{"id":3370,"date":"2009-09-14T19:07:53","date_gmt":"2009-09-14T17:07:53","guid":{"rendered":""},"modified":"2009-09-14T19:07:53","modified_gmt":"2009-09-14T17:07:53","slug":"3370","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/3370\/","title":{"rendered":"Litt\u00e9rature : Laurent Gomina-Pampali \u00e9voque mars 2003"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>C&rsquo;est vendredi dernier que l&rsquo;auteur centrafricain de \u00ab\u00a0Les miracul\u00e9s du Boulevard Charles de Gaulle\u00a0\u00bb a proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 la d\u00e9dicace de son livre. &#8211; <\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> <\/p>\n<p>Comme si Marcelin Vounda Etoa avait per&ccedil;u la crispation des lecteurs de &quot;les miracul&eacute;s du boulevard Charles de Gaulle&quot; de l&rsquo;auteur centrafricain Laurent Gomina-Pampali, il a, d&egrave;s l&rsquo;entame de la discussion avec la presse vendredi dernier, tenu &agrave; mettre ces &eacute;crits dans le contexte litt&eacute;raire. Selon le directeur des &eacute;ditions Cle o&ugrave; a paru l&rsquo;ouvrage, les personnes qui se contenteraient d&rsquo;une lecture superficielle de l&rsquo;ouvrage, &quot;seraient tent&eacute;es de penser que l&rsquo;auteur s&rsquo;est content&eacute; de raconter son histoire. Cependant, il a [plut&ocirc;t] adopt&eacute; une technique litt&eacute;raire qui [n&rsquo;est rien d&rsquo;autre que] la mise en ab&icirc;me. Ici, l&rsquo;auteur se sert de son exp&eacute;rience pour raconter ce qu&rsquo;il a v&eacute;cu.&quot;<\/p>\n<p>Dans son ouvrage de 91 pages en effet, l&rsquo;auteur revient sur &quot;les jours troubles de mars 2003 en Centrafrique&quot; sans toutefois mettre son r&eacute;cit dans le contexte politico-social dans lequel les &eacute;v&egrave;nements se sont d&eacute;roul&eacute;s. Au grand dam des lecteurs &agrave; l&rsquo;affut des r&eacute;v&eacute;lations croustillantes sur ces &eacute;v&egrave;nements. Explications de l&rsquo;auteur: &quot;je ne pouvais pas th&eacute;oriser sur ces &eacute;v&egrave;nements. Tout ce que je pouvais donc faire &eacute;tait de restituer de mani&egrave;re brute les moments importants de ma vie. C&rsquo;est quelque chose qui est sorti de mon ventre ; la peur de mourir que je d&eacute;cris, la crainte de voir ma famille vivre des moments difficiles ; tout cela a contribu&eacute; &agrave; faire du livre ce qu&rsquo;il est. Je ne m&rsquo;int&eacute;resse pas sp&eacute;cialement au changement politique&quot;.<\/p>\n<p>Tout au plus, on ressent, au fil du r&eacute;cit, la forte admiration que l&rsquo;auteur a pour la France et la francophonie. &quot;J&rsquo;ai un v&eacute;ritable attachement pour la francophonie. Je ne suis pas dupe car, je sais que c&rsquo;est une grosse machine qui peut aider les personnes &eacute;veill&eacute;es ou d&eacute;truire les francophones endormis. On peut en obtenir beaucoup de choses sans se faire d&rsquo;illusions&quot; dira-t-il &agrave; la presse. Dans le livre en effet, l&rsquo;auteur raconte comment des hommes, des femmes et des enfants en danger de mort attendent pendant des heures devant le portail ferm&eacute; de l&rsquo;ambassade de France &agrave; Bangui, habit&eacute;s par la peur de se faire massacrer par des assaillants qui viennent de prendre la capitale. Seulement, tout au long du r&eacute;cit, il &eacute;vite soigneusement de mentionner le nom du nouvel &quot;homme fort&quot; de Bangui, Fran&ccedil;ois Boziz&eacute; qu&rsquo;il se contente d&rsquo;appeler &quot;Le g&eacute;n&eacute;ral&quot; tandis qu&rsquo;Ange F&eacute;lix Patass&eacute; est tout aussi rebaptis&eacute;. &quot;Je m&rsquo;inscris dans l&rsquo;option de ne pas opposer des camps&quot;, lan&ccedil;ait-il &agrave; ce propos vendredi dernier au cours du d&eacute;jeuner litt&eacute;raire qui marquait la sortie officielle de son livre. <\/p>\n<p>A cette occasion, il n&rsquo;a pas manqu&eacute; de dire le regret qu&rsquo;il avait, dans ces moments, d&rsquo;avoir laiss&eacute; son poste d&rsquo;enseignant qu&rsquo;il a d&rsquo;ailleurs retrouv&eacute; au lendemain de ces jours troubles, sans pour autant se d&eacute;faire du virus de la politique. &quot;La politique est comme un poison, on le boit jusqu&rsquo;&agrave; la lie. J&rsquo;assume ce que j&rsquo;ai dit dans ce livre. A un moment donn&eacute;, je me suis dit que si j&rsquo;avais continu&eacute; ma carri&egrave;re universitaire le plus longtemps possible, je n&rsquo;aurais peut-&ecirc;tre pas &eacute;t&eacute; oblig&eacute; le jour o&ugrave; il y a eu un changement en politique dans mon pays, de courir et me sentir en ins&eacute;curit&eacute;. Parce que, un homme politique a toujours peur que, &agrave; un moment trouble, que les gens viennent attenter &agrave; sa vie. M&ecirc;me s&rsquo;il n&rsquo;a rien fait, il y a toujours ce risque l&agrave; car les moments de troubles sont toujours des moments difficiles&quot;. Confie l&rsquo;auteur qui dit esp&eacute;rer que son livre contribuera &agrave; la prise de conscience des jeunes, des populations de son pays et des pays de la Cemac, et se rendront compte il s&rsquo;agit de toujours faire des efforts humains pour le respect des droits de l&rsquo;Homme, et que tout peu arriver &agrave; tout moment et &agrave; tout homme.<\/p>\n<p><em>Dorine Ekw&egrave;<\/em> <\/span>  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C&rsquo;est vendredi dernier que l&rsquo;auteur centrafricain de \u00ab\u00a0Les miracul\u00e9s du Boulevard Charles de Gaulle\u00a0\u00bb a proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 la d\u00e9dicace de son livre. &#8211; Comme si Marcelin Vounda Etoa avait per&ccedil;u la crispation des lecteurs de &quot;les miracul&eacute;s du boulevard Charles de Gaulle&quot; de l&rsquo;auteur centrafricain Laurent Gomina-Pampali, il a, d&egrave;s l&rsquo;entame de la discussion avec [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":13,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"adace-sponsor":[],"class_list":["post-3370","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry"],"acf":[],"wps_subtitle":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3370","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/13"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3370"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3370\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3370"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3370"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3370"},{"taxonomy":"adace-sponsor","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/adace-sponsor?post=3370"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}