{"id":3207,"date":"2009-06-12T17:34:31","date_gmt":"2009-06-12T15:34:31","guid":{"rendered":""},"modified":"2009-06-12T17:34:31","modified_gmt":"2009-06-12T15:34:31","slug":"3207","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/3207\/","title":{"rendered":"Francine Rogomb\u00e9 Etomba : Une Rose au sommet de l&rsquo;Etat"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>La pr\u00e9sidente par int\u00e9rim du Gabon a la d\u00e9licate mission de mener son pays vers une transition sans heurts. &#8211; <\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> <\/p>\n<p><img decoding=\"async\" data-expand=\"600\" class=\"lazyload\" border=\"1\" align=\"left\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 1 1'%2F%3E\" data-src=\"http:\/\/www.quotidienmutations.info\/images\/rogombe-rose-francine.gif\" alt=\"\" \/>Si la c&eacute;r&eacute;monie de prestation de serment de la pr&eacute;sidente de la R&eacute;publique par int&eacute;rim, avant-hier, dans la vaste salle des conf&eacute;rences de la Cit&eacute; de la d&eacute;mocratie &agrave; Libreville a mis sur le devant de la sc&egrave;ne deux femmes, on aura surtout vu Rose Francine Etomba, &eacute;pouse Rogomb&eacute;. La pr&eacute;sidente du S&eacute;nat gabonais, conform&eacute;ment aux dispositions de l&rsquo;article 13 de la constitution de ce pays, succ&eacute;dait &agrave; titre int&eacute;rimaire, &agrave; Omar Bongo Ondimba d&eacute;c&eacute;d&eacute; quelques jours plus t&ocirc;t dans une clinique &agrave; Barcelone en Espagne, mettant ainsi fin &agrave; un suspens qui planait depuis le d&eacute;but de la pol&eacute;mique sur la disparition de celui qui venait de tirer sa r&eacute;v&eacute;rence apr&egrave;s plus de quatre d&eacute;cennies de pr&eacute;sence &agrave; la t&ecirc;te du pays. Le regard droit, le ton rassurant de sa premi&egrave;re adresse &agrave; ses compatriotes ont fini de tranquilliser ceux qui doutaient des capacit&eacute;s de celle qui, le 16 f&eacute;vrier dernier, &agrave; peine &eacute;lue s&eacute;nateur de sa r&eacute;gion natale de Lambar&eacute;n&eacute;, a acc&eacute;d&eacute; &agrave; la fonction de pr&eacute;sidente du s&eacute;nat, devenant ainsi le successeur du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique en cas de vacance &agrave; la t&ecirc;te de l&rsquo;Etat.<\/p>\n<p>Depuis mercredi dernier donc, elle exerce la pl&eacute;nitude la fonction pr&eacute;sidentielle &agrave; une exception pr&egrave;s : elle ne peut pas organiser de r&eacute;f&eacute;rendum, ne peut pas proc&eacute;der &agrave; la modification de la constitution et ne peut pas dissoudre l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale. Mais cela n&rsquo;enl&egrave;ve rien &agrave; l&rsquo;importance de la charge qui p&egrave;se d&eacute;sormais sur les &eacute;paules de cette magistrate de 66 ans qui, si elle peut pr&eacute;sider aux destin&eacute;es du Gabon par le simple fait du respect des m&eacute;canismes constitutionnels, ou encore comme certains l&rsquo;ont affirm&eacute;, par la volont&eacute; du d&eacute;funt pr&eacute;sident qui aura particuli&egrave;rement veill&eacute; &agrave; son &eacute;lection, une d&eacute;l&eacute;gation d&rsquo;officiels du Parti d&eacute;mocratique gabonais (Pdg) avait &agrave; cet effet fait le voyage de Rabat au Maroc o&ugrave; Omar Bongo Ondimba s&rsquo;&eacute;tait rendu au chevet de son &eacute;pouse, Rose Francine Rogomb&eacute; peut se consid&eacute;rer aujourd&rsquo;hui comme faisant partie de la vieille garde des cadres du Pdg rest&eacute;e fid&egrave;le au chef. Sa prestation de serment, dans les termes voulus par la constitution, est la traduction en actes de la solidit&eacute; des jeunes institutions de ce pays, r&eacute;cemment cr&eacute;&eacute;e par la Constitution avec la volont&eacute; du pr&eacute;sident Omar Bongo Ondimba et de l&rsquo;ensemble de la classe politique gabonaise. Leur mise en place aura n&eacute;cessit&eacute; quelques ann&eacute;es seulement&hellip;<\/p>\n<p><strong>Missions <\/strong><br \/>Premi&egrave;re femme &agrave; diriger une institution parlementaire dans un pays o&ugrave; la promotion de la femme est loin d&rsquo;&ecirc;tre un simple slogan creux, ( Marie Madeleine Mborantsuo dirige la Cour constitutionnelle et a conduit de main de ma&icirc;tresse pourrait-on dire, la c&eacute;r&eacute;monie de prestation de serment de la nouvelle pr&eacute;sidente, tandis qu&rsquo;une autre femme occupe la fonction de Vice premier ministre), Rose Francine Rogomb&eacute; acc&egrave;de &agrave; la charge supr&ecirc;me apr&egrave;s &ecirc;tre devenue apr&egrave;s son &eacute;lection le 16 f&eacute;vrier dernier, la seconde personnalit&eacute; de l&rsquo;Etat. Ses premiers mots de chef de l&rsquo;Etat ont &eacute;t&eacute; pour rassurer ses compatriotes &quot; Je jure de consacrer toutes mes forces au bien du peuple gabonais, en vue d&rsquo;assurer son bien-&ecirc;tre et de le pr&eacute;server de tout dommage, de respecter et de d&eacute;fendre la Constitution et l&rsquo;&Eacute;tat de droit, de remplir consciencieusement les devoirs de ma charge et d&rsquo;&ecirc;tre juste envers tous&quot;, ensuite la communaut&eacute; internationale envers laquelle elle s&rsquo;est engag&eacute;e &agrave; respecter les engagements pris par son pays, et enfin tous ceux qui vivent au Gabon.<\/p>\n<p>Le premier d&eacute;fi auquel elle doit faire face aujourd&rsquo;hui, au-del&agrave; de l&rsquo;organisation de l&rsquo;hommage &agrave; rendre au d&eacute;funt pr&eacute;sident, est l&rsquo;organisation dans les d&eacute;lais prescrits par la loi, soit 45 jours, d&rsquo;un scrutin pr&eacute;sidentiel. Un d&eacute;lai par ailleurs prorogeable comme le lui a indiqu&eacute; la pr&eacute;sidente de la Cour constitutionnelle lors de sa prise de fonction. Un devoir de sa charge qu&rsquo;elle entend assumer en veillant &quot;au respect de la constitution et des libert&eacute;s &quot;. Un scrutin auquel elle ne pourra pas prendre part. mais qui ne s&rsquo;av&egrave;re pas &ecirc;tre une sin&eacute;cure. L&rsquo;organisation des pr&eacute;c&eacute;dentes &eacute;lections au Gabon a toujours &eacute;t&eacute; &eacute;maill&eacute;e d&rsquo;accusations de fraude, avec au ban des accus&eacute;s, le Pdg, au sein duquel pourrait &eacute;merger le quatri&egrave;me pr&eacute;sident de la R&eacute;publique gabonaise. <\/p>\n<p>Bien qu&rsquo;arriv&eacute;e &agrave; la t&ecirc;te du S&eacute;nat en tant qu&rsquo;&eacute;lue de cette formation politique, celle qui est aujourd&rsquo;hui, apr&egrave;s la lib&eacute;rienne Helen Johnson Sirleaf, la deuxi&egrave;me africaine &agrave; acc&eacute;der &agrave; la fonction de chef de l&rsquo;Etat sur le continent, doit donner des gages de son impartialit&eacute; afin de garantir la cr&eacute;dibilit&eacute; d&rsquo;un processus enclench&eacute; depuis la disparition d&rsquo;Omar Bongo Ondimba, et qui vaut &agrave; ce petit pays d&rsquo;Afrique centrale d&rsquo;&ecirc;tre pr&eacute;sent&eacute; depuis quelques jours comme un mod&egrave;le de transition politique, et o&ugrave; la plupart des acteurs s&rsquo;accordent d&rsquo;ailleurs &agrave; reconna&icirc;tre qu&rsquo;il devrait &ecirc;tre ainsi mener &agrave; son terme pour servir de mod&egrave;le. Reste &agrave; Rose Francine Rogomb&eacute; de mener le processus au bout sans heurt, et de passer le flambeau &agrave; celui qui va diriger le Gabon pour les prochaines ann&eacute;es. L&rsquo;avenir du Gabon reste ainsi suspendu au succ&egrave;s ou &agrave; l&rsquo;&eacute;chec de la mission de cette femme qui, tout au long de son investiture n&rsquo;aura laiss&eacute; transpara&icirc;tre ni inqui&eacute;tude, ni signe de faiblesse. De quoi apporter un d&eacute;menti &agrave; tous ceux qui avaient pr&eacute;dit l&rsquo;apocalypse apr&egrave;s la disparition d&rsquo;Omar Bongo Ondimba.<\/p>\n<p><em>Jean Francis Belibi<\/em> <\/span>  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La pr\u00e9sidente par int\u00e9rim du Gabon a la d\u00e9licate mission de mener son pays vers une transition sans heurts. &#8211; Si la c&eacute;r&eacute;monie de prestation de serment de la pr&eacute;sidente de la R&eacute;publique par int&eacute;rim, avant-hier, dans la vaste salle des conf&eacute;rences de la Cit&eacute; de la d&eacute;mocratie &agrave; Libreville a mis sur le devant [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":140,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"adace-sponsor":[],"class_list":["post-3207","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry"],"acf":[],"wps_subtitle":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3207","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/140"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3207"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3207\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3207"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3207"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3207"},{"taxonomy":"adace-sponsor","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/adace-sponsor?post=3207"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}