{"id":3378,"date":"2009-10-07T19:04:21","date_gmt":"2009-10-07T17:04:21","guid":{"rendered":""},"modified":"2009-10-07T19:04:21","modified_gmt":"2009-10-07T17:04:21","slug":"3378","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/3378\/","title":{"rendered":"Exposition : Eboa Lotin, l&rsquo;immortel"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Sur 30 planches, le public d\u00e9couvre comment le fils d&rsquo;un pasteur est devenu un sculpteur du bois, de l&rsquo;esprit et de la musique. &#8211; <\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> <\/p>\n<p>Apr&egrave;s la sortie en mars 2009 du coffret collector Remember Eboa Lotin faite par la succession Eboa Lotin, les fans de l&rsquo;artiste pensaient avoir re&ccedil;u le meilleur cadeau de l&rsquo;ann&eacute;e. C&rsquo;&eacute;tait sans compter avec la volont&eacute; et la foi qui animent le regroupement Eboa Lotin, Family&amp;friends qui ont d&eacute;cid&eacute; de p&eacute;renniser sa m&eacute;moire &agrave; travers plusieurs actions. D&eacute;c&eacute;d&eacute; le 6 0ctobre 1997, Eboa Lotin, a toujours &eacute;t&eacute; vu sous l&rsquo;angle de l&rsquo;artiste, auteur compositeur hors pair, aux textes profonds qui traversent les ann&eacute;es. Sans une ride et collant malgr&eacute; les &eacute;poques &agrave; la peau de l&rsquo;actualit&eacute;, le r&eacute;pertoire d&rsquo;Eboa Lotin se danse par tous : vieux, adultes et jeunes. C&rsquo;est le tableau classique, le plus d&eacute;crit &agrave; l&rsquo;avanc&eacute;e du nom Eboa Lotin. Le public qui s&rsquo;est rendu nombreux &agrave; la galerie Carlad &agrave; Bonanjo vendredi 2 octobre 2009 pour le vernissage &quot;Eboa Lotin, The Other side&quot;, ont pu se rendre compte combien de fois c&rsquo;&eacute;tait r&eacute;ducteur de penser que la musique seule suffisait &agrave; raconter celui qui se pr&eacute;nommait &agrave; l&rsquo;insu des fans &quot; Emmanuel &quot;.<\/p>\n<p>On entre dans &quot;Eboa Lotin, the Other side&quot; par celui qui a &eacute;t&eacute; appel&eacute; par les baptistes &quot;Le vase de Dieu&quot;. Le pasteur Adolphe Lotin&rsquo;&agrave; sam&egrave;, le cr&eacute;ateur de la Native baptiste church (Nbc) est le g&eacute;niteur de Eboa Lotin. Deux planches le montre dans une attitude pieuse avec sa barbe fournie. La biographie de ce r&eacute;volutionnaire qui a fait la prison en 1940 pour ces id&eacute;es a &eacute;t&eacute; faite par le diacre Toto Sam&egrave; Charles en 1959. Soni Toto Charles, fils du r&eacute;dacteur de la biographie, a les yeux mouill&eacute;s devant ces tableaux : &quot;Eboa Lotin &eacute;tait mon oncle et ce soir je d&eacute;couvre des choses que je ne connaissais pas de lui&quot;. Choses au rang desquels, son travail de sculpture. Eboa Lotin fabriquait des bibelots de tables, des gu&eacute;ridons, des meubles et des parures de m&ucirc;rs. Dis comme &ccedil;a, cela semble banal. Mais en bon africain qu&rsquo;il &eacute;tait, il ne s&rsquo;est pas exerc&eacute; dans un domaine inconnu avec avions, gratte-ciel, etc. Il est entr&eacute; dans la for&ecirc;t. Les animaux &eacute;taient son sujet de travail. Sa d&eacute;marche &eacute;tait complexe comme le t&eacute;moigne cette planche de 1966 qui repr&eacute;sente une sculpture o&ugrave; s&rsquo;imbrique harmonieusement le ca&iuml;man et le gorille mont&eacute; sur les pieds de biches.<\/p>\n<p>Sa finesse dans les finitions et le doigt&eacute; de lissage qui sont sa marque donnent un aspect tr&egrave;s vrai aux crevettes, raies, papillons et carpes qu&rsquo;Eboa Lotin a couch&eacute; avec go&ucirc;t sur des gu&eacute;ridons de s&eacute;jour. On tombe d&rsquo;admiration devant cette grande parure de m&ucirc;r de 2m o&ugrave; Eboa Lotin a ressorti avec pr&eacute;cision la peau cuirass&eacute;e d&rsquo;&eacute;cailles du ca&iuml;man qui essaye d&rsquo;avaler un poisson. Quand il n&rsquo;&eacute;tait pas courb&eacute; sur ces sculptures, le fils du pasteur Lotin&rsquo;&agrave; Sam&egrave; devenait un mannequin. Il a pos&eacute; pour Danyas Man, Youna et Bibi qui a r&eacute;alis&eacute; un magnifique portait en fusain avec ombre &agrave; l&rsquo;encre de chine. Il y&rsquo;a aussi des clich&eacute;s de familles, comme celle o&ugrave; Eboa Lotin heureux, yeux lumineux, sourire d&eacute;bordant tient entre ces mains sa premi&egrave;re fille, Lynda n&eacute; en 1981 ou encore celle o&ugrave; il est &agrave; table avec Manu Dibango qui avait encore tous ces cheveux&hellip;Mais entre ces diff&eacute;rentes vies, le lien est toujours musical. Il y&rsquo;a des textes in&eacute;dits expos&eacute;s, que l&rsquo;artiste, auteur compositeur, n&rsquo;avaient pas utilis&eacute; notamment celui o&ugrave; le public a eu du plaisir &agrave; retrouver l&rsquo;esprit malicieux et la manipulation d&eacute;licate de la langue de Moli&egrave;re : &quot; Je suis pauvre, tu m&rsquo;as quand m&ecirc;me accept&eacute;. Nous mangeons souvent la sauce sans poisson, mais ton sourire est plus succulent que l&rsquo;argent&hellip;&quot; La suite est tellement &eacute;pique que pour d&eacute;guster ce plaisir et voir les nouvelles facettes d&rsquo;Emmanuel Eboa Lotin, il vaut mieux se rendre &agrave; la Galerie Carlad avant le 10 octobre 2009, jour de cl&ocirc;ture de l&rsquo;exposition.<\/p>\n<p><em>Marion Obam <\/em> <\/span>  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sur 30 planches, le public d\u00e9couvre comment le fils d&rsquo;un pasteur est devenu un sculpteur du bois, de l&rsquo;esprit et de la musique. &#8211; Apr&egrave;s la sortie en mars 2009 du coffret collector Remember Eboa Lotin faite par la succession Eboa Lotin, les fans de l&rsquo;artiste pensaient avoir re&ccedil;u le meilleur cadeau de l&rsquo;ann&eacute;e. 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