{"id":3263,"date":"2009-06-29T09:28:39","date_gmt":"2009-06-29T07:28:39","guid":{"rendered":""},"modified":"2009-06-29T09:28:39","modified_gmt":"2009-06-29T07:28:39","slug":"3263","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/3263\/","title":{"rendered":"Sanzy Viany : Le soleil qui vient du pays Eton"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Pour une premi\u00e8re galette, la jeune chanteuse laisse une bonne impression, elle appelle une suite du m\u00eame acabit. &#8211; <\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> <\/p>\n<p>Les habitu&eacute;s des &eacute;v&eacute;nements culturels de ces derni&egrave;res ann&eacute;es doivent certainement se souvenir de cette jeune dame &agrave; la frimousse bienveillante de laquelle s&rsquo;&eacute;chappait une voix tant&ocirc;t m&eacute;lancolique tant&ocirc;t suave. Un bout de femme qui jusque l&agrave; accompagnait en back office des artistes &agrave; la renomm&eacute;e montante ou certaine. Ce f&ucirc;t le cas notamment lors du dernier Massao, des Ecrans noirs de l&rsquo;ann&eacute;e derni&egrave;re, du Fenac de d&eacute;cembre 2008 ou du Yaound&eacute; en f&ecirc;te (Ya-fe) de la m&ecirc;me ann&eacute;e. Des &eacute;v&egrave;nements qui lui ont permis de se roder avant de se jeter dans le grand bain que lui a par exemple offert l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement Demain au f&eacute;minin il y a quelques mois.<\/p>\n<p>Mais le tournant avant cet album &quot;Akouma&quot; aura &eacute;t&eacute; la participation au projet &quot;Rap conteur II&quot; aux c&ocirc;t&eacute;s de Koppo en septembre 2008. Aventure dont le vid&eacute;ogramme a permis de mesurer la qualit&eacute; de cette voix sur laquelle il faudra d&eacute;sormais compter. Du moins si l&rsquo;on s&rsquo;en tient &agrave; la tessiture qui se d&eacute;gage de cet opus de huit titres qui est arriv&eacute; dans les bacs il y a quelques semaines maintenant. Un opus dont la voix fine de la jeune Sanzy instille facilement tout m&eacute;lomane pour qui la musique c&rsquo;est d&rsquo;abord l&rsquo;&eacute;coute. Akouma, qui veut dire en langue Eton propri&eacute;t&eacute; ou richesse, c&rsquo;est bien s&ucirc;r en premier lieu cette voix parfois ang&eacute;lique, mais aussi enlev&eacute;e, surtout lorsqu&rsquo;elle croise celle de la grande Queen Eteme qui, sentant sans doute mieux que quiconque les promesses que cette voix augure, l&rsquo;accompagne pour des duos de haute facture (Bi ne ntchama, A nti, Me teug). Une marraine toute trouv&eacute;e qui en se frottant &agrave; ce projet cr&eacute;atif contribue &agrave; rehausser la qualit&eacute; vocale et de chant d&rsquo;une jeune artiste dont la performance pr&eacute;sage d&rsquo;un futur de qualit&eacute; pour peu que Sanzy se range dans une perspective du labeur et de l&rsquo;abn&eacute;gation.<\/p>\n<p>Cela d&rsquo;autant plus que comme on peut le percevoir dans le th&egrave;me &quot;Tu es&quot;, le chemin pour le sommet est encore bien long, ou &agrave; tout le moins escarp&eacute;. Car il ne suffit pas d&rsquo;avoir une belle voix, mais encore faut-il pouvoir la poser dans les r&egrave;gles de l&rsquo;art et &eacute;viter ainsi des dissonances malheureuses.<br \/>L&rsquo;autre point de satisfaction de cette premi&egrave;re &oelig;uvre r&eacute;side dans l&rsquo;orchestration d&rsquo;ensemble. En &eacute;coutant Akouma, on a comme l&rsquo;impression que les exp&eacute;riences d&rsquo;accompagnement des autres ont &eacute;t&eacute; plus que productives. Une orchestration qui donne sa pleine mesure dans le cinqui&egrave;me th&egrave;me &quot;A nti&quot;. O&ugrave; la timbale, les ch&oelig;urs, le chant d&rsquo;Eteme, les cordes et le piano dessinent une harmonie symphonique que l&rsquo;oreille s&rsquo;abandonne &agrave; &eacute;couter, conquise par une magnificence de haut vol. <\/p>\n<p>Faisant ainsi briller un soleil dont les rayons s&rsquo;instillent insidieusement dans les tympans. Et si l&rsquo;on y ajoute la signification qui est celle de la pri&egrave;re adress&eacute;e au Cr&eacute;ateur pour la protection des hommes, la saveur n&rsquo;en devient que plus app&eacute;tissante. <br \/>Et c&rsquo;est l&agrave; que se dessine l&rsquo;autre force de ce premier enfantement artistique. En dehors du slow en fran&ccedil;ais &quot;Tu es&quot; qui pr&ecirc;che l&rsquo;amour au-del&agrave; des handicaps divers, l&rsquo;album chante tant&ocirc;t la douleur de la s&eacute;paration, un regard sur la femme rurale dont la place selon Sanzy devrait &ecirc;tre revaloris&eacute;e, ou la lassitude d&rsquo;une jeune femme en qu&ecirc;te de travail. Le tout m&acirc;tin&eacute; de ballades du pays Eton qui indiquent la richesse culturelle d&rsquo;un terroir que Sally Nyolo a contribu&eacute; &agrave; valoriser &agrave; l&rsquo;international, suivant en cela la trace du guitariste Vincent Nguini. <\/p>\n<p><strong>Fiche technique<\/strong><br \/>Nom de l&rsquo;artiste : Sanzy Viany<br \/>Titre de l&rsquo;album : Akouma, huit titres<br \/>Titres &agrave; &eacute;couter : Bi ne ntchama, A Nti, Me teug<br \/>Producteurs : Philom&egrave;ne Atangana et Sanzy Viany<\/p>\n<p><em>Parfait Tabapsi<\/em> <\/span>  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour une premi\u00e8re galette, la jeune chanteuse laisse une bonne impression, elle appelle une suite du m\u00eame acabit. &#8211; Les habitu&eacute;s des &eacute;v&eacute;nements culturels de ces derni&egrave;res ann&eacute;es doivent certainement se souvenir de cette jeune dame &agrave; la frimousse bienveillante de laquelle s&rsquo;&eacute;chappait une voix tant&ocirc;t m&eacute;lancolique tant&ocirc;t suave. 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