{"id":3072,"date":"2009-05-14T10:33:03","date_gmt":"2009-05-14T08:33:03","guid":{"rendered":""},"modified":"2009-05-14T10:33:03","modified_gmt":"2009-05-14T08:33:03","slug":"3072","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/3072\/","title":{"rendered":"X-Maleya : De l&rsquo;ambiance \u00e0 la voix m\u00e9lancolique"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Le trio multiracial du hiphop camerounais vient de produire un disque \u00e9ponyme pour sa deuxi\u00e8me sortie. &#8211; <\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> <\/p>\n<p>Il est des musiques dont la popularit&eacute; future se mesure &agrave; la facilit&eacute; que nombre de personnes les miment ais&eacute;ment. C&rsquo;est le cas d&rsquo;une chanson qui passe depuis deux mois sur les ondes des diff&eacute;rentes radios urbaines de Yaound&eacute; et Douala, et que les grandes personnes et les plus jeunes chantent &agrave; longueur de journ&eacute;e : &quot;Y&eacute;l&eacute;l&eacute;&quot;. Le premier titre du nouvel album du groupe de musique urbaine camerounais, le trio X-Maleya, mi Bassa, mi fran&ccedil;ais appelle &agrave; la f&ecirc;te, &quot;&agrave; danser le makossa, le bikutsi, l&rsquo;assiko&quot;. Un m&eacute;lange de Makossa et de Hiphop. Les auteurs interpellent la jeunesse &agrave; consommer local. &quot;Nous ne sommes pas Am&eacute;ricains, mais Camerounais. Il faut aimer ce qu&rsquo;on est. Il faut proposer quelque chose au rendez-vous du donner et du recevoir&quot;, professe Fran&ccedil;ois Roger Samnig Tang, l&rsquo;un des chanteurs du groupe, qui semble donner une cinglante r&eacute;ponse &agrave; ceux qui accusaient d&eacute;j&agrave; X-Maleya dans leur premier album de ne pas faire du Hiphop originel pour avoir introduit des sonorit&eacute;s de la for&ecirc;t dans leur musique.<\/p>\n<p>Dix chansons teint&eacute;es de m&eacute;lancolie, souvent au rythme de R&rsquo;n&rsquo;B (rock and blues). Tant les th&egrave;mes influenc&eacute;s par le message g&eacute;n&eacute;rique qui est celui de l&rsquo;Espoir (Honba) semblent s&rsquo;associer &agrave; la voix des chanteurs. L&rsquo;espoir que &quot;tout ira mieux&quot;, les souffrances dans &quot;Ndolo&quot; et m&ecirc;me la batterie forte et enlev&eacute;e de &quot;Hand&rsquo;s up&quot; ou la &quot;Beaut&eacute; africaine&quot; qui exalte en Fran&ccedil;ais, en Anglais et en Ewondo la femme du continent noir poussent plut&ocirc;t &agrave; l&rsquo;&eacute;coute. Le fa&icirc;te de la nostalgie est atteint avec la reprise de &quot;Mbemba mot&rsquo;a Sawa&quot;. Une chanson &agrave; succ&egrave;s d&rsquo;Eboa Lotin a Same. Les lamentations de X-Maleya semblent plus fun&egrave;bres et plus langoureuses que celles de l&rsquo;auteur lui-m&ecirc;me qui plaignait en son temps, avec une guitare s&egrave;che, le sort de ses fr&egrave;res Duala, qui avaient vendu tout leur terrain aux &eacute;trangers. &quot;Un patrimoine &agrave; pr&eacute;server car, nombreux sont les jeunes qui croient que notre version est l&rsquo;originale&quot;, r&eacute;v&egrave;le Roger Samnig. X-Maleya avait d&eacute;j&agrave; repris &quot;Matumba Matumba&quot; du m&ecirc;me auteur dans son premier album, avec un succ&egrave;s similaire.<\/p>\n<p>&quot;X-Maleya&quot;, album &eacute;ponyme et deuxi&egrave;me opus de ces jeunes, qui font leur premiers pas sur les sc&egrave;nes du concept &quot;samedi rap&quot; &agrave; Yaound&eacute; d&egrave;s 1998, garde l&rsquo;identit&eacute; de ces r&ecirc;veurs d&rsquo;une musique camerounaise autre que les rythmes qui inondent les radios et occupent g&eacute;n&eacute;ralement le haut des classements des hit-parades. Une bonne chanson, une reprise d&rsquo;un succ&egrave;s et quelques compositions qui les accompagnent. M&ecirc;me si, pour le cas de X-Maleya, les appels des autres chanteurs plus ou moins connus, peut-&ecirc;tre c&eacute;l&egrave;bres dans le cr&eacute;neau du hiphop, viennent davantage renforcer cette belle galette destin&eacute;e &agrave; la jeunesse. Ainsi, l&rsquo;on peut reconna&icirc;tre les voix de Corry Ndenguemo des Macase, Dar-X ou la jeune Alima, elle-m&ecirc;me &agrave; l&rsquo;&eacute;cole des Macase.<\/p>\n<p>Les amoureux du son et m&eacute;lomanes adeptes des musiques d&rsquo;&eacute;coute pourront sans crainte hausser le volume, tant la qualit&eacute; est &agrave; l&rsquo;image des musiciens sollicit&eacute;s, pour soutenir le guitariste m&eacute;tis Ha&iuml;s Zaiter. Ainsi, trois bassistes, Serge Maboma des Macase, Jean Paul Lietcheu connu pour ses prestations &agrave; la Crtv depuis plus de vingt ans et Aim&eacute; Mama sont &agrave; l&rsquo;origine du son lourd et langoureux. Ruben Binam, chef d&rsquo;orchestre des Macase ne se contente pas de manipuler les synth&eacute;s. Il est &eacute;galement le coproducteur de l&rsquo;album mis sur le march&eacute; par X-Maleya lui-m&ecirc;me.<\/p>\n<p><strong>Fiche artistique<\/strong><br \/>Titre : X-Maleya<br \/>Auteur- compositeur : X-Maleya<br \/>Nombre de chansons : 10<br \/>Production : Aliz&eacute;s Equateur Records<br \/>Sortie : f&eacute;vrier 2009<br \/>A &eacute;couter : Y&eacute;l&eacute;l&eacute; (1), Mota Sawa (5), Beaut&eacute; africaine (6)<\/p>\n<p><em>Justin Blaise Akono<\/em> <\/span>  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le trio multiracial du hiphop camerounais vient de produire un disque \u00e9ponyme pour sa deuxi\u00e8me sortie. &#8211; Il est des musiques dont la popularit&eacute; future se mesure &agrave; la facilit&eacute; que nombre de personnes les miment ais&eacute;ment. 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