{"id":244,"date":"2006-12-07T16:16:41","date_gmt":"2006-12-07T15:16:41","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-12-07T16:16:41","modified_gmt":"2006-12-07T14:16:41","slug":"244","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/244\/","title":{"rendered":"Le quatri\u00e8me tir du sh\u00e9rif"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Le nouvel album de Thierry Fouda est une mixtion de Bikutsi et de Merengue.<br \/>\nEug\u00e8ne Dipanda  &#8211; L&rsquo;artiste enrage presque, lorsqu&rsquo;on \u00e9voque avec lui la situation actuelle de la musique camerounaise. &quot;&Ccedil;a ne va pas. L&rsquo;industrie du sexe semble prendre le dessus sur les messages didactiques. De plus en plus, les artistes camerounais optent pour la facilit\u00e9. Pour ne prendre que l&rsquo;exemple du Bikutsi, &agrave; mon avis, il n&rsquo;y a pas eu de succ&egrave;s en tant que tel depuis Nkodo Sitony. Et cela est bien dommage pour notre carte d&rsquo;identit\u00e9 culturelle&quot;, l&acirc;che-t-il, visiblement amer. Depuis pr&egrave;s de dix ans, Thierry Fouda est pourtant en plein dans le monde du show-biz, apr&egrave;s une autre d\u00e9cennie pass\u00e9e &agrave; \u00e9cumer les cabarets.<br \/>Son premier album, &quot;Akelenkongo&quot; (circoncision), commis en 1997 ; autant que les suivants, &quot;Mbalmayo&quot; (2001) et &quot;Afoulan Ntangan&quot; (en hommage &agrave; sa feue m&egrave;re), ne furent pas des succ&egrave;s retentissants. Soit. Mais, rien ne semble plus arr&ecirc;ter celui qu&rsquo;on surnomme le sh\u00e9rif sur la place parisienne, o&ugrave; il est \u00e9tabli depuis quelques ann\u00e9es.<\/p>\n<p>C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs depuis la capitale fran&ccedil;aise qu&rsquo;il a goupill\u00e9, &quot;pendant deux ans&quot;, le quatri&egrave;me album de sa carri&egrave;re. Un authentique cocktail explosif, pour rester dans le langage martial, qui comporte six titres, qui s&rsquo;\u00e9coutent d\u00e9j&agrave; dans certaines discoth&egrave;ques de Yaound\u00e9 et Douala. Arriv\u00e9 au Cameroun depuis quelques jours, Thierry Fouda entend ainsi assurer la promotion de cette &oelig;uvre musicale, qui, &agrave; la premi&egrave;re \u00e9coute, ne manque pas d&rsquo;originalit\u00e9. <br \/>Dans le fond, des titres comme &quot;Onguene Oyanguema&quot; (m&rsquo;attends-tu toujours ?) ou encore &quot;Elle et moi&quot;, devraient ravir les pr\u00e9f\u00e9rences des m\u00e9lomanes. Le premier, qui est une s\u00e9rie de questionnements sur un amour &agrave; distance, est chant\u00e9 dans un pur Bikutsi. &quot;Face &agrave; la difficult\u00e9, l&rsquo;insens\u00e9 s&rsquo;enfuit, le sage se r\u00e9jouit&hellip;&quot;, fredonne l&rsquo;artiste. Le style, dans une certaine mesure, rappelle de vieux briscard comme Messi Martin, Ange Ebogo Em\u00e9rant ou Salla Bekono, que Thierry Fouda consid&egrave;re d&rsquo;ailleurs comme ses mod&egrave;les. Quant &agrave; &quot;Elle et moi&quot;, il s&rsquo;agit d&rsquo;un amour que l&rsquo;auteur exprime &agrave; la cadence du Merengue. &quot;La magie ne peut rien face &agrave; la volont\u00e9 de Dieu&quot;, indique-t-il, pour marquer, para&icirc;t-il, sa forte croyance au destin.<\/p>\n<p><strong>Hommages <\/strong><br \/>Mais au-del&agrave; du chant, l&rsquo;album de Thierry Fouda s\u00e9duit par la qualit\u00e9 des arrangements. Ici, Tchoungui Tebate, concepteur, arrangeur et r\u00e9alisateur de l&rsquo;&oelig;uvre, fait \u00e9talage de toute sa classe aux c&ocirc;t\u00e9s des &quot;l\u00e9gionnaires de Paris&quot;. Parmi ces dinosaures des studios, on reconna&icirc;t les harmonisations de Daly Kimoko, Achilo et Olivier Tshimanga, qui ont mis leur doigt\u00e9 &agrave; contribution &agrave; travers les guitares solo et rythmique. Tanus Fo\u00e9 et Ndongo Mairy assurent les ch&oelig;urs. Une certaine Natacha Biso s&rsquo;y mue en animatrice. Un assemblage plut&ocirc;t r\u00e9ussi de sonorit\u00e9s et de textes, qui donnent, par exemple, davantage de relief &agrave; un titre comme &quot;Mbanda Eding&quot;, un langoureux Merengue que Thierry Fouda a compos\u00e9 en duo avec Tchoungui Tebate.<\/p>\n<p>Dans son nouvel album, Thierry Fouda rend par ailleurs hommage &agrave; deux de ses compatriotes, qui, de l&rsquo;avis de l&rsquo;artiste, &quot;contribuent au rayonnement du Cameroun &agrave; travers le monde&quot;. Il s&rsquo;agit du tr&egrave;s populaire footballeur Samuel Eto&rsquo;o Fils et&hellip; du pr\u00e9sident de la R\u00e9publique, Paul Biya ! Int\u00e9ress\u00e9 ? L&rsquo;artiste s&rsquo;en d\u00e9fend. Dans un ton essentiellement laudateur. &quot;Eto&rsquo;o Fils, c&rsquo;est le ma&icirc;tre &agrave; jouer, c&rsquo;est le maestro, c&rsquo;est la classe&hellip;&quot;, clame-t-il dans sa chanson. Et le chef de l&rsquo;Etat dans tout cela ? &quot;Un grand homme pour l&rsquo;Afrique. La restitution de la p\u00e9ninsule de Bakassi au Cameroun est, &agrave; mon avis, une r\u00e9ussite de plus pour le Renouveau&hellip;&quot;, indique Thierry Fouda, qui restera dans son pays jusqu&rsquo;au 2 janvier 2007, pour essayer de faire passer ses nombreux messages. Des spectacles de l&rsquo;artiste sont ainsi pr\u00e9vus, en principe, les 15 et 16 d\u00e9cembre prochains au Centre culturel Fran&ccedil;ois Villon de Yaound\u00e9. <\/p>\n<p>Mutations<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le nouvel album de Thierry Fouda est une mixtion de Bikutsi et de Merengue. 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