{"id":252,"date":"2006-12-11T13:42:15","date_gmt":"2006-12-11T12:42:15","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-12-11T13:42:15","modified_gmt":"2006-12-11T11:42:15","slug":"252","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/252\/","title":{"rendered":"Efazik : Etat des lieux de la culture \u00e0 Garoua"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>C\u2019est le r\u00eave de six jeunes artistes attir\u00e9s par le d\u00e9sir et la n\u00e9cessit\u00e9 de se r\u00e9v\u00e9ler. Cela fait six ans qu\u2019ils partagent l\u2019universalit\u00e9 de la culture et l\u2019odeur unique de l\u2019art.  &#8211; <\/p>\n<p class=\"surtitre\"><span class=\"Style3\">&ldquo; Au septentrion, la musique, l&rsquo;art en g\u00e9n\u00e9ral n&rsquo;occupent pas une place importante. Ceux qui s&rsquo;y att&egrave;lent sont bafou\u00e9s. Malgr\u00e9 tout, on se tue continuellement &agrave; la t&acirc;che, dans l&rsquo;espoir que Dieu un jour reconna&icirc;tra les siens &rdquo;. Jean Mac Kami Tao (Jack), le directeur artistique et technique, chef d&rsquo;orchestre du groupe Efazik, est amer face &agrave; l&rsquo;\u00e9tat des lieux de la culture dans le grand Nord. Pourtant depuis 2000, il a l&rsquo;envie, avec quatre de ses compagnons, de mettre sur pied un groupe de jeunes musiciens, baptis\u00e9 &ldquo; Efazik &rdquo;. En ce temps-l&agrave;, Th\u00e9r&egrave;se Assako, Jean Mac Kami Tao, Renaud Rodrigue Zeh, Samuel Anaguet et Serge C. Bekona ont en commun l&rsquo;amour de la chose artistique. R\u00e9guli&egrave;rement, ils se rencontrent dans les cabarets o&ugrave; ils partagent l&rsquo;ardent d\u00e9sir de promouvoir et de porter haut l&rsquo;\u00e9tendard de la culture camerounaise et africaine. Compos\u00e9 des mots emprunt\u00e9s &agrave; la langue bantoue, Efazik symbolise &ldquo; un don de la musique. &ldquo; Efa &rdquo; signifie &ldquo; don &rdquo; et &ldquo; Azik &rdquo; veut dire &ldquo; musique &rdquo;. <br \/>Le groupe voit le jour et se constitue &agrave; Garoua. Jusqu&rsquo;en fin 2005, il v\u00e9g&egrave;te sans r\u00e9sidence fixe avant de prendre ses quartiers dans l&rsquo;Alliance franco-camerounaise de Garoua. Il peut donc travailler de mani&egrave;re intense et multiplier ses concerts &agrave; Garoua et dans les autres villes du pays. <br \/>Le r\u00e9pertoire de ses chansons est inspir\u00e9 par des th&egrave;mes tels que la paix, la tradition, l&rsquo;\u00e9galit\u00e9, la condition humaine&hellip; Il excelle dans les rythmes comme le sah\u00e9lien, le bikutsi, le tradi-moderne, le groove, le roots &agrave; coloration bluesy et plusieurs autres cadences similaires. Au del&agrave; de l&rsquo;amour que le groupe \u00e9prouve pour la musique, ses membres affirment que &agrave; Efazik, &ldquo; on ne fait pas de la musique une distraction, mais une profession, une v\u00e9rit\u00e9, parce que l&rsquo;art est comme un canal \u00e9purateur qui laisse tout passer sauf ce qui n&rsquo;est pas art. Mais tout est art&hellip; &rdquo;. La main d&rsquo;Efazik appara&icirc;t tendue, pr&ecirc;te &agrave; recevoir. Elle est, surtout, pr&ecirc;te &agrave; donner, &agrave; faire partager son &ldquo; Efaa &rdquo;, son &ldquo; don &rdquo;. <\/p>\n<p><strong>Seul dans une r\u00e9gion o&ugrave; l&rsquo;art n&rsquo;est pas f\u00e9cond <\/strong><br \/>A \u00e9couter les jeunes artistes du groupe, la peau de chagrin de la culture dans le septentrion prend des allures d&rsquo;une trag\u00e9die de l&rsquo;absence. &ldquo; On se bat dans un univers o&ugrave; il n&rsquo;y a ni des exemples, ni des mod&egrave;les, ni des r\u00e9f\u00e9rences, ni des ma&icirc;tres&hellip; C&rsquo;est le vide dans la majorit\u00e9 des cas. En l&rsquo;absence d&rsquo;une aide didactique quelconque, nous sommes oblig\u00e9s de nous forger par nous-m&ecirc;mes &rdquo;, avoue Jean Mac Kami Tao. &ldquo; Je suis n\u00e9 ici &agrave; Garoua, j&rsquo;ai grandi ici. Il est difficile de s&rsquo;\u00e9panouir, surtout lorsqu&rsquo;on fait de la culture autrement. Le registre qui fait semblant de marcher est celui qui comporte enti&egrave;rement le parfum de la musique sah\u00e9lienne qui est en vogue ici &rdquo;, rench\u00e9rit Samuel Anaguet. Dans un contexte o&ugrave;, il n&rsquo;y a pas grand monde pour promouvoir la culture, o&ugrave; la richesse artistique n&rsquo;est pas canalis\u00e9e, o&ugrave; le fr\u00e9missement culturel est a\u00e9rien, o&ugrave; les \u00e9v&egrave;nementiels sont des rendez-vous \u00e9pars, sinon des cas isol\u00e9s, la diversit\u00e9 du septentrion est sous le boisseau. Par manque de challenge et d&rsquo;encadrement, les rares professionnels de l&rsquo;art musical, font la grosse t&ecirc;te. &ldquo; Ici au Nord, le groupe Efazik plafonne, on n&rsquo;attend rien de personne. Nous sommes les meilleurs. Mais le sommes-nous vraiment ? Apr&egrave;s la tourn\u00e9e que nous avons effectu\u00e9e, on comprend qu&rsquo;on s&rsquo;est fait beaucoup d&rsquo;illusions d&rsquo;&ecirc;tre arriv\u00e9. Or, on aimerait continuer &agrave; &ecirc;tre dans la situation du donner et du recevoir pour davantage apprendre et grandir dans de bonnes conditions. &rdquo; conclut Samuel Anaguet. <\/span>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"author\">Par Souley ONOHIOLO <br \/>Le 11-12-2006<br \/>Le Messager<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C\u2019est le r\u00eave de six jeunes artistes attir\u00e9s par le d\u00e9sir et la n\u00e9cessit\u00e9 de se r\u00e9v\u00e9ler. Cela fait six ans qu\u2019ils partagent l\u2019universalit\u00e9 de la culture et l\u2019odeur unique de l\u2019art. &#8211; &ldquo; Au septentrion, la musique, l&rsquo;art en g\u00e9n\u00e9ral n&rsquo;occupent pas une place importante. Ceux qui s&rsquo;y att&egrave;lent sont bafou\u00e9s. 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