{"id":266,"date":"2006-12-21T14:15:01","date_gmt":"2006-12-21T13:15:01","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-12-21T14:15:01","modified_gmt":"2006-12-21T12:15:01","slug":"266","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/266\/","title":{"rendered":"No\u00ebl chez les \u00ab\u00a0Nanga boko\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Jean Paul Ze Bella, l&rsquo;ancien chanteur des Zangalewa, vient de commettre un Single.<br \/>\nCathy Yogo  &#8211; Un t\u00e9l\u00e9phone portable arrach\u00e9 &agrave; un automobiliste &agrave; un feu rouge, un porte-monnaie emport\u00e9, le pare-brise d&rsquo;un v\u00e9hicule cass\u00e9 pour en extraire le lecteur radio&hellip; C&rsquo;est le quotidien des populations des grandes villes camerounaises. Ces actes de d\u00e9linquance sont en partie perp\u00e9tr\u00e9s par les enfants de la rue, des sans domicile fixe (Sdf) encore appel\u00e9s &quot;nangas bokos&quot;. Livr\u00e9s &agrave; eux-m&ecirc;mes, ces bambins sont pr&ecirc;ts &agrave; tout pour survivre. Ceci, sous le regard l&acirc;che de certains parents et de la soci\u00e9t\u00e9 tout enti&egrave;re, qui feint de ne pas voir le spectacle malheureux, qui se d\u00e9roule pourtant sous ses yeux.<\/p>\n<p>Dans son single sorti en novembre 2006, Jean Paul Ze Bella a donc choisi de s&rsquo;int\u00e9resser &agrave; la situation de ces marginaux. Dans chaque version (anglaise, fran&ccedil;aise et instrumentale) du produit qui s&rsquo;intitule &quot;Les enfants de la rue. Avez-vous cherch\u00e9 &agrave; savoir pourquoi ?&quot;, comme dans une litanie o&ugrave; leurs peines n&rsquo;ont que ses mots pour les dire, il d\u00e9roule leurs souffrances. L&rsquo;ancien soci\u00e9taire des Zangalewa interpelle donc la soci\u00e9t\u00e9, qui condamne ces enfants. Alors qu&rsquo;elle est responsable de leur situation. Il d\u00e9nonce les affres qu&rsquo;ils subissent avec des mots bien choisis. Faisant m&ecirc;me de la rime &agrave; certains moments. &quot; Un corps sans corps viol\u00e9 sans un d\u00e9cor&quot;; &quot;Une vie sans go&ucirc;ts dans les \u00e9gouts ou sous les verrous&quot;; &quot; La diff\u00e9rence de sens ils ne connaissent pas &quot;, &quot;Ces enfants sans loi, sans foi, ni droit, n&rsquo;ont jamais dit papa&quot;. En somme, pour le chanteur, ces milliers d&rsquo;enfants abandonn\u00e9s dans la rue cr&egrave;vent chaque jour par d\u00e9faut d&rsquo;assistance, par d\u00e9faut d&rsquo;autorit\u00e9 parentale&hellip;<\/p>\n<p>En plus de sa version fran&ccedil;aise, la version anglaise du single est interpr\u00e9t\u00e9e par Janice Tutu, la jeune chanteuse du groupe Korongo Jam. Avec sa voix suave, elle donne davantage du poids &agrave; ce produit gr&acirc;ce auquel le chanteur esp&egrave;re faire changer le quotidien des enfants de la rue. Au studio So-Mah, o&ugrave; il a lui-m&ecirc;me fait ses arrangements, il s&rsquo;est fait aider par des musiciens comme George Essono &agrave; la programmation, Mevio &agrave; la guitare solo, Viviane Etienne au lead vocal et Christo Mpuli &agrave; l&rsquo;arrangement.<br \/>Le dernier produit de Jean Paul Ze Bella rappelle par ailleurs le rythme de Pascal Obispo. Un air quelque peu entra&icirc;nant, que les m\u00e9lomanes ne devront pas tarder &agrave; adopter. On constate toutefois que ces derni&egrave;res ann\u00e9es, Ze Bella est sorti du r\u00e9pertoire musical dans lequel le public camerounais l&rsquo;a connu. Ce m\u00e9lange de High-life, de makossa, de bikutsi et de Rythm and Blues. Mais la couleur de sa voix et son timbre restent envo&ucirc;tants, renvoyant les fans &agrave; cette \u00e9poque o&ugrave; les Zangalewa, militaires pour la plupart, firent irruption sur la sc&egrave;ne musicale camerounaise. Ce cendredi, 22 d\u00e9cembre, Ze Bella est en spectacle au Palais des congr&egrave;s de Yaound\u00e9. Probablement, le plus beau cadeau de No&euml;l des enfants de la rue.<\/p>\n<p>Mutations<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Jean Paul Ze Bella, l&rsquo;ancien chanteur des Zangalewa, vient de commettre un Single. Cathy Yogo &#8211; Un t\u00e9l\u00e9phone portable arrach\u00e9 &agrave; un automobiliste &agrave; un feu rouge, un porte-monnaie emport\u00e9, le pare-brise d&rsquo;un v\u00e9hicule cass\u00e9 pour en extraire le lecteur radio&hellip; C&rsquo;est le quotidien des populations des grandes villes camerounaises. 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