{"id":3076,"date":"2009-05-14T10:40:12","date_gmt":"2009-05-14T08:40:12","guid":{"rendered":""},"modified":"2009-05-14T10:40:12","modified_gmt":"2009-05-14T08:40:12","slug":"3076","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/3076\/","title":{"rendered":"Le Cfpa entre gloire et d\u00e9boires"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Le Centre de formation professionnelle de l&rsquo;audiovisuel a travers\u00e9 une longue p\u00e9riode sombre avant sa \u00ab\u00a0renaissance\u00a0\u00bb.  &#8211; <\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> <\/p>\n<p>Le 29 avril dernier, le Centre de formation professionnelle de l&rsquo;audiovisuel d&rsquo;Ekounou (Cfpa) organisait une c&eacute;r&eacute;monie &agrave; Yaound&eacute; pour c&eacute;l&eacute;brer ses 25 ans. Un parcours qui n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; que sem&eacute; de roses. Cr&eacute;&eacute; en 1983 par le gouvernement camerounais et la coop&eacute;ration allemande, le Cfpa a parfois eu de la peine &agrave; remplir ses missions : celle de former, aux m&eacute;tiers de l&rsquo;audiovisuel, aux techniques et &agrave; la maintenance des &eacute;quipements de la radio et de la t&eacute;l&eacute;vision, le personnel technique de la Cameroon Radio Television (Crtv) au d&eacute;part, avant son ouverture en 2005 aux externes nationaux et aux ressortissants de la sous-r&eacute;gion et d&rsquo;assurer la formation des formateurs. Selon le chef de projet charg&eacute; des Technologies de l&rsquo;information et de la communication (Tic) du Cfpa, Patrice Mbianda, le v&eacute;ritable probl&egrave;me auquel doit faire face le Cfpa aujourd&rsquo;hui, est celui de la formation des formateurs. <\/p>\n<p>Un avis que partage &eacute;galement Sosth&egrave;ne Fokam Kamga, issu de la premi&egrave;re promotion des producteurs (1985-1988). &quot;Les Allemands avaient commenc&eacute; &agrave; former du personnel camerounais pour assurer la rel&egrave;ve. Apr&egrave;s leur d&eacute;part, cette formation n&rsquo;a pas suivi&quot;, d&eacute;clare le chef d&rsquo;unit&eacute; de formation de prise de son. Ce denier d&eacute;plore qu&rsquo;il n&rsquo;y ait pas &quot;une v&eacute;ritable de politique de recyclage des enseignants&quot;. Ce qui oblige ceux-ci &agrave; s&rsquo;autoformer, ajoute-t-il. Mais pour M. Mbianda, le Cfpa ne peut pas recycler ses formateurs car ceux-ci ont &eacute;t&eacute; form&eacute;s avec du mat&eacute;riel analogique (certes &agrave; la pointe de la technologie &agrave; cette &eacute;poque-l&agrave;), mais qui n&rsquo;est plus adapt&eacute; au moment o&ugrave; le centre est confront&eacute; au num&eacute;rique. Pour lui, ce n&rsquo;est qu&rsquo;en Occident que les enseignants doivent aller pour compl&eacute;ter leur formation afin de s&rsquo;adapter aux progr&egrave;s technologiques de l&rsquo;heure. <\/p>\n<p><strong>Paradoxe<\/strong><br \/>Ce qui peut para&icirc;tre paradoxal quand on sait que le Cfpa propose une &quot;formation &agrave; la carte&quot; bas&eacute; sur des programmes de recyclage sous forme de stages, de s&eacute;minaires, d&rsquo;ateliers ou de conf&eacute;rences etc. Laquelle formation n&rsquo;est destin&eacute; qu&rsquo;aux personnes ou aux entreprises qui en font la demande, et dont les termes se n&eacute;gocient de commun accord avec l&rsquo;administration. Ce qui est loin de r&eacute;soudre le probl&egrave;me, surtout que, avoue Mme Mbala Atangana, &quot;les formateurs s&rsquo;essoufflent&quot;. Ce qui peut &ecirc;tre compr&eacute;hensible quand on sait que la plupart de ces enseignants sont des anciens apprenants form&eacute;s par les Allemands. Si le probl&egrave;me de recyclage demeure, le Cfpa se targue au moins d&rsquo;offrir &quot;une formation de qualit&eacute;&quot; &agrave; ses apprenants, m&ecirc;me avec le d&eacute;part des Allemands en 1987 o&ugrave; le centre a commenc&eacute; &agrave; d&eacute;cliner, comme le souligne son directeur.<\/p>\n<p>Pourtant, Gilbert James Bemu, sorti de la toute premi&egrave;re promotion en 1983, reste convaincu que les cours actuellement dispens&eacute;s n&rsquo;ont rien &agrave; envier &agrave; ceux donn&eacute;s par les Allemands &quot;Nous &eacute;tions mieux &eacute;quip&eacute;s &agrave; notre &eacute;poque. En plus, nous avions la possibilit&eacute; d&rsquo;aller compl&eacute;ter notre formation &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger, dans les entreprises des fabricants des &eacute;quipements que nous utilisions. C&rsquo;est dans ce cadre l&agrave; que je suis all&eacute; parachever ma formation &agrave; la soci&eacute;t&eacute; fran&ccedil;aise Thomson&quot;, affirme le chef d&rsquo;unit&eacute; maintenance du Cfpa. &quot;Je peux dire que j&rsquo;ai re&ccedil;u une bonne formation. Les formateurs ont un bon niveau, puisque ce sont ceux que les Allemands ont form&eacute;s&quot;, r&eacute;plique Viviane Evina, preneuse de son &agrave; la Crtv, sortie de l&rsquo;&eacute;cole en 2003. Si elle ne remet pas en cause les cours, elle regrette toutefois que sa promotion ait &eacute;t&eacute; &quot;une promotion <br \/>sacrifi&eacute;e&quot;. <\/p>\n<p><strong> Num&eacute;rique<\/strong><br \/>&quot;Lors de ma formation, le centre &eacute;tait &agrave; cheval entre deux technologies. Nous n&rsquo;avons pas eu la possibilit&eacute; d&rsquo;avoir acc&egrave;s &agrave; cette nouvelle technologie (et) le mat&eacute;riel sur place demandait beaucoup de maintenance. On parle de num&eacute;rique aujourd&rsquo;hui, mais moi, je dois encore m&rsquo;impr&eacute;gner de cette technologie&quot;, dit-elle, se r&eacute;jouissant &quot;qu&rsquo;en dehors de quelques camarades qui travaillent dans le priv&eacute;, le reste de la promotion a &eacute;t&eacute; enti&egrave;rement recrut&eacute; par la Crtv&quot;. Comment expliquer cela quand Patrice Mbianda regrette que les apprenants peinent &agrave; s&rsquo;ins&eacute;rer dans le monde de l&#8217;emploi, alors qu&rsquo;ils sont op&eacute;rationnels ? &quot;Ce n&rsquo;est pas parce qu&rsquo;on forme des r&eacute;alisateurs, des monteurs etc., que la Crtv va forc&eacute;ment recruter. Elle peut recruter une vague. Mais, jusqu&rsquo;&agrave; preuve du contraire, les apprenants ne s&rsquo;ins&egrave;rent pas dans le march&eacute; de l&#8217;emploi parce qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de suivi apr&egrave;s leur sortie de l&rsquo;&eacute;cole&quot;, justifie-t-il.<\/p>\n<p>Malgr&eacute; cela, le Cfpa se vante d&rsquo;avoir form&eacute; pr&egrave;s d&rsquo;un millier de techniciens de l&rsquo;audiovisuel. Se f&eacute;licitant de l&rsquo;ouverture de nouvelles fili&egrave;res avec celle de journalisme, bien qu&rsquo;un accent particulier soit mis sur celles r&eacute;pondants aux enjeux de l&rsquo;heure, &agrave; l&rsquo;instar de la fili&egrave;re Tic, et de l&rsquo;arrimage du plateau technique &agrave; &quot;la modernit&eacute;&quot;. &quot;On est pass&eacute; de l&rsquo;analogie au num&eacute;rique, et des bandes aux stations num&eacute;riques. Il fallait soit faire ce bond l&agrave;, soit mourir. Et avec l&rsquo;appui de la Crtv, le bond a &eacute;t&eacute; possible&quot;, indique Ad&egrave;le Mbala Atangana. Elle ajoute que c&rsquo;est la raison pour laquelle la promotion qui a re&ccedil;u ses parchemins le 29 avril dernier a &eacute;t&eacute; baptis&eacute;e &quot;Promotion Renaissance, pour marquer la renaissance des &eacute;quipements&quot;. Loin donc les &quot;ann&eacute;es sombres&quot; de l&rsquo;histoire du Cfpa qui a su remonter la pente, puisque &quot;bon an mal an, le centre se retrouve dans cette &egrave;re du num&eacute;rique, &agrave; m&ecirc;me de parler &agrave; arme &eacute;gale avec les autres centres de formation&quot;, conclut le directeur consciente toutefois que de nombreux d&eacute;fis restent encore &agrave; relever.<\/p>\n<p><em>Patricia Ngo Ngouem<\/em> <\/span>  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Centre de formation professionnelle de l&rsquo;audiovisuel a travers\u00e9 une longue p\u00e9riode sombre avant sa \u00ab\u00a0renaissance\u00a0\u00bb. &#8211; Le 29 avril dernier, le Centre de formation professionnelle de l&rsquo;audiovisuel d&rsquo;Ekounou (Cfpa) organisait une c&eacute;r&eacute;monie &agrave; Yaound&eacute; pour c&eacute;l&eacute;brer ses 25 ans. Un parcours qui n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; que sem&eacute; de roses. 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