{"id":3341,"date":"2009-09-01T16:59:20","date_gmt":"2009-09-01T14:59:20","guid":{"rendered":""},"modified":"2009-09-01T16:59:20","modified_gmt":"2009-09-01T14:59:20","slug":"3341","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/3341\/","title":{"rendered":"Peinture : Doualla Manfred dans l&rsquo;\u00e9tau de la tradition"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>L&rsquo;artiste plasticien revisite les valeurs sociales de l&rsquo;Afrique sur 23 toiles \u00e9labor\u00e9es \u00e0 l&rsquo;aide de mat\u00e9riaux du terroir. &#8211; <\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> <\/p>\n<p>Pour sa premi&egrave;re exposition en solo, Doualla Manfred n&rsquo;a pas choisi un d&eacute;cor anodin. Le cadre du palais Dika &agrave; Akwa se pr&ecirc;te visiblement au style traditionnel de l&rsquo;artiste. Les tableaux rectangulaires de Doualla Manfred &eacute;pousent admirablement l&rsquo;univers de chasse-mouches et de lampes temp&ecirc;tes du si&egrave;ge social du Ngondo. Sous son pinceau, le jeune peintre milite en effet pour un retour aux sources. Son doigt&eacute; dessine la femme africaine, la nature, le monde tout court. Celui qui perd ses rep&egrave;res. Ici, l&rsquo;individualisme prend le pas sur les valeurs sociales, tandis que l&rsquo;&eacute;go&iuml;sme supplante la solidarit&eacute;. &quot;Soir au village&quot; rappelle bien l&rsquo;ambiance qui pr&eacute;valait dans la soci&eacute;t&eacute; d&rsquo;antan, du temps de nos p&egrave;res. La fresque simule l&rsquo;ambiance fraternelle autour du feu, faite essentiellement de contes et de musiques. Pour recr&eacute;er le d&eacute;cor de l&rsquo;Afrique profonde, le peintre use de mat&eacute;riaux singuliers. Bambous de chine, calebasses, peaux de b&ecirc;tes, cauris, bois d&rsquo;&eacute;b&egrave;ne, argile, charbon&hellip;, se fondent ainsi dans la peinture semi figurative de Doualla Manfred. <\/p>\n<p>Le choix des couleurs concourt &eacute;galement &agrave; pr&eacute;senter l&rsquo;africanit&eacute; de ce digne fils Sawa. Des couleurs ternes, pour la plupart. Du noir, du gris, du marron. Souvent des tons d&eacute;grad&eacute;s. Le bleu ciel est r&eacute;current. Surtout dans &quot;Jengu&quot;, une toile repr&eacute;sentant la &quot;reine de l&rsquo;eau&quot;, qui semble veiller sur un village. Une reconnaissance de l&rsquo;omnipr&eacute;sence des esprits de l&rsquo;eau dans la vie du peuple Sawa. Au-del&agrave; des valeurs religieuses, la peinture de Doualla Manfred revisite le fondement de la famille. &quot;Portrait familial&quot;, par exemple, refl&egrave;te pour ainsi dire le lien invisible qui unit les membres d&rsquo;une famille. L&rsquo;artiste pr&eacute;sente aussi sa vision de l&rsquo;&eacute;volution du monde, aussi bien sur l&rsquo;aspect mat&eacute;riel qu&rsquo;humain. L&rsquo;&eacute;ruption volcanique, la f&eacute;condation, la traite n&eacute;gri&egrave;re, etc., sont autant de sujets que le plasticien aborde &agrave; coups de pinceaux. Son message sur l&rsquo;Afrique anti conformiste, Doualla Manfred le porte depuis quatre ans. C&rsquo;est en effet en 2004 que ce trentenaire se familiarise &agrave; l&rsquo;odeur de l&rsquo;acrylique. Aux c&ocirc;t&eacute;s de ses a&icirc;n&eacute;s, notamment les &quot;fr&egrave;res Dipoko&rsquo;s&quot;, Manfred apprend &agrave; composer les couleurs, entre autres pr&eacute;-requis de la peinture classique. Mais depuis, le jeune artiste a trouv&eacute; son style. Ce dernier est expos&eacute; au palais Dika depuis le 12 ao&ucirc;t dernier. L&rsquo;exposition prend fin le 23 ao&ucirc;t prochain. D&rsquo;ici l&agrave;, l&rsquo;auteur des toiles se pr&ecirc;te volontiers aux questions des visiteurs et des &eacute;ventuels acheteurs.<\/p>\n<p><em>Monique Ngo Mayag<\/em> <\/span>  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;artiste plasticien revisite les valeurs sociales de l&rsquo;Afrique sur 23 toiles \u00e9labor\u00e9es \u00e0 l&rsquo;aide de mat\u00e9riaux du terroir. &#8211; Pour sa premi&egrave;re exposition en solo, Doualla Manfred n&rsquo;a pas choisi un d&eacute;cor anodin. Le cadre du palais Dika &agrave; Akwa se pr&ecirc;te visiblement au style traditionnel de l&rsquo;artiste. 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