{"id":3219,"date":"2009-06-18T10:18:03","date_gmt":"2009-06-18T08:18:03","guid":{"rendered":""},"modified":"2009-06-18T10:18:03","modified_gmt":"2009-06-18T08:18:03","slug":"3219","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/3219\/","title":{"rendered":"Francis Bebey"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Francis Bebey est assur\u00e9ment l&rsquo;un des plus vivants de nos \u00e9crivains morts, si l`on en juge par les activit\u00e9s qui sont organis\u00e9es \u00e0 travers le monde autour de son \u0153uvre ou que celle-ci inspire. &#8211; <strong><font color=\"#000000\">   <\/font><\/strong><\/p>\n<p><span class=\"13aria\">&nbsp; Huit ans apr&egrave;s sa mort son nom est au centre d&rsquo;activit&eacute;s aussi diversifi&eacute;es qu&rsquo;&eacute;tait le talent de l&rsquo;auteur du Fils d&rsquo;Agatha Moudio. Sur le site qui lui est d&eacute;di&eacute; par l&rsquo;association internationale qui porte son nom, les activit&eacute;s recens&eacute;es vont de la musique &agrave; la litt&eacute;rature, en passant par la recherche. Longtemps d&eacute;vou&eacute;e &agrave; la promotion presque exclusive de la po&eacute;sie, l&rsquo;Association La Ronde des po&egrave;tes de Jean Claude Awono a donn&eacute; pour nom de bapt&ecirc;me au Centre culturel que ce jeune professeur de lettres vient de cr&eacute;er &agrave; Yaound&eacute; &quot;Francis Bebey&quot;. <\/p>\n<p>Ce nom de bapt&ecirc;me est un gage de p&eacute;rennit&eacute; de la m&eacute;moire de l&rsquo;&eacute;crivain disparu, au moins pour autant que vivra le CCFB. A l&rsquo;occasion de son inauguration, on a eu droit au vernissage d&rsquo;un portrait de Bebey r&eacute;alis&eacute; par le jeune Serge Ebala, &agrave; la pr&eacute;sentation d&rsquo;une BD inspir&eacute;e de l&rsquo;&oelig;uvre du m&ecirc;me auteur et &agrave; la lecture de po&egrave;mes et d&rsquo;extraits de son &oelig;uvre aux &eacute;l&egrave;ves et aux &eacute;tudiants. Cette reprise en main du legs de Bebey est assur&eacute;ment le signe d&rsquo;une transmission r&eacute;ussie. Une autre manifestation culturelle s&rsquo;est donn&eacute; le nom de Bebey comme nom de bapt&ecirc;me cette ann&eacute;e : c&rsquo;est le concours de musique classique organis&eacute; depuis treize ans par l&rsquo;Association des Amis de la Guitare et de la Musique au Cameroun. <\/p>\n<p>Cit&eacute; par Alain Mabanckou dans son dernier roman Black bazar, paru aux &eacute;ditions du Seuil cette ann&eacute;e, l&rsquo;&oelig;uvre litt&eacute;raire de Francis Bebey reste d&rsquo;actualit&eacute; : Le Fils d&rsquo;Agatha Moudio demeure pr&eacute;sent dans les programmes scolaires au Cameroun ; M Asare Konadu Yamoah, le Pr&eacute;sident de l&rsquo;Association des &eacute;diteurs du Ghana a r&eacute;cemment montr&eacute; un vif int&eacute;r&ecirc;t pour l&rsquo;achat des droits du roman The Ashanti doll, la traduction anglaise de La Poup&eacute;e Ashanti paru aux &eacute;ditions CLE. Curtis Shade, un chercheur am&eacute;ricain titulaire d&rsquo;une th&egrave;se depuis 1986 sur l&rsquo;&oelig;uvre de Bebey s&rsquo;est remis aux &quot;&eacute;tudes&quot; pour explorer la partie de cette &oelig;uvre parue apr&egrave;s sa th&egrave;se. Associant musique et litt&eacute;rature, un album pour enfants, illustr&eacute; par Christian Pieper et dont les textes sont des reprises de la composition de Bebey intitul&eacute;e Invocation &agrave; la pluie pour le sahel est sorti en Allemagne il y a trois mois. Francis Bebey vit donc, &agrave; la fois par son &oelig;uvre litt&eacute;raire et par sa musique. Son instrument f&eacute;tiche, la sanza a &eacute;t&eacute; c&eacute;l&eacute;br&eacute; il n&rsquo;y a pas longtemps par le collectif Les L&eacute;zards noirs. J.J. Dikongue a quant &agrave; lui proc&eacute;d&eacute; &agrave; une relecture de la chanson Les touristes de Bebey ; cette relecture souligne toute la finesse de l&rsquo;humour qui tapisse la satire de Bebey des relations Nord\/Sud.<\/p>\n<p> Les touristes, qui deviennent tr&egrave;s vite des coop&eacute;rants, &quot;quand ils sont l&agrave; on est content ; quand ils s&rsquo;en vont on est heureux&quot;, dit Bebey ! <br \/>Un autre hommage est rendu &agrave; Francis Bebey par un guitariste britannique, John Williams, auteur d&rsquo;un r&eacute;cent album intitul&eacute; &quot;From a Bird&quot; dont le premier titre est &quot;Hello Francis&quot; Bebey. Patrick Bebey rend &eacute;galement hommage &agrave; son p&egrave;re &agrave; travers son nouvel album Oa na Mba. <br \/>Au demeurant, l&rsquo;&oelig;uvre de Bebey donne aujourd&rsquo;hui les gages d&rsquo;une survie assur&eacute;e : les amis, nombreux et divers que l&rsquo;artiste et l&rsquo;&eacute;crivain s&rsquo;est faits &agrave; travers le monde semblent tous toujours marqu&eacute;s par son souvenir. La jeune g&eacute;n&eacute;ration, au Cameroun, notamment semble se reconna&icirc;tre dans l&rsquo;h&eacute;ritage de ce p&egrave;re fondateur de notre litt&eacute;rature et, par-dessus tout, presque tous les enfants de Francis Bebey semblent avoir h&eacute;rit&eacute; chacun d&rsquo;une partie de son immense et diversifi&eacute; talent. En attendant &eacute;ventuellement une &oelig;uvre litt&eacute;raire majeure de Kidy, le g&eacute;nie musical de Patrick et Toup&rsquo;s Bebey a depuis longtemps donn&eacute; la preuve de son originalit&eacute;. <\/p>\n<p><em> Par Marcelin Vounda Etoa* <\/em> <\/span>  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Francis Bebey est assur\u00e9ment l&rsquo;un des plus vivants de nos \u00e9crivains morts, si l`on en juge par les activit\u00e9s qui sont organis\u00e9es \u00e0 travers le monde autour de son \u0153uvre ou que celle-ci inspire. &#8211; &nbsp; Huit ans apr&egrave;s sa mort son nom est au centre d&rsquo;activit&eacute;s aussi diversifi&eacute;es qu&rsquo;&eacute;tait le talent de l&rsquo;auteur du [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":140,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"adace-sponsor":[],"class_list":["post-3219","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry"],"acf":[],"wps_subtitle":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3219","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/140"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3219"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3219\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3219"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3219"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3219"},{"taxonomy":"adace-sponsor","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/adace-sponsor?post=3219"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}