{"id":232,"date":"2006-11-30T19:36:19","date_gmt":"2006-11-30T18:36:19","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-11-30T19:36:19","modified_gmt":"2006-11-30T17:36:19","slug":"232","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/232\/","title":{"rendered":"Alphonse Tonye : Les livres sont lus dans les journaux"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Coordonnateur scientifique d\u2019un colloque sur les litt\u00e9ratures francophones, il juge la consommation des ouvrages litt\u00e9raires.<br \/>\nPropos recueillis par Jean Baptiste Ketchateng  &#8211; <strong>Vous venez de coordonner un colloque sur le th&egrave;me de la critique et de la r\u00e9ception des litt\u00e9ratures francophones. Dans l&rsquo;environnement culturel camerounais, comment peut-on observer la critique ?<\/strong><br \/>La critique d\u00e9voile au public les m\u00e9canismes de fonctionnement d&rsquo;une &oelig;uvre, cette activit\u00e9 l&agrave; se d\u00e9ploie de fa&ccedil;on dense dans notre environnement imm\u00e9diat. Elle se d\u00e9ploie davantage dans les pays francophones du nord, puisque notre colloque est dans l&rsquo;univers de la Francophonie. En v\u00e9rit\u00e9, le critique lui-m&ecirc;me est un lecteur. Mais c&rsquo;est un lecteur expert, c&rsquo;est-&agrave;-dire qu&rsquo;il a plus d&rsquo;exp\u00e9rience que le commun des lecteurs. Son r&ocirc;le est d&rsquo;emmener les autres qui sont moins comp\u00e9tents &agrave; comprendre que si tel livre est structur\u00e9 de telle ou telle fa&ccedil;on, cela pourrait signifier telle ou telle chose. <br \/>Dans notre environnement, on a remarqu\u00e9 apr&egrave;s la longue l\u00e9thargie des ann\u00e9es 1990, qu&rsquo;il y a un retour, une sorte de mise en mouvement des campus universitaires et que les critiques litt\u00e9raires font v\u00e9ritablement leur travail. &Ccedil;a fonctionne donc bien, il y a des d\u00e9bats aux centres culturels fran&ccedil;ais, &agrave; l&rsquo;universit\u00e9, il y a la Ronde des po&egrave;tes. La critique est m&ecirc;me actualis\u00e9e compte tenu des \u00e9volutions r\u00e9centes des sciences de la litt\u00e9rature et du langage. <\/p>\n<p><strong>Et que direz-vous de la r\u00e9ception des ouvrages par le public ?<\/strong><br \/>En Afrique, le volet de la r\u00e9ception est moins dense parce qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas v\u00e9ritablement un march\u00e9 de la lecture. Qui lit au Cameroun ? Qui peut se procurer une &oelig;uvre pour la lire ? Tr&egrave;s peu de gens parce que livre est un produit commercial, il est vendu et il faut pouvoir l&rsquo;acheter. Les gens lisent quelques photocopies mais ce n&rsquo;est pas cela la lecture. Je peux m&ecirc;me vous dire qu&rsquo;au d\u00e9partement de fran&ccedil;ais [de l&rsquo;universit\u00e9 de Yaound\u00e9 1] que des \u00e9tudiants de premi&egrave;re ann\u00e9e ne lisent que les &oelig;uvres qui sont au programme. Pourtant, ils devraient lire un maximum d&rsquo;&oelig;uvres pour se forger leur propre vision du monde, leur propre exp\u00e9rience de la lecture. <\/p>\n<p><strong>En parler dans un colloque signifie que l&rsquo;on pense &agrave; des solutions&hellip;<\/strong><br \/>Il y a deux volets de la r\u00e9ception. Le premier volet c&rsquo;est comment le public re&ccedil;oit les &oelig;uvres qu&rsquo;elles soient produites par des \u00e9crivains nationaux ou internationaux. Cet aspect-l&agrave; n&rsquo;est pas tr&egrave;s pr\u00e9sent. L&rsquo;autre volet, c&rsquo;est qu&rsquo;&agrave; la sortie d&rsquo;une &oelig;uvre, un journal comme le v&ocirc;tre l&rsquo;annonce dans sa page consacr\u00e9e &agrave; la culture. C&rsquo;est notoire chez nous. C&rsquo;est par la recension dans les journaux que cette r\u00e9ception l&agrave; se fait. <br \/>Au niveau universitaire, l&rsquo;\u00e9tude du comportement du lecteur par rapport &agrave; l&rsquo;&oelig;uvre qu&rsquo;il re&ccedil;oit consiste encore en un t&acirc;tonnement parce que les crit&egrave;res n&rsquo;ont pas \u00e9t\u00e9 bien d\u00e9finis auparavant. <\/p>\n<p>Mutations<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Coordonnateur scientifique d\u2019un colloque sur les litt\u00e9ratures francophones, il juge la consommation des ouvrages litt\u00e9raires. Propos recueillis par Jean Baptiste Ketchateng &#8211; Vous venez de coordonner un colloque sur le th&egrave;me de la critique et de la r\u00e9ception des litt\u00e9ratures francophones. 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