{"id":220,"date":"2006-11-21T19:45:41","date_gmt":"2006-11-21T18:45:41","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-11-21T19:45:41","modified_gmt":"2006-11-21T17:45:41","slug":"220","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/220\/","title":{"rendered":"Th\u00e9\u00e2tre : Un \u00ab\u00a0vieux n\u00e8gre\u00a0\u00bb b\u00e9ninois aux Retic"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>L\u2019adaptation au th\u00e9\u00e2tre du roman de Ferdinand Oyono a \u00e9t\u00e9 jou\u00e9e vendredi dernier \u00e0 Yaound\u00e9.<br \/>\nJustin Blaise Akono  &#8211; La pi&egrave;ce &quot; Allah n&rsquo;est pas oblig\u00e9 &quot; de la compagnie ivoirienne Ymako Theatri, \u00e9tait pr\u00e9vue &agrave; l&rsquo;ouverture des rencontres th\u00e9&acirc;trales internationales du Cameroun (Retic). Malheureusement, &quot; Allah &quot; ayant \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9 d&rsquo;&ecirc;tre en retard du fait des probl&egrave;mes de transport et reprogramm\u00e9 plus tard, c&rsquo;est avec un bonheur \u00e9gal que les amoureux du th\u00e9&acirc;tre de la ville de Yaound\u00e9, d\u00e9j&agrave; inform\u00e9s le matin, se sont d\u00e9plac\u00e9s &agrave; la grande salle de l&rsquo;h&ocirc;tel Djeuga Palace pour la repr\u00e9sentation du &quot;vieux n&egrave;gre et la m\u00e9daille&quot;. Une adaptation b\u00e9ninoise du roman du Camerounais Ferdinand L\u00e9opold Oyono. Une &oelig;uvre de 1957, remise au go&ucirc;t du jour par la troupe le th\u00e9&acirc;tre Oshumar\u00e9, sur une mise en sc&egrave;ne du po&egrave;te et dramaturge Hermas.<\/p>\n<p>C&rsquo;est au lyc\u00e9e que Hermas est \u00e9pris du roman qu&rsquo;il a au programme d&rsquo;\u00e9tudes. &quot; Je voulais \u00e9crire une pi&egrave;ce qui fustige la mauvaise gestion de nos pays, quand j&rsquo;\u00e9tais au S\u00e9n\u00e9gal en 2003. C&rsquo;est alors que je me rends compte que &quot;le vieux n&egrave;gre et la m\u00e9daille&quot; convenait avec mon id\u00e9e. On est tous devenu Meka, le vieux n&egrave;gre&quot;. Il adapte alors le roman du ministre camerounais de la Culture. Il choisit de travailler avec un seul acteur sous la forme du mono th\u00e9&acirc;tre. &quot;Je voulais qu&rsquo;on appuie l&rsquo;attention sur le personnage unique qu&rsquo;est Meka. Car, les autres ne sont que des adjuvants&quot;, explique-t-il. <br \/>Trois mois et deux r\u00e9sidences ont \u00e9t\u00e9 n\u00e9cessaires pour pr\u00e9parer le spectacle dont le metteur en sc&egrave;ne et l&rsquo;acteur disent &ecirc;tre sur la voie de la perfection souhait\u00e9e. L&rsquo;acteur Gbaguidi dit vivre Meka en lui. &quot;C&rsquo;est un personnage mythique. Il a travers\u00e9 les &acirc;ges et il va continuer &agrave; le faire, car, m&ecirc;me apr&egrave;s Ferdinand L\u00e9opold Oyono, on continuera de parler de Meka&quot;, a confi\u00e9 Gbaguidi, qui r\u00e9v&egrave;le incarner trente-deux personnages &agrave; la fois dans cette pi&egrave;ce. D\u00e9j&agrave; des lauriers &agrave; l&rsquo;actif de la pi&egrave;ce, qui vient de recevoir le &quot;Touma&iuml;&quot; au Tchad et le prix de la Fraternit\u00e9 au Togo.<\/p>\n<p>Dr Etoundi Mballa du service des urgences de l&rsquo;h&ocirc;pital central de Yaound\u00e9, qui sait soigner les corps, est venu soigner son esprit. &quot; Je suis tr&egrave;s \u00e9mu de voir jouer cette pi&egrave;ce que j&rsquo;ai lue tout jeune. Je suis par ailleurs frapp\u00e9 par l&rsquo;ambiance conviviale qui r&egrave;gne au sein du public et des acteurs. Je suis devenu un mordu des Retic. J&rsquo;ai l&rsquo;impression que le public de Yaound\u00e9 n&rsquo;est pas inform\u00e9 de la qualit\u00e9 du spectacle offert &quot;, a-t-il d\u00e9clar\u00e9 &agrave; la fin du spectacle. &quot;Je suis tr&egrave;s impressionn\u00e9 par ce one man show, car je m&rsquo;attendais &agrave; une repr\u00e9sentation classique avec plusieurs acteurs&quot; indique le dramaturge Guillaume Oyono Mbia, tr&egrave;s connu pour ses &quot;Trois pr\u00e9tendants&hellip;un mari&quot;.<\/p>\n<p>Dans la salle tr&egrave;s \u00e9troite, plusieurs com\u00e9diens ont appr\u00e9ci\u00e9 le spectacle. Parmi eux, le Camerounais, Philippe Mbako. &quot;Je me suis bien diverti et cela m&rsquo;a permis de me replonger dans une &oelig;uvre et de revoir les diff\u00e9rentes techniques d&rsquo;interpr\u00e9tation ? Mais alors, quelle finesse de pouvoir ramener en quelques lignes ce gros travail romanesque. C&rsquo;est du talent et bravo au metteur en sc&egrave;ne et &agrave; l&rsquo;acteur&quot;, a dit Philippe Mbako. Par contre, Venant Mboua fait quelques reproches &agrave; cette repr\u00e9sentation : &quot;elle a fait perdre toute la substance que contient l&rsquo;&oelig;uvre de Ferdinand L\u00e9opold Oyono. Je ne pense pas que ce soit un texte qui m\u00e9rite d&rsquo;&ecirc;tre jou\u00e9 en mono th\u00e9&acirc;tre&quot;, a d\u00e9clar\u00e9 Venant Mboua. Il a pr\u00e9cis\u00e9 que &quot;Le vieux n&egrave;gre et la m\u00e9daille se d\u00e9roule &agrave; l&rsquo;int\u00e9rieur d&rsquo;une communaut\u00e9. Comment restituer cette ambiance en mono th\u00e9&acirc;tre ? C&rsquo;est certainement faisable. L&rsquo;acteur du jour l&rsquo;a fait. Mais, trop en demi teinte&quot;, a-t-il conclu. Cette pi&egrave;ce est encore programm\u00e9e cet apr&egrave;s-midi &agrave; Africr\u00e9a, et jeudi soir au Centre culturel fran&ccedil;ais de Yaound\u00e9.<\/p>\n<p>Mutations<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019adaptation au th\u00e9\u00e2tre du roman de Ferdinand Oyono a \u00e9t\u00e9 jou\u00e9e vendredi dernier \u00e0 Yaound\u00e9. Justin Blaise Akono &#8211; La pi&egrave;ce &quot; Allah n&rsquo;est pas oblig\u00e9 &quot; de la compagnie ivoirienne Ymako Theatri, \u00e9tait pr\u00e9vue &agrave; l&rsquo;ouverture des rencontres th\u00e9&acirc;trales internationales du Cameroun (Retic). Malheureusement, &quot; Allah &quot; ayant \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9 d&rsquo;&ecirc;tre en retard du [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"adace-sponsor":[],"class_list":["post-220","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry"],"acf":[],"wps_subtitle":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/220","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=220"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/220\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=220"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=220"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=220"},{"taxonomy":"adace-sponsor","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/adace-sponsor?post=220"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}