{"id":3358,"date":"2009-09-04T13:46:12","date_gmt":"2009-09-04T11:46:12","guid":{"rendered":""},"modified":"2009-09-04T13:46:12","modified_gmt":"2009-09-04T11:46:12","slug":"3358","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/3358\/","title":{"rendered":"Livre : Ifriqiya publie Kangni Alem en exclusivit\u00e9"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Le r\u00e9cit de voyage du Togolais qui para\u00eet en octobre est l\u2019\u00e9v\u00e9nement marquant de cette rentr\u00e9e litt\u00e9raire chez les \u00e9diteurs locaux.<br \/>\n &#8211; <\/p>\n<h4 align=\"justify\"><\/h4>\n<p align=\"justify\">Bravo pour les &eacute;ditions Ifriqiya. Le petit poucet de l&rsquo;&eacute;dition camerounaise annonce la publication du r&eacute;cit de voyage &laquo;Dans les m&ecirc;l&eacute;es&raquo; du dramaturge togolais Kangni Alem pour octobre prochain. Le livre, qui est escort&eacute; par une pr&eacute;face de Sami Tchak, co&ucirc;tera 4000 Fcfa et sera pr&eacute;sent&eacute; &agrave; Yaound&eacute; d&egrave;s sa sortie en pr&eacute;sence de son auteur. Fran&ccedil;ois Nk&eacute;m&eacute;, l&rsquo;&eacute;diteur, dit d&eacute;tenir un contrat d&rsquo;exclusivit&eacute; sur la publication de ce livre, d&eacute;mentant ainsi la rumeur d&rsquo;une &eacute;ventuelle co-&eacute;dition qui circule dans les chaumi&egrave;res depuis peu.<\/p>\n<div align=\"justify\">C&rsquo;est donc parti pour la rentr&eacute;e litt&eacute;raire, si tel est qu&rsquo;on peut parler de rentr&eacute;e litt&eacute;raire dans le contexte camerounais. Cette tradition n&rsquo;est pas une habitude chez les &eacute;diteurs locaux, comme c&rsquo;est le cas en France. La sortie de nouveaux ouvrages ne respecte pas un calendrier institu&eacute;. Chacun se positionne comme bon lui semble. Cependant, si la grande majorit&eacute; fonctionne ainsi, quelques-uns font d&eacute;j&agrave; des efforts pour fid&eacute;liser les lecteurs &agrave; une p&eacute;riode au cours de laquelle&nbsp; les nouvelles sorties sont pr&eacute;sent&eacute;es.<br \/> Aux &eacute;ditions Ifriqiya et &agrave; l&rsquo;Harmattan, le son de cloche est diff&eacute;rent. Les deux maisons d&rsquo;&eacute;ditions ont pris le risque de travailler davantage avec les &eacute;crivains. Chaque ann&eacute;e, &agrave; une p&eacute;riode pr&eacute;cise, ils op&egrave;rent une sorte de rentr&eacute;e litt&eacute;raire comme en France. Pour Fran&ccedil;ois Nk&eacute;m&eacute;, le directeur d&rsquo;Ifriqiya, &laquo;chaque mois de septembre correspond &agrave; la p&eacute;riode des sorties de nouveaux livres. Cela se passe &agrave; travers une journ&eacute;e porte ouverte au cours de laquelle nous tenons des expositions, d&eacute;dicaces de livres et parfois des rencontres avec les auteurs. Tous les livres qui ont &eacute;t&eacute; publi&eacute;s au cours de l&rsquo;ann&eacute;e sont aussi pr&eacute;sent&eacute;s au public&raquo;. D&eacute;j&agrave;, pour septembre, trois auteurs pr&eacute;c&egrave;deront Kangni Alem en librairie : Simon Etsil, Toukam et Henri J&eacute;r&eacute;mie Yikam avec respectivement &laquo; Ci-gisent les larmes et les pleurs du monde&raquo;, &laquo;Le mentor&raquo; et &laquo;La vie par procuration&raquo;.<br \/> Pour Roger Moundou&eacute;, directeur d&rsquo;Harmattan Cameroun, &laquo; quelques livres sont sous presse pour octobre qui correspond &agrave; notre rentr&eacute;e litt&eacute;raire. Ces ouvrages sont davantage des livres pour les universitaires &agrave; qui nous r&eacute;servons &eacute;galement une foire &raquo;. La liste contient trois ouvrages de Thomas Noah Mvogo : &laquo;Qui a sacrifi&eacute; Kabila ?&raquo; &laquo; Isra&euml;l Palestine : l&rsquo;impossible r&eacute;conciliation&raquo; et &laquo;Mondialisation et sous-d&eacute;veloppement&raquo;.<br \/> Aux &eacute;ditions Afr&eacute;dit, Cl&eacute;, Presses universitaires d&rsquo;Afrique (Pua) et Presses universitaires catholique d&rsquo;Afrique centrale (Pucac),&nbsp; quelques livres sont en attente de publication pour ce mois, mais aucune date de sortie n&rsquo;est encore fix&eacute;e. Ils sont sujets aux disponibilit&eacute;s financi&egrave;res des &eacute;crivains et parfois de l&rsquo;entreprise &eacute;ditrice. La rentr&eacute;e litt&eacute;raire comme en France, on ne conna&icirc;t pas. Aux Pua, ce sont plus des livres scolaires et acad&eacute;miques qui sont au devant de la sc&egrave;ne au regard de l&rsquo;opportunit&eacute; commerciale qu&rsquo;ils repr&eacute;sentent &agrave; cette p&eacute;riode. D&rsquo;apr&egrave;s Serge Dontchueng Kouam, le directeur, les maisons d&rsquo;&eacute;dition ne peuvent pas tout miser sur les &eacute;crivains. &laquo; Nous sommes oblig&eacute;s de composer avec les ouvrages scolaires et acad&eacute;miques qui offrent une opportunit&eacute; commerciale r&eacute;guli&egrave;re &raquo;, ajoute t-il.&nbsp; Selon tous ces &eacute;diteurs, les romans, essais et autres livres non scolaires manquent encore&nbsp; de cadre organis&eacute; pour que leur culture soit inculquer au public. Tous les regards se tournent alors vers le minist&egrave;re de la culture. <\/p><\/div>\n<p align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<h2>Emmanuel Matateyou : &laquo; Nous avons la litt&eacute;rature que nous m&eacute;ritons &raquo;<\/h2>\n<h4 align=\"justify\">Le directeur de la collection &laquo; Litt&eacute;ratures et savoirs &raquo; aux &eacute;ditions Harmattan Cameroun revient sur l&rsquo;atelier d&rsquo;&eacute;criture tenu &agrave; Yaound&eacute;.<\/h4>\n<p align=\"justify\"><strong>Quel est votre avis par rapport &agrave; la culture du livre dans la soci&eacute;t&eacute; camerounaise ?<\/strong><br \/> En ce qui concerne la tradition&nbsp; de la lecture au Cameroun, il y a un rel&acirc;chement. La culture litt&eacute;raire, la lecture qui pourvoit le lecteur de la&nbsp; nourriture intellectuelle est tr&egrave;s peu courue. Les biblioth&egrave;ques, les librairies et les activit&eacute;s de promotion des sujets litt&eacute;raires, comme les conf&eacute;rences ou encore des d&eacute;dicaces, manquent encore cruellement dans notre pays. Voil&agrave; tout ce qui pousse notre soci&eacute;t&eacute; &agrave; vivre dans une torpeur litt&eacute;raire. Dans nos m&eacute;dias aussi, tr&egrave;s peu d&rsquo;espaces sont r&eacute;serv&eacute;s aux livres. Moins de 20%.  <\/p>\n<p align=\"justify\"><strong>Quel regard portez-vous sur la production litt&eacute;raire camerounaise ?<\/strong><br \/> Par rapport &agrave; la qualit&eacute;, je dirai que la litt&eacute;rature camerounaise r&eacute;pond aux besoins des lecteurs. Nous avons des &eacute;crivains de qualit&eacute; qui sont reconnus aussi bien dans le pays qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;ext&eacute;rieur. Des personnalit&eacute;s litt&eacute;raires dont la renomm&eacute;e n&rsquo;est plus &agrave; faire dans le continent et dans le reste du monde pour ceux qui lisent. Quand je regarde la production litt&eacute;raire camerounaise, je ne peux que dire que nous avons ce que nous m&eacute;ritons. Nous n&rsquo;avons pas d&rsquo;am&eacute;nagement ad&eacute;quat pour produire suffisamment d&rsquo;ouvrages et susciter l&rsquo;attrait du public &agrave; la lecture. Les maisons d&rsquo;&eacute;dition et les imprimeries sont tr&egrave;s insuffisantes. Les auteurs pr&eacute;f&egrave;rent parfois aller publier leurs livres en Europe et le prix du livre au&nbsp; Cameroun revient cher. Le co&ucirc;t de production &eacute;lev&eacute; du livre qui joue finalement sur son prix de vente finit par conf&eacute;rer au livre la qualit&eacute; de produit de luxe. Si nous avions les moyens de productions ad&eacute;quats, nous aurions envahi l&rsquo;Afrique centrale avec nos productions. <\/p>\n<p align=\"justify\"><strong>Quel bilan faites-vous de l&rsquo;atelier d&rsquo;&eacute;criture organis&eacute; r&eacute;cemment par la collection que vous dirigez ?<\/strong><br \/> Nous sommes satisfaits. C&rsquo;est un d&eacute;fi&nbsp; que nous avons relev&eacute; et nous remercions d&eacute;j&agrave; la direction de l&rsquo;Harmattan qui a fourni les moyens n&eacute;cessaires pour sa r&eacute;ussite. Nous avons b&eacute;n&eacute;fici&eacute; de la participation effective des professionnels de la langue fran&ccedil;aise, en l&rsquo;occurrence des professeurs de fran&ccedil;ais de nos universit&eacute;s comme Etienne Dassi. L&rsquo;assiduit&eacute; des &eacute;crivains d&eacute;butants et leur attention aux remarques faites sur leurs manuscrits n&rsquo;&eacute;taient pas en manque. Toute cette discipline a abouti &agrave; un &eacute;change tr&egrave;s riche duquel ont germ&eacute; de bons fruits. La preuve, Elise Mballa Meka, la Pr&eacute;sidente du conseil d&rsquo;administration de la Soci&eacute;t&eacute; civile de la litt&eacute;rature et des arts dramatiques (Sociladra) qui est venue assister &agrave; la fin de cet atelier d&rsquo;&eacute;criture nous fait la promesse que les dix manuscrits des participants &agrave; cet atelier seront publi&eacute;s par les &eacute;ditions l&rsquo;Harmattan avant la fin de cette ann&eacute;e seront prot&eacute;g&eacute;s gratuitement. <\/p>\n<p><strong>Comment jugez-vous le niveau des futurs &eacute;crivains camerounais ?<\/strong><br \/> Par rapport &agrave; ce que nous recevons, nous pouvons dire que le niveau est moyen. Pas m&eacute;diocre, mais moyen. Les uns et les autres ont v&eacute;ritablement une volont&eacute; de traduire leurs fantasmes par &eacute;crit, d&rsquo;exprimer leurs &eacute;motions, leurs exp&eacute;riences, ce qu&rsquo;ils ont v&eacute;cu. Mais c&rsquo;est la mani&egrave;re de rendre tout cela qui pose encore probl&egrave;me d&rsquo;o&ugrave; l&rsquo;existence d&rsquo;initiatives comme notre atelier d&rsquo;&eacute;criture dont une &eacute;dition, l&rsquo;ann&eacute;e prochaine, est envisageable. Mais, il faut avouer que parmi ces &eacute;crivains, il y a certains qui sont tr&egrave;s dou&eacute;s. Il faut seulement les canaliser dans les genres appropri&eacute;s, parce que certains m&eacute;langent encore tout.<\/p>\n<p><span class=\"small\">Muriel Edjo (stagiaire)\t\t\t\t\t<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le r\u00e9cit de voyage du Togolais qui para\u00eet en octobre est l\u2019\u00e9v\u00e9nement marquant de cette rentr\u00e9e litt\u00e9raire chez les \u00e9diteurs locaux. &#8211; Bravo pour les &eacute;ditions Ifriqiya. Le petit poucet de l&rsquo;&eacute;dition camerounaise annonce la publication du r&eacute;cit de voyage &laquo;Dans les m&ecirc;l&eacute;es&raquo; du dramaturge togolais Kangni Alem pour octobre prochain. 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