{"id":3078,"date":"2009-05-14T10:42:44","date_gmt":"2009-05-14T08:42:44","guid":{"rendered":""},"modified":"2009-05-14T10:42:44","modified_gmt":"2009-05-14T08:42:44","slug":"3078","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/3078\/","title":{"rendered":"Eug\u00e8ne Ebod\u00e9 : Il faut rendre visibles les livres de nos auteurs"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Arriv\u00e9 en France au d\u00e9but des ann\u00e9es 80 pour poursuivre une carri\u00e8re de footballeur qui l&rsquo;avait d\u00e9j\u00e0 consacr\u00e9 international junior, il nous est revenu des d\u00e9cennies plus loin \u00e9crivain plut\u00f4t brillant&#8230; &#8211; <\/p>\n<p><span class=\"13aria\">&nbsp; <em>Apr&egrave;s une premi&egrave;re floraison de beaux titres &agrave; L&rsquo;Harmattan sous le pseudonyme de Jean-Jacques Nkollo, c&rsquo;est bien avec sa trilogie (La transmission ; La divine col&egrave;re et Silikani) qu&rsquo;Eug&egrave;ne Ebod&eacute; a fait son nid dans le monde des auteurs qui comptent. Trois livres qui ont fini de l&rsquo;installer dans la m&eacute;moire de ceux de ses compatriotes qui s&rsquo;int&eacute;ressent &agrave; la culture.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" data-expand=\"600\" class=\"lazyload\" border=\"1\" align=\"left\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 1 1'%2F%3E\" data-src=\"http:\/\/www.quotidienmutations.info\/images\/ebode-eugene.gif\" alt=\"\" \/> Une culture pour laquelle le laur&eacute;at du prix Eve Delacroix de l&rsquo;acad&eacute;mie fran&ccedil;aise a fait le d&eacute;placement du pays natal la semaine derni&egrave;re &agrave; la faveur du colloque organis&eacute; par les universit&eacute;s de Yaound&eacute; I et de Buea sur les nouvelles perspectives de la litt&eacute;rature camerounaise. S&rsquo;il a &eacute;t&eacute; heureux d&rsquo;&ecirc;tre ainsi invit&eacute; pour la premi&egrave;re fois par le Cameroun, il n&rsquo;en demeure pas moins que l&rsquo;ancien dipl&ocirc;m&eacute; en communication et relations publiques de l&rsquo;&eacute;cole des hautes &eacute;tudes de la communication et de l&rsquo;information (Celsa) a gard&eacute; sa libert&eacute; de ton et le regard critique qu&rsquo;il porte sur son pays depuis la France o&ugrave; il r&eacute;side et o&ugrave; il a travaill&eacute; jusqu&rsquo;&agrave; peu comme directeur de cabinet du maire d&rsquo;Ach&egrave;res, une commune de 20.000 &acirc;mes. Dans l&rsquo;&eacute;change ci-contre, il porte un regard sur la vie litt&eacute;raire et &eacute;ducative au Cameroun, sur le racisme et sur ses projets imm&eacute;diats.<\/em><\/p>\n<p><strong>Quel est le regard que vous portez sur la litt&eacute;rature camerounaise depuis votre pays d&rsquo;accueil ?<\/strong><br \/>Cela d&eacute;pend. S&rsquo;il s&rsquo;agit de celle qui concerne les Camerounais de la diaspora, elle est visible. Si c&rsquo;est celle qui est endog&egrave;ne, elle ne l&rsquo;est pas. Cela simplement parce que les &eacute;diteurs locaux n&rsquo;ont pas assez de ressources pour pouvoir diffuser leurs livres &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger. Du coup, nous de la diaspora sommes un peu coup&eacute;s de cette mati&egrave;re, de cette cr&eacute;ativit&eacute; disponible ici. Il faut dire aussi que quand bien m&ecirc;me on peut &ecirc;tre &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger, on ne lit pas si on ne fait pas un effort pour, et le temps disponible &agrave; cet effet est tr&egrave;s souvent limit&eacute;. Toute cette s&eacute;rie de probl&egrave;mes auxquels nous sommes confront&eacute;s fait en sorte qu&rsquo;on n&rsquo;est pas convenablement inform&eacute;. De plus, nous manquons d&rsquo;un r&eacute;seau d&rsquo;&eacute;changes qui nous permette d&rsquo;&ecirc;tre aliment&eacute;. J&rsquo;ai par exemple fait des chroniques que j&rsquo;ai envoy&eacute;es par e-mail, mais je n&rsquo;en re&ccedil;ois point en retour. C&rsquo;est bien beau de toujours penser que les responsabilit&eacute;s sont d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute; et pas de l&rsquo;autre. Si les auteurs du terroir faisaient aussi un effort en dehors des chroniques de deuil par exemple, ce serait int&eacute;ressant.<\/p>\n<p><strong>Sur quel projet de fiction travaillez-vous apr&egrave;s la trilogie &agrave; succ&egrave;s (La transmission ; La divine col&egrave;re et Silikani)?<\/strong><br \/>Parmi les nouveaux horizons ou les nouvelles perspectives qui se dessinent, il y a la th&eacute;matique qui concerne la question raciale : comment parler des couples mixtes qui font flor&egrave;s et dont on ne dit pas toujours les difficult&eacute;s identitaires des enfants ? Je pense d&rsquo;ailleurs que l&rsquo;&eacute;lection de Barack Obama donne un &eacute;clairage particulier sur ces enfants issus de deux cultures et surtout les forces qu&rsquo;ils peuvent repr&eacute;senter ainsi que les qu&ecirc;tes identitaires compliqu&eacute;es dans lesquelles ils peuvent &ecirc;tre pr&eacute;cipit&eacute;s. Je pense franchement qu&rsquo;il y a l&agrave; un horizon, une mati&egrave;re &agrave; questionner, &agrave; fouiller, &agrave; mettre en fiction.<\/p>\n<p><strong>Quelle forme rev&ecirc;tira cette fiction ? Sera-t-elle po&eacute;tique ou romanc&eacute;e ?<\/strong><br \/>(Rires)Ce sera mon style dans tous les cas. Un style qui n&rsquo;est jamais neutre. Je pense aussi que ce style surprendra.<\/p>\n<p><strong>A quoi est due la pr&eacute;sence importante de la figure du p&egrave;re dans vos ouvrages ?<\/strong><br \/>Je parlais tant&ocirc;t de la qu&ecirc;te identitaire ! Eh bien nous sommes tous en qu&ecirc;te de rep&egrave;res. Et dans rep&egrave;res il y a p&egrave;re. Comme nous manquons souvent d&rsquo;un leadership, comme nous manquons aussi souvent de cap, le p&egrave;re est celui-l&agrave; qui fixe ce cap, celui qui nous relie &agrave; quelque chose qui nous d&eacute;passe, au monde des anc&ecirc;tres. Il est le procr&eacute;ateur, et dans procr&eacute;ateur il y a cr&eacute;ateur. Au fond, nous cherchons &agrave; travers le p&egrave;re le principe qui nous d&eacute;passe. On ne peut pas donc le restreindre &agrave; une histoire biologique ou de g&eacute;niteur. Au-del&agrave; de la question du p&egrave;re, il y a la question du temps qui nous relie &agrave; ce myst&egrave;re, le plus &eacute;lev&eacute; qui soit et qui nous conduit &agrave; nous interroger. Lorsque nous questionnons le myst&egrave;re, nous questionnons notre propre place et ce que nous avons &agrave; faire pour acc&eacute;der &agrave; ce quelque chose de beaucoup plus grand qui nous d&eacute;passe. J&rsquo;ai quelquefois le sentiment que nous nous ab&icirc;mons dans la petitesse parce que nous n&rsquo;avons pas d&rsquo;ambition vraiment plus grande.<\/p>\n<p><strong>Les &eacute;crivains camerounais de la diaspora forment-elles une communaut&eacute; litt&eacute;raire v&eacute;ritable ?<\/strong><br \/>Il y a des affinit&eacute;s &eacute;lectives. En m&ecirc;me temps, nous savons que nous venons d&rsquo;un pays magique. Il ne faut pas imaginer que le Cameroun ne repr&eacute;sente rien pour nous. Nous ne le pensons pas en tout cas. Ce que nous pensons plut&ocirc;t est qu&rsquo;il y a une fiert&eacute; camerounaise quelquefois exacerb&eacute;e. Nous nous pensons meilleurs que les autres et cela nous pousse &agrave; nous d&eacute;passer. Nous croyons que nous sommes particuliers, parce qu&rsquo;il me semble qu&rsquo;il y a un ph&eacute;nom&egrave;ne autour du Cameroun. Quand on regarde l&rsquo;histoire et sp&eacute;cialement la g&eacute;ologie, on s&rsquo;aper&ccedil;oit qu&rsquo;il s&rsquo;est produit un ph&eacute;nom&egrave;ne sismique il y a environ cinq millions d&rsquo;ann&eacute;es. Ph&eacute;nom&egrave;ne qui a occasionn&eacute; une d&eacute;rive des continents et qui a d&eacute;sarrim&eacute; la partie am&eacute;ricaine de l&rsquo;Afrique. Le paradoxe c&rsquo;est que les Africains sont all&eacute;s en Am&eacute;rique, mais pas par leur volont&eacute; puisqu&rsquo;ils ont &eacute;t&eacute; forc&eacute;s. Il y a eu une fracture physique qui s&rsquo;est produite et ensuite il y a une fracture humaine, de civilisation avec des d&eacute;chirures. La premi&egrave;re fracture, on ne l&rsquo;a pas compens&eacute; ; les deuxi&egrave;mes sont funestes et nous les tra&icirc;nons encore. Quand on r&eacute;fl&eacute;chit &agrave; cette violence qu&rsquo;il y a eu, &agrave; cette catastrophe et aux calamit&eacute;s qui ont suivi, on se dit que nous sommes issus soit d&rsquo;une faille, soit de quelque chose de magique que repr&eacute;sente encore le volcan qui crache de temps en temps son trop plein de col&egrave;re. Une col&egrave;re qui peut &ecirc;tre &agrave; la fois magnifique, parce qu&rsquo;elle fertilise le sol, et destructrice, parce qu&rsquo;elle d&eacute;truit ce qui n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; consolid&eacute;. Nous avons donc toujours pour objectif de consolider, d&rsquo;&eacute;viter de nouvelles fractures. Le Cameroun para&icirc;t souvent &eacute;pargn&eacute; par la calamit&eacute; des calamit&eacute;s qui est la guerre civile. L&agrave; on se dit au moins que nous ne sommes pas comme les autres. Mais quand on vit dans ce pays avec toutes les richesses qu&rsquo;il contient, on ne peut &ecirc;tre r&eacute;duit &agrave; vivre comme &eacute;crivain dans l&rsquo;invisibilit&eacute; comme le relevait un auteur au cours du colloque. Cela n&rsquo;est pas acceptable. Surtout qu&rsquo;avec nos forces, nos qualit&eacute;s et nos talents immenses, nous devons aspirer &agrave; mieux, &agrave; beaucoup mieux m&ecirc;me.<\/p>\n<p><strong>Durant votre s&eacute;jour, vous avez fait l&rsquo;objet de sollicitations multiples (enseignants, &eacute;tudiants, chercheur, etc.) Quel commentaire cela vous inspire cela ?<\/strong><br \/>C&rsquo;est p&eacute;nible. Mais cela traduit un &eacute;tat d&rsquo;esprit. Le d&eacute;nuement dans lequel l&rsquo;enseignant est pr&eacute;cipit&eacute;, le manque de moyens de celui-ci -alors qu&rsquo;il doit pourtant s&rsquo;appuyer sur des outils comme le livre- signifient simplement que les enseignements sont tronqu&eacute;s. Cela veut dire que les &eacute;l&egrave;ves doivent se d&eacute;brouiller avec les moyens du bord ; que notre syst&egrave;me d&rsquo;enseignement n&rsquo;est pas assez exigeant vis-&agrave;-vis de lui-m&ecirc;me. En clair, nous avons une richesse en terme de production de livres qui ne sont malheureusement pas disponibles. Ce qui est un grand malheur et est au demeurant incompr&eacute;hensible, car ce sont l&agrave; des tr&eacute;sors qui ne sont pas utilis&eacute;s. Donc il me semble que sans accabler le minist&egrave;re en charge de l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur, il nous faut nous r&eacute;approprier notre propre g&eacute;nie et notre imaginaire en rendant nos &oelig;uvres de l&rsquo;esprit visibles parce que c&rsquo;est de cela qu&rsquo;il est question. Il faut une r&eacute;flexion strat&eacute;gique, une ambition collective. A chaque fois qu&rsquo;on l&rsquo;a, on d&eacute;gage les moyens cons&eacute;quents pour, le reste n&rsquo;&eacute;tant que litt&eacute;rature.<\/p>\n<p><strong>Avez-vous souvent &eacute;t&eacute; victime de racisme ?<\/strong><br \/>Oui. Tr&egrave;s souvent ! En tant qu&rsquo;auteur d&rsquo;abord parce qu&rsquo;il m&rsquo;est arriv&eacute; d&rsquo;&ecirc;tre dans la collection Continents noirs chez Gallimard. C&rsquo;&eacute;tait une forme de promotion, un peu comme une fen&ecirc;tre d&rsquo;opportunit&eacute;s qu&rsquo;on vous ouvre pour rentrer dans une prestigieuse maison. Mais j&rsquo;estimais &agrave; l&rsquo;&eacute;poque qu&rsquo;on ne devait pas y rester longtemps comme dans un sas o&ugrave; on vous lave pour vous rendre plus pr&eacute;sentable, qu&rsquo;on ne devait pas &ecirc;tre assign&eacute; &agrave; r&eacute;sidence raciale alors que d&rsquo;autres collections existaient dans la m&ecirc;me maison. J&rsquo;ai pens&eacute; qu&rsquo;on pouvait voyager d&rsquo;une collection &agrave; un autre en &eacute;crivant un livre. Ce qui n&rsquo;est pas le cas parce qu&rsquo;on est stigmatis&eacute; par sa couleur et non par ses &eacute;crits. Et l&agrave; on ne peut pas l&rsquo;accepter. Le racisme dans la vie ordinaire est pr&eacute;sent, mais je le per&ccedil;ois comme une imb&eacute;cillit&eacute;. Ce racisme-l&agrave; vient de personnes qui sont v&eacute;ritablement &agrave; plaindre. <\/p>\n<p><strong>Comment vivez-vous maintenant que vous avez pris cong&eacute; de la fonction publique en France ?<\/strong><br \/>J&rsquo;ai eu maille &agrave; partir avec mon maire justement parce que les gens n&rsquo;aiment pas qu&rsquo;on leur dise la v&eacute;rit&eacute;. J&rsquo;ai toujours eu pour principe de dire ce que je pensais y compris ici au Cameroun comme ce f&ucirc;t le cas il n&rsquo;y a pas longtemps chez vos confr&egrave;res du Messager puisqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;&eacute;poque il n&rsquo;&eacute;tait pas question de laisser s&rsquo;op&eacute;rer le changement constitutionnel. Cela dit, je suis aujourd&rsquo;hui partag&eacute; entre mes chroniques litt&eacute;raires au Courrier de Gen&egrave;ve, le plus vieux journal suisse, et l&rsquo;&eacute;criture. Dans mon travail de critique, je me suis rendu compte de ce que il n&rsquo;y a pas que les chefs d&rsquo;Etat pour ne pas aimer que l&rsquo;on dise des choses d&eacute;sagr&eacute;ables d&rsquo;eux. M&ecirc;me les &eacute;crivains n&rsquo;aiment pas cela.<\/p>\n<p><strong>Trois ans apr&egrave;s, que pensez-vous du manifeste litt&eacute;raire des 44 auteurs en direction de la francophonie ?<\/strong><br \/>Je ne l&rsquo;ai pas sign&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;poque parce que bien que je trouvais la critique int&eacute;ressante, je redoutais qu&rsquo;on perde le fil avec les p&egrave;res fondateurs de la francophonie qui, en plus du Cambodgien Norodom Sihanouk, &eacute;taient des Africains (Hamani Diori, Habib Bourguiba et L&eacute;opold S&eacute;dar Senghor). Avec ce manifeste, on a tent&eacute; de couper le cordon ombilical en jetant les p&egrave;res fondateurs avec l&rsquo;eau du bapt&ecirc;me initial. Voil&agrave; ce que je n&rsquo;ai pas appr&eacute;ci&eacute;, surtout que ceux-ci n&rsquo;&eacute;taient plus l&agrave; pour se d&eacute;fendre. Par contre, ce f&ucirc;t une excellente op&eacute;ration tactique, opportuniste et de communication pour les auteurs signataires qui ont depuis gagn&eacute; en notori&eacute;t&eacute;. C&rsquo;&eacute;tait finement jou&eacute; de ce point de vue-l&agrave;. Mais du point de vue de l&rsquo;&eacute;thique, j&rsquo;ai pr&eacute;f&eacute;r&eacute; d&eacute;fendre l&rsquo;honneur des fondateurs.<\/p>\n<p><strong>On vous a connu footballeur du temps de votre jeunesse. Quels sont vos rapports aujourd&rsquo;hui avec cette discipline sportive?<\/strong><br \/>Je demeure un passionn&eacute; sans aspirer toutefois &agrave; aucune fonction dans le monde du football. Je continue de suivre l&rsquo;actualit&eacute; de la s&eacute;lection nationale. J&rsquo;ai par exemple &eacute;t&eacute; malheureux au lendemain du dernier match des Lions qui s&rsquo;est sold&eacute; par une d&eacute;faite. Je me suis alors dit que si on n&rsquo;arrive pas &agrave; battre le Togo, c&rsquo;est qu&rsquo;il doit y avoir un d&eacute;ficit soit d&rsquo;ambition, soit d&rsquo;organisation, surtout que nous avons l&rsquo;un des meilleurs joueurs du monde. Il y a une ressource incroyable qui est l&agrave;, mais c&rsquo;est la f&eacute;d&eacute;ration des &eacute;nergies, la d&eacute;finition d&rsquo;une ambition collective qui quelquefois tra&icirc;ne en langueur et en longueur.<\/p>\n<p><strong>Un mot sur votre chapeau qui ne vous quitte jamais ?<\/strong><br \/>On a besoin d&rsquo;assurer une identit&eacute; visuelle, une image. Il faut &ecirc;tre avec son temps. Ce chapeau m&rsquo;identifie comme la casquette identifie mon ami Alain Mabanckou du Congo. Et comme il faut toujours que quelqu&rsquo;un porte le chapeau &hellip; En portant ce chapeau, je ne veux point me d&eacute;rober. Je suis pr&ecirc;t &agrave; assumer le fait que j&rsquo;ai &eacute;t&eacute; con et n&rsquo;ai pas pu remporter les challenges que le pays attendait de moi comme les prix litt&eacute;raires d&rsquo;importance. J&rsquo;estime que je n&rsquo;ai pas atteint un plus grand niveau de reconnaissance auquel tout Camerounais doit aspirer.<\/p>\n<p><em>Propos recueillis par Parfait Tabapsi<\/em> <\/span>  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Arriv\u00e9 en France au d\u00e9but des ann\u00e9es 80 pour poursuivre une carri\u00e8re de footballeur qui l&rsquo;avait d\u00e9j\u00e0 consacr\u00e9 international junior, il nous est revenu des d\u00e9cennies plus loin \u00e9crivain plut\u00f4t brillant&#8230; &#8211; &nbsp; Apr&egrave;s une premi&egrave;re floraison de beaux titres &agrave; L&rsquo;Harmattan sous le pseudonyme de Jean-Jacques Nkollo, c&rsquo;est bien avec sa trilogie (La transmission [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":13,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"adace-sponsor":[],"class_list":["post-3078","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry"],"acf":[],"wps_subtitle":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3078","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/13"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3078"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3078\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3078"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3078"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3078"},{"taxonomy":"adace-sponsor","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/adace-sponsor?post=3078"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}