{"id":351,"date":"2007-05-25T05:02:50","date_gmt":"2007-05-25T03:02:50","guid":{"rendered":""},"modified":"2007-05-25T05:02:50","modified_gmt":"2007-05-25T03:02:50","slug":"351","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/351\/","title":{"rendered":"Douala : Un patrimoine culturel riche mais mal exploit\u00e9"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Depuis un an, son inventaire est officiellement arr\u00eat\u00e9, et la rel\u00e8ve a \u00e9t\u00e9 prise par des particuliers.<br \/>\nMarion Obam  &#8211; <\/p>\n<hr size=\"1\" \/> <img decoding=\"async\" data-expand=\"600\" class=\"lazyload\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 1 1'%2F%3E\" data-src=\"http:\/\/www.quotidienmutations.info\/mutations\/images\/patrimoines.gif\" align=\"left\" border=\"1\" \/> La capitale \u00e9conomique du Cameroun, Douala, accueillera le Salon urbain de Douala (Sud), du 9 au 16 d\u00e9cembre 2007. Organis\u00e9 par l&rsquo;espace d&rsquo;art contemporain Doual&rsquo;art, la programmation du Sud n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 possible que gr&acirc;ce &agrave; la tenue effective de deux symposiums Arts &amp; Urbis &agrave; Douala en 2005 et en mars 2007. Le Sud va projeter dans l&rsquo;espace urbain des oeuvres d&rsquo;art, des animations et offrir des espaces d&rsquo;\u00e9change et de r\u00e9flexion. Un \u00e9v\u00e9nement dont la particularit\u00e9 r\u00e9side non seulement dans le fait innovateur qu&rsquo;il imbrique dans l&rsquo;espace urbain un certain nombre de r\u00e9alisations artistiques, mais \u00e9galement parce qu&rsquo;il se situe au bout d&rsquo;un parcours commenc\u00e9 depuis 2005, quand fut lanc\u00e9 le premier symposium Arts &amp; Urbis. Mais l&rsquo;action se d\u00e9clenche par le lancement officiel par le minist&egrave;re de la Culture, en 2001, de l&rsquo;inventaire du patrimoine culturel camerounais.<\/p>\n<p>&quot;L&rsquo;op\u00e9ration avait commenc\u00e9 en 2002 par la province de l&rsquo;Ouest, mais nous nous sommes rendus compte que faire l&rsquo;inventaire du mobilier (objet d&rsquo;art) \u00e9tait un travail fastidieux et complexe. Il a \u00e9t\u00e9 r\u00e9orient\u00e9 vers l&rsquo;immobilier. La phase pr\u00e9-inventaire a commenc\u00e9 dans le Littoral en 2004&quot;, explique Joseph Mayi Ongla, chef de service provincial du Patrimoine culturel pour le Littoral. Une op\u00e9ration qui avait deux objectifs, faire d\u00e9couvrir au camerounais quel est leur patrimoine culturel, mais aussi de faire une s\u00e9lection des biens culturels susceptible de figurer sur la liste du patrimoine mondial de l&rsquo;Unesco. Ce travail a permis de faire une classification d&rsquo;une cinquantaine de monuments historiques de la province r\u00e9partie en sept cat\u00e9gories : monuments et st&egrave;les, sites naturels, architectures coloniales, fun\u00e9raires, palatales comme le palais Dicka Akwa, la pagode et religieuses ; enfin les structures de g\u00e9nie civil comme les ponts sur le Wouri et sur la Sanaga. <\/p>\n<p><strong>Difficult\u00e9s<\/strong><br \/>Ce document, qui a d&rsquo;ailleurs donn\u00e9 lieu &agrave; une carte permettant de localiser le patrimoine immobilier &agrave; valoriser et &agrave; prot\u00e9ger, n&rsquo;est pas encore valid\u00e9. Joseph Mayi Ongla apporte des \u00e9claircissements. &quot;Il y a enlisement dans la proc\u00e9dure &agrave; cause de plusieurs param&egrave;tres. Le premier c&rsquo;est que beaucoup d&rsquo;objets et de sites appartiennent &agrave; des particuliers ou &agrave; des communaut\u00e9s. Ce qui demande des aspects juridiques importants si le gouvernement veut s&rsquo;en approprier. Dans nos us et coutumes, il y a des objets qui ne peuvent pas &ecirc;tre touch\u00e9s ou transport\u00e9s de peur de les d\u00e9sacraliser et de briser un mythe qui a longtemps entretenu la paix&quot;, explique-t-il. Il y a eu des propositions. Notamment, confier ces objets &agrave; l&rsquo;Etat ou alors permettre aux d\u00e9tenteurs de ce patrimoine d&rsquo;am\u00e9nager un espace pour rendre le site ou l&rsquo;objet visible et recevoir un appui technique et financier du gouvernement. Mais, jusqu&rsquo;ici, elles n&rsquo;ont pas encore \u00e9t\u00e9 valid\u00e9es.<\/p>\n<p>Doual&rsquo;art a d\u00e9cid\u00e9 d&rsquo;apporter sa pierre &agrave; l&rsquo;\u00e9difice en mettant sur pied le projet Douala, ville d&rsquo;art et d&rsquo;histoire. Il s&rsquo;agissait, d&rsquo;apr&egrave;s Didier Schaub, directeur artistique de Doual&rsquo;art &quot;de faire un monument devant chaque trace ancienne de la colonisation, d&rsquo;un \u00e9v&egrave;nement heureux ou malheureux qui a marqu\u00e9 la vie de la cit\u00e9. De saisir chaque occasion de parler d&rsquo;un pan de l&rsquo;histoire&quot;. Le designer Sandrine Dole a con&ccedil;u les &oelig;uvres, Blaise Njoya et Lionel Manga ont r\u00e9dig\u00e9 les textes. Au finish, des grandes arches en fer avec une planche en plastique incrust\u00e9e au milieu, qui relate les r\u00e9sistances et les revendications des Camerounais, et aussi le sang qui a coul\u00e9, les assassinats, les fusillades et les pendaisons. &quot;Ce travail vise \u00e9galement &agrave; redonner une dignit\u00e9 &agrave; ces Camerounais qui ont \u00e9t\u00e9 des acteurs m\u00e9connus ou peu connus de l&rsquo;\u00e9volution de la vie de ce pays&quot;, explique Marilyn Douala-Bell Schaub, directrice, responsable des activit\u00e9s de d\u00e9veloppement urbain de Doual&rsquo;art.<\/p>\n<p>La ville est un espace de vie mais aussi un lieu de passage, qui semble pr&ocirc;ner la mobilit\u00e9 des individus et des flux. Certains s&rsquo;arr&ecirc;tent un instant, tandis que d&rsquo;autres investissent plus longuement un banc, un parc ou un carrefour. D&rsquo;autres encore ne font que d\u00e9filer sans pr&ecirc;ter attention &agrave; leur environnement imm\u00e9diat. &quot;Nous voulions r\u00e9aliser des visuels avec ce qui existait pour fixer la m\u00e9moire de chaque Camerounais mais aussi des \u00e9trangers de passage ici&quot;, livre Didier Schaub. C&rsquo;est pour cela que dans la ville de Douala, une vingtaine d&rsquo;arches ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9es devant les b&acirc;timents comme la villa Mandessi Bell, la Pagode, la Communaut\u00e9 urbaine de Douala, le Palais de Justice&hellip;<\/p>\n<p><strong>Ouverture<\/strong><br \/>Artistes, architectes, promoteurs culturels, journalistes sp\u00e9cialis\u00e9s, critiques d&rsquo;art, et autres professionnels, qui ont observ\u00e9s la ville en mars dernier, ont effectu\u00e9 des recherches en vue de produire une base de donn\u00e9es historiques, g\u00e9ographiques, d\u00e9mographiques et socioculturelles, qui vont elles m&ecirc;me permettre de cr\u00e9er une vision inexplor\u00e9e de la ville. Vision qui va porter des initiatives artistiques in\u00e9dites pendant le Sud. Leurs travaux vont aborder des th&egrave;mes aussi divers que la mobilit\u00e9 ou la circulation urbaine, les sites historiques, les lieux dits, et les supports utilis\u00e9s, vont de la vid\u00e9o &agrave; la peinture en passant par la photo, le son et l&rsquo;\u00e9criture. Mais il est surtout question de d\u00e9montrer comment l&rsquo;art peut participer au d\u00e9veloppement de la communaut\u00e9. Une initiative qui permettra de faire vivre et conna&icirc;tre le patrimoine culturel &agrave; Douala. Du moins, l&rsquo;essentiel de ce qui est d\u00e9j&agrave; recens\u00e9 et classifi\u00e9&hellip; <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Depuis un an, son inventaire est officiellement arr\u00eat\u00e9, et la rel\u00e8ve a \u00e9t\u00e9 prise par des particuliers. Marion Obam &#8211; La capitale \u00e9conomique du Cameroun, Douala, accueillera le Salon urbain de Douala (Sud), du 9 au 16 d\u00e9cembre 2007. 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