{"id":3501,"date":"2009-11-16T17:19:46","date_gmt":"2009-11-16T16:19:46","guid":{"rendered":""},"modified":"2009-11-16T17:19:46","modified_gmt":"2009-11-16T15:19:46","slug":"3501","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/3501\/","title":{"rendered":"Bertrand Teyou : Combattant de l&rsquo;injustice sociale"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Accus\u00e9 d&rsquo;opportunisme par certains, l&rsquo;auteur de \u00ab\u00a0l&rsquo;Ant\u00e9code Biya\u00a0\u00bb appelle le chef de l&rsquo;Etat \u00e0 faire la diff\u00e9rence entre ses fonctions de pr\u00e9sident du Rdpc et la R\u00e9publique. &#8211; <\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> <\/p>\n<p><img decoding=\"async\" data-expand=\"600\" class=\"lazyload\" border=\"1\" align=\"left\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 1 1'%2F%3E\" data-src=\"http:\/\/www.quotidienmutations.info\/images\/teyou-bertrand.gif\" alt=\"\" \/>Malgr&eacute; l&rsquo;interdiction de la c&eacute;r&eacute;monie de d&eacute;dicace de son ouvrage mercredi dernier &agrave; Douala, Bertrand Teyou ne veut pas baisser les bras. Arriv&eacute; &agrave; Yaound&eacute; hier apr&egrave;s-midi, l&rsquo;auteur de &quot;L&rsquo;ant&eacute;code Biya&quot;, ce livre qui se veut l&rsquo;antith&egrave;se du &quot;Code Biya&quot; &eacute;crit par le journaliste fran&ccedil;ais Fran&ccedil;ois Matt&eacute;i, a tout mis en &oelig;uvre pour organiser une d&eacute;dicace dans la capitale politique et dans un lieu tout indiqu&eacute; : la Librairie des peuples noirs. Le sourire un tantinet ironique, il lance &agrave; l&rsquo;endroit de la foule : &quot;j&rsquo;ose esp&eacute;rer que c&rsquo;est un temple inviolable&quot;, faisant r&eacute;f&eacute;rence au fait que la ladite librairie cr&eacute;&eacute;e en 1994 par feu Mongo Beti, et tenue depuis son d&eacute;c&egrave;s par son &eacute;pouse Odile Tobner. Ladite Librairie est en effet consid&eacute;r&eacute;e comme un lieu mythique de d&eacute;bat.<\/p>\n<p>En y organisant une d&eacute;dicace pr&eacute;vue le 19 novembre prochain, ne d&eacute;roge-t-il pas &agrave; son ambition de sortir son ouvrage du cadre politique et d&rsquo;en faire une simple r&eacute;flexion d&rsquo;un citoyen camerounais ? Non, lance &eacute;nergiquement cet homme volontaire. &quot; J&rsquo;ai essay&eacute; le Hilton, on m&rsquo;a fait comprendre que ce n&rsquo;est pas possible, au Djeuga j&rsquo;ai re&ccedil;u la m&ecirc;me r&eacute;ponse. O&ugrave; vouliez vous que j&rsquo;aille faire cette d&eacute;dicace? La librairie des Peuples noirs est la seule structure &agrave; m&rsquo;avoir ouvert les bras et j&rsquo;y vais. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs dans la m&ecirc;me logique que j&rsquo;ai annonc&eacute; dans vos colonnes que ma prochaine d&eacute;dicace se fera au si&egrave;ge du Manidem &agrave; Douala. La proposition m&rsquo;avait d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; faite par le pr&eacute;sident Anicet Ekan&egrave; bien avant que je n&rsquo;aille au Sawa mais je l&rsquo;ai rejet&eacute;e parce que je ne voulais pas que mon livre apparaisse comme un ouvrage politique. C&rsquo;est pour cette raison que j&rsquo;ai recherch&eacute; un terrain autre que le terrain politique. Seulement, au point o&ugrave; j&rsquo;en suis&hellip;&quot;<\/p>\n<p>Accus&eacute; d&rsquo;opportunisme par certains, Bertrand Teyou, artiste designer &agrave; la base, r&eacute;plique, sec : &quot;Ce n&rsquo;est pas de l&rsquo;opportunisme. Je me suis tout simplement livr&eacute; &agrave; un exercice de toujours. Je pense tout simplement que le &quot;Code Biya&quot; r&eacute;dig&eacute; par Fran&ccedil;ois Matt&eacute;i est le comble du m&eacute;pris &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des Camerounais. Et je trouvais normal de r&eacute;agir par rapport &agrave; &ccedil;a. C&rsquo;est une fa&ccedil;on de r&eacute;affirmer notre conviction de toujours qui porte sur un projet d&rsquo;alternance cr&eacute;dible&quot;. Il rappelle d&rsquo;ailleurs la sortie, en 2007, de son hebdomadaire &quot;Nation Libre &quot;, qui a cess&eacute; de para&icirc;tre, &quot; par manque d&rsquo;argent&quot;.<br \/>Et si la parution de son livre l&rsquo;a mis au devant de la sc&egrave;ne, Bertrand Teyou que ses proches pr&eacute;sentent comme un personnage &quot;bouillant, [mais], dynamique et entreprenant&quot;, a souvent fait entendre sa voix lors des combats civiques. A ce propos, on se souvient de sa sortie en mars dernier au quartier M&eacute;t&eacute;o &agrave; Douala, alors que les membres de l&rsquo;Ong &quot; Soci&eacute;t&eacute; civile &quot;, o&ugrave; il tient le r&ocirc;le de conseiller, s&rsquo;y &eacute;taient d&eacute;port&eacute;s pour d&eacute;guerpir des occupants ill&eacute;gaux du domaine public, en r&eacute;f&eacute;rence aux gros poissons de la R&eacute;publique. Le groupe a &eacute;t&eacute; stopp&eacute; net dans son intention par des bidasses armes au poing. Au nom du respect de l&rsquo;ordre public. <\/p>\n<p><strong>Amalgame <\/strong><br \/>A ce propos, il confiait dans les colonnes de l&rsquo;Effort Camerounais : &quot; [&hellip;] Quand il faut d&eacute;guerpir les riches d&rsquo;une zone qu&rsquo;ils occupent ill&eacute;galement, on &eacute;voque l&rsquo;ordre public. Mais quand s&rsquo;agit de casser les pauvres aux quartiers Ntaba, &agrave; Essos, au march&eacute; central ou &agrave; l&rsquo;Avenue Kennedy &agrave; Yaound&eacute;, ou encore au &quot;Gazon&quot;, &agrave; Akwa &agrave; Douala, on ne conna&icirc;t pas de raison d&rsquo;ordre public. Allez donc savoir&hellip; Pour nous, c&rsquo;est totalement erron&eacute; et c&rsquo;est une sorte de justice &agrave; deux variables. Il n&rsquo;est pas question de laisser faire&quot;.<br \/>Au sein de cette Ong, on dit militer pour l&rsquo;&eacute;galit&eacute; et l&rsquo;&eacute;panouissement de tous. &quot;On a &eacute;t&eacute; sur plusieurs fronts : nous avons d&eacute;nonc&eacute; la disparition des neuf de B&eacute;panda, on a fait en sorte que les citoyens camerounais soient trait&eacute;s de mani&egrave;re plus humaine au consulat de France &agrave; Douala. Nous avons men&eacute; des combats plus ou moins gagn&eacute;s contre Aes-Sonel au sujet des coupures intempestives de fourniture de l&rsquo;&eacute;nergie &eacute;lectrique, etc.<\/p>\n<p> L&rsquo;essentiel pour nous c&rsquo;est de renverser ce r&eacute;gime du pouvoir par l&rsquo;argent, par l&rsquo;avoir et par les abus &quot; confiait-il &agrave; l&rsquo;Effort camerounais en mars dernier. En 2003, alors qu&rsquo;il fait partie des administrateurs de la Socadap, la soci&eacute;t&eacute; de gestion collective du droit d&rsquo;auteur pour graphistes et peintres au sein de laquelle il &eacute;tait le repr&eacute;sentant national des designers et architectes, Bernard Teyou y a &eacute;t&eacute; &eacute;vinc&eacute; par un arr&ecirc;t&eacute; du ministre de la Culture de l&rsquo;&eacute;poque, Ferdinand L&eacute;opold Oyono, &quot;parce que la grille des r&eacute;partitions intersociales comportait une faute arithm&eacute;tique et j&rsquo;ai os&eacute; attirer l&rsquo;attention du ministre sur la question. Son entourage lui a dit que je l&rsquo;insultais et il l&rsquo;a mal pris&quot;. Cette d&eacute;sillusion dans le domaine du droit d&rsquo;auteur n&rsquo;a pas entam&eacute; sa combativit&eacute;. Loin s&rsquo;en faut.<\/p>\n<p>Membre du bureau politique du Manidem depuis f&eacute;vrier 2008, Bertrand Teyou refuse qu&rsquo;un parall&egrave;le soit &eacute;tablit entre la sortie de son ouvrage et ses activit&eacute;s politiques. &quot;Ce livre n&rsquo;est pas un programme politique des activit&eacute;s du Manidem. Ce que j&rsquo;ai d&eacute;cris dans mon livre est tout simplement ce que vivent les Camerounais&quot;. A ceux dans les esprits desquels l&rsquo;amalgame se serait fait entre ses &eacute;crits et ses convictions politiques, il indique que &quot;le Manidem est un support [de mon action politique]. Je pense qu&rsquo;&agrave; un moment, il faut pouvoir choisir un camp. Je fais clairement la diff&eacute;rence entre mon engagement citoyen et politique. J&rsquo;aimerais d&rsquo;ailleurs que le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique puisse &eacute;galement faire la part des choses entre le pr&eacute;sident du parti qu&rsquo;est le Rdpc et ses fonctions de pr&eacute;sident de la r&eacute;publique. Quand il s&rsquo;adresse aux militants du Rdpc, ce n&rsquo;est pas &agrave; tous les Camerounais qu&rsquo;il s&rsquo;exprime&quot;.<\/p>\n<p>Dans la m&ecirc;me lanc&eacute;e, Anicet Ekan&eacute;, le pr&eacute;sident du Manidem qui pr&eacute;sente Bernard Teyou comme quelqu&rsquo;un qui &quot;d&eacute;fend &acirc;prement son point de vue&quot; s&rsquo;&eacute;tonne de la frilosit&eacute; avec laquelle le pouvoir a accueilli la sortie de ce livre. Il d&eacute;clare &agrave; cet effet : &quot;cet ouvrage est une communication hors du parti. Ce n&rsquo;est pas une production du Manidem. La preuve, on a su que Teyou est du Manidem lorsque la d&eacute;dicace a &eacute;t&eacute; interdite. Son livre n&rsquo;est qu&rsquo;une contre-expertise du bouquin de Matt&eacute;i&quot;. Et M. Ekan&eacute; de poursuivre : &quot;Il pr&eacute;sente tout simplement Biya sous ses aspects r&eacute;els &agrave; la diff&eacute;rence de Matt&eacute;i. M. Teyou ne dit pas des choses que l&rsquo;on n&rsquo;a pas encore dites. J&rsquo;ai lu ce livre et je n&rsquo;y ai rien vu d&rsquo;extraordinaire&quot;.<br \/>Et alors que dans certains milieux on &eacute;voque la publicit&eacute; faite autour du livre, Bertrand Teyou fait la moue : &quot;je n&rsquo;en ai pas besoin car elle d&eacute;shonore davantage l&rsquo;image du pays. Je ne m&rsquo;en r&eacute;jouis pas car, &agrave; travers cela, le pays se rend populaire par ses actes de r&eacute;pression&quot;<\/p>\n<p><em>Dorine Ekw&egrave;<\/em> <\/span>  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Accus\u00e9 d&rsquo;opportunisme par certains, l&rsquo;auteur de \u00ab\u00a0l&rsquo;Ant\u00e9code Biya\u00a0\u00bb appelle le chef de l&rsquo;Etat \u00e0 faire la diff\u00e9rence entre ses fonctions de pr\u00e9sident du Rdpc et la R\u00e9publique. &#8211; Malgr&eacute; l&rsquo;interdiction de la c&eacute;r&eacute;monie de d&eacute;dicace de son ouvrage mercredi dernier &agrave; Douala, Bertrand Teyou ne veut pas baisser les bras. 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