{"id":3079,"date":"2009-05-14T10:46:31","date_gmt":"2009-05-14T08:46:31","guid":{"rendered":""},"modified":"2009-05-14T10:46:31","modified_gmt":"2009-05-14T08:46:31","slug":"3079","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/3079\/","title":{"rendered":"Abel Goumba : Le dernier des combattants"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Ancien Premier ministre, ancien vice-pr\u00e9sident de la R\u00e9publique, le professeur de m\u00e9decine est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 10 mai \u00e0 Bangui des suites de maladie. &#8211; <\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> <\/p>\n<p><img decoding=\"async\" data-expand=\"600\" class=\"lazyload\" border=\"1\" align=\"left\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 1 1'%2F%3E\" data-src=\"http:\/\/www.quotidienmutations.info\/images\/abel-goumba.gif\" alt=\"\" \/>La petite plaisanterie a d&eacute;tendu l&rsquo;atmosph&egrave;re en cette p&eacute;riode de tension &eacute;lectorale &agrave; Bangui : l&rsquo;&eacute;pouse du professeur Abel Goumba, une belle cr&eacute;ature import&eacute;e du pays &quot;des Mille collines&quot; (Rwanda) intervient dans une &eacute;mission interactive d&rsquo;une radio locale &agrave; Bangui. Un auditeur se pr&eacute;occupe de savoir si Abel Goumba, &agrave; 79 ans, candidat &agrave; l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle, aurait l&rsquo;&eacute;nergie n&eacute;cessaire pour supporter la charge qu&rsquo;impose la campagne &eacute;lectorale et s&rsquo;il &eacute;tait &eacute;lu, celle de chef de l&rsquo;Etat. Mme Goumba rassure: &quot;C&rsquo;est &agrave; moi qu&rsquo;il faut poser la question sur ce dont mon mari est capable&hellip; Je peux vous assurer que je ne me plains pas&quot;. Voil&agrave; qui est clair: le professeur en m&eacute;decine tropicale, dipl&ocirc;m&eacute; de l&rsquo;universit&eacute; de Bordeaux en 1968, nomm&eacute; vice-pr&eacute;sident de la R&eacute;publique le 12 d&eacute;cembre 2003 par Fran&ccedil;ois Boziz&eacute;, poste cr&eacute;&eacute; sur mesure, Abel Goumba, se lance &agrave; la course &agrave; la pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique contre celui qui l&rsquo;avait plac&eacute; &agrave; ses c&ocirc;t&eacute;s. Abel Goumba ne voulait plus jouer les seconds r&ocirc;les, &agrave; l&rsquo;ombre du g&eacute;n&eacute;ral-pr&eacute;sident Boziz&eacute;. Lui dont toute la vie a &eacute;t&eacute; consacr&eacute;e &agrave; la politique. D&rsquo;ailleurs, il s&rsquo;&eacute;tait assis une fois dans le fauteuil de pr&eacute;sident de la R&eacute;publique: c&rsquo;&eacute;tait du 30 mars au 05 avril 1959. Le pr&eacute;sident de l&rsquo;&eacute;poque, Barth&eacute;lemy Boganda, venait de trouver la mort le 29 mars dans un accident d&rsquo;avion. <\/p>\n<p><strong>&quot;Mains propres&quot; <\/strong><br \/>Abel Goumba, qui &eacute;tait alors ministre des Finances et des Affaires &eacute;conomiques, fut d&eacute;sign&eacute; par toute la classe politique centrafricaine pour assurer l&rsquo;int&eacute;rim, le temps de pr&eacute;parer la succession de Boganda. Le professeur avait souhait&eacute; conserver ce fauteuil, mais David Dacko jouissait du soutien de la France, qui se m&eacute;fait de cet intellectuel de gauche nationaliste et toujours critique.<br \/>La chance faillit sourire &agrave; Abel Goumba en 1993. Cette fois-l&agrave;, il affrontait Ange F&eacute;lix Patass&eacute; au 2e tour de l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle. Patass&eacute; prit le dessus sur lui par 360.000 voix contre315.000. En mars 2003, lorsque les troupes de Boziz&eacute; rentrent dans la capitale, le nouveau pr&eacute;sident donne l&rsquo;occasion &agrave; Abel Goumba de se rapprocher du pouvoir. Une d&eacute;cision politique, la plus populaire qu&rsquo;il prend, fait d&rsquo;Abel Goumba son Premier ministre, apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; bri&egrave;vement son vice-pr&eacute;sident. Fran&ccedil;ois Boziz&eacute;, conscient de la respectabilit&eacute; et de l&rsquo;int&eacute;grit&eacute; morale du professeur, cr&eacute;dibilise ainsi son gouvernement en l&rsquo;y faisant entrer. L&rsquo;homme a la r&eacute;putation d&rsquo;&ecirc;tre incorruptible. A l&rsquo;universit&eacute; de Bangui o&ugrave; il est recteur depuis 1982, professeurs et &eacute;tudiants le surnomment &quot;Mains propres&quot;. Il pr&eacute;f&egrave;re reverser au tr&eacute;sor public le reliquat des fonds mis &agrave; sa disposition pour le fonctionnement de l&rsquo;institution universitaire que d&rsquo;engager des d&eacute;penses dont la n&eacute;cessit&eacute; n&rsquo;est pas &eacute;tablie.<\/p>\n<p>Fran&ccedil;ois Boziz&eacute; avait aussi besoin de l&rsquo;aura internationale du fils de la Ouaka pour se faire ouvrir les portes. En effet, Abel Goumba est bien appr&eacute;ci&eacute; dans les cercles scientifiques en France ; il a des ouvertures &agrave; l&rsquo;Oms, qu&rsquo;il a servie de nombreuses fois au Rwanda, dans l&rsquo;ex-Za&iuml;re ou au B&eacute;nin.<br \/> En 1971, lorsqu&rsquo;il obtient son agr&eacute;gation en m&eacute;decine de sant&eacute; publique &agrave; Paris, les propositions lui fusent de partout pour qu&rsquo;il s&rsquo;installe dans l&rsquo;Hexagone. Abel Goumba r&eacute;plique &agrave; chacune des offres de mani&egrave;re quasi monotone: &quot;Je suis nationaliste, d&eacute;mocrate et Africain. On a besoin de moi dans le continent.&quot; Cet amour pour l&rsquo;Afrique, Abel Goumba l&rsquo;a tr&egrave;s t&ocirc;t. En 1938, alors qu&rsquo;il n&rsquo;a que 12 ans, il est admis &agrave; l&rsquo;&eacute;cole William Ponty de Dakar. C&rsquo;est au sein de cet institut panafricain que se forme la premi&egrave;re &eacute;lite africaine qui aura plus tard la responsabilit&eacute; de g&eacute;rer les ind&eacute;pendances en Afrique. Il y a, &agrave; William Ponty, un brassage des &eacute;lites d&eacute;veloppant une conscience collective du devenir de l&rsquo;Afrique. <\/p>\n<p>C&rsquo;est l&agrave;-bas aussi que Goumba commence &agrave; cultiver son engagement politique. Il est guid&eacute; dans cette option politique par un abb&eacute; tout aussi nationaliste que lui, authentiquement africain ; celui-l&agrave; aura &eacute;tudi&eacute; au s&eacute;minaire de Mvoly&eacute; &agrave; Yaound&eacute; ; il s&rsquo;appelait Barth&eacute;l&eacute;my Boganda. Bien que mort en 1959, Abel Goumba parle toujours de cet abb&eacute; avec la m&ecirc;me flamme dans le regard, la m&ecirc;me foi dans le c&oelig;ur: &quot;Il nous rendait visite &agrave; Dakar. Quand il ne pouvait pas venir, il nous &eacute;crivait. Le courrier circulait bien. L&rsquo;abb&eacute; Boganda nous demandait de nous impliquer en politique. La coh&eacute;sion de l&rsquo;Afrique &eacute;tait son obsession. Il ne voulait pas de plusieurs Etats en Afrique centrale, mais d&rsquo;un seul. Pour lui le Tchad, le Congo, le Gabon, la RCA (et plus tard le Cameroun) ne devaient &ecirc;tre que les provinces d&rsquo;un grand pays.<br \/>J&rsquo;ai contribu&eacute; &agrave; ses c&ocirc;t&eacute;s &agrave; la confection du drapeau et de l&rsquo;hymne centrafricains&hellip;&quot;<br \/> Abel Goumba a men&eacute; concomitamment des &eacute;tudes en m&eacute;decine avec une intense activit&eacute; politique qui ne lui a pas rapport&eacute; que des lauriers: entre 1960 et 1984, il aura &eacute;t&eacute;, une bonne dizaine des fois, tant&ocirc;t jet&eacute; au fond d&rsquo;une prison de droit commun, tant&ocirc;t assign&eacute; &agrave; r&eacute;sidence, tant&ocirc;t enferm&eacute; dans un camp militaire, tant&ocirc;t d&eacute;port&eacute;. Il prend toutes ces privations avec philosophie. Il les consid&egrave;re comme des &eacute;tapes qui jonchent le parcours normal d&rsquo;un combattant. <\/p>\n<p><strong>&quot;Vieux crocodile&quot; <\/strong><br \/>Abel Goumba a connu et traverse tous les dirigeants centrafricains; de Barth&eacute;l&eacute;my Boganda &agrave; Fran&ccedil;ois Boziz&eacute;. Il ne s&rsquo;est &eacute;panoui politiquement et id&eacute;ologiquement sous Boganda dont il fut plusieurs fois ministre. David Dacko le frustra et l&rsquo;humilia &agrave; maintes reprises. Bokassa et Kolingba sont pour lui des accidents de la vie politique centrafricaine. Alors, pense-t-il, &quot; Ange F&eacute;lix Patass&eacute; &eacute;tait un &eacute;piph&eacute;nom&egrave;ne dont la Rca se remettra rapidement. Quant &agrave; Fran&ccedil;ois Boziz&eacute;, l&rsquo;infatigable combattant est attentiste&rdquo;. Il convient avec le nouveau pr&eacute;sident que la Rca &eacute;tait en &eacute;tat de d&eacute;cr&eacute;pitude avanc&eacute;e et qu&rsquo;il fallait faire quelque chose. Le d&eacute;mocrate qu&rsquo;il se veut &ecirc;tre toujours s&rsquo;interdit le recours aux armes pour r&eacute;soudre un probl&egrave;me politique. <br \/> Dans sa premi&egrave;re d&eacute;claration de chef de gouvernement au lendemain de l&rsquo;entr&eacute;e des troupes de Boziz&eacute; dans Bangui, Abel Goumba s&rsquo;engage &agrave; rattraper les 22 mois d&rsquo;arri&eacute;r&eacute;s de salaires cumul&eacute;s par les fonctionnaires ; il promet par ailleurs d&rsquo;en assurer d&eacute;sormais la r&eacute;gularit&eacute; de paiement de ces salaires. Dans la rue et dans les bureaux, personne n&rsquo;osait douter de la sinc&eacute;rit&eacute; de celui qui incarnait la rigueur &agrave; Bangui. Dix mois apr&egrave;s son entr&eacute;e en fonction, le salaire des fonctionnaires demeure un probl&egrave;me sans solution. <\/p>\n<p>Lorsque aujourd&rsquo;hui le cort&egrave;ge du vice-pr&eacute;sident de la R&eacute;publique d&eacute;boule &agrave; toute vitesse dans une des larges rues de Bangui, les passants se d&eacute;tournent du regard en lan&ccedil;ant des jurons du genre : &quot;C&rsquo;est le vieux crocodile qui passe&quot;. En Rca le terme a un sens : le crocodile est un animal est m&eacute;chant. Il d&eacute;vore d&rsquo;un seul claquement de mandibules les petits animaux qui s&rsquo;aventurent autour de lui, et il reprend sa s&eacute;r&eacute;nit&eacute; l&eacute;gendaire ; le crocodile abonde dans le fleuve Oubangui qui arrose de ses eaux la capitale centrafricaine. L&rsquo;image col&eacute;e &agrave; Goumba jadis v&eacute;n&eacute;r&eacute;, est tr&egrave;s fort os&eacute;e. Le Pr Goumba ne s&rsquo;en offusque pas.<br \/> La charge de Premier ministre en Rca n&rsquo;est pas de tout repos. Les solutions aux multiples probl&egrave;mes pos&eacute;s ne sont pas toujours &agrave; port&eacute;e de main. Progressivement, le mythe Goumba va fondre dans un oc&eacute;an de critiques et de contestations. Une fois encore, Fran&ccedil;ois Boziz&eacute; vole au secours du vieux crocodile en le nommant vice-pr&eacute;sident de la R&eacute;publique le 12 d&eacute;cembre 2003. Il voulait mettre l&rsquo;ic&ocirc;ne &agrave; l&rsquo;abri de toute attaque, tout en lui conf&eacute;rant des honneurs m&eacute;rit&eacute;s. <\/p>\n<p>Lorsque Abel Goumba nous re&ccedil;oit le 24 octobre 2004 au 5&egrave; &eacute;tage de l&rsquo;immeuble P&eacute;troca o&ugrave; il a install&eacute; son cabinet, l&rsquo;homme a de la peine &agrave; rester dans ses nouveaux habits de vice-pr&eacute;sident : il est demeur&eacute; universitaire, militant progressiste, africaniste; &quot;Il semble que vous serez candidat &agrave; l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle, vous affronterez Boziz&eacute;?&quot;, l&rsquo;interroge-t-on <br \/>R&eacute;ponse: &quot;Mon parti, le Front patriotique progressiste va tenir bient&ocirc;t son congr&egrave;s pour me d&eacute;signer &agrave; la course&hellip;&quot;<br \/> La suite, le professeur sera &eacute;limin&eacute; au premier tour avec 5% des voix. Son parti n&rsquo;a pas de si&egrave;ge &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale. Entre les deux tours de l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle, Abel Goumba adh&egrave;re &agrave; &quot; l&rsquo;Union des Forces Vives de la Nation&rdquo;. Ce conglom&eacute;rat des partis d&rsquo;opposition se donne un mot d&rsquo;ordre : &quot;Tout sauf Boziz&eacute;&quot;. La r&eacute;action du chef de l&rsquo;Etat est imm&eacute;diate : un d&eacute;cr&egrave;te met fin &agrave; la transition consensuelle ; par voie de cons&eacute;quence, le poste de vice-pr&eacute;sident est supprim&eacute;. Le professeur Goumba commente: &quot; Son geste est in&eacute;l&eacute;gant!&quot;. <br \/>Il  reprend ses libert&eacute;s, son ind&eacute;pendance, y compris celle de critiquer. <\/p>\n<p><strong>Rep&egrave;res<\/strong><br \/>Naissance : 18 septembre 1926 &agrave; Grimari (Rca) <br \/>Ecoles secondaires : A Bambari (Rca) et &agrave; William Ponty (Dakar S&eacute;n&eacute;gal) <br \/>Sup&eacute;rieures : 1945 &#8211; 1949 : M&eacute;decine &agrave; Dakar <br \/>Dipl&ocirc;mes : <br \/>1968 : Doctorat en m&eacute;decine &agrave; Bordeaux<br \/>1969 : Dipl&ocirc;me de sant&eacute; publique &agrave; Rennes <br \/>Enseignant : 1981 : Professeur de m&eacute;decine &agrave; Bangui <br \/>1982 : Recteur de l&rsquo;universit&eacute; de Bangui <br \/>Situation familiale <\/p>\n<p>P&egrave;re de 15 enfants dont :<br \/>&#8211; 4 m&eacute;decins (sp&eacute;cialistes en gyn&eacute;cologie, cardiologie, ophtalmologie, biologie) <br \/>&#8211; 4 Economistes, 1 Pharmacien, 2 Etudiants, 1 Lyc&eacute;en<\/p>\n<p><em>Xavier Mess&egrave;<br \/>* Article paru dans Mutations du 4 juin 2005 et l&eacute;g&egrave;rement actualis&eacute;<\/em> <\/span>  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ancien Premier ministre, ancien vice-pr\u00e9sident de la R\u00e9publique, le professeur de m\u00e9decine est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 10 mai \u00e0 Bangui des suites de maladie. &#8211; La petite plaisanterie a d&eacute;tendu l&rsquo;atmosph&egrave;re en cette p&eacute;riode de tension &eacute;lectorale &agrave; Bangui : l&rsquo;&eacute;pouse du professeur Abel Goumba, une belle cr&eacute;ature import&eacute;e du pays &quot;des Mille collines&quot; (Rwanda) intervient [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":140,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"adace-sponsor":[],"class_list":["post-3079","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry"],"acf":[],"wps_subtitle":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3079","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/140"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3079"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3079\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3079"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3079"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3079"},{"taxonomy":"adace-sponsor","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/adace-sponsor?post=3079"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}