u00e9es 1990 par Steve Ndzana, est devenu &quot; Le Petit tam-tam &quot;, puis centre culturel du m&ecirc;me nom depuis 2002. Ce centre poss&egrave;de une salle de plus de 200 places. Outre la musique, &quot; Le Petit tam-tam &quot; a initi\u00e9 des programmes mensuels depuis le mois de juin dernier. Programmes int\u00e9grant th\u00e9&acirc;tre, danse, et cin\u00e9ma sont en sus. &quot; Nous projetons ici essentiellement des films africains. Notre support est le vid\u00e9o projecteur &quot;, pr\u00e9cise Andr\u00e9 Majors Akoa, le directeur du centre. Les caract\u00e9ristiques se rapprochent de celles du Laa&rsquo;Kam. A la seule diff\u00e9rence qu&rsquo;au Petit tam-tam, l&rsquo;on compte ouvrir bient&ocirc;t une petite biblioth&egrave;que.<\/p>\n<p>Le centre culturel Ibrahimas Afri Kolor semble le moins loti des trois centres priv\u00e9s r\u00e9pertori\u00e9s dans la capitale. Un petit b&acirc;timent en mat\u00e9riau provisoire situ\u00e9 &agrave; c&ocirc;t\u00e9 de la d\u00e9l\u00e9gation provinciale de la police du Centre (&quot; Premier arrondissement &quot;), un cadre &agrave; l&rsquo;image de l&rsquo;atelier de peinture que tient son promoteur David Ibrahim Meyopo. N\u00e9anmoins, Afri Kolor accueille des spectacles de danse, th\u00e9&acirc;tre, mode, peinture et expositions. La plupart des visiteurs sont les expatri\u00e9s et les touristes. Les autres y viennent d&rsquo;abord par curiosit\u00e9, selon le promoteur, qui dit avoir ouvert ce centre pour pallier l&rsquo;absence d&rsquo;espaces de spectacles, car selon lui, &quot; c&rsquo;est quand le centre culturel fran&ccedil;ais a un espace vide qu&rsquo;il le lib&egrave;re sa salle aux Africains &quot;.<\/p>\n<p>Tous les propri\u00e9taires ou g\u00e9rants des centres culturels &agrave; capitaux priv\u00e9s ont les m&ecirc;mes plaintes, ou presque. &quot; Ce centre ne fonctionne pas normalement, car nous n&rsquo;avons pas de moyens pour pouvoir payer les cachets aux artistes. Nous n&rsquo;avons pas le mat\u00e9riel de qualit\u00e9. Ceci, parce que nous ne sommes pas subventionn\u00e9s &quot;, se plaint Fon Larry Lante, du centre contemporain Laa&rsquo;Kam, qui ajoute que: &quot; au Burkina Faso, par exemple, chaque mairie a son centre culturel. Ce qui permet de faire concurrence au centre culturel fran&ccedil;ais &quot;. Andr\u00e9 Majors Akoa, le directeur du centre Le Petit tam-tam, reconna&icirc;t que &quot; quelques entreprises nous viennent souvent en aide &quot;. Mais, &quot; chaque fois que nous avons entam\u00e9 des d\u00e9marches pour b\u00e9n\u00e9ficier des subventions aupr&egrave;s du minist&egrave;re de la Culture, &agrave; la coop\u00e9ration fran&ccedil;aise et allemande ainsi qu&rsquo;aupr&egrave;s de certains organismes internationaux, l&rsquo;on nous a toujours demand\u00e9 comment allons-nous r\u00e9aliser les recettes &quot;, poursuit-il.<\/p>\n<p><strong>Lumi&egrave;res<\/strong><br \/>Pendant que la plupart des centres font grise mine, le centre d&rsquo;art contemporain Africr\u00e9a a fi&egrave;re allure. En y arrivant, un b&acirc;timent presque anodin au quartier Bastos. Ce centre est le Palais des Congr&egrave;s de Yaound\u00e9 en miniature. Son promoteur, Mal Njam, dit avoir investi 200 millions Fcfa depuis l&rsquo;ouverture en 1996. &quot; J&rsquo;ai voulu combler un vide constat\u00e9 d&egrave;s mon retour au Cameroun. Car, contrairement &agrave; certaines all\u00e9gations, les Camerounais sont de tr&egrave;s grands consommateurs de la culture. Ils ont beau acheter les disques pirat\u00e9s, mais, ils sortent l&rsquo;argent de leur poche. L&rsquo;offre artistique est mauvaise et ce n&rsquo;est pas leur faute &quot;, estime le directeur de Africr\u00e9a (encore en chantier), qui compte investir pendant dix et faire un retour de cet investissement d&egrave;s 2008.<\/p>\n<p>Africr\u00e9a, c&rsquo;est une galerie d&rsquo;art de plus de 500 m2, une salle de spectacle de plus de 500 places, une dizaine de studios disponibles, des boutiques, un centre documentaire, des salles de r\u00e9union et ateliers pour les cr\u00e9ations. Le centre a re&ccedil;u une subvention de 25 millions Fcfa du fonds d&rsquo;action culturelle fran&ccedil;ais en 1998. Pour vivre, il vend son expertise en mati&egrave;re d&rsquo;ing\u00e9nierie culturelle, diffusion et formation, selon Mal Njam. Ses autres sources de revenus sont notamment l&rsquo;allocation de ses infrastructures, la vente des produits, l&rsquo;\u00e9dition des catalogues, les r\u00e9sidences (regroupements d&rsquo;artistes) internationales ainsi que le design. Mal Njam dit ne rien &agrave; envier aux centres culturels &agrave; capitaux publics. &quot; Rien n&rsquo;est impossible. Il suffit d&rsquo;essayer &quot;, d\u00e9clare celui pour qui &quot; c&rsquo;est une aberration de parler de centre culturel camerounais au Cameroun. Nous attendons de l&rsquo;Etat qu&rsquo;il cr\u00e9e des mus\u00e9es, conservatoires, op\u00e9ras, des biblioth&egrave;ques, des maisons de la culture, etc. &quot; Des structures qui devraient davantage enrichir l&rsquo;espace culturel. Cependant, le secteur priv\u00e9 devra encore trouver la meilleure m\u00e9thode pour une offre culturelle loin des complaintes.<\/p>\n<p>Mutations<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les diff\u00e9rents espaces de culture disent manquer de la subvention de l&rsquo;Etat et d&rsquo;autres organismes. Justin Blaise Akono &#8211; &nbsp;Le week-end arriv\u00e9, o&ugrave; peuvent se rendre les f\u00e9rus de culture de Yaound\u00e9 ou de Douala pour se distraire en regardant une repr\u00e9sentation th\u00e9&acirc;trale, par exemple ? Naturellement au centre culturel fran&ccedil;ais ou &agrave; l&rsquo;institut Goethe. 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