{"id":3403,"date":"2009-10-17T09:53:45","date_gmt":"2009-10-17T07:53:45","guid":{"rendered":""},"modified":"2009-10-17T09:53:45","modified_gmt":"2009-10-17T07:53:45","slug":"3403","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/3403\/","title":{"rendered":"Ouverture : Les fruits de The last pictures show ont tenu la promesse des fleurs"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Six ans apr\u00e8s son lancement, l\u2019exposition permet aux plasticiens camerounais de gagner visibilit\u00e9 et reconnaissance. &#8211; <\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> <\/p>\n<p>Lundi 12 octobre 2009 s&rsquo;&eacute;teignaient les lampions de la sixi&egrave;me &eacute;dition de l&rsquo;exposition de peinture, sculpture, poterie The last pictures show. Malgr&eacute; la fatigue issue de l&rsquo;accueil de milliers de visiteurs et en aval la pr&eacute;paration de l&rsquo;exposition, Catherine Pittet, la promotrice de l&rsquo;&eacute;v&egrave;nement est contente. D&rsquo;avoir une fois de plus r&eacute;ussi &agrave; transformer la maison du parti de Bonanjo &agrave; Douala, pendant une semaine, en lieu de p&egrave;lerinage tr&egrave;s couru par les amateurs d&rsquo;arts, les m&eacute;dias, les managers, les diplomatiques, les artistes, etc. <br \/>Le brassage de couches sociales invit&eacute;s &agrave; l&rsquo;exposition a rencontr&eacute; le brassage de l&rsquo;offre plastique africaine dans les trois disciplines que sont la peinture, la sculpture et la poterie. D&eacute;couverte, &eacute;tonnement, amusement, col&egrave;re et joie sont autant de sentiments qui ont travers&eacute; ceux qui ont visit&eacute; cette exposition qui regroupait 46 artistes venus de cinq pays africains B&eacute;nin, Ghana, R&eacute;publique d&eacute;mocratique du Congo, Nigeria et Cameroun. Les m&ucirc;rs de la Maison du parti de Bonanjo ont &eacute;t&eacute; vid&eacute;s des toiles lundi dernier. <br \/>La magie cr&eacute;&eacute;e, par les sculptures &agrave; la maturit&eacute; &eacute;tonnante et les finitions qui donnent un aspect tr&egrave;s humain aux mat&eacute;riaux de r&eacute;cup&eacute;ration du b&eacute;ninois Valentin Agossou Senabou, du nig&eacute;rian Agossou Patrick Ighogbedhere et du camerounais Christian Djomagni, a disparu. Chacun des acteurs est rentr&eacute; chez soi. Mais que retenir de ce projet qui a aujourd&rsquo;hui six ans d&rsquo;&acirc;ge ? Quel a &eacute;t&eacute; l&rsquo;apport de The last pictures show dans la construction d&rsquo;une proposition plastique africaine pertinente ?<br \/> Au d&eacute;but, en 2004 lorsque Catherine Pittet cr&eacute;e le Gondwana d&rsquo;o&ugrave; part l&rsquo;exposition The last pictures show, c&rsquo;est pour &eacute;tablir un lieu de rassemblement pour les arts et la culture du Sud, en r&eacute;f&eacute;rence &agrave; une &eacute;poque o&ugrave; les terres &eacute;taient encore unies. L&rsquo;autre motivation qui a conduit &agrave; la naissance du projet &laquo;c&rsquo;&eacute;tait l&rsquo;absence criarde d&rsquo;un espace s&eacute;rieux d&rsquo;exposition pour les peintres, sculpteurs et potiers camerounais qui ont pourtant beaucoup de talent. Pour moi c&rsquo;&eacute;tait r&eacute;voltant de voir comment les artistes chinois gagnaient du terrain dans le concert mondial de la culture alors qu&rsquo;il y&rsquo;a quelques ann&eacute;es c&rsquo;&eacute;tait encore un pays ferm&eacute; par rapport au Cameroun. Nous n&rsquo;avons pas &agrave; rougir de nos artistes&raquo;, explique Catherine Pittet. Le d&eacute;cor, qui allait commen&ccedil;ait &agrave; inverser la vapeur, a &eacute;t&eacute; plant&eacute;. <br \/>Pourtant sur le terrain, tout ne vas pas &ecirc;tre facile. &laquo;L&rsquo;exposition des &oelig;uvres est seulement l&rsquo;aboutissement d&rsquo;un long processus de travail qui prend des mois. Car il faut parcourir les galeries, les ateliers des artistes pour faire le rep&eacute;rage des &oelig;uvres de qualit&eacute;. Ceux qui ont une renomm&eacute;e &eacute;tablie nous envoi leurs toiles&raquo;, pr&eacute;cise la promotrice du Gondwana. Apr&egrave;s cette phase de rep&eacute;rage, le tri commence et dure deux mois, mars et avril. Trois au quatre toiles sont retenues et les artistes fixent eux-m&ecirc;mes les prix.<br \/>Chocs<br \/>La premi&egrave;re &eacute;dition de The last pictures show qui s&rsquo;&eacute;tait d&eacute;roul&eacute; en 2004 au Cercle municipal de Bonanjo avait vu la participation de tous les plasticiens camerounais qui comptent ou ceux qui avaient un avenir promoteur. C&rsquo;&eacute;tait le d&eacute;but d&rsquo;une aventure qui malheureusement &agrave; mal tourn&eacute; pour certains plasticiens qui se sont retir&eacute;s du projet notamment Mboko Lagriffe, Alioum Moussa, Herv&eacute; Youmbi, Herv&eacute; Yamnguen, Jules Wokam, Hako Hankson, etc. <br \/>Les raisons avanc&eacute;es sont surtout d&rsquo;ordres professionnels &laquo;je suis parti de l&rsquo;exposition The last pictures show apr&egrave;s deux &eacute;ditions. J&rsquo;avais besoin de plus de qualit&eacute; surtout dans la mani&egrave;re de montrer le travail de l&rsquo;artiste. C&rsquo;&eacute;tait devenu une v&eacute;ritable foire avec des toiles accroch&eacute;es et agenc&eacute;es n&rsquo;importe comment. <\/p>\n<p>Puis, j&rsquo;avais besoin de voir les th&eacute;matiques de travail abord&eacute;s ann&eacute;e apr&egrave;s ann&eacute;e dans l&rsquo;exposition par les artistes &agrave; plusieurs sensibilit&eacute;s venus de diff&eacute;rents pays. Mais rien de tout cela n&rsquo;a &eacute;t&eacute; fait&raquo;, explique Herv&eacute; Yamguem. La question de la libert&eacute; du prix a &eacute;galement &eacute;t&eacute; mal v&eacute;cue par ces artistes qui sont partis car ils estimaient qu&rsquo;un jeune peintre au travail approximatif ne pouvait pas vendre sa toile &agrave; 500.000Fcfa. Le d&eacute;part de ces plasticiens du Gondwana a quelque peu d&eacute;soss&eacute; le concept. Cependant chaque projet se construit avec les chocs qui peuvent permettre de se rectifier et d&rsquo;am&eacute;liorer sa proposition. Apr&egrave;s cet &eacute;pisode de d&eacute;part de ces artistes, Catherine Pittet s&rsquo;est aussit&ocirc;t mise &agrave; la recherche d&rsquo;autres jeunes artistes de qualit&eacute; qui ont laiss&eacute; &eacute;clater tout leur talent. Elolongu&eacute; W&eacute;ti fait parti de ceux-l&agrave;.<\/p>\n<p>Il n&rsquo;avait pas &eacute;t&eacute; retenu comme artiste officiel en 2004 mais son travail avait s&eacute;duit la promotrice du Gondwana. Apr&egrave;s son travail sur les canettes &eacute;cras&eacute;es et des statuettes, il a m&ucirc;rit sa r&eacute;flexion avec des tableaux cette fois-ci qui sont des stades de capsules. Pour Elolongu&eacute; W&eacute;ti, &laquo;The last pictures show a &eacute;t&eacute; une &eacute;norme opportunit&eacute;. Je suis pass&eacute; d&rsquo;artiste amateur &agrave; professionnel. Dans ma famille et mon voisinage, le regard a chang&eacute;. Je suis devenu un acteur important de part mes rentr&eacute;es financi&egrave;res gr&acirc;ce &agrave; la visibilit&eacute; internationale que m&rsquo;a offert cette exposition&raquo;. <\/p>\n<p>Aujourd&rsquo;hui, il est submerg&eacute; par les demandes des camerounais et expatri&eacute;s qui veulent accrocher une de ces toiles dans leur s&eacute;jour, comme Laurent Esso qui a acquis une de ces collections. Le photographe Nicolas Eyidi reconna&icirc;t que The last pictures show &laquo;a apport&eacute; un coup de pouce dans son travail. J&rsquo;ai pu agrandir mon portefeuille client. J&rsquo;ai pu par exemple apr&egrave;s avoir particip&eacute; &agrave; cet &eacute;v&egrave;nement faire le catalogue de Cfao technologies, Air France, du groupe Ibis. J&rsquo;ai &eacute;galement pu &eacute;changer avec les artistes d&rsquo;autres pays sur le d&eacute;marche de travail qui est diff&eacute;rente de la notre pour un enrichissement personnel de ma culture&raquo;. La visibilit&eacute; et la reconnaissante acquises aujourd&rsquo;hui par une cinquantaine de plasticiens camerounais et centaine africains ont &eacute;t&eacute; patiemment construites en six ans par des outils adapt&eacute;s.<\/p>\n<p><strong>Perspectives<\/strong><br \/>Catherine Pittet a con&ccedil;u des catalogues de l&rsquo;&eacute;v&egrave;nement. Depuis la premi&egrave;re &eacute;dition de The last pictures show a fait &eacute;dit&eacute; ces supports en quadrichromie avec les portraits et biographies des peintres, potiers, sculpteurs, brodeuses qui ont particip&eacute; &agrave; cet &eacute;v&egrave;nement. Ce catalogue &eacute;dit&eacute; en milliers d&rsquo;exemplaires a &eacute;t&eacute; diffus&eacute; dans plusieurs pays a permis aux artistes africains d&rsquo;avoir une grosse visibilit&eacute;. &laquo;J&rsquo;ai achet&eacute; certaines &oelig;uvres en France sur le catalogue avant de les avoir vues en vrai. L&rsquo;offre &eacute;tait bien pr&eacute;sent&eacute;e et le travail des artistes de qualit&eacute;&raquo;, t&eacute;moigne Albert Brieux. <br \/>Cette ann&eacute;e le catalogue s&rsquo;est enrichi des autoportraits des artistes, qui ont &eacute;t&eacute; &eacute;dit&eacute;s en s&eacute;rie limit&eacute;e. <\/p>\n<p>Puis toutes ces informations sont relay&eacute;es par le site Internet de l&rsquo;&eacute;v&egrave;nement. Au-del&agrave; de ces aspects, il faut reconna&icirc;tre que Catherine Pittet a une passion qui se communique au vu du nombre de partenaires qu&rsquo;elle r&eacute;ussi &agrave; convaincre. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs gr&acirc;ce &agrave; eux que The Last Pictures Show a pu, avec plus de 200kg d&rsquo;&oelig;uvres, &ecirc;tre visible deux fois, avec une demi-douzaine de plasticiens partis du Cameroun, au palais de l&rsquo;Unesco &agrave; Paris et fait le tour du Cameroun (Douala, Bu&eacute;a et Garoua). Cette ann&eacute;e, les artistes du Nigeria ont fait le d&eacute;placement pour la Maison du parti de Bonanjo. Catherine Pittet travaille &eacute;galement &agrave; faire voyager cinq plasticiens camerounais pour le Civic Center &agrave; Lagos o&ugrave; The last pictures show prendra ces quartiers du 19 au 23 novembre 2009.<\/p>\n<p><em>Marion Obam<\/em> <\/span>  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Six ans apr\u00e8s son lancement, l\u2019exposition permet aux plasticiens camerounais de gagner visibilit\u00e9 et reconnaissance. &#8211; Lundi 12 octobre 2009 s&rsquo;&eacute;teignaient les lampions de la sixi&egrave;me &eacute;dition de l&rsquo;exposition de peinture, sculpture, poterie The last pictures show. 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