{"id":3128,"date":"2009-05-28T12:40:15","date_gmt":"2009-05-28T10:40:15","guid":{"rendered":""},"modified":"2009-05-28T12:40:15","modified_gmt":"2009-05-28T10:40:15","slug":"3128","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/3128\/","title":{"rendered":"Notre litt\u00e9rature et nous"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>La CRTV a diffus\u00e9 hier, apr\u00e8s le journal tv de 20h30, l&rsquo;\u00e9mission litt\u00e9raire M\u00e9langes de Marc Omboui. Il est heureux de constater que ce pr\u00e9sentateur en vient, petit \u00e0 petit, \u00e0 une \u00ab\u00a0vraie \u00e9mission litt\u00e9raire\u00a0\u00bb, o\u00f9 le livre professionnel n&rsquo;envahit pas le plateau, avec des invit\u00e9s parfois ennuyeux et \u00e0 l&rsquo;imagination \u00e9troite.  &#8211; <strong><font color=\"#000000\">Renc&rsquo;Art : <\/font><\/strong><\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> Marc Omboui se donne ainsi la chance, en exaltant le g&eacute;nie cr&eacute;ateur, de faire aimer les livres pour eux-m&ecirc;mes et d&rsquo;amener &agrave; la lecture, entendue comme loisir sain, les publics de tous &acirc;ges mais surtout les publics jeunes. Si les m&eacute;dias peuvent ainsi servir de catalyseur &agrave; la culture de la lecture, d&rsquo;autres acteurs comme le syst&egrave;me &eacute;ducatif (scolaire et universitaire) le peuvent encore mieux.<\/p>\n<p> Il est heureux de constater que, dans le cadre des animations mensuelles au CCF de Yaound&eacute;, la branche d&rsquo;Afrique centrale de l&rsquo;association des &eacute;crivains de langue fran&ccedil;aise que dirige Pabe Mongo ait r&eacute;ussi &agrave; nouer un partenariat heureux et fructueux avec le D&eacute;partement de Fran&ccedil;ais de l&rsquo;Ecole Normale Sup&eacute;rieure de Yaound&eacute;. Les enseignants-chercheurs de ce D&eacute;partement, chaque fois qu&rsquo;un auteur, g&eacute;n&eacute;ralement du terroir, est retenu comme l&rsquo;h&ocirc;te de la rencontre, proposent une &eacute;tude syst&eacute;matique de son &oelig;uvre. On a donc &eacute;t&eacute; heureux de voir d&rsquo;&eacute;minents professeurs descendre de leur pi&eacute;destal et ramener le magist&egrave;re &agrave; l&rsquo;&eacute;lucidation de l&rsquo;&oelig;uvre de Chantal Julie Nlend, auteure de trois romans mais encore tr&egrave;s peu connue, y compris dans le cercle &eacute;troit des amoureux des belles lettres de chez nous. Avant cette romanci&egrave;re en devenir, Patrice Kayo, Camille Nkoa Atenga&hellip; et S&eacute;verin C&eacute;cile Ab&eacute;ga avaient eu le m&ecirc;me privil&egrave;ge. Sans nul doute, l&rsquo;&eacute;mission de Marc Omboui est promise &agrave; un bel avenir, s&rsquo;il n&rsquo;en infl&eacute;chit plus l&rsquo;orientation vers un type d&rsquo;auteurs et d&rsquo;&oelig;uvres et s&rsquo;il la garde ouverte sur les milieux litt&eacute;raires locaux &#8211; l&rsquo;ouverture vers les grandes manifestations litt&eacute;raires mondiales et nos auteurs de la diaspora est une autre paire de manches.<\/p>\n<p> Aucune &eacute;mission litt&eacute;raire, nulle part, ne se faisant intra muros, Marc Omboui a une chance de susciter plus d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t pour ses M&eacute;langes en renfor&ccedil;ant son partenariat avec l&rsquo;Adelf-Afrique centrale et les autres milieux et cercles litt&eacute;raires endog&egrave;nes. Mais l&rsquo;action d&rsquo;un seul medium ne suffira pas ; il est &agrave; esp&eacute;rer que M&eacute;langes, fasse donc tache d&rsquo;huile sur les t&eacute;l&eacute;visions priv&eacute;es. Mais ce qui sera assur&eacute;ment d&eacute;terminant pour l&rsquo;avenir de notre litt&eacute;rature, ce sera que les enseignements de l&rsquo;Ecole Normale Sup&eacute;rieure de Yaound&eacute; &#8211; et bient&ocirc;t de Maroua-, o&ugrave; se forment et se formatent les formateurs, les professeurs des lyc&eacute;es et des coll&egrave;ges et l&rsquo;universit&eacute; fassent de la place &agrave; nos romanciers, dramaturges, po&egrave;tes, conteurs. On ne peut en effet pas esp&eacute;rer que notre litt&eacute;rature soit consomm&eacute;e sans que ces acteurs n&rsquo;initient et n&rsquo;incitent les camerounais &agrave; la consommation de leur propre litt&eacute;rature. Au jour d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, et tel que se pr&eacute;sentent les curricula d&rsquo;enseignement, dans le cycle d&rsquo;&eacute;tudes secondaires, la litt&eacute;rature camerounaise a la portion congrue des programmes.<\/p>\n<p> Rien d&rsquo;&eacute;tonnant d&egrave;s lors que nos &eacute;l&egrave;ves ne connaissent rien de tous nos &eacute;crivains &quot;hors programme&quot;. Mongo Beti, Ferdinand Oyono, Were Were Liking, L&eacute;onora Miano, Eug&egrave;ne Ebod&eacute;, sont d&rsquo;illustres inconnus, m&ecirc;me pour la plupart des professeurs des lyc&eacute;es et coll&egrave;ges. La situation n&rsquo;est gu&egrave;re meilleure &agrave; l&rsquo;universit&eacute; o&ugrave;, majoritairement, les &eacute;tudiants qui optent pour des &eacute;tudes de lettres se dirigent vers les lettres fran&ccedil;aises ou anglaises. Un cloisonnement &eacute;tanche des enseignements dans la plupart des universit&eacute;s d&rsquo;Etat tient ces &eacute;tudiants &agrave; l&rsquo;&eacute;cart des productions litt&eacute;raires africaines et a fortiori camerounaises. Dans un environnement o&ugrave; la lecture est une activit&eacute; exotique, les rares personnes qui auraient pu servir de catalyseur &agrave; la consommation de notre litt&eacute;rature sont eux-m&ecirc;mes d&eacute;voy&eacute;s par un syst&egrave;me dont la restructuration est un imp&eacute;ratif. Les livres ne sont, ni du point de vue culturel ni sur le plan &eacute;conomique, des objets innocents pour que nous continuions &agrave; rester indiff&eacute;rents &agrave; ceux que nous produisons. <\/p>\n<p><em>Par Marcelin Vounda Etoa*  <\/em> <\/span>  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La CRTV a diffus\u00e9 hier, apr\u00e8s le journal tv de 20h30, l&rsquo;\u00e9mission litt\u00e9raire M\u00e9langes de Marc Omboui. 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