{"id":3443,"date":"2009-10-23T22:58:33","date_gmt":"2009-10-23T20:58:33","guid":{"rendered":""},"modified":"2009-10-23T22:58:33","modified_gmt":"2009-10-23T20:58:33","slug":"3443","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/3443\/","title":{"rendered":"\u00abRaul Midon, Richard Bona, d&rsquo;o\u00f9 viennent vos voix ?\u00bb"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Deux vocalistes sortent simultan\u00e9ment leur album \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e de l&rsquo;automne. L&rsquo;un, le guitariste n\u00e9 au Nouveau-Mexique Raul Midon, chanteur surdou\u00e9, s&rsquo;inscrit dans la tradition des songwriters. L&rsquo;autre, le Camerounais Richard Bona, a introduit des lignes vocales dans ses accompagnements toujours lyriques \u00e0 la basse \u00e9lectrique. Les deux se r\u00e9clament du jazz. Tous les deux proposent une musique sous le signe de la joliesse et du charme. Leurs publics d\u00e9bordent largement les fans habituels de leur sp\u00e9cialit\u00e9. &#8211; <\/p>\n<h3 class=\"entry-header\"><\/h3>\n<div class=\"entry-body\">\n<p><span id=\"fck_dom_range_temp_1253790689323_695\"><\/span><\/p>\n<p class=\"asset asset-image\"><a style=\"float: right;\" onclick=\"window.open( this.href, '_blank', 'width=640,height=480,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0' ); return false\" href=\"http:\/\/jazz.blogs.liberation.fr\/.a\/6a010536670fb1970c0120a594e720970b-popup\"><br \/><\/a><\/p>\n<\/p>\n<p class=\"asset asset-image\"><span style=\"float: right;\"><img decoding=\"async\" data-expand=\"600\" style=\"margin: 0px 0px 5px 5px; width: 200px;\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 1 1'%2F%3E\" data-src=\"http:\/\/jazz.blogs.liberation.fr\/.a\/6a010536670fb1970c0120a5ecb044970c-200wi\" class=\"lazyload at-xid-6a010536670fb1970c0120a5ecb044970c \" alt=\"Tete\" \/><\/span> <\/p>\n<p>Voix de t&eacute;nor soul inspir&eacute; par le flamenco, s&rsquo;accompagnant d&rsquo;un style syncop&eacute; de guitare,&nbsp;l&rsquo;Am&eacute;ricain aveugle Raul Midon subjugue. Les chansons torrides touchent au c&oelig;ur. Les paroles donnent une couleur &agrave; ses sentiments et &agrave; son exp&eacute;rience: la col&egrave;re, l&rsquo;espoir, la compassion, l&rsquo;amour des autres et l&rsquo;estime de soi. &quot;<em>J&rsquo;&eacute;prouve le besoin de partager les &eacute;motions qui me traversent&quot;<\/em> explique l&rsquo;auteur-compositeur-interpr&egrave;te dans le fauteuil du Terrass H&ocirc;tel derri&egrave;re la Place de Clichy. <\/p>\n<p>Chaque phrase tombe comme un couperet. L&rsquo;impression d&rsquo;une statue de granit. Le jazz a-t-il influenc&eacute; son parcours? &quot;<em>Indirectement, oui. Mon p&egrave;re &eacute;tait danseur professionnel. Il &eacute;coutait Beethoven, Mozart, John Cage, et Charlie Parker. J&rsquo;ai pioch&eacute; les disques dans les &eacute;tag&egrave;res de la maison. Au hasard. Les influences se sont cristallis&eacute;es. Cependant, j&rsquo;&eacute;prouvais une attirance particuli&egrave;re pour Miles Davis; le personnage a emprunt&eacute; tellement de configurations diff&eacute;rentes! Je ne connais pas de musicien de jazz plus complet. L&rsquo;album &ldquo;Sketches of Spain&rdquo; m&rsquo;inonde de m&eacute;lodies!&quot;<\/em> Midon joue des m&eacute;lodies en pressant ses l&egrave;vres, produisant le son d&rsquo;une trompette. Le r&eacute;sultat est confondant. <\/p>\n<\/div>\n<p><a style=\"float: left;\" onclick=\"window.open( this.href, '_blank', 'width=640,height=480,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0' ); return false\" href=\"http:\/\/jazz.blogs.liberation.fr\/.a\/6a010536670fb1970c0120a594e7e8970b-popup\"> <\/a> <\/p>\n<p class=\"asset asset-image\"><span style=\"float: left;\"><img decoding=\"async\" data-expand=\"600\" style=\"margin: 2px; width: 280px;\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 1 1'%2F%3E\" data-src=\"http:\/\/jazz.blogs.liberation.fr\/.a\/6a010536670fb1970c0120a5960a86970b-300wi\" class=\"lazyload at-xid-6a010536670fb1970c0120a5960a86970b \" alt=\"Guitare\" \/><\/span> <\/p>\n<p>Le style de Miles a-t-il donn&eacute; l&rsquo;id&eacute;e &agrave; l&rsquo;artiste d&rsquo;improviser de la sorte? Son corps ne bouge toujours pas d&rsquo;un millim&egrave;tre. Ton limite p&egrave;te-sec: &quot;<em>Pas du tout. C&rsquo;est venu tout seul. En revanche, demandez-moi l&rsquo;improvisateur supr&ecirc;me du XXe si&egrave;cle, je r&eacute;ponds: Charlie Parker! L&rsquo;univers inou&iuml;&nbsp; du saxophoniste n&rsquo;a pas pris une ride. A neuf ans, j&rsquo;ai pris conscience du ph&eacute;nom&egrave;ne. Sa musique m&rsquo;a marqu&eacute; de pied en cap. Je n&rsquo;oublierai jamais les sensations &eacute;prouv&eacute;es &agrave; l&rsquo;&eacute;couter. Quand mon p&egrave;re rentrait du boulot, je lui r&eacute;clamais d&rsquo;autres disques de Parker. Ou d&rsquo;autres musiciens dans le genre. D&rsquo;ailleurs j&rsquo;ai voulu commencer par jouer de l&rsquo;alto. Il me reste de cet engouement que j&rsquo;improvise toujours sur sc&egrave;ne,comme un souffleur&quot;<\/em>. Le morceau qu&rsquo;il place au sommet de l&rsquo;art? Le titre fuse, sans bavures: &laquo;<em>50 Ways to Leave Your Lover<\/em>&raquo; de Paul Simon. Imperturbable, l&rsquo;ami Midon.<\/p>\n<p><\/p>\n<p><strong>Le Blues, la matrice.<\/strong><\/p>\n<p class=\"asset asset-image\"><span style=\"display: inline;\"><img decoding=\"async\" data-expand=\"600\" align=\"left\" width=\"500\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 500 1'%2F%3E\" data-src=\"http:\/\/jazz.blogs.liberation.fr\/.a\/6a010536670fb1970c0120a595a660970b-500wi\" class=\"lazyload at-xid-6a010536670fb1970c0120a595a660970b \" alt=\"Bona-Richard-Ten6\" \/><\/span> <\/p>\n<p>Richard Bona&nbsp;a v&eacute;cu plusieurs ann&eacute;es en France avant d&rsquo;&eacute;migrer &agrave; New York. Le bassiste&nbsp;se montre, &agrave; l&rsquo;inverse, souple comme un chewing-gum. Il revient&nbsp;bard&eacute; de&nbsp;plusieurs enregistrements dans les pays du monde,&nbsp;d&eacute;clianant dix fa&ccedil;ons de jouer le blues, interpr&eacute;t&eacute;es avec les musiciens du cru. Conclusion de l&rsquo;immersion aux sources profondes des musiques: l&rsquo;Inde, l&rsquo;Irlande, la Country,&nbsp;le Jazz, parlent le m&ecirc;me langage. Pourquoi ce recensement?&nbsp;Enfonc&eacute; jusqu&rsquo;au cou dans l&rsquo;immense sofa rouge du Holiday Inn Bastille, le Camerounais&nbsp;se roulera&nbsp;les tresses pendant toute la dur&eacute;e de l&rsquo;entretien.&nbsp;Il&nbsp;&eacute;claire la d&eacute;monstration :<\/p>\n<p>&laquo;<em>J&rsquo;ai trouv&eacute; le fil rouge entre les musiques: le plus souvent le blues se trouve dans leurs racines. Le mot &eacute;voque les berges du Mississipi. C&rsquo;est un clich&eacute;. Le Blues n&rsquo;est pas jou&eacute; exclusivement dans le Delta. La gamme se retrouve dans les musiques asiatiques et orientales; les Indiens d&rsquo;Am&eacute;rique ont adopt&eacute; la musique des Noirs am&eacute;ricains, quand ces derniers se sont mis &agrave; &eacute;migrer vers le Nord des USA pour fuir la s&eacute;gr&eacute;gation. Les Africains l&rsquo;ont repris. Je frissonne &agrave; chaque&nbsp;&eacute;coute du&nbsp;S&eacute;n&eacute;galais Salif Keita. Je me sens incroyablement proche de ce chant. Salif m&#8217;emm&egrave;ne au plus profond du Blues<\/em>.&raquo; <\/p>\n<p class=\"asset asset-image\"><span style=\"display: inline;\"><\/span> <\/p>\n<p><a style=\"float: left;\" onclick=\"window.open( this.href, '_blank', 'width=640,height=480,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0' ); return false\" href=\"http:\/\/jazz.blogs.liberation.fr\/.a\/6a010536670fb1970c0120a5958bff970b-popup\"><br \/><\/a><\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\"><\/span><\/p>\n<p>A-t-il identifi&eacute; le blues en Europe? &laquo;<em>Bien s&ucirc;r. Prenez la musique irlandaise, certains airs de l&rsquo;&Eacute;cosse, de la Bretagne ou de l&rsquo;Andalousie. Leurs racines celtes reprennent la gamme du blues. Bas&eacute;e sur cinq notes communes,&nbsp;cette gamme est universelle et ne diff&egrave;re que par l&rsquo;interpr&eacute;tation dans tous ces pays.&nbsp;Je la&nbsp;d&eacute;cline dans chaque morceau du disque<\/em>.&raquo; Au-del&agrave; des consid&eacute;rations harmoniques, peut-on tirer&nbsp;des consid&eacute;rations plus g&eacute;n&eacute;rales&nbsp;de l&rsquo;&eacute;tonnante similitude? Bona :&laquo;<em>l&rsquo;universalit&eacute; du blues laisse entrevoir un monde parfait o&ugrave; il n&rsquo;y aurait plus de barri&egrave;res de communication entre les hommes; un univers de rencontres, de bonnes choses, qui malheureusement n&rsquo;existe pas encore dans la vie de chacun. La musique m&rsquo;a permis de vivre une existence heureuse, combl&eacute;e. Partout o&ugrave; j&rsquo;allais, j&rsquo;avais l&rsquo;impression de parler la langue&raquo;<\/em>. S&eacute;duisant, en effet. Dans la r&eacute;alit&eacute;, faut voir&#8230;<\/p>\n<p> <object height=\"344\" width=\"425\"><param value=\"http:\/\/www.youtube.com\/v\/zzaClXAt3aY&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;\" name=\"movie\" \/><param value=\"true\" name=\"allowFullScreen\" \/><param value=\"always\" name=\"allowscriptaccess\" \/><embed height=\"344\" width=\"425\" type=\"application\/x-shockwave-flash\" src=\"http:\/\/www.youtube.com\/v\/zzaClXAt3aY&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;\" allowscriptaccess=\"always\" allowfullscreen=\"true\"><\/embed><\/object><\/p>\n<p><strong>Bruno Pfeiffer<\/strong> <br \/>&#8211;&nbsp; Raul Midon : &laquo;<em>Synthesis<\/em>&raquo; (Universal)<br \/>&#8211;&nbsp; Richard Bona : &laquo;<em>The Ten Shades of Blues<\/em>&raquo; (Universal)<br \/><strong>Richard Bona au Bataclan le 21 novembre<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Deux vocalistes sortent simultan\u00e9ment leur album \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e de l&rsquo;automne. 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