{"id":3059,"date":"2009-05-08T17:01:06","date_gmt":"2009-05-08T15:01:06","guid":{"rendered":""},"modified":"2009-05-08T17:01:06","modified_gmt":"2009-05-08T15:01:06","slug":"3059","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/3059\/","title":{"rendered":"Maroua : M\u00e9t\u00e9o morose apr\u00e8s le Fenac 2008"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Les infrastructures construites pour cet \u00e9v\u00e9nement ont \u00e9t\u00e9 pill\u00e9es et abandonn\u00e9es dans la nature. &#8211; <\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> <\/p>\n<p>Apr&egrave;s le faste et la solennit&eacute; qui ont envelopp&eacute; la 7&egrave;me &eacute;dition du Festival national des arts et de la culture (Fenac) 2008 dans la ville de Maroua, c&rsquo;est un d&eacute;cor d&eacute;solant qui accueille le visiteur du stade municipal Lamido Yaya Da&iuml;rou. Outre les &oelig;uvres des peintres qui surplombent la fa&ccedil;ade principale, tout ou presque dans l&rsquo;enceinte de cette structure majeure de la capitale de l&rsquo;Extr&ecirc;me-Nord ne rappelle point l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement d&rsquo;il y a quelques mois. Sauf peut-&ecirc;tre ces amas de pierre et les cases en obus des Musgums qui sont rest&eacute;s de l&rsquo;imposant village architectural qui avait pris corps pour d&eacute;rouler l&rsquo;important patrimoine culturel du Cameroun.<\/p>\n<p>Des mottes de pierres englu&eacute;es dans la terre rappellent ici et l&agrave; les cases kotokos aux rayures sur les murs, les r&eacute;sidences bamil&eacute;k&eacute;s, des peuples des Monts Mandara&hellip; Dans cet environnement, aucune paille n&rsquo;est visible, les planches et autres morceaux de bois qui ont servi &agrave; la construction des cases ont aussi disparu. Les responsables du stade municipal confient qu&rsquo;&quot;apr&egrave;s le Fenac 2008, le village architectural a &eacute;t&eacute; victime des actes de vandalisme de la part des populations. Parce que comme vous pouvez le constater, le Stade ne dispose pas de gardien.&quot; Ils indiquent par ailleurs des pans du stade qui se d&eacute;gradent progressivement et qui facilitent aux vandales l&rsquo;entr&eacute;e et la sortie du domaine.<\/p>\n<p>Sur l&rsquo;absence de dispositions prises par le minist&egrave;re de la Culture (Mincult) pour assurer la p&eacute;rennit&eacute; des investissements, Oumarou Mana Madi, d&eacute;l&eacute;gu&eacute; r&eacute;gional de la Culture pour l&rsquo;Extr&ecirc;me-Nord explique que &quot;ce n&rsquo;est pas le Minist&egrave;re de la culture qui g&egrave;re le stade. Nous avions cru que ce village serait une vitrine dans la ville et donc participerait &agrave; embellir notre environnement. H&eacute;las des vandales sans scrupule sont pass&eacute;s par l&agrave; pour avoir une planche, une feuille de paille. Une structure de gestion aurait peut-&ecirc;tre permis de parer &agrave; ce probl&egrave;me qui nous d&eacute;sole tous.&quot;<\/p>\n<p>Une d&eacute;solation d&rsquo;autant plus grande que le monument d&rsquo;Ibba Sangu&eacute; &eacute;rig&eacute; par le Mincult est sous la menace d&rsquo;une obstruction quant &agrave; son champ de visibilit&eacute;. Un particulier titulaire d&rsquo;un titre foncier &eacute;rige en ce moment une maison d&rsquo;habitation &agrave; pr&egrave;s de six m&egrave;tres du monument, avec curieusement l&rsquo;aval de la municipalit&eacute; cens&eacute;e int&eacute;grer ce patrimoine dans son portefeuille. M&ecirc;me si le d&eacute;l&eacute;gu&eacute; r&eacute;gional confesse que &quot;le terrain appartenait &agrave; un particulier au moment de sa mise &agrave; notre disposition. Le monument est une propri&eacute;t&eacute; de la ville et on sait qui g&egrave;re la ville. C&rsquo;est vrai que les travaux ne sont pas encore achev&eacute;s parce qu&rsquo;il &eacute;tait pr&eacute;vu des grilles, des marches et des poses de marbres.&quot;<\/p>\n<p><strong>Triste fin<\/strong><br \/>Des travaux qui visiblement ne commenceront pas de si t&ocirc;t. Un peu comme ceux de la Maison de la culture que la ministre Ama Tutu Muna annon&ccedil;ait pour l&rsquo;ann&eacute;e 2009. En compulsant le budget d&rsquo;investissement de la r&eacute;gion pour le compte de cette ann&eacute;e budg&eacute;taire, aucune ligne budg&eacute;taire n&rsquo;a &eacute;t&eacute; consacr&eacute;e &agrave; ce pool qui devrait comprendre selon les plans qui avaient &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute;, la maison de la culture de Maroua, un village culturel et les locaux de la d&eacute;l&eacute;gation r&eacute;gionale de la Culture de l&rsquo;Extr&ecirc;me-Nord. Ce complexe qui comprendra des salles polyvalentes et des vitrines d&rsquo;expositions devrait s&rsquo;&eacute;taler sur pr&egrave;s de 12 ha. Seulement, le Mincult n&rsquo;a re&ccedil;u que 8533 m2 du lotissement fait sur le domaine priv&eacute; de l&rsquo;Etat jusqu&rsquo;ici. L&rsquo;inauguration faite tambour battant sur le site n&rsquo;a donc &eacute;t&eacute; que fumisterie, la parcelle pr&eacute;alablement pr&eacute;sent&eacute;e &eacute;tant destin&eacute;e &agrave; quatre minist&egrave;res que sont le Minresi, le Minjeun, le Minville et le Mincult.<\/p>\n<p>Sur la question, Oumarou Mana Madi se veut rassurant. &quot;Madame le ministre a int&eacute;gr&eacute; dans le budget 2009 des cr&eacute;dits d&rsquo;investissement pour la s&eacute;curisation du site qui doit abriter la maison de la culture. Quinze millions ont ainsi &eacute;t&eacute; accord&eacute;s &agrave; l&rsquo;Extr&ecirc;me-Nord pour ce faire et l&rsquo;avis d&rsquo;appel d&rsquo;offres est en cours. Comme il s&rsquo;agit d&rsquo;un programme qui concerne quatre r&eacute;gions, elles devront avoir l&rsquo;ann&eacute;e prochaine (donc en 2010) selon le v&oelig;u de Madame le ministre, leur Maison de la culture.&quot; Un v&oelig;u qui attend d&rsquo;&ecirc;tre mat&eacute;rialis&eacute;, mais que les pr&eacute;mices ne permettent pas encore d&rsquo;entrevoir une embellie &eacute;vidente pour le secteur de la culture.<\/p>\n<p>Surtout que le mat&eacute;riel r&eacute;cup&eacute;r&eacute; des nombreux stands et autres activit&eacute;s li&eacute;es au Fenac 2008 ont aliment&eacute; les conversations. Les nombreuses planches entrepos&eacute;es au lendemain du Fenac dans l&rsquo;enceinte de la communaut&eacute; urbaine de Maroua (Cum) ont &eacute;t&eacute; &quot;reform&eacute;es&quot; par les soins des services des domaines. Alors m&ecirc;me qu&rsquo;au cours de sa conf&eacute;rence de presse pendant le Fenac, Ama Tutu Muna avait annonc&eacute; la demande ardente de la Cum et de la Commune de Maroua 1er pour la fabrication des tables bancs. Le souci du gouverneur Ahmadou Tidjani formul&eacute; dans ce sens n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; pris en compte. Pour ce qui est des matelas, 300 ont &eacute;t&eacute; vendus aux particuliers pendant que 200 ont &eacute;t&eacute; mis &agrave; la disposition de la d&eacute;l&eacute;gation des Domaines pour l&rsquo;organisation des &eacute;v&egrave;nements dans la ville. Une triste fin en somme pour un &eacute;v&egrave;nement qu&rsquo;on disait ancr&eacute;e dans la dur&eacute;e pour ces populations qui ont su apporter la chaleur n&eacute;cessaire aux artistes qui s&rsquo;&eacute;taient mobilis&eacute;s pour c&eacute;l&eacute;brer la culture Camerounaise. On ne devrait donc plus se douter de ce qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;avenir des structures p&eacute;rennes soient mises en place pour assurer la promotion de la culture apr&egrave;s des manifestations de l&rsquo;envergure du Fenac.<\/p>\n<p><em>Dieudonn&eacute; Ga&iuml;ba&iuml;<\/em> <\/span>  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les infrastructures construites pour cet \u00e9v\u00e9nement ont \u00e9t\u00e9 pill\u00e9es et abandonn\u00e9es dans la nature. &#8211; Apr&egrave;s le faste et la solennit&eacute; qui ont envelopp&eacute; la 7&egrave;me &eacute;dition du Festival national des arts et de la culture (Fenac) 2008 dans la ville de Maroua, c&rsquo;est un d&eacute;cor d&eacute;solant qui accueille le visiteur du stade municipal Lamido [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":140,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"adace-sponsor":[],"class_list":["post-3059","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry"],"acf":[],"wps_subtitle":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3059","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/140"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3059"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3059\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3059"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3059"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3059"},{"taxonomy":"adace-sponsor","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/adace-sponsor?post=3059"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}