{"id":280,"date":"2007-01-19T14:37:06","date_gmt":"2007-01-19T13:37:06","guid":{"rendered":""},"modified":"2007-01-19T14:37:06","modified_gmt":"2007-01-19T12:37:06","slug":"280","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/280\/","title":{"rendered":"Didier Schaub : Il faut restituer aux populations l&rsquo;histoire de leur ville"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Le directeur artistique de Doual&rsquo;art parle de l&rsquo;implantation des arches \u00e0 Douala. <br \/>\nPropos recueillis par Dippah Kayesse  &#8211; <\/p>\n<table height=\"100%\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\" width=\"100%\" border=\"0\">\n<tr height=\"100%\" width=\"100%\">\n<td valign=\"top\" width=\"100%\" height=\"250\">&nbsp;<strong>Depuis quelque temps, Doual&rsquo;art, votre centre d&rsquo;arts contemporains, implante des arches &agrave; Bonanjo, quartier administratif de Douala. Qu&rsquo;est-ce qui explique ce d\u00e9ploiement ?<\/strong><br \/>Il s&rsquo;agit d&rsquo;un programme que nous appelons &quot;Douala, ville d&rsquo;art et d&rsquo;histoire&quot;, un projet sur lequel nous travaillons depuis pratiquement deux ans. Le projet consiste &agrave; baliser une trentaine de sites historiques visibles &agrave; Douala et &agrave; relater la petite histoire de ces sites &agrave; travers des textes. Ces sites se recrutent parmi les b&acirc;timents, les monuments et m&ecirc;me les arbres. Bref tout ce qui a contribu\u00e9 &agrave; \u00e9crire l&rsquo;histoire de la ville. Aujourd&rsquo;hui, nous avons presque termin\u00e9 la premi&egrave;re phase avec l&rsquo;implantation de douze arches &agrave; Bonanjo. Lequel quartier compte une forte concentration des traces du pass\u00e9. Les dix-huit autres arches seront plac\u00e9es ailleurs c&rsquo;est-&agrave;-dire &agrave; Akwa, Deido, Bonab\u00e9ri, New-Bell. A Bonendal\u00e9 aussi, n&rsquo;oublions pas que cette banlieue de Douala a \u00e9t\u00e9 un des premiers sites de d\u00e9barquement des \u00e9trangers &agrave; Douala. Lesquels \u00e9trangers y ont laiss\u00e9 des traces durables en ma&ccedil;onnerie. <\/p>\n<p><strong>Pourrez- vous nous faire la description d&rsquo;une arche?<\/strong><br \/>L&rsquo;id\u00e9e a \u00e9t\u00e9 de construire ces arches en mat\u00e9riaux localement disponibles, afin de ne pas &ecirc;tre ind\u00e9pendant d&rsquo;une quelconque importation. L&rsquo;ache en question comprend deux parties essentielles. La partie tubulaire est constitu\u00e9e d&rsquo;une longue barre de fer ayant subi un traitement de surface afin de la prot\u00e9ger contre la corrosion. Une fois implant\u00e9, ce tube prend la forme de la lettre &quot;N&quot;. L&rsquo;autre partie qui porte le texte est r\u00e9alis\u00e9e en flexi-glace de deux feuilles au milieu desquelles un film imprim\u00e9 de textes en fran&ccedil;ais et en anglais soutenus par des photographies est ins\u00e9r\u00e9. Ces textes sont lisibles &agrave; partir d&rsquo;un m&egrave;tre et demi du sol.<\/p>\n<p><strong>D&rsquo;o&ugrave; est venue l&rsquo;id\u00e9e de concevoir un tel projet?<\/strong><br \/>Nous sommes partis d&rsquo;un constat, la menace de disparition qui p&egrave;se sur le patrimoine b&acirc;ti de la ville de Douala. Il est donc question, d&rsquo;une part, de r\u00e9v\u00e9ler aux populations locales et \u00e9trang&egrave;res la riche histoire de Douala ; et, d&rsquo;autre part, de constituer un plaidoyer pour la conservation du patrimoine ancien. D&rsquo;une mani&egrave;re ou d&rsquo;une autre, il s&rsquo;agit d&rsquo;inciter les pouvoirs publics &agrave; s&rsquo;attaquer aux restaurations r\u00e9guli&egrave;res de ces monuments, t\u00e9moins de l&rsquo;histoire. En terme d&rsquo;autorisation, le projet est pass\u00e9 telle une lettre &agrave; la poste &agrave; la Communaut\u00e9 urbaine de Douala (Cud), marraine de l&rsquo;op\u00e9ration. Les douze arches sont pos\u00e9es &agrave; Bonanjo, mais seulement sept d&rsquo;entres elles portent des textes pour l&rsquo;instant. On observe avec beaucoup de plaisirs l&rsquo;engouement des populations &agrave; d\u00e9couvrir ces textes qui retracent une partie de l&rsquo;histoire de la ville. En somme, ce projet r\u00e9pond &agrave; une grande attente et s&rsquo;inscrit dans le cadre d&rsquo;un vaste \u00e9v\u00e9nement baptis\u00e9 le Sud [Salon urbain de Douala], qui aura lieu en d\u00e9cembre 2007. <\/p>\n<p><strong>Peut-on avoir une id\u00e9e des principaux partenaires de ce projet?<\/strong><br \/>Pour donner corps &agrave; ce projet, nous nous sommes rapproch\u00e9s de deux partenaires allemands, nos principaux financiers, la R\u00e9union des Eglises \u00e9vang\u00e9liques allemandes et l&rsquo;ambassade d&rsquo;Allemagne &agrave; Yaound\u00e9. C&rsquo;est tout naturellement, en effet, que les Allemands se sont montr\u00e9s int\u00e9ress\u00e9s. N&rsquo;oublions pas que le patrimoine en question reste le fruit de leur pr\u00e9sence au Cameroun. Une fois les financements trouv\u00e9s, Sandrine Dole, une designer fran&ccedil;aise, a imagin\u00e9 la construction des arches. Blaise Ndjehoya et Lionel Manga, eux, ont respectivement assur\u00e9 le cot\u00e9 historique et textuel. En ce moment, nous sommes encore en n\u00e9gociations avec Aes Sonel pour l&rsquo;\u00e9clairage des trente arches et des trente sites en question, dans la nuit.<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td height=\"1\">\n<div \/><\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le directeur artistique de Doual&rsquo;art parle de l&rsquo;implantation des arches \u00e0 Douala. Propos recueillis par Dippah Kayesse &#8211; &nbsp;Depuis quelque temps, Doual&rsquo;art, votre centre d&rsquo;arts contemporains, implante des arches &agrave; Bonanjo, quartier administratif de Douala. 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