{"id":3499,"date":"2009-11-16T17:16:02","date_gmt":"2009-11-16T16:16:02","guid":{"rendered":""},"modified":"2009-11-16T17:16:02","modified_gmt":"2009-11-16T15:16:02","slug":"3499","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/3499\/","title":{"rendered":"Mario Combo : Voici le makossa new look"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Avec \u00abThe Mirror\u00bb, le chanteur signe un come back plus langoureux et dot\u00e9 d\u2019une orchestration de qualit\u00e9. &#8211; <\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> <\/p>\n<p>Depuis l&rsquo;ann&eacute;e 1991 et leur participation &agrave; l&rsquo;album &laquo;Tchokola&raquo; du c&eacute;l&egrave;bre violoniste fran&ccedil;ais d&eacute;sormais install&eacute; aux Etats-Unis Jean-Luc Ponty, Yves Ndjock et Guy Nsangue Akwa nous ont souvent habitu&eacute; &agrave; une association artistique de premi&egrave;re main. Une association qui connu son paroxysme avec le sublime volume I &laquo;du Kamer All Star&raquo; goupill&eacute; par Manu Dibango en 2002. Mais avant, il y eut des prestations pour le moins remarquables comme l&rsquo;atteste l&rsquo;album &laquo;Visa&raquo; de la ravissante Nayanka Bell sorti en 1994 avec Boncana Ma&iuml;ga &agrave; la direction artistique. Ou encore les trois premiers albums de Gaby Fopa (&laquo;J&rsquo;ai mal&raquo;, &laquo;Equinoxe&raquo; et &laquo;L&rsquo;hiver au soleil&raquo;).<\/p>\n<p>Une association donc longue et fructueuse que ces deux ambassadeurs du jeu de corde du Cameroun ont poursuivi avec ce nouvel opus de Mario Combo intitul&eacute; &laquo;The Mirror&raquo; sorti des &eacute;curies Bright Moon productions. Association qui a &eacute;t&eacute; magnifiquement mise en musique par Eb&eacute;ny Ngambi, celui-l&agrave; m&ecirc;me qui s&rsquo;&eacute;tait fait remarquer au d&eacute;but de cette d&eacute;cennie comme l&rsquo;un des chanteurs du projet de la &laquo;Bible du makossa&raquo; port&eacute; par Bobby James de Nguim&eacute; et Edgar Yonkeu.<br \/>Mais ce qui frappe par dessus tout dans cet opus de 10 titres est le chant de Mario Combo. Un chant de velours propre &agrave; vider des t&ecirc;tes stress&eacute;es et qui incite au repos apr&egrave;s un dur labeur, qu&rsquo;il soit physique ou intellectuel. Une voix qui porte magnifiquement les rythmes de l&rsquo;espace sawa avec son floril&egrave;ge de danses. Et c&rsquo;est l&agrave; qu&rsquo;il faut trouver la justification du titre du projet. Car le miroir que nous pr&eacute;sente Mario Combo est celui de notre quotidien fait de hauts et de bas, d&rsquo;amour et de trahisons, d&rsquo;h&eacute;sitations et de bravoure.<\/p>\n<p>C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;il explore avec une certaine dext&eacute;rit&eacute;, notamment dans la ma&icirc;trise du chant, le bolobo, l&rsquo;essewe ou encore le ngosso. Mais &agrave; contrario du makossa de la belle &eacute;poque, l&rsquo;arrangeur a voulu cette fois mesurer les cuivres. Qui coulent tout en langueur au point d&rsquo;accompagner le chant dans un tempo tout aussi mesur&eacute;. Et c&rsquo;est l&agrave; tout le g&eacute;nie d&rsquo;Ebeny Ngambi qui ne va pas plaire aux puristes de cette musique urbaine, mais qui a au moins le m&eacute;rite d&rsquo;en donner une autre coloration, une autre lecture. Ceux-ci regretteront un peu la tonalit&eacute; ainsi que les &eacute;pices et les ch&oelig;urs tout en force des ann&eacute;es 80. Nul doute qu&rsquo;avec cette option qui n&rsquo;oublie pas au passage les percussions (salut &agrave; Val&eacute;ry Lob&egrave; qui vient de mourir), c&rsquo;est un autre pan du makossa qui se met en place. Fort d&eacute;j&agrave; de ce qu&rsquo;avait propos&eacute; le &laquo;Kamer All Star&raquo;. <\/p>\n<p>Dans le m&ecirc;me temps, et il faut le dire, l&rsquo;artiste ne s&rsquo;enferme pas dans son espace originel. Il d&eacute;ploie, sans doute avec l&rsquo;appui de la forte &eacute;quip&eacute;e de ce projet, son g&eacute;nie cr&eacute;ateur jusque dans la tani&egrave;re du high life (Dimbea Mba) et du merengue (Mahel) en passant par le bikutsi (Essele mba). Pour finir avec un &laquo;Teme Jale&raquo; dansant qui exhale un parfum sud-africain sans doute apport&eacute; par le bassiste Doumb&eacute; Djengu&eacute; qui a longtemps servi aux c&ocirc;t&eacute;s de la d&eacute;funte Myriam Makeba et qui avait d&eacute;j&agrave; particip&eacute; &agrave; l&rsquo;album &laquo;Visa&raquo;. Sans doute le meilleur titre de cette aventure o&ugrave; la part belle est faite &agrave; l&rsquo;amour pour ce qui est des th&egrave;mes. <br \/>Au total, un album qui ne demande qu&rsquo;&agrave; &ecirc;tre &eacute;cout&eacute;, et bien &eacute;cout&eacute;. Un album qui inspire la nostalgie tout en aiguisant l&rsquo;oreille du m&eacute;lomane quant &agrave; l&rsquo;avenir qui semble prometteur surtout avec ce &laquo;Teme Jale&raquo;. Qui insiste le m&eacute;lomane &agrave; se lever pour esquisser ces pas de makossa qui germa dans les esprits des Manfred Ebanda et autres Nelle Eyoum. Un makossa qui n&rsquo;a pas fini de s&rsquo;adapter &agrave; la mondialit&eacute;.<\/p>\n<p><strong>Rep&egrave;res<\/strong><br \/>Mario Combo<br \/>Titre&ensp;: The Mirror (10 titres)<br \/>Brightmoon Productions<br \/>A &eacute;couter&ensp;: Teme jale, Mahel, Essele Mba<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.camerfeeling.net\/audioSearch.php?searchTerm=Mario%20Combo\"><font size=\"4\"><span style=\"font-weight: bold;\">ECOUTEZ<\/span><\/font><font size=\"4\"><span style=\"font-weight: bold;\"> <\/span><\/font><font size=\"4\"><span style=\"font-weight: bold;\">ICI<\/span><\/font><\/a><\/p>\n<p><em>Parfait Tabapsi<\/em> <\/span>  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avec \u00abThe Mirror\u00bb, le chanteur signe un come back plus langoureux et dot\u00e9 d\u2019une orchestration de qualit\u00e9. &#8211; Depuis l&rsquo;ann&eacute;e 1991 et leur participation &agrave; l&rsquo;album &laquo;Tchokola&raquo; du c&eacute;l&egrave;bre violoniste fran&ccedil;ais d&eacute;sormais install&eacute; aux Etats-Unis Jean-Luc Ponty, Yves Ndjock et Guy Nsangue Akwa nous ont souvent habitu&eacute; &agrave; une association artistique de premi&egrave;re main. 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