{"id":3422,"date":"2009-10-17T11:22:49","date_gmt":"2009-10-17T09:22:49","guid":{"rendered":""},"modified":"2009-10-17T11:22:49","modified_gmt":"2009-10-17T09:22:49","slug":"3422","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/3422\/","title":{"rendered":"Culture \u2013 Cr\u00e9ation: Une \u00e8re nouvelle pour la musique made in Grand nord"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Il y a eu d\u2019abord la p\u00e9riode nostalgique des ann\u00e9es 1980 o\u00f9 les Sanda Oumarou, Ali Baba, Abdou Benito et autres Boukar Doubo \u00e9taient les seuls porte-voix de toutes les r\u00e9gions septentrionales.  &#8211; <\/p>\n<p class=\"first-child \"><span class=\"cap\" title=\"I\"><span><\/span><\/span>Une partie du Cameroun jadis musicalement enclav&eacute;e, vou&eacute;e aux g&eacute;monies et dont les m&eacute;lomanes avaient encore de la peine &agrave; s&rsquo;arrimer &agrave; la nouvelle donne qu&rsquo;&eacute;tait &agrave; l&rsquo;&eacute;poque, <em>le tcha tcha tcha, le meringu&eacute;, le soul gandja<\/em> &hellip;. Et puis plus rien, comme si la musique avait divorc&eacute; d&rsquo;avec le Grand nord alors que l&rsquo;on attendait que la mayonnaise prenne. Comme une tr&ecirc;ve impos&eacute;e par des difficult&eacute;s li&eacute;es &agrave; la production et &agrave; la promotion des &oelig;uvres de l&rsquo;esprit. Un passage &agrave; vide qui a laiss&eacute; les m&eacute;lomanes sur leur faim.<\/p>\n<p>Depuis une dizaine d&rsquo;ann&eacute;es, comme par enchantement, la musique a d&eacute;cid&eacute; de poser ses valises dans le Grand nord, des rossignols tels Isn&eacute;bo et le Faddah Kaoutal, Wainab&eacute;&hellip;.vont donner le ton d&rsquo;une nouvelle &egrave;re pour les rythmes modernes du Sahel. Ils sont aussit&ocirc;t suivis par une nouvelle vague de chanteurs, danseurs et instrumentalistes qui vont s&rsquo;imposer dans le concert national. On a not&eacute; une mont&eacute;e en puissance des voies f&eacute;minines telles Amina Poulo, Aminatou Ouwal&eacute;, Takoussa Kodji, Soumai Esther, Yang Mad&hellip;. Ils font l&rsquo;objet de toutes les sollicitations de la part des organisateurs de spectacles.<\/p>\n<p><em>&laquo;&nbsp;On ne peut aujourd&rsquo;hui envisager un concert sur quelque &eacute;tendue du territoire et m&ecirc;me au-del&agrave; sans la pr&eacute;sence des artistes originaires du Grand nord. Les artistes de cette r&eacute;gion du pays ont impos&eacute; un rythme au point d&rsquo;&ecirc;tre invit&eacute;s pour les duos avec les artistes de la partie m&eacute;ridionale du pays. Il n&rsquo;y a pas de vrai concert sans les artistes du Grand nord&nbsp;&raquo;<\/em>, t&eacute;moigne Saidou Mohamadou, promoteur et animateur culturel. De quoi recruter des m&eacute;lomanes qui en redemandent encore.<\/p>\n<p>Les rythmes du sud n&rsquo;ont plus la c&ocirc;te &agrave; c&ocirc;t&eacute; d&rsquo;une voix suave de Amina, Pouloh, de celle chrom&eacute;e de Vakot&eacute; Yama, Insn&eacute;bo, Abba Djaouro, Wainab&eacute;, Aminatou Ouwal&eacute;, Djam Tabo, le groupe Garaya, Jesse Roy,&hellip;&hellip;M&ecirc;me les jeunes aux dents longues comme Ousmane Ngana, Idi Oulo bas&eacute; en Europe, Soumai Esther, Yang Mad, Takoussa Kodji, Inu Madura &hellip;, se sont d&eacute;j&agrave; impos&eacute;s dans le terroir. Une petite promotion suffit pour les hisser au pinacle de l&rsquo;art musical au Cameroun. Et les talents ne font qu&rsquo;&eacute;clore encore.<\/p>\n<p><strong>Des difficult&eacute;s jonchent le chemin<\/strong><\/p>\n<p>A c&ocirc;t&eacute; de ce tableau fort &eacute;logieux, force est de constater que des difficult&eacute;s jonchent le red&eacute;collage des rythmes sah&eacute;liens. L&rsquo;association des artistes du Grand nord (Agranord) qui venait &agrave; peine de na&icirc;tre est morte dans l&rsquo;&oelig;uf. Cette association moribonde mise sur pied sur l&rsquo;initiative de Isn&eacute;bo, Amina Poulo, Dourmani D&eacute;sir&eacute;, a &eacute;t&eacute; emport&eacute;e par des divisons internes. Fallait-il associer les peintres et les plasticiens&nbsp;? Telle &eacute;tait la question qui a tu&eacute; le b&eacute;b&eacute;. D&rsquo;autres sources parlent d&rsquo;une subvention de sept millions de francs Cfa qui ont divis&eacute; les artistes. A c&ocirc;t&eacute; de cette difficult&eacute; se pose une autre. Il y a le manque criard de mat&eacute;riels de sonorisation pour les concerts live, le manque de salles &eacute;quip&eacute;es et ad&eacute;quates&hellip; Les promoteurs culturels sachant ne rien gagner des concerts qui ne peuvent drainer foule sont d&eacute;courag&eacute;s dans l&rsquo;organisation des spectacles.<\/p>\n<p>Les artistes qui ont leur maquette, faute de studios appropri&eacute;s &agrave; leur rythme sont oblig&eacute;s de modifier certains instruments. Et l&agrave;, &agrave; priori la composition initiale prend un s&eacute;rieux coup. Des rythmes que les instruments du sahel ne peuvent refl&eacute;ter tirent le plus souvent vers le bikutsi, faute&nbsp; d&rsquo;arrangements ad&eacute;quats. Les jeunes ne sont pas aussi &agrave; l&rsquo;abri de la pauvret&eacute; ambiante. Vakot&eacute; Yama, artiste musicien, propri&eacute;taire d&rsquo;un studio d&rsquo;enregistrement, regrette n&eacute;anmoins que <em>&laquo;&nbsp;pour avoir un producteur, il faudra lui pr&eacute;senter une maquette et pour la concevoir, il faut d&eacute;bourser 300&nbsp;000 francs &agrave; 400&nbsp;000 francs Cfa. Or, cette somme n&rsquo;est pas &agrave; la port&eacute;e de tous jeunes qui commencent. Et quand bien m&ecirc;me la famille r&eacute;ussit &agrave; collecter cette somme, elle n&rsquo;est pas s&ucirc;re de rentrer dans son investissement ni &agrave; l&rsquo;artiste de convaincre un &eacute;ventuel producteur&nbsp;&raquo;<\/em>.<\/p>\n<p>Encore que les studios dont il parle se comptent au bout des doigts. Dans tout le Grand nord, il n&rsquo;existe aucun studio multi piste. Encore moins dans la capitale tchadienne o&ugrave; le seul studio d&rsquo;enregistrement qui existe n&rsquo;est plus fonctionnel. Le Nigeria ou le sud du pays sont le dernier rempart. Avant cette trouvaille salutaire d&rsquo;un artiste originaire du Grand nord bas&eacute; en Norv&egrave;ge, qui voyant sombrer de jeunes talents et les difficult&eacute;s d&rsquo;enregistrement, a song&eacute; acheter un studio multipiste avanc&eacute; portable, qu&rsquo;il prom&egrave;ne simultan&eacute;ment entre Ngaound&eacute;r&eacute; et Maroua, selon les besoins. Et les demandes affluent aussi bien du sud du pays, du Grand nord que du Tchad voisin.<\/p>\n<p><span>jacques.kaldaoussa<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il y a eu d\u2019abord la p\u00e9riode nostalgique des ann\u00e9es 1980 o\u00f9 les Sanda Oumarou, Ali Baba, Abdou Benito et autres Boukar Doubo \u00e9taient les seuls porte-voix de toutes les r\u00e9gions septentrionales. &#8211; Une partie du Cameroun jadis musicalement enclav&eacute;e, vou&eacute;e aux g&eacute;monies et dont les m&eacute;lomanes avaient encore de la peine &agrave; s&rsquo;arrimer &agrave; [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":140,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"adace-sponsor":[],"class_list":["post-3422","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry"],"acf":[],"wps_subtitle":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3422","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/140"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3422"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3422\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3422"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3422"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3422"},{"taxonomy":"adace-sponsor","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/adace-sponsor?post=3422"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}