{"id":3232,"date":"2009-06-18T11:51:01","date_gmt":"2009-06-18T09:51:01","guid":{"rendered":""},"modified":"2009-06-18T11:51:01","modified_gmt":"2009-06-18T09:51:01","slug":"3232","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/3232\/","title":{"rendered":"\u201cExils 4\u201d et la question de l\u2019identit\u00e9"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Le spectacle propos\u00e9 par la compagnie \u201cLa part du pauvre\u201d a captiv\u00e9 le public du Ccf mercredi 10 juin 2009  &#8211; <span class=\"surtitre\"><a class=\"titre\"><br \/><\/a><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\" class=\"texte\"><span class=\"Style3\"><span class=\"Style32 Style43\"><em> <\/em><\/span><\/p>\n<p> Il est 20 heures 30 ce mercredi 10 juin 2009 lorsque les projecteurs qui illuminaient jusque-l&agrave; la sc&egrave;ne de la salle des spectacles du Centre culturel fran&ccedil;ais Blaise Cendrars se sont &eacute;teints. Un documentaire projet&eacute; s&rsquo;ouvre sur un dialogue entre un immigr&eacute; Africain et une jeune femme &agrave; la peau blanche. Au menu des &eacute;changes l&rsquo;immigration. L&rsquo;on a cru un moment qu&rsquo;Exils 4 &eacute;tait du cin&eacute;ma. Le public est d&eacute;rout&eacute;. Subitement les projecteurs s&rsquo;allument avec une faible luminosit&eacute;. Sur la sc&egrave;ne, une valise et une chaise constituent le d&eacute;cor. Une com&eacute;dienne, traduit par des gestes et des mouvements synchronis&eacute;s qui ne vont pas sans rappeler quelques exercices de gymnastique, les propos d&rsquo;une autre actrice qui appara&icirc;tra plus tard sur les planches. Elle fantasme sans arr&ecirc;t sur son retour au pays. <br \/> C&rsquo;est que Exils 4 est un spectacle transdisciplinaire, hybride, m&eacute;tis et jubilatoire o&ugrave; s&rsquo;entrem&ecirc;lent la musique, la danse, le texte et la vid&eacute;o. Eva Doumbia qui a assur&eacute; la conception et la mise en sc&egrave;ne justifie ce choix esth&eacute;tique par la pluralit&eacute; des messages v&eacute;hicul&eacute;s. &ldquo;Exils 4 est la traduction de l&rsquo;exil int&eacute;rieur des enfants immigr&eacute;s, des probl&egrave;mes que soul&egrave;vent l&rsquo;immigration, la double identit&eacute; et l&rsquo;impossible retour des enfants au bercail&rdquo; a-t-elle relev&eacute; &agrave; la fin du show. &ldquo;Partir chez moi. Je suis pr&ecirc;te. Ici, m&ecirc;me pas une poubelle, m&ecirc;me pas un cendrier. Ici c&rsquo;est vide. &ldquo; Je pars chez moi &rdquo; d&eacute;clare Sherry Traor&eacute; &agrave; la recherche de son identit&eacute; aupr&egrave;s de sa tante paternelle Fatoumata Traor&eacute;. Le m&ecirc;me son de cloche est entonn&eacute; par le personnage m&eacute;tis, puis une actrice &agrave; la peau blanche. &ldquo;J&rsquo;ai besoin d&rsquo;un regard inquisiteur. J&rsquo;ai besoin d&rsquo;un regard qui identifie &rdquo; clament les trois actrices. <br \/> En fait, Sidiki Traor&eacute; un immigr&eacute; africain, lors de son s&eacute;jour en Occident a procr&eacute;e trois enfants : une noire, une blanche et une m&eacute;tisse qui recherchent leur identit&eacute;, qui veulent s&rsquo;impr&eacute;gner des r&eacute;alit&eacute;s locales et au besoin int&eacute;grer l&rsquo;univers culturel de leur g&eacute;niteur. Il s&rsquo;agit de la dette du cordon ombilical ! <\/p>\n<p> <strong> Syncr&eacute;tisme culturel<\/strong> <br \/> Pendant 52 minutes, les spectateurs ne se sont pas tourn&eacute;s les pouces. Ils ont ri au point de mettre les c&ocirc;tes en difficult&eacute;s. La sc&egrave;ne o&ugrave; Sabine Samba dans le r&ocirc;le de Sherry Traor&eacute; subit les rites d&rsquo;initiation par les bons soins de sa tante Salimata Kamat&eacute; dans le r&ocirc;le de Fatoumata Traor&eacute; provoque le d&eacute;lire dans la salle. En milieu de sc&egrave;ne, projecteurs allum&eacute;s, un pagne faisant office de rideau entre le public et les com&eacute;diennes, Fatouma Traor&eacute; lave sa ni&egrave;ce, Sherry Traor&eacute;, enfouie dans un grand r&eacute;cipient. Puis elle convoque les anc&ecirc;tres en pleine nuit pour une onction initiatique. &Ccedil;a y est Sherry Traor&eacute;, m&egrave;re de deux enfants, de retour au pays natal a retrouv&eacute; sa voie. Le sourire qui ne la quitte plus enfin traduit le syncr&eacute;tisme culturel r&eacute;ussi. <br \/> Exils 4 est finalement un plateau de quatre interpr&egrave;tes d&rsquo;&acirc;ges et de cultures diff&eacute;rentes jouant un seul personnage en qu&ecirc;te de son identit&eacute;. Un spectacle salu&eacute; &agrave; sa juste valeur par Brigitte Husson, en s&eacute;jour au Cameroun : &ldquo;C&rsquo;est courageux de partir de son pays pour essayer de faire sa vie. Par contre ce n&rsquo;est pas &eacute;vident d&rsquo;&ecirc;tre m&eacute;tisse. Une vie embryonnaire n&rsquo;est pas du tout facile. Je salue les com&eacute;diennes qui ont fait preuve de beaucoup d&rsquo;ing&eacute;niosit&eacute;&rdquo; a-t-elle affirm&eacute;. Apr&egrave;s Douala, la bande &agrave; Eva Doumbia devait mettre le cap sur la Guin&eacute;e &eacute;quatoriale pour la suite de sa tourn&eacute;e. <\/span>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"author\">Par  Alain NJIPOU  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le spectacle propos\u00e9 par la compagnie \u201cLa part du pauvre\u201d a captiv\u00e9 le public du Ccf mercredi 10 juin 2009 &#8211; Il est 20 heures 30 ce mercredi 10 juin 2009 lorsque les projecteurs qui illuminaient jusque-l&agrave; la sc&egrave;ne de la salle des spectacles du Centre culturel fran&ccedil;ais Blaise Cendrars se sont &eacute;teints. 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