{"id":3375,"date":"2009-10-07T19:01:31","date_gmt":"2009-10-07T17:01:31","guid":{"rendered":""},"modified":"2009-10-07T19:01:31","modified_gmt":"2009-10-07T17:01:31","slug":"3375","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/3375\/","title":{"rendered":"Musique : Idylle, m\u00e9lancolique"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Pour sa premi\u00e8re sortie en solo, la jeune chanteuse centrafricaine a s\u00e9duit le public de Douala. &#8211; <\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> <\/p>\n<p>Idylle Mamba a choisi un cr&eacute;neau qui correspond bien &agrave; sa voix subtilement grave : le chant m&eacute;lodramatique. Celui qui, au-del&agrave; des barri&egrave;res linguistiques, laisse transpara&icirc;tre la douleur, la peine, parfois l&rsquo;espoir. Pendant plus d&rsquo;une heure, Idylle a chant&eacute; en sango, la langue officielle de la R&eacute;publique centrafricaine, son pays d&rsquo;origine. Mais le public du Centre culturel fran&ccedil;ais (Ccf) Blaise Cendrars donnait l&rsquo;impression de la comprendre. Il a compris, en fait, que la jeune artiste se rappelait sa vie dans les rues, les villes et villages de son pays, au c&oelig;ur de l&rsquo;Afrique. Elle n&rsquo;y garde pas que de bons souvenirs. Elle chante aussi la souffrance des rites drastiques qu&rsquo;impose la tradition. Elle chante les pleurs des victimes de la guerre civile, les tourments des enfants circoncis. Ses textes sont assez courts, mais enrichis d&rsquo;une musique folklorique.<\/p>\n<p> La musique d&rsquo;Idylle (anagramme de Lydie) est un savant m&eacute;lange des rythmes du centre de l&rsquo;Afrique. Idylle la d&eacute;finit d&rsquo;ailleurs comme un pont-levis d&eacute;ploy&eacute; sur tous les mondes. Ses paroles suivent en effet la cadence du mangambeu, du bikutsi, de la rumba congolaise et du yambabolo de sa ch&egrave;re Centrafrique. Elle est assist&eacute;e dans sa m&eacute;lop&eacute;e par Rudy du groupe Macase &agrave; la batterie, Guillaume King et Ibanez, aux guitares solo et bass. L&rsquo;alto de la voix d&rsquo;idylle s&rsquo;harmonise admirablement au timbre aigu de Denis Monka, au ch&oelig;ur. &quot;Dong Sala&quot;, &quot;maman&quot;, &quot;Wa nze&quot;, &quot;Karne ma&quot;, &quot;guene na sess&eacute;&quot;, font partie des 9 titres sur lesquels Idylle Mamba s&rsquo;est produite. Sa prestation a manifestement ravi la communaut&eacute; centrafricaine fortement repr&eacute;sent&eacute;e dans la salle de spectacle du Ccf Blaise Cendrars. &quot;Elle chante bien. Mais elle p&egrave;che encore dans la gestion de la sc&egrave;ne et de sa voix&quot;, pense Th&eacute;odore Kayesse, critique d&rsquo;art. Si la prestation d&rsquo;Idylle reste &agrave; parfaire, pour les plus tol&eacute;rants, elle ne souffre cependant d&rsquo;aucune amende. <\/p>\n<p>Les applaudissements nourris du public et les f&eacute;licitations du consul de la Centrafrique &agrave; Douala, attestent d&rsquo;ailleurs d&rsquo;une mission accomplie par la jeune artiste. Le spectacle a &eacute;t&eacute; agr&eacute;ment&eacute; du show de Guillaume King, qui, sous un air de blues chant&eacute; en martiniquais, a s&eacute;duit le public. Idylle Mamba, elle, annonce la sortie de son premier single en d&eacute;cembre prochain, &quot;si tout se passe bien&quot;, pr&eacute;cise-t-elle. Elle empruntera ainsi la voie de ses fr&egrave;res, notamment le bien connu Vincent Mambachaka, metteur en sc&egrave;ne et promoteur de l&rsquo;espace Linga Tere en Centrafrique. La soir&eacute;e s&rsquo;est termin&eacute;e sous une salve d&rsquo;applaudissements et le cr&eacute;pitement des flashes des photographes. Les spectateurs en sont retourn&eacute;s enrichis de quelques mots en sango. Singuila, Idylle ! <\/p>\n<p><em>Monique Ngo Mayag<\/em> <\/span>  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour sa premi\u00e8re sortie en solo, la jeune chanteuse centrafricaine a s\u00e9duit le public de Douala. &#8211; Idylle Mamba a choisi un cr&eacute;neau qui correspond bien &agrave; sa voix subtilement grave : le chant m&eacute;lodramatique. Celui qui, au-del&agrave; des barri&egrave;res linguistiques, laisse transpara&icirc;tre la douleur, la peine, parfois l&rsquo;espoir. 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