{"id":3233,"date":"2009-06-18T11:51:51","date_gmt":"2009-06-18T09:51:51","guid":{"rendered":""},"modified":"2009-06-18T11:51:51","modified_gmt":"2009-06-18T09:51:51","slug":"3233","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/3233\/","title":{"rendered":"Marcel Kemadjou d\u00e9shabille le quartier Mak\u00e9a"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Dieu n\u2019a pas besoin de ce mensonge, tel est le titre du roman qui passe en revue les m\u0153urs ayant libre cours dans ce quartier populeux de Douala.  &#8211; <span class=\"surtitre\"><a class=\"titre\"><br \/><\/a><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\" class=\"texte\"><span class=\"Style3\"><span class=\"Style32 Style43\"><em> <\/em><\/span><\/p>\n<p> &ldquo; Dieu n&rsquo;a pas besoin de ce mensonge &rdquo;, sous la plume de Marcel Kemadjou Njanke, le lecteur retrouve dans cette parturition romanesque de 133 pages, une compilation des faits et des v&eacute;cus narr&eacute;s avec une verve d&eacute;routante, un langage teint&eacute; de n&eacute;ologismes &agrave; la camerounaise et un style o&ugrave; les images trouvent leur champ d&rsquo;expression. D&egrave;s la premi&egrave;re de couverture, au-del&agrave; du titre, le lecteur a une indication &agrave; travers la mention &ldquo;Racontages&rdquo; qui illustre &agrave; suffisance la quintessence de la trame narrative que tisse Marcel Kemadjou Njanke. Cinq articulations principales couvrent les 133 pages d&rsquo;un ouvrage issu de l&rsquo;&eacute;curie des &eacute;ditions Ifrikiya. Le premier r&eacute;cit est celui qui a pr&ecirc;t&eacute; son titre &agrave; l&rsquo;ensemble du roman. <br \/> Dieu n&rsquo;a pas besoin de ce mensonge conte les anecdotes caustiques de Ahmaria contrainte par son g&eacute;niteur d&rsquo;&eacute;pouser un richissime homme d&rsquo;affaires dans le dessein &ldquo;d&rsquo;&eacute;loigner la pauvret&eacute; de la case paternelle&rdquo;. Au bout du rouleau, ennuis, isolement, chagrin sont le quotidien d&rsquo;une co&eacute;pouse en mal d&rsquo;affections. C&rsquo;est sur ces entrefaites qu&rsquo;elle fait la connaissance d&rsquo;un enseignant de philosophie, ath&eacute;e par essence avec qui elle file le parfait amour via des correspondances t&eacute;l&eacute;phoniques (coups de fil, short messages services (Sms)). Son nouveau jules, Christophe lui propose de divorcer d&rsquo;avec l&rsquo;homme d&rsquo;affaire, Mallam, afin de l&rsquo;&eacute;pouser. Ahmaria pose des pr&eacute;alables. Christophe doit s&rsquo;islamiser &agrave; tout prix. Ce dernier, campant sur ses positions id&eacute;ologiquement proche de la n&eacute;gation de Dieu d&eacute;clare que m&ecirc;me le cr&eacute;ateur n&rsquo;aurait pas besoin de ce mensonge car en s&rsquo;islamisant il le ferait sans conviction. <\/p>\n<p> <strong> Ecrivain engag&eacute;<\/strong><br \/> Le deuxi&egrave;me centre d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t est intitul&eacute; &ldquo;Madame fait divers&rdquo; C&rsquo;est la peinture imag&eacute;e des probl&egrave;mes de m&eacute;nages qui meublent le quotidien des habitants du quartier Mak&eacute;a. &ldquo;Comment on utilise une matraque <br \/> pour mater la libert&eacute;&rdquo; tel est le titre du troisi&egrave;me chapitre qui revient sur les comportements liberticides des forces de l&rsquo;ordre qui torturent, embastillent les populations par orgueil et z&egrave;le. &ldquo;Un long &ndash;long rang&rdquo; et &ldquo;le livre de la cuisine des sourds-muets&rdquo; sont les derniers textes qui cl&ocirc;turent l&rsquo;ouvrage. Dans l&rsquo;ensemble, Dieu n&rsquo;a pas besoin de ce mensonge est un roman de lecture facile, agr&eacute;able m&ecirc;me si au demeurant quelques coquilles ternissent un travail qui vaut son pesant d&rsquo;or. (Page 75, 3&egrave;me paragraphe : &ldquo; sur le poteau &eacute;taient clou&eacute;es des pancartes&hellip; &rdquo;). <br \/> On peut &eacute;galement d&eacute;plorer le caract&egrave;re d&eacute;tachable des pages qui au finish trahit des insuffisances dans la qualit&eacute; de l&rsquo;&eacute;dition. Marcel Kemadjou Njanke, bien connu des milieux des po&egrave;tes, n&rsquo;est pas &agrave; sa premi&egrave;re publication. Des recueils de po&egrave;mes et de nouvelles portent bel et bien son estampille. A plein temps, il est commer&ccedil;ant install&eacute; &agrave; Douala et coordonne le festival international de po&eacute;sie 3 V. C&rsquo;est donc un homme vivant dans et par la culture parce que mordu par le virus de la cr&eacute;ation qui s&rsquo;ing&eacute;nue au quotidien &agrave; d&eacute;crypter la soci&eacute;t&eacute; au sein de laquelle il joue un r&ocirc;le. Ecrivain engag&eacute;, r&eacute;aliste ou po&egrave;te inconditionnel ? Marcel Kemadjou N. semble insaisissable&hellip;et affirme n&eacute;anmoins qu&rsquo;il est un t&eacute;moin de l&rsquo;histoire qui passe&#8230; <\/span>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"author\">Par  Alain NJIPOU  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dieu n\u2019a pas besoin de ce mensonge, tel est le titre du roman qui passe en revue les m\u0153urs ayant libre cours dans ce quartier populeux de Douala. &#8211; &ldquo; Dieu n&rsquo;a pas besoin de ce mensonge &rdquo;, sous la plume de Marcel Kemadjou Njanke, le lecteur retrouve dans cette parturition romanesque de 133 pages, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":140,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"adace-sponsor":[],"class_list":["post-3233","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry"],"acf":[],"wps_subtitle":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3233","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/140"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3233"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3233\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3233"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3233"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3233"},{"taxonomy":"adace-sponsor","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/adace-sponsor?post=3233"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}