{"id":3513,"date":"2009-12-15T14:29:06","date_gmt":"2009-12-15T13:29:06","guid":{"rendered":""},"modified":"2009-12-15T14:29:06","modified_gmt":"2009-12-15T12:29:06","slug":"3513","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/3513\/","title":{"rendered":"Festival : La po\u00e9sie en spectacle"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>D\u00e9clamations, peinture, danse et musique \u00e9taient au menu de la 3e \u00e9dition des 3V la semaine derni\u00e8re. &#8211; <\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> <\/p>\n<p>C&rsquo;est sous le mythique titre Zombie de Fela que s&rsquo;est achev&eacute;e la troisi&egrave;me &eacute;dition du festival international de po&eacute;sie 3V. Un rendez-vous qui prend au fil des &eacute;ditions de l&rsquo;envergure. Au march&eacute; Mboppi o&ugrave; a eu lieu l&rsquo;acte final des cinq jours de d&eacute;clamations po&eacute;tiques samedi dernier, la parole po&eacute;tique a port&eacute;. Interpellant les passants et commer&ccedil;ants qui se sont souvent invit&eacute;s spontan&eacute;ment &agrave; la f&ecirc;te, soit pour apporter une couche de peinture &agrave; la toile collective sur laquelle s&rsquo;&eacute;chinait chaque jour Joe Kessy, soit pour &eacute;couter les vers ou en d&eacute;clamer, soit simplement pour voir les po&egrave;tes d&rsquo;ici et d&rsquo;ailleurs prester avec toute la fi&egrave;vre que seul peut charrier un moment comme celui-l&agrave; chez un po&egrave;te.<br \/>Samedi dernier donc au si&egrave;ge de l&rsquo;association Livre Ouvert qui a fait de la lecture et de l&rsquo;&eacute;criture sa raison d&rsquo;&ecirc;tre, des d&eacute;clamations de vers se sont succ&eacute;d&eacute;s des heures durant avec fr&eacute;n&eacute;sie. Il y avait l&agrave; Marcel Kemadjou Njank&eacute;, l&rsquo;organisateur en chef qui en plus de veiller au bon d&eacute;roulement du programme d&eacute;clamait. Il y avait aussi Jean-Claude Awono, le pr&eacute;sident de l&rsquo;association La ronde des po&egrave;tes parti de Yaound&eacute; depuis trois jours, Jacques Ngatcha, Giscard Ngombouwo,Gilbert Tchoupa, etc.<\/p>\n<p>Parce que l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement se voulait pluriel, le groupe de danse Les g&eacute;nies noirs f&ucirc;t aussi de la partie, m&ecirc;me si le public de Mboppi n&rsquo;e&ucirc;t pas l&rsquo;occasion de le voir. Celui de la Place du gouvernement &agrave; Bonanjo n&rsquo;est pas pr&ecirc;t d&rsquo;oublier les performances de cet ensemble qui a r&eacute;sist&eacute; au fil des secousses depuis quatre d&eacute;cennies. Les gracieuses filles ont multipli&eacute; les d&eacute;hanchements avant de c&eacute;der place aux po&egrave;tes et peintre. Occasion qui permit de se rendre compte de ce qu&rsquo;un public pr&ecirc;t &agrave; &eacute;couter la po&eacute;sie et &agrave; s&rsquo;y int&eacute;resser &eacute;tait disponible.<br \/>A la prison d&rsquo;Ed&eacute;a aussi, l&rsquo;accueil des prisonniers f&ucirc;t chaleureux. Eux qui durant pr&egrave;s de quatre heures &eacute;cout&egrave;rent la po&eacute;sie avec beaucoup de plaisir au point de participer &agrave; la f&ecirc;te par un sketch remarqu&eacute;. Mais le must f&ucirc;t cette remise de dons op&eacute;r&eacute;e par Marcle Kemadjou et son &eacute;quipe ainsi que le repas offert gratuitement aux 270 pensionnaires. <\/p>\n<p>Un geste que ne manqua pas de saluer le r&eacute;gisseur et le pr&eacute;fet de la Sanaga Maritime qui n&rsquo;avaient pas h&eacute;sit&eacute; &agrave; revoir leur agenda pour &ecirc;tre pr&eacute;sents.<br \/>Pour le dernier num&eacute;ro, c&rsquo;est le cadre de Art Bakery &agrave; Bonendal&eacute; qui f&ucirc;t choisi. O&ugrave; le ma&icirc;tre de c&eacute;ans Goddy Leye re&ccedil;ut les festivaliers avec une projection de l&rsquo;une de ses r&eacute;centes &oelig;uvres de vid&eacute;aste. Une r&eacute;ception troubl&eacute;e par une coupure de courant mais qui n&rsquo;allait point entamer la volont&eacute; des po&egrave;tes qui d&eacute;clam&egrave;rent de plus belle une fois la lumi&egrave;re revenue. <br \/>Dans l&rsquo;espace, ils &eacute;chang&egrave;rent sur la nouvelle miss Ngondo qui venait d&rsquo;&ecirc;tre &eacute;lu et qui &eacute;tait originaire du coin. Ils se rem&eacute;mor&egrave;rent aussi les meilleurs moments du festival. Pour le Fran&ccedil;ais Philippe Laval &laquo;ce f&ucirc;t un moment intense. Surtout lors des prestations &agrave; l&rsquo;&eacute;cole primaire. Voir ainsi les enfants s&rsquo;int&eacute;resser &agrave; la po&eacute;sie est un bon signe pour la suite&raquo;.<\/p>\n<p>A l&rsquo;&eacute;cole La semence situ&eacute;e au quartier Mbangu&eacute; en effet, la prestation d&eacute;clamatoire des gosses f&ucirc;t si chaleureuse que l&rsquo;&eacute;quipe du festival improvisa des r&eacute;compenses pour les meilleurs &agrave; la plus grande joie de la directrice. Et si elle n&rsquo;en fit pas de m&ecirc;me &agrave; Mboppi, le public fut frapp&eacute; par la prestation de Philippe Laval qui, apr&egrave;s avoir accompagn&eacute; &agrave; la guitare et aux percussions le r&eacute;cital, s&rsquo;empara du micro pour boucler avec un po&egrave;me in&eacute;dit de Jean-Claude Awono et sur une musique de Fela cette troisi&egrave;me &eacute;dition. <br \/>Une &eacute;dition pour laquelle le promoteur s&rsquo;est dit heureux &agrave; l&rsquo;heure du bilan, promettant d&rsquo;aller encore plus loin la prochaine fois. Pour que vive encore la po&eacute;sie. Cette po&eacute;sie dont il dit &ecirc;tre &laquo;le meilleur instrument pour d&eacute;fricher le champ de la souffrance&raquo;.<\/p>\n<p><em>Parfait Tabapsi<\/em> <\/span>  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u00e9clamations, peinture, danse et musique \u00e9taient au menu de la 3e \u00e9dition des 3V la semaine derni\u00e8re. &#8211; C&rsquo;est sous le mythique titre Zombie de Fela que s&rsquo;est achev&eacute;e la troisi&egrave;me &eacute;dition du festival international de po&eacute;sie 3V. Un rendez-vous qui prend au fil des &eacute;ditions de l&rsquo;envergure. 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