{"id":3415,"date":"2009-10-17T10:33:59","date_gmt":"2009-10-17T08:33:59","guid":{"rendered":""},"modified":"2009-10-17T10:33:59","modified_gmt":"2009-10-17T08:33:59","slug":"3415","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/3415\/","title":{"rendered":"Restauration : Du \u00ab\u00a0Nnam ngon\u00a0\u00bb dans des restaurants hupp\u00e9s de Yaound\u00e9"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Song Bahanag et G\u00e9r\u00e9mi Njitap sont particuli\u00e8rement friands de mets locaux.  &#8211; <\/p>\n<h4 align=\"justify\">&nbsp;<\/h4>\n<p align=\"justify\">Les adeptes de bonne chair n&rsquo;ont plus forc&eacute;ment besoin d&rsquo;aller dans un &quot;circuit&quot; pour manger du &quot;Ndomba&quot;, du &quot;Koki&quot;, du g&acirc;teau de concombre (Nnam ngon) ou encore des chenilles. De plus en plus, certains restaurants hupp&eacute;s de Yaound&eacute; proposent ces mets locaux accompagn&eacute;s de vin de palme ou de jus de fruit naturel. Le Buffet paysan &agrave; Etoa-M&eacute;ki, le Club municipal &agrave; la Communaut&eacute; urbaine de Yaound&eacute;, le Coq blanc &agrave; Bastos et les D&eacute;lices du gourmet&hellip; la liste n&rsquo;est pas exhaustive.&nbsp;<\/p>\n<p align=\"justify\">Chacun y va de son doigt&eacute; culinaire et de sa touche personnelle. Au grand plaisir des papilles gustatives de la client&egrave;le. Mardi 6 octobre 2009, par exemple, aux D&eacute;lices du gourmet, il &eacute;tait difficile de r&eacute;sister au d&eacute;licieux poulet fum&eacute; &agrave; la sauce d&rsquo;arachides grill&eacute;es et au &quot;folong saut&eacute;&quot; aux &eacute;perlans fum&eacute;s (petits poissons), avec en accompagnement du plantain pil&eacute; et du manioc cuit vapeur. C&rsquo;est ce buffet vari&eacute; qui conf&egrave;re une notori&eacute;t&eacute; &agrave; l&rsquo;antre exotique de Luc Enyegue. A ce sujet, des indiscr&eacute;tions disent que lundi 5 octobre 2009, Song Bahanag a particuli&egrave;rement appr&eacute;ci&eacute; le &quot;zom saut&eacute;&quot;. &laquo; Lorsqu&rsquo;il mange ici, G&eacute;r&eacute;mi Njitap commence toujours par les beignets haricots&raquo;, indique le restaurateur, l&rsquo;&oelig;il riv&eacute; sur un couple mixte qui entre.<br \/>Le concept des mets locaux propos&eacute;s dans les grands restaurants n&rsquo;est pas nouveau. On mangeait d&eacute;j&agrave; du &quot;Ndol&egrave;&quot; ou du &quot;Mbong&ocirc;&quot; de gibier &agrave; la Marmite du Boulevard, au Coq blanc et au Club municipal par exemple. &laquo; On les pr&eacute;sentait d&rsquo;abord &agrave; la carte, ensuite en buffet. Aujourd&rsquo;hui, le buffet est vari&eacute; et les mets plus rares comme les chenilles, l&rsquo;&eacute;komba ou le sanga sont beaucoup plus pr&eacute;sents &raquo;, explique St&eacute;phane Ndi, restaurateur.&nbsp;<br \/>Ici et l&agrave;, un accent particulier est mis sur le d&eacute;cor fait de mat&eacute;riaux locaux tels que bois, bambou ou paille. Au Buffet paysan, par exemple, on peut d&eacute;guster un d&eacute;licieux mets dans une hutte pygm&eacute;e puis &eacute;couter des sonorit&eacute;s locales au cabaret. Au D&eacute;lices du gourmet, les amateurs de peinture seront s&eacute;duits par la finesse des toiles r&eacute;alis&eacute;es par des artistes camerounais. Cependant, de mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale, le couvert et la mise du personnel restent tr&egrave;s occidentalis&eacute;s. Les prix, eux, sont quasiment les m&ecirc;mes et varient entre 5000 et 6000 Fcfa le buffet.&nbsp;<br \/>Les motivations des promoteurs de ces espaces sont de deux ordres : vendre les richesses culinaires du pays et surtout, donner aux Camerounais l&rsquo;envie de fr&eacute;quenter les restaurants. Le message passe. Car, selon ces derniers, la client&egrave;le afflue ; elle est constitu&eacute;e de Camerounais et d&rsquo;expatri&eacute;s. &laquo; J&rsquo;&eacute;tais le premier &eacute;tonn&eacute; de ce que les beignets et le haricot soient exig&eacute;s par nos clients, que les Chinois soient des inconditionnels de chenilles. Les meilleurs souvenirs de nos convives restent des mets &agrave; base de denr&eacute;es camerounaises, surtout quand je leur ai donn&eacute; une petite touche de modernit&eacute; ; tels le &quot;Sanga light&quot;, les &quot;safous farcis&quot;, le &quot;caviar d&rsquo;aubergines&quot;, explique Emile Engoulou, promoteur du Club Municipal.<br \/>Les recettes suivent &eacute;galement. &laquo;C&rsquo;est plus &eacute;conomique de pr&eacute;parer local car les produits sont disponibles au march&eacute;. Par ailleurs, nous devons parvenir &agrave; codifier nos recettes pour que tous les cuisiniers puissent la faire &raquo;, sugg&egrave;re Luc Enyegue. Il reconna&icirc;t cependant que la pr&eacute;paration des mets locaux n&eacute;cessite beaucoup plus de temps et d&rsquo;&eacute;nergie. Et une batterie de cuisine sp&eacute;ciale : mortier, pierre &agrave; &eacute;craser, etc.&nbsp;<\/p>\n<h3 align=\"justify\">Votre avis &nbsp;: Que pensez-vous des mets locaux vendus dans des restaurants hupp&eacute;s ?<\/h3>\n<h4 align=\"justify\">C&eacute;lanie Nyemb Mbog, employ&eacute;e d&rsquo;assurances &nbsp;: &laquo; C&rsquo;est plus rassurant &raquo;<br \/><\/h4>\n<p align=\"justify\">C&rsquo;est dommage que certains restaurants nous imposent des plats europ&eacute;ens. Manger du Nnam Ngon et du Eru dans un restaurant hupp&eacute;, &ccedil;a fait plaisir. De savoir que les repas sont faits par des professionnels du m&eacute;tier, on est plus rassur&eacute;. Je pr&eacute;f&egrave;re de ce fait y manger et pr&eacute;server ma sant&eacute; plut&ocirc;t que d&rsquo;aller dans un &quot;tournedos&quot; et attraper une indigestion. <\/p>\n<h4 align=\"justify\">Rebecca Kelly, &eacute;tudiante en droit : &laquo; Ils font la promotion de notre culture &raquo;<br \/><\/h4>\n<p align=\"justify\">Ces restaurants font la promotion de la culture camerounaise non seulement aupr&egrave;s des &eacute;trangers, mais aussi aupr&egrave;s des autochtones qui ont pris l&rsquo;habitude de manger des plats &eacute;trangers. Ils contribuent &agrave; d&eacute;montrer que les Camerounais savent manger camerounais. De plus, les mets locaux faits dans les restaurants b&eacute;n&eacute;ficient d&rsquo;une meilleure condition d&rsquo; hygi&egrave;ne.<\/p>\n<h4 align=\"justify\">July Mireille Nganmegni, attach&eacute;e commerciale &nbsp;: &laquo; Nous allons mieux vendre nos vins &raquo; &nbsp;<br \/><\/h4>\n<p align=\"justify\">En tant qu&rsquo;attach&eacute;e commerciale dans une entreprise de vente de champagnes et de vins, je ne peux qu&rsquo;appr&eacute;cier cette initiative. Elle nous permettra de mieux vendre nos produits. Le vin &eacute;tant fait pour se marier avec les aliments, il accompagne mieux nos plats camerounais tr&egrave;s &eacute;pic&eacute;s.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n<p><span class=\"small\">Cathy Yogo&nbsp;<\/span>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Song Bahanag et G\u00e9r\u00e9mi Njitap sont particuli\u00e8rement friands de mets locaux. &#8211; &nbsp; Les adeptes de bonne chair n&rsquo;ont plus forc&eacute;ment besoin d&rsquo;aller dans un &quot;circuit&quot; pour manger du &quot;Ndomba&quot;, du &quot;Koki&quot;, du g&acirc;teau de concombre (Nnam ngon) ou encore des chenilles. 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