{"id":3174,"date":"2009-06-05T11:09:35","date_gmt":"2009-06-05T09:09:35","guid":{"rendered":""},"modified":"2009-06-05T11:09:35","modified_gmt":"2009-06-05T09:09:35","slug":"3174","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/3174\/","title":{"rendered":"projets de documentaires pr\u00e9sent\u00e9s aux Allemands"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Le forum de coproduction qui s\u2019est tenu dans le cadre de la 13\u00e8me \u00e9dition des Ecrans noirs a pris fin hier \u00e0 l\u2019institut Goethe de Yaound\u00e9. Durant deux jours, des producteurs de l\u2019association Ag Dok, en provenance d\u2019Allemagne, ont \u00e9chang\u00e9 avec des r\u00e9alisateurs et des producteurs camerounais. Regard crois\u00e9 sur les retomb\u00e9es de ce rendez-vous\u2026 &#8211; <\/p>\n<div align=\"justify\"><strong><br \/><\/strong><\/div>\n<h4>Cyrille Masso, promoteur de malo pictures : &laquo;Nous avons appris &agrave; vendre nos projets&raquo;<\/h4>\n<p><strong><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" data-expand=\"600\" class=\"lazyload\" hspace=\"6\" height=\"279\" border=\"0\" width=\"350\" title=\"Image\" alt=\"Image\" style=\"float: left;\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 350 279'%2F%3E\" data-src=\"http:\/\/www.lejourquotidien.info\/images\/stories\/arts_spectacle\/cyrille%20masso.jpg\" \/>Quel &eacute;tait l&rsquo;objectif de ce forum?<\/strong><br \/>Le forum visait &agrave; provoquer un cadre d&rsquo;&eacute;changes entre les producteurs allemands et les producteurs camerounais. Un pont de collaboration a &eacute;t&eacute; &eacute;tabli entre les r&eacute;alisateurs ou les auteurs de films documentaires camerounais et les producteurs allemands. Nous avons opt&eacute; pour le documentaire parce que c&rsquo;est un genre qui n&rsquo;est pas tr&egrave;s connu au Cameroun malheureusement. Mais, c&rsquo;est le genre tr&egrave;s pris&eacute; par les t&eacute;l&eacute;visions. C&rsquo;est un genre universel qui permet la d&eacute;couverte de l&rsquo;autre et de l&rsquo;univers. <\/p>\n<p><strong>Les projets tournaient autour du folklore, des traditions et de la mis&egrave;re. Les producteurs allemands sugg&egrave;rent-ils ces sujets plut&ocirc;t que d&rsquo;autres ?<\/strong><br \/>Non, l&rsquo;initiative &eacute;mane de producteurs camerounais qui avaient l&rsquo;habitude de travailler avec des partenaires fran&ccedil;ais. Mais nous savons que l&rsquo;Allemagne fait partie de ceux qui nous ont colonis&eacute;s. Pour pouvoir mieux travailler, il faut diversifier nos sources de financement qui s&rsquo;amenuisent au jour le jour. Je pense que notre objectif est atteint. C&rsquo;&eacute;tait un &eacute;change entre professionnels.<\/p>\n<p><strong>Vous avez vous-m&ecirc;mes pr&eacute;sent&eacute; sept projets sur la  vingtaine Ces projets vont-ils trouver des financements imm&eacute;diatement ?<\/strong> <br \/>C&rsquo;est des projets documentaires, c&rsquo;est pas des reportages. Ils n&rsquo;existent pas depuis hier. Il y en a qui vont s&rsquo;&eacute;tendre sur des ann&eacute;es. Cette initiative de coproduction se met en place. C&rsquo;est vrai qu&rsquo;en ce moment, on n&rsquo;a pas un cadre l&eacute;gislatif institutionnel qui permette de mener des contrats de coproduction avec l&rsquo;Allemagne, comme c&rsquo;est le cas avec la France. Je pense qu&rsquo;il est urgent de mettre en place un dispositif l&eacute;gislatif. C&rsquo;est un clin d&rsquo;&oelig;il au minist&egrave;re de la Culture pour qu&rsquo;il soit plus actif au niveau de la coop&eacute;ration avec certains Etats. Si nous avons des contrats avec un ou deux pays de l&rsquo;Union europ&eacute;enne, pourquoi ne pas avoir des trait&eacute;s avec tous les autres ? &Ccedil;a ne serait qu&rsquo;&agrave; notre avantage ; &ccedil;a diversifie les sources de financement des projets pr&eacute;sent&eacute;s par les op&eacute;rateurs locaux.<\/p>\n<p><strong>Quels sont les retomb&eacute;es concr&egrave;tes de ce forum ?<\/strong><br \/>La premi&egrave;re retomb&eacute;e pour les participants a &eacute;t&eacute; de savoir vendre leurs projets &agrave; des producteurs. Au cours de cette rencontre, beaucoup de gens ont appris &agrave; pitcher, c&rsquo;est-&agrave;-dire &agrave; pr&eacute;senter leurs projets. Deuxi&egrave;me chose, les producteurs locaux &eacute;taient la plupart du temps coup&eacute;s de leurs coll&egrave;gues qui travaillent dans les t&eacute;l&eacute;visions. Pour une fois, ils se sont assis entre pairs et ils ont d&eacute;fendu leurs projets avec la m&ecirc;me vision. Cela augure des lendemains meilleurs pour la production ind&eacute;pendante au Cameroun. Vous savez, le r&eacute;el probl&egrave;me, ce n&rsquo;est pas qu&rsquo;il manque de talents au Cameroun, c&rsquo;est que le milieu n&rsquo;est pas structur&eacute;. Cette initiative aide &agrave; structurer le milieu de la production. Une fois que ce milieu sera structur&eacute;, les pouvoirs publics auront la charge et le devoir d&rsquo;accompagner ces initiatives.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h4>B&auml;rbel mauch, co-productrice : &laquo; En Allemagne les t&eacute;l&eacute;visions ne s&rsquo;int&eacute;ressent pas aux images d&rsquo;ailleurs&raquo;<\/h4>\n<p><strong><img decoding=\"async\" data-expand=\"600\" class=\"lazyload\" hspace=\"6\" height=\"300\" border=\"0\" width=\"227\" title=\"Image\" alt=\"Image\" style=\"float: left;\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 227 300'%2F%3E\" data-src=\"http:\/\/www.lejourquotidien.info\/images\/stories\/arts_spectacle\/barbermauch.jpg\" \/>Qu&rsquo;est-ce qui justifie l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t que votre association porte au cin&eacute;ma camerounais ?<\/strong><br \/>Pour notre association, c&rsquo;&eacute;tait un &eacute;change. Ce que nous avons en commun avec les r&eacute;alisateurs camerounais, c&rsquo;est que de faire les films, de mettre nos r&ecirc;ves en image.<\/p>\n<p><strong>Pourquoi les documentaires et non des films de fiction ?<\/strong><br \/>Nous sommes une association de documentaristes et c&rsquo;est &agrave; ce titre que nous avons rencontr&eacute; des documentaristes camerounais. D&rsquo;autre part, je crois que le documentaire est l&rsquo;enfant pauvre du cin&eacute;ma africain. Dans ce sens, il a tout &agrave; faire. Il est important de faire des images sur sa propre culture. Comment raconter cela, quelle approche adopter, voil&agrave; les objectifs de notre rencontre et beaucoup moins que de coproduire directement ou de trouver de l&rsquo;argent n Allemagne. Parce que en Allemagne, les t&eacute;l&eacute;visions s&rsquo;int&eacute;ressent tr&egrave;s peu aux images d&rsquo;ailleurs. Mais l&rsquo;&eacute;change n&rsquo;en pas &eacute;t&eacute; moins int&eacute;ressante. <\/p>\n<p><strong>Une vingtaine de projets ont &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute;s par des jeunes documentaristes camerounais. Qu&rsquo;en pensez-vous ?<\/strong><br \/>Les membres de notre association sont contents de tout ce qui s&rsquo;est pass&eacute; au cours de ces deux jours. Nous avons pris du plaisir &agrave; &eacute;couter l&rsquo;expos&eacute; des projets des jeunes documentaristes. Certains sont plus avanc&eacute;s dans leur r&eacute;alisation. D&rsquo;autre le sont moins. Dans tous les cas, je ne peux porter un jugement d&eacute;finitif sur des sujets. Un sujet ce n&rsquo;est pas un film. Quand ils seront enti&egrave;rement r&eacute;alis&eacute;s, on pourra voir quelle &eacute;motion ils v&eacute;hiculent, quels r&ecirc;ves ils portent.<\/p>\n<p><span class=\"small\">Maurice Simo Djom\t\t\t\t\t<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le forum de coproduction qui s\u2019est tenu dans le cadre de la 13\u00e8me \u00e9dition des Ecrans noirs a pris fin hier \u00e0 l\u2019institut Goethe de Yaound\u00e9. Durant deux jours, des producteurs de l\u2019association Ag Dok, en provenance d\u2019Allemagne, ont \u00e9chang\u00e9 avec des r\u00e9alisateurs et des producteurs camerounais. 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