{"id":3228,"date":"2009-06-18T11:44:32","date_gmt":"2009-06-18T09:44:32","guid":{"rendered":""},"modified":"2009-06-18T11:44:32","modified_gmt":"2009-06-18T09:44:32","slug":"3228","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/3228\/","title":{"rendered":"Ren\u00e9 Zogo d\u2019Ewondo : Le proph\u00e8te qui n\u2019est pas roi chez lui"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>M\u00e9connu au Cameroun, le chanteur partage pourtant avec Manu Dibango le privil\u00e8ge de figurer dans les grandes compils de la world music, aux c\u00f4t\u00e9s de 16 autres musiciens africains.<br \/>\n &#8211; <\/p>\n<h4 align=\"justify\"><img decoding=\"async\" data-expand=\"600\" class=\"lazyload\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 1 1'%2F%3E\" data-src=\"http:\/\/www.zogo.fr\/images_site\/Photo-Zogo6X62.gif\" alt=\"http:\/\/www.zogo.fr\/images_site\/Photo-Zogo6X62.gif\" \/><\/p>\n<\/h4>\n<p align=\"justify\">Quand le bikutsi se modernise, il prend un nom plus fantaisiste, le &laquo; new be could see &raquo;. Ce terme est une invention de Ren&eacute; Zogo d&rsquo;Ewondo Menye qui, dans un album de 15 titres, &laquo; King of the new be could see &raquo;, r&eacute;alis&eacute; en 2003 en partie au studio Rdc &agrave; Yaound&eacute;, ressuscitait un titre des ann&eacute;es 1970, &laquo; Nga tara &raquo; et faisait d&eacute;couvrir de nouvelles compositions, tant&ocirc;t en fran&ccedil;ais, tant&ocirc;t en anglais, toutes travers&eacute;es par un travail consid&eacute;rable sur le balafon. <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div align=\"justify\">Le dernier album de Zogo d&rsquo;Ewondo remonte &agrave; 2007. Lors de son passage au Cameroun en 2007, il a enregistr&eacute; ce qu&rsquo;il dit &ecirc;tre le &laquo; meilleur du balafon &raquo; avec l&rsquo;orchestre Clatara &agrave; Nkolbisson. Deux ans plus t&ocirc;t, c&rsquo;&eacute;tait &laquo; Concert et tradition &raquo; qui voyaient le jour. Ces trois derni&egrave;res productions, dont les sonorit&eacute;s ont quelque chose de Wes Madiko, ont &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute;es au public camerounais le 13 juin dernier, au Centre culturel fran&ccedil;ais de Yaound&eacute;. L&rsquo;artiste remet &ccedil;a ce vendredi 19 juin prochain. Une deuxi&egrave;me prestation au cours de laquelle certains m&eacute;lomanes d&eacute;couvriront pour la premi&egrave;re fois le visage de celui qui partage avec Manu Dibango le privil&egrave;ge de figurer sur les compilations c&eacute;l&egrave;bres telles que celle de la world music de Sony Music (1997), celle d&rsquo;Arcade (1993) et celle des griots modernes de la maison Versailles (1997). <\/div>\n<div align=\"justify\">&nbsp;<\/div>\n<p><strong>Boites de nuit<\/strong><br \/>Zogo d&rsquo;Ewondo et Manu Dibango y c&ocirc;toient 16 grands noms de la musique africaine, &agrave; l&rsquo;instar de Youssou Ndour, Tour&eacute; Kunda, Mori Kant&eacute;, Alpha Blondi, Salif Keita ou encore Isma&euml;l Lo. <br \/>Quand il partait du Cameroun en 1968, Zogo d&rsquo;Ewondo n&rsquo;avait pas de disque dans les bacs. Entre 1962 et 1968, il s&rsquo;&eacute;tait simplement rendu c&eacute;l&egrave;bre par ses prestations de chanteur au sein des orchestres de trois bo&icirc;tes de nuit &agrave; Yaound&eacute; : le King&rsquo;s club, en face de l&rsquo;ancien cin&eacute;ma le Capitole ; le Triolet (&agrave; c&ocirc;t&eacute; de l&rsquo;actuel immeuble de la mort) et le Black&amp;White. Zogo d&rsquo;Ewondo parle de la belle &eacute;poque avec une pointe de nostalgie dans la voix, lui qui gagnait 25.000 Fcfa par mois pour chanter de nuit. Ajoutez-y le salaire de l&rsquo;employ&eacute; de l&rsquo;entreprise &laquo; Tout pour l&rsquo;Int&eacute;rieur et la Maison &raquo; (Tpm) o&ugrave; il travaillait de jour comme menuisier, cela fait 50.000 Fcfa. Suffisant pour mener un train de vie princier ! Mais Ren&eacute; Zogo, qui a soif de conna&icirc;tre de nouveaux horizons, finira par d&eacute;missionner. <br \/>Rendu en France en 1968, il sera imm&eacute;diatement sollicit&eacute; par l&rsquo;Agence nationale pour l&rsquo;emploi qui le convoque un mois apr&egrave;s son arriv&eacute;e et lui propose un contrat de travail. Mais l&rsquo;aventure s&rsquo;arr&ecirc;tera en 1971 : &laquo; Depuis 1971, je n&rsquo;ai plus jamais touch&eacute; le bois&raquo;. Le chanteur a parl&eacute; plus fort que le menuisier. Tour &agrave; tour membre et chef de l&rsquo;orchestre &laquo; Les Davillan&rsquo;s &raquo;, Ren&eacute; Zogo animera des mariages ou des communions juifs. Tant et si bien que le club M&eacute;diterran&eacute;e, une compagnie de tourisme prestigieuse proposera &agrave; l&rsquo;orchestre &laquo; Les Davillan&rsquo;s &raquo; de travailler pour lui. Ren&eacute; Zogo d&rsquo;Ewondo y restera 28 ans d&rsquo;affil&eacute;e, pay&eacute; &agrave; l&rsquo;ann&eacute;e avec bulletin de salaire, cotisations patronales et cong&eacute; spectacles, etc. : &laquo; Si c&rsquo;&eacute;tait &agrave; refaire, je le referais. Lors de mon s&eacute;jour au Cameroun, j&rsquo;ai constat&eacute; que les musiciens gal&egrave;rent tellement. Quand je pense que j&rsquo;ai pass&eacute; toute ma vie &agrave; vivre de la musique ! &raquo;<br \/>Certes, l&rsquo;artiste n&rsquo;a pas touch&eacute; le moindre kopeck de ses deux premiers disques, &laquo; Mariage &agrave; cr&eacute;dit &raquo; (1971) et &laquo;Vois-nous deux &raquo; (1972) produits par Ethel Tobo et distribu&eacute;s par Path&eacute; Marconi. Mais il s&rsquo;est jet&eacute; &agrave; l&rsquo;eau en 1978 et a produit lui-m&ecirc;me tous les albums suivants.<\/p>\n<p><span class=\"small\">Maurice Simo Djom\t\t\t\t\t<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>M\u00e9connu au Cameroun, le chanteur partage pourtant avec Manu Dibango le privil\u00e8ge de figurer dans les grandes compils de la world music, aux c\u00f4t\u00e9s de 16 autres musiciens africains. &#8211; Quand le bikutsi se modernise, il prend un nom plus fantaisiste, le &laquo; new be could see &raquo;. 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