{"id":290,"date":"2007-02-15T04:25:20","date_gmt":"2007-02-15T03:25:20","guid":{"rendered":""},"modified":"2007-02-15T04:25:20","modified_gmt":"2007-02-15T02:25:20","slug":"290","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/290\/","title":{"rendered":"R\u00e9sidences culturelles : La formation \u00e0 la camerounaise"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Les initiateurs aux fortunes diverses pensent ainsi combler l&rsquo;absence des \u00e9coles d&rsquo;art. <br \/>\nJustin Blaise Akono  &#8211; <\/p>\n<p>Une r\u00e9sidence culturelle, selon les sp\u00e9cialistes, est un lieu qui accueille des artistes en un lieu pr\u00e9cis, dans le cadre d&rsquo;une cr\u00e9ation. Notamment des cr\u00e9ations de spectacles de danse, des montages de pi&egrave;ces th\u00e9&acirc;trales, des \u00e9critures, de la peinture et bien d&rsquo;autres domaines artistiques. &quot; Cela veut dire qu&rsquo;on est coup\u00e9 du reste du monde afin d&rsquo;&ecirc;tre concentr\u00e9 sur un sujet donn\u00e9 &quot;, pour reprendre Mal Njam, le directeur du centre des arts contemporains Africr\u00e9a de Yaound\u00e9. <br \/>Pour lui, il y a trois types de r\u00e9sidences : la cr\u00e9ation, la formation et l&rsquo;\u00e9tude. La r\u00e9sidence d&rsquo;\u00e9tudes permet de v\u00e9rifier un certains nombre de techniques chez les r\u00e9sidents, qui ma&icirc;trisent, bien s&ucirc;r, le sujet. Ainsi, &quot;nous tous connaissons l&rsquo;Assiko et voulons l&rsquo;\u00e9tudier en fonction de nos pr\u00e9occupation : Jazz, art contemporain, mus\u00e9e, etc &quot;, explique Mal Njam. Quant &agrave; la r\u00e9sidence de cr\u00e9ation (la plus pratiqu\u00e9e chez les com\u00e9diens et les \u00e9crivains), les artistes se regroupent pour travailler ensemble, vivre ensemble et produire une &oelig;uvre &agrave; la fin. Un artiste peut aussi &ecirc;tre seul en r\u00e9sidence. <\/p>\n<p>G\u00e9n\u00e9ralement les peintres. Contrairement aux deux premiers types dont la relation entre les r\u00e9sidents est horizontale, la r\u00e9sidence de formation, selon lui permet de transmettre le savoir. Ici, la relation est verticale.<br \/>Le directeur d&rsquo;Africr\u00e9a indique que le probl&egrave;me d&rsquo;espace ne se pose pas. &quot; Le plus important r\u00e9side dans le contenu, l&rsquo;id\u00e9al \u00e9tant que les r\u00e9sidents se retrouvent au m&ecirc;me endroit&quot;, dit-il. Jean Pierre Bebe, le promoteur des r\u00e9sidences musicales, qui ont cours en ce moment &agrave; Yaound\u00e9, le soutient dans cet argumentaire : &quot; Les producteurs culturels, metteurs en sc&egrave;ne ou chefs d&rsquo;orchestre, peuvent organiser des r\u00e9sidences sur un th&egrave;me pr\u00e9cis. D&egrave;s lors, ils peuvent trouver un espace&quot;. Ainsi, les h&ocirc;tels, les auberges, les centres culturels, les cabarets et autres lieux pouvant disposer du mat\u00e9riel ad\u00e9quat pour une r\u00e9sidence sont sollicit\u00e9s. Les r\u00e9sidences musicales en sont une illustration. Elles sont bas\u00e9es &agrave; l&rsquo;espace Oyenga. Mais, les travaux se d\u00e9roulent &agrave; plusieurs endroits. <\/p>\n<p>Les lieux les plus connus dans la ville de Yaound\u00e9 sont le centre des arts contemporains Africr\u00e9a, qui accueille g\u00e9n\u00e9ralement des \u00e9trangers, l&rsquo;espace Mamba Chaka de l&rsquo;association Sc&egrave;ne d&rsquo;\u00e9b&egrave;ne, dont Tony Mefe est le directeur, s&rsquo;int\u00e9resse &agrave; plusieurs domaines de l&rsquo;art, ainsi que l&rsquo;espace de l&rsquo;association Meka, de la nouvelle pr\u00e9sidente du conseil d&rsquo;administration (Pca) de la soci\u00e9t\u00e9 civile des droits d&rsquo;auteurs de la litt\u00e9rature et des arts dramatiques (Sociladra). Quelques noms \u00e9galement, bien connus, sont r\u00e9put\u00e9s dans l&rsquo;organisation de r\u00e9sidences : Edwige Ntongon, de regrett\u00e9e m\u00e9moire, pour les r\u00e9sidences d&rsquo;\u00e9criture, Alabado Th\u00e9&acirc;tre et la compagnie Bena Zingui pour le th\u00e9&acirc;tre.<\/p>\n<p><strong>Expertise<\/strong> <br \/>Le credo chez les organisateurs des r\u00e9sidences est d&rsquo; &quot;accompagner les artistes vers l&rsquo;excellence, leur donner des outils, qui leur permettront de travailler, voire parfaire leurs &oelig;uvres. Il s&rsquo;agit notamment de ceux qui veulent faire carri&egrave;re dans le m\u00e9tier&quot;, affirme Jean Pierre Bebe, qui indique que, dans le cadre de la musique, les r\u00e9sidents re&ccedil;oivent par ailleurs des notions en mati&egrave;re de droits d&rsquo;auteur, de contrats et de management. Pour Marie Germaine Ndzi\u00e9 de l&rsquo;association Meka, &quot; les r\u00e9sidences naissent du besoin d&rsquo;impulser la cr\u00e9ation, car il n&rsquo;y a pas d&rsquo;\u00e9cole de danse contemporaine au Cameroun &quot;. &quot; Elles proc&egrave;dent de la formation et de la cr\u00e9ation &agrave; travers les \u00e9changes d&rsquo;exp\u00e9riences, le d\u00e9veloppement de l&rsquo;expertise Sud-Sud et la mutualisation des projets &quot;, ajoute Elise Mballa Meka, la pr\u00e9sidente de l&rsquo;association et promotrice du festival de danse contemporaine Abok I Ngoma. <\/p>\n<p>Les r\u00e9sidences, diff\u00e9rentes des ateliers de formation, font g\u00e9n\u00e9ralement intervenir, pour des dur\u00e9es relativement longues, des experts occidentaux, des Camerounais de la diaspora ou des locaux. Ce, avec des fortunes diverses. Francis Kingu\u00e9 de l&rsquo;orchestre national et Ted Moukoulou, sp\u00e9cialistes du jazz, donnent un coup de main aux r\u00e9sidences musicales. Le metteur en sc&egrave;ne centrafricain Vincent Mamba Chaka est aux c&ocirc;t\u00e9s de Sc&egrave;ne d&rsquo;\u00e9b&egrave;ne. Gr&acirc;ce &agrave; l&rsquo;apport financier des partenaires tels que la coop\u00e9ration fran&ccedil;aise, l&rsquo;association Meka, qui a fait de ses r\u00e9sidences des rendez-vous sous r\u00e9gionaux, b\u00e9n\u00e9ficie r\u00e9guli&egrave;rement de l&rsquo;expertise des sp\u00e9cialistes occidentaux pour la formation des jeunes danseurs. <\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9vocation des gains sur les r\u00e9sidences n&rsquo;est pas toujours tr&egrave;s bien accueillie. Les organisateurs ou ceux qui accordent leurs espaces se d\u00e9robent quasiment, tant les infrastructures, le mat\u00e9riel et les fr\u00e9quences ne satisfont pas toujours les uns et les autres. A Africr\u00e9a, par exemple, il existe trois types de r\u00e9sidences. Notamment, celles initi\u00e9es par la &quot; maison &quot;. Il peut s&rsquo;agir des r\u00e9sidences internes ou externes (pendant lesquels les artistes vivent hors du centre). D&egrave;s lors, les artistes, accueillis gratuitement, partagent les fruits de la cr\u00e9ation avec le centre. <\/p>\n<p><strong>Retomb\u00e9es<\/strong><br \/>Les r\u00e9sidences sollicit\u00e9es par les artistes &agrave; la recherche du calme et d&rsquo;un espace fonctionnel et appropri\u00e9 pour le travail sont pay\u00e9es selon la dur\u00e9e et les besoins. Le dernier type concerne les r\u00e9sidences initi\u00e9es par de grandes organisations. Ici, les gains sont plus importants et se d\u00e9clinent en billets d&rsquo;avions et perdiems. M&ecirc;me si le responsable du centre ne veut pas se prononcer sur le sujet : W\u00e9r\u00e9 W\u00e9r\u00e9 Liking et trente de ses artistes viennent passer un mois ; le guitariste congolais (Rdc) Jos\u00e9 Lenga, un an ; l&rsquo;Am\u00e9ricain Denis Rathnaw, pour ses recherches sur le Bikutsi, 13 mois, etc. &quot; Le premier gain est de permettre aux artistes de ne plus improviser, de tendre vers la professionnalisation dans le domaine &quot;, rapporte Mal Njam, qui pense que les r\u00e9sidences participent aussi du d\u00e9veloppement touristique du pays. <\/p>\n<p>Mais, telles que d\u00e9finies, les r\u00e9sidences concernent g\u00e9n\u00e9ralement des cr\u00e9ations. Par cons\u00e9quent, des r\u00e9sultats. Les r\u00e9sidences &agrave; l&rsquo;espace Mamba Chaka de Tony Mefe ont d\u00e9bouch\u00e9 l&rsquo;ann\u00e9e derni&egrave;re sur deux pi&egrave;ces : Le proc&egrave;s de l&rsquo;oreille rouge avec les B\u00e9ninois, Congolais et Camerounais ainsi que Le jeu de la vengeance avec des hommes de th\u00e9&acirc;tre camerounais. &quot; En chor\u00e9graphie, la plupart des r\u00e9sidences de formation d\u00e9bouchent sur des cr\u00e9ations &quot;, indique Marie Germaine Ndzi\u00e9 de l&rsquo;association Meka. Jean Pierre Bebe, le promoteur des r\u00e9sidences musicales confie qu&rsquo;un spectacle est organis\u00e9 au Centre culturel fran&ccedil;ais de Yaound\u00e9 &agrave; la fin de chaque trimestre. D&rsquo;ailleurs, ses &quot; r\u00e9sidents &quot; pr\u00e9parent des productions pour la f&ecirc;te de la jeunesse, ainsi que pour la lutte contre le Sida. Ce dans des conditions difficiles.<\/p>\n<p>&quot; Un travail de fond est fait. Mais, les sponsors ne suivent pas. Ils ne sont pas r\u00e9ceptifs &quot;, se plaint Jean Pierre Bebe, qui dit avoir r\u00e9v\u00e9l\u00e9 le groupe Macase. Pour Mal Jam, &quot; ce sont les ressources humaines qui manquent, principalement la qualit\u00e9 d&rsquo;accueil &quot;. Elise Mballa Meka reconna&icirc;t que &quot; ce n&rsquo;est pas facile. Il faut trouver des financements pour la r\u00e9mun\u00e9ration des artistes, encadreurs ainsi que la diffusion, et s&rsquo;accommoder aux diff\u00e9rents calendriers &quot;. Pour essayer d&rsquo;aider les artistes du Sud, les Occidentaux ont mis en place des m\u00e9canismes tels que les &quot; visas pour la cr\u00e9ation &quot; et &quot; Ateliers du monde &quot;. <\/p>\n<p>Un programme de r\u00e9sidences ouvert &agrave; des artistes africains qui r\u00e9sident en Afrique et qui souhaitent s&rsquo;engager dans un travail de recherche et\/ou de cr\u00e9ation dans un autre pays africain ou en France. Dix bourses de r\u00e9sidences sont attribu\u00e9es chaque ann\u00e9e par un comit\u00e9 d&rsquo;experts (dur\u00e9e de la bourse de 3 &agrave; 6 mois, tous domaines artistiques confondus). En m&ecirc;me temps qu&rsquo;ils prennent part aux r\u00e9sidences organis\u00e9es sur place, de nombreux artistes camerounais prennent part &agrave; des r\u00e9sidences &agrave; l&rsquo;\u00e9tranger. <\/p>\n<p>Mutations<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les initiateurs aux fortunes diverses pensent ainsi combler l&rsquo;absence des \u00e9coles d&rsquo;art. Justin Blaise Akono &#8211; Une r\u00e9sidence culturelle, selon les sp\u00e9cialistes, est un lieu qui accueille des artistes en un lieu pr\u00e9cis, dans le cadre d&rsquo;une cr\u00e9ation. 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