{"id":3352,"date":"2009-09-04T13:22:30","date_gmt":"2009-09-04T11:22:30","guid":{"rendered":""},"modified":"2009-09-04T13:22:30","modified_gmt":"2009-09-04T11:22:30","slug":"3352","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/3352\/","title":{"rendered":"Jules Ricky Soh Fongang : Peintre \u00e0 temps plein"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Le jeune artiste ne l\u00e9sine devant aucun obstacle pour vivre d&rsquo;un art qu&rsquo;il pratique avec succ\u00e8s depuis l&rsquo;enfance. &#8211; <\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> <\/p>\n<p>Hier au Goethe-Institut de Yaound&eacute;, le public a pu d&eacute;couvrir le nouveau sentier qu&#8217;emprunte l&rsquo;artiste Soh Fongang. A l&rsquo;occasion de la soir&eacute;e d&rsquo;ouverture de sa nouvelle saison culturelle en effet, le peintre avait &eacute;t&eacute; invit&eacute; &agrave; produire, le temps des festivit&eacute;s, une fresque. Ce qu&rsquo;il ex&eacute;cuta avec bonheur tant le show Painting fait partie des multiples cordes de l&rsquo;arc de ce jeune artiste qui pratique la peinture depuis longtemps maintenant.<br \/>C&rsquo;est en effet &quot;d&egrave;s l&rsquo;enfance&quot; qu&rsquo;il a attrap&eacute; le virus de la peinture. &quot;A la maternelle d&eacute;j&agrave;, se souvient-il, je m&rsquo;essayais au dessin. Je peux m&ecirc;me dire que j&rsquo;avais cela en moi puisque je le faisais tout naturellement&quot;. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;il va d&eacute;velopper au fur et &agrave; mesure de son parcours scolaire ce qui appara&icirc;t comme des pr&eacute;dispositions naturelles pour la peinture. Dans la foul&eacute;e, il sera accompagn&eacute; par ses parents qui ne reculent devant rien pour faciliter son travail artistique. <\/p>\n<p>Le premier virage survient ainsi en 1999 lorsqu&rsquo;apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; re&ccedil;u au Brevet d&rsquo;&eacute;tudes du premier cycle, il est admis apr&egrave;s concours au c&eacute;l&egrave;bre Institut de formation artistique (Ifa) de Mbalmayo. Entr&eacute;e qui va lui permettre de poursuivre avec bonheur et r&eacute;ussite un parcours dont les contours se font plus clairs au fil des jours. Il y apprend assid&ucirc;ment et aupr&egrave;s des ma&icirc;tres les techniques qui vont lui permettre de mieux s&rsquo;exprimer. Au passage, il r&eacute;ussit m&ecirc;me &agrave; frapper les esprits au cours d&rsquo;une exposition collective au coll&egrave;ge Stoll &agrave; Akono en croquant en portrait l&rsquo;un des responsables de l&rsquo;&eacute;tablissement scolaire.<br \/>Mais le plus important reste &agrave; venir. Apr&egrave;s l&rsquo;obtention de son baccalaur&eacute;at artistique en 2003 en effet, il rejoint Yaound&eacute; o&ugrave; il piaffe d&rsquo;impatience de voir ses travaux rencontrer la sanction du public. Ce sera chose faite vers la fin de l&rsquo;ann&eacute;e lorsqu&rsquo;il est s&eacute;lectionn&eacute; parmi les artistes n&eacute;s l&rsquo;ann&eacute;e du Renouveau pour participer avec d&rsquo;autres &agrave; une exposition au Mus&eacute;e national de Yaound&eacute; &agrave; l&rsquo;occasion des 20 ans de r&egrave;gne du pr&eacute;sident Biya. &quot;Un souvenir inoubliable&quot; dans la mesure o&ugrave; le chef de l&rsquo;Etat s&rsquo;arr&ecirc;tera devant sa toile pour un &eacute;change inattendu.<\/p>\n<p>Cela contribuera &agrave; lui donner confiance. Puisqu&rsquo;il va poursuivre son chemin professionnel en explorant plusieurs couloirs de son art. Car si le figuratif et l&rsquo;impressionnisme dominent son travail, il se veut avant tout une sorte de touche &agrave; tout. Surtout que cela lui permet d&rsquo;&ecirc;tre remarqu&eacute; par toutes les cat&eacute;gories d&rsquo;amateurs qui ne courent cependant point les rues &agrave; Yaound&eacute;. Opportuniste comme il se d&eacute;finit lui-m&ecirc;me, il s&rsquo;essaye donc. Avec des r&eacute;sultats qui lui permettent de se d&eacute;marquer et de multiplier les expositions. Cette fois-ci individuelles.<\/p>\n<p>Pour ce qui est des retomb&eacute;es, il estime, philosophe, que &quot;c&rsquo;est &agrave; l&rsquo;artiste de trouver par lui-m&ecirc;me les moyens pour vivre de son travail. C&rsquo;est dur &agrave; dire mais c&rsquo;est le seul moyen&quot;. Le voil&agrave; donc qui &eacute;cume les bureaux pour pr&eacute;senter ses travaux &agrave; des particuliers. Ou alors qui d&eacute;pose ses toiles dans des espaces aussi surprenants que des &eacute;tablissements de restauration et d&rsquo;h&eacute;bergement. Ce qu&rsquo;il appelle affectueusement &quot;des expositions priv&eacute;es&quot;. Avec au bout des ventes qui lui permettent de parer au quotidien. Sans plus ! &quot;Mais je ne me plains pas, vu que survivre au Cameroun c&rsquo;est d&eacute;j&agrave; vivre. Donc je survis et essaye tant bien que mal de subvenir au besoin de ma petite famille dans la mesure du possible&quot;.<\/p>\n<p>Un besoin qui lui impose de faire preuve chaque jour d&rsquo;innovation. C&rsquo;est pourquoi il ne rechigne pas d&rsquo;aller vers les gens car &quot;les Camerounais ne sont pas suffisamment renseign&eacute;s sur les questions de l&rsquo;art&quot;. Dans la m&ecirc;me orientation, il explore de nouveaux horizons. Comme ce Show Painting d&rsquo;hier. Ou encore les graffitis qu&rsquo;il s&#8217;emploie, &agrave; son domicile o&ugrave; les murs sont envahis de ses cr&eacute;ations, &agrave; plaquer sur les Tee-Shirts. Il vient d&rsquo;ailleurs de se procurer un mat&eacute;riel de pointe qui lui facilite le travail. Convaincu que sa passion devenue m&eacute;tier doit se transformer en profession. Tout un programme qui ne l&rsquo;effraie cependant pas.<\/p>\n<p><em>Parfait Tabapsi<\/em> <\/span>  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le jeune artiste ne l\u00e9sine devant aucun obstacle pour vivre d&rsquo;un art qu&rsquo;il pratique avec succ\u00e8s depuis l&rsquo;enfance. &#8211; Hier au Goethe-Institut de Yaound&eacute;, le public a pu d&eacute;couvrir le nouveau sentier qu&#8217;emprunte l&rsquo;artiste Soh Fongang. 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